L’hypocrisie des syndicats des services publics

Par Philippe David

Si on doit en croire les représentants syndicaux des employés du secteur public, ces pauvres font face à une grande injustice vis-à-vis des travailleurs du secteur privé. Pour ajouter du poids à leurs paroles, ils pointent un étude de l’ISQ qui indique que les salaires des employés publics accusent un retard sur ceux du secteur privé. Voici ce qu’ils ne vous diront pas:

  1. L’étude en question ne compare le salaire des employés publics qu’avec ceux du secteur privé travaillant dans une entreprise de 200 employés et plus et qui sont syndiqués. Comparaison raisonnable? Pas si on considère que les salaires des employés du secteur public proviennent des taxes imposées au secteur privé. D’ailleurs, si vous ajoutez seulement les non-syndiqués des grandes entreprises, on se retrouve avec un avantage de 3,6% pour le secteur public. Je vous laisse imaginer comment l’écart peut se creuser si nous incluons la majorité des québécois qui travaillent pour une PME ou qui sont travailleurs autonomes. Ce sont eux qui paient la note sans avoir aucun avantage équivalent.
  2. Les employés du secteur public travaillent 147 heures de moins que ceux du privé. C’est l’équivalent de quatre semaines de congé de plus. C’est un avantage qui se paie.
  3. La légendaire sécurité d’emploi des employés publics fait que la plupart d’entre eux y passent leur carrière entière. Dans le privé, la plupart des travailleurs changent d’emploi plusieurs fois dans leur carrière avec des salaires et avantages très variables d’un employeur à l’autre.
  4. Les employés publics ont la Mercedes des plans de retraite à prestations déterminées qui leur garantit 70% de la moyenne de leur 5 meilleures années de salaire. Par comparaison, à peine 25% des employés du privé ont accès à un régime de retraite et la plupart sont à cotisations déterminés. Les régimes à prestations déterminées sont en voie de disparition au privé car ils sont de véritables gouffres financiers pour les employeurs et la plupart des régimes actuels sont sous-capitalisés. Selon ce récent document de l’IEDM, même si un travailleur du privé avait accès à un tel plan de retraite (ce qui est loin d’être le cas), grâce à leur sécurité d’emploi, les employés du public auraient 41% plus de capital accumulé dans leur plan de retraite. C’est donc un avantage considérable que les employés publics ont sur ceux du secteur privé. En particulier quand on considère que 75% d’entre eux n’ont aucun plan de retraite, mis à part ce qu’ils économisent dans leur REER. Pourtant, ce sont ces gens qui paient pour la retraite des employés du secteur public.


Mon point ici n’est pas de blâmer les employés de l’état pour la mauvaise gestion des finances publiques. Le blâme pour cette situation repose sur les épaules des politiciens et des syndicats, mais il n’empêche qu’ils en ont largement profité pendant bien des années et il faudra bien qu’un jour cette iniquité soit adressée. La seule façon de rétablir cet équilibre sera que les employés du public perdent de leurs acquis car aucune compagnie privée ne peut se comparer au gouvernement. On me dit que ce n’est pas aux employés publics de souffrir parce que l’état est mal géré (comme si certains d’entre eux ne prenaient pas justement part à cette gestion), mais est-ce aux contribuables de se serrer la ceinture à leur place?

À tout le moins, tous ces avantages doivent être pris en ligne de compte dans toute négociation avec les syndicats et si c’était le cas, je vois mal comment les augmentations de 11.25% sur trois ans ou même la contre-offre de 7% offerte par le gouvernement soient justifiées dans les circonstances. Les contribuables n’en ont pas les moyens. Le fait que le gouvernement ne rejette pas carrément les revendications du front commun n’est qu’une autre preuve du copinage entre le gouvernement et les syndicats.


66 pensées sur “L’hypocrisie des syndicats des services publics

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    4 mars 2010 à 3 03 38 03383
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    L’hypocrisie des minarchistes

    Voici ce qu’ils ne vous diront pas :

    1) Les syndicats ne sont pas tombés du ciel, les syndiqués ont mené des luttes pour les obtenir et ce sont eux qui les financent. Qu’ils soient du secteur public ou non, d’ailleurs. Pourquoi vouloir comparer les non-syndiqués avec les syndiqués? Comparer le public avec les grandes entreprises, où est le biais? La méthodologie n’est d’ailleurs pas le choix des fonctionnaires mais bien d’un organisme indépendant (avant d’être intégré à l’ISQ). Bien sûr, il y a des travailleurs autonomes et des salariés au salaire minimum. Mais justement, ils ne sont pas comparables à la fonction publique aux fins de comparaisons.

    2) Les heures non travaillées sont prises en compte dans les calculs de l’ISQ sur la rémunération globale. Vous pouvez bien isoler une variable mais la bonne foi commande de prendre la situation dans son ensemble.

    3) La sécurité d’emploi? Les «contractuels» et les «occasionnels» ne l’ont pas et ils sont de plus en plus nombreux au public. Certains parlent de 40% des effectifs qui ne l’ont pas, la sécurité d’emploi. Mais même ceux qui la détiennent cotisent à l’assurance-chômage alors qu’ils ne participent pas aux risques de cette «assurance». Quant aux changements de carrières, ils existent aussi au sein de la fonction publique… qui sert de pépinière au privé autant que l’inverse est vrai.

    4) La Mercedes des plans de retraite, il est financé par les fonctionnaires eux-mêmes à un taux de cotisation de 8.19% actuellement (au RREGOP). Pour les minarchistes et l’IÉM qui aiment tant vanter la responsabilité individuelle, il serait cohérent qu’ils soulignent le manque de prévoyance des individus sans plan de retraite (75% au privé) ou qu’ils encouragent les employeurs à imiter le public, afin que tout le monde soit couvert, non?

    L’idée n’est pas d’opposer privé et public (bien au contraire) mais de souligner les partis pris.

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      4 mars 2010 à 7 07 23 03233
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      @ Blano

      1) Les syndicats ne sont pas tombés du ciel, les syndiqués ont mené des luttes pour les obtenir et ce sont eux qui les financent. Qu’ils soient du secteur public ou non, d’ailleurs. Pourquoi vouloir comparer les non-syndiqués avec les syndiqués? Comparer le public avec les grandes entreprises, où est le biais? La méthodologie n’est d’ailleurs pas le choix des fonctionnaires mais bien d’un organisme indépendant (avant d’être intégré à l’ISQ). Bien sûr, il y a des travailleurs autonomes et des salariés au salaire minimum. Mais justement, ils ne sont pas comparables à la fonction publique aux fins de comparaisons.

      Les fonctionnaires sont loins d’être abusés par leur employeur, s’ils l’ont déjà vraiment été. Les syndicats ont un rôle légitime, mais présentement, ils abusent. Quant au biais de comparaison entre l’état et les grandes entreprises, c’est que la comparaison entre le secteur public devrait plutôt se faire avec la moyenne des travailleurs du privés. Il ne faut pas perdre de vue que les salaires des employés publics sont payés par tous les contribuables, pas seulement ceux qui sont syndiqués et travaillent dans une grande entreprise. Pourquoi est-ce qu’une secrétaire dans la fonction publique ferait plus qu’une secrétaire dans une PME? La secrétaire du public fait-elle quelque chose de plus pour justifier son salaire?

      2) Les heures non travaillées sont prises en compte dans les calculs de l’ISQ sur la rémunération globale. Vous pouvez bien isoler une variable mais la bonne foi commande de prendre la situation dans son ensemble.

      Justement, qui n’isole qu’une variable? Les syndicats ne comparent que les salaires sans tenir compte de tous les avantages. En termes de rémunération globale, les employés publics gagnent de 29% à 49% de plus que le travailleur moyen au privé. C’est ça la mauvaise foi.

      3) La sécurité d’emploi? Les «contractuels» et les «occasionnels» ne l’ont pas et ils sont de plus en plus nombreux au public. Certains parlent de 40% des effectifs qui ne l’ont pas, la sécurité d’emploi. Mais même ceux qui la détiennent cotisent à l’assurance-chômage alors qu’ils ne participent pas aux risques de cette «assurance». Quant aux changements de carrières, ils existent aussi au sein de la fonction publique… qui sert de pépinière au privé autant que l’inverse est vrai.

      Les contractuels et les occasionnels ne sont pas syndiqués, les syndicats ne négocient pas pour eux, ils s’en foutent royalement.

      4) La Mercedes des plans de retraite, il est financé par les fonctionnaires eux-mêmes à un taux de cotisation de 8.19% actuellement (au RREGOP). Pour les minarchistes et l’IÉM qui aiment tant vanter la responsabilité individuelle, il serait cohérent qu’ils soulignent le manque de prévoyance des individus sans plan de retraite (75% au privé) ou qu’ils encouragent les employeurs à imiter le public, afin que tout le monde soit couvert, non?

      Voilà un commentaire issu d’une grande ignorance. Le gouvernement fournit encore plus que les employés par le biais du FARR. Vous croyez qu’un maigre cotisation de 8.19% suffirait à vous garantir 70% de vos 5 meilleures années de salaire? De plus, le gouvernement (ie le contribuable) est responsable du rendement du régime. Qui pensez-vous va payer pour les pertes du FARR et du RREGOP subies dans la débâcle de la Caisse de dépôt? Ensuite, il y a une bonne raison pourquoi ce genre de programme est en voie de disparition dans le privé: ce sont des gouffres financiers. La dette actuarielle du gouvernement du Québec pour le régime de retraite des employés de l’état se chiffrait à $64 milliards au 30 mars 2009. Avec les pertes de la Caisse de dépôt, ce sera encore beaucoup plus quand les prochains états financiers seront déposés à la fin du mois. Ça représente plus du tiers de la dette de la province pour la retraite de moins de 10% de la population. Vous connaissez beaucoup d’entreprises privées capables de supporter ce genre d’endettement? Alors vos vœux pieux de voir tout le monde avec un régime similaire se heurtent un peu au gros bon sens. Les payeurs de taxes du privés seraient plus facilement capables d’accumuler dans leur REER (que la plupart n’arrivent pas à utiliser au maximum d’ailleurs) s’il n’avaient pas à fournir pour payer pour la retraite d’une minorité. Il n’y a pas de justice sociale là-dedans.

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    4 mars 2010 à 6 06 26 03263
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    @Blano

    « Les heures non travaillées sont prises en compte dans les calculs de l’ISQ sur la rémunération globale. »

    Justement, si on regarde la rémunération globale, on voit un net avantage du coté du public…

    Et pour le reste de vos commentaires, l’idée n’est pas de juger si les régimes offert aux publics sont correct ou pas. L’idée est de constater qu’ils sont privilégiés. Si ce n’était pas le cas, pourquoi est-ce que ça fait la queue pour y travailler? Et pourquoi on ne pourrait pas comparer avec les travailleurs de PME privé? Ce sont des travailleurs comme les autres.

    Ensuite, même si les gens manquent de prévoyance quant à leurs retraite, c’est justement parce que l’état s’est occupé de cette responsabilité à leur place. Si les gens étaient conscient que s’il n’économise pas, ils seront sans le sous à leur retraite, vous pouvez être certain que l’épargne serait florissante. Pour les moins chanceux, il y aurait encore les organismes de charité qui pullulent un peu partout !

    Pour ce qui est des syndicats, je suis parfaitement d’accord qu’ils sont légitimes et que ce sont les travailleurs qui l’est ont mis en place. Ce n’est pas les syndicats en tant que tel le probolème, c’est plutôt ce que les centrales syndicales sont devenus et les lois qui les entourent qui est à plaindre au Québec, vous ne pouvez le nier!

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    4 mars 2010 à 8 08 13 03133
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    « Justement, qui n’isole qu’une variable? Les syndicats ne comparent que les salaires sans tenir compte de tous les avantages. En termes de rémunération globale, les employés publics gagnent de 29% à 49% de plus que le travailleur moyen au privé. C’est ça la mauvaise foi. »

    À ce sujet !

    http://www.fcei.ca/researchf/reports/rr3077f.pdf

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      4 mars 2010 à 9 09 45 03453
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      @ Waried

      Merci, je cherchais ce rapport justement et j’avais de la difficulté à le retrouver.

      @ JP

      Excellentes références. Merci!

      @ Minarchiste

      Merci. Je découvre dernièrement d’excellentes d’info sur ce sujet. Les gens ont droit de savoir que ce qui est écrit sur l’écriteau du type sur la gauche de la photo ci-haut est exactement ce qui leur arrive. 😀

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    4 mars 2010 à 9 09 02 03023
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    Concernant la sécurité d’emploi: quoi qu’en disent les conventions collectives, je préfère regarder les faits. Y a-t-il des pertes d’emploi, oui ou non?

    La meilleure information que j’ai trouvé à ce sujet est ici: http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/090828/dq090828c-fra.htm .

    Dans le secteur public, il y a eu une croissance de l’emploi (+20 000 dans l’administration publique, +19 000 dans les hôpitaux) alors qu’il y a eu une perte de 73 000 emplois dans le secteur privé.

    Indépendamment de ce qui est écrit dans les conventions collectives, je crois que ceux qui travaillaient dans le public avaient plus de chances de garder leur emploi.

    Et c’est facilement compréhensible: quand ton employeur prend des mauvaises décisions, dans le privé, il se peut que l’entreprise fasse faillite et que tu perdes ton emploi même si tu es un travailleur exceptionnel. Ce n’est pas de ta faute mais ça tombe sur toi. C’est plate, mais ça fait partie des règles du jeu.

    Dans le public, si ton employeur prend des mauvaises décisions, il refilera la facture aux contribuables. La capacité de payer du gouvernement est presque infinie en raison de son pouvoir de taxation. Et tu vas garder ta job.

    Indépendamment de ce qui est écrit dans les conventions collectives, la vérité, c’est ça: tu as plus de chances de garder ton emploi au public qu’au privé.

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    4 mars 2010 à 9 09 14 03143
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    Oups…

    Je viens de trouver des données plus récentes: http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/100225/t100225a2-fra.htm

    Dans les administrations publiques, le nombre d’emploi a augmenté de 3% en 2009. Pendant ce temps, l’ensemble des industries a perdu 1,8% de ses emplois. Qui a le plus de chances de garder son emploi? Qui a la meilleure sécurité d’emploi?

    Et sur la même période, la rémunération moyenne a augmenté de 3,8% au public mais de 2,8% pour l’ensemble des travailleurs. (http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/100225/t100225a1-fra.htm)

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    4 mars 2010 à 9 09 26 03263
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    @Philippe

    Ta réponse au point #4 du commentaire de Blano est tellement « dans les dents »!

    Les déficits actuariels des caisses de retraite des fonctionnaires seront financés à même les taxes et impôts des contribuables, dont la plupart ne bénéficient pas d’un régime de retraite aussi généreux.

    Les conditions salariales des fonctionnaires sont totalement déconnectées de la réalité du marché du travail.

    Dans le privé, vous négociez « théoriquement » avec les actionnaires de la compagnie, qui tente de préserver sa compétitivité et ses marges tout en tentant d’attirer et préserver les meilleurs employés. Il y a un équilibre entre la rentabilité et la qualité de la main d’oeuvre; et cet équilibre est maintenu par le marché du travail.

    Dans le public, les syndicats négocient avec des politiciens qui sont prêts à dépenser de grosses sommes pour se faire ré-élire; et ce ne sont pas eux qui paient pas la facture, ce sont les contribuables. L’employeur n’a donc pratiquement aucune contrainte de rentabilité (ses intérêts ne sont pas là) et le syndicat a un rapport de force démesuré.

    La solution à cette impasse est simple: réduction de la taille de l’État, privatisation des services gouvernementaux et sous-traitance pour le reste.

    Les conditions de travail des fonctionnaires doivent être reconnectées à la réalité économique.

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    4 mars 2010 à 14 02 05 03053
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    Les déficits actuariels du RREGOP, quand il y en a, ne sont pas financés par les contribuables. C’est un régime qui s’autofinance. S’il y a une prévision de déficit, selon les analyses actuarielles périodiques, les cotisations sont ajustées à la hausse en conséquence. Pour ce qui est de savoir si nous sommes trop bien payés, j’attire votre attention sur le fait que de vouloir niveler par le bas profite, au bout du compte, à la frange la plus riche de la société. Peut-être n’êtes-vous pas au courant que la détérioration du pouvoir d’achat s’est fait au bénéfice d’une minorité qui doit nous regarder s’entredéchirer avec un sourire au coin des lèvres.

    En passant, 75% de l’ensemble des personnes qui travaillent pour le gouvernement, dans les réseaux de la santé et de l’éducation et dans les sociétés d’État sont des femmes. Ça doit être pour ça qu’on trouve que les conditions de travail y sont exagérées. On sait bien, pour certains, les femmes seront toujours trop bien payées.

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      4 mars 2010 à 14 02 52 03523
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      @ Michel Monette:

      Les déficits actuariels du RREGOP, quand il y en a, ne sont pas financés par les contribuables. C’est un régime qui s’autofinance. S’il y a une prévision de déficit, selon les analyses actuarielles périodiques, les cotisations sont ajustées à la hausse en conséquence.

      Je me demande de combien ils vont hausser vos cotisations pour compenser pour les pertes de la Caisse de dépot en 2009? Permettez-moi d’en douter un peu.

      Pour ce qui est de savoir si nous sommes trop bien payés, j’attire votre attention sur le fait que de vouloir niveler par le bas profite, au bout du compte, à la frange la plus riche de la société.

      Et aussi à la classe moyenne. Au Québec, la frange la plus riche commence à $50 000/an

      En passant, 75% de l’ensemble des personnes qui travaillent pour le gouvernement, dans les réseaux de la santé et de l’éducation et dans les sociétés d’État sont des femmes. Ça doit être pour ça qu’on trouve que les conditions de travail y sont exagérées. On sait bien, pour certains, les femmes seront toujours trop bien payées.

      Argument très démagogique. Vous n’aidez pas votre cause. Je ne m’abaisserai pas à y répondre.

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    4 mars 2010 à 15 03 01 03013
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    @Michel Monette

    Vous dîtes:
    « Pour ce qui est de savoir si nous sommes trop bien payés, j’attire votre attention sur le fait que de vouloir niveler par le bas profite, au bout du compte, à la frange la plus riche de la société. »

    La question n’est pas de vouloir niveler par le bas, mais plutôt que la rémunération des fonctionnaires soit mieux connectée à la réalité du marché du travail plutôt que d’être déterminée par des négociations axées sur la politique, qui prennent la population en otage.

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    4 mars 2010 à 15 03 58 03583
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    « La plupart des employés sont des femmes »

    Eh bien oui. Là où il y a prédominance masculine, il y a « discrimination positive » envers les femmes mais l’inverse n’est jamais vrai.

    Les femmes sont identifiées comme étant le premier groupe minoritaire selon la loi à l’accès à l’emploi (http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/A_2_01/A2_01.html). Pourtant, actuellement, il y a plus de femmes que d’hommes qui occupent un emploi au Canada (http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/200909/05/01-899236-plus-de-femmes-que-dhommes-sur-le-marche-du-travail.php). Le gouvernement favorise donc le groupe le plus nombreux: les femmes.

    Mais il y a une autre raison: les femmes sont plus avantagées que les hommes au gouvernement. Pour un emploi identique et une prestation de travail identique une femme sera mieux rémunérée qu’un homme.

    Je n’ai pas écrit qu’elle avait un salaire plus élevé. Mais les avantages sociaux ont plus de valeur pour elles. Exemple: les femmes vivent en moyenne presque 5 ans de plus que les hommes. Alors elles bénéficieront du RREGOP 5 ans de plus. Alors la société leur aura donné environ 200 000 $ de plus que ce qu’un homme aurait reçu.

    Remarquez que je n’ai rien contre les femmes. Mais les traiter en victimes alors qu’elles sont favorisées, ça ne me plaît pas.

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    4 mars 2010 à 17 05 02 03023
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    « La Mercedes des plans de retraite, il est financé par les fonctionnaires eux-mêmes à un taux de cotisation de 8.19% actuellement (au RREGOP). »

    À propos du RREGOP:

    Imaginons un travailleur qui se dégotte un emploi au gouvernement à l’âge de 25 ans. Il prend sa retraite à 60 ans.

    Il a travaillé 35 ans. Son espérance de vie est de 80 ans ce qui fait qu’il bénéficiera du RREGOP pendant 20 ans. Pendant ces 20 ans, il recevra 70% de son salaire, ce qui fait que durant sa retraite il recevra l’équivalent de 14 années de service.

    Pour avoir travaillé 35 ans, il recevra l’équivalent de 49 ans de travail. Si ce régime est entièrement financé par l’employé, il faut que les cotisations de l’employé atteignent 40% de son salaire.

    Si l’employé cotise à 8%, c’est qu’il reçoit 32% de son salaire en avantage social. Autrement dit, si on veut comparer sa rémunération avec un employé du privé sans régime de retraite, il faut que ce dernier ait un salaire 32% plus élevé pour assurer une simple parité de rémunération.

    Le RREGOP est donc un avantage financier de l’ordre de 32% du salaire. Et cela sans aucun risque.

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    4 mars 2010 à 17 05 19 03193
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    Je ne suis pas un spécialiste en ce qui concerne les régimes de retraite. J’aimerais bien que quelqu’un qui s’y connait en la matière explique comment il se finance de lui-même. Je sais aussi que le passage vers des régimes à cotisations déterminées est une erreur. D’ailleurs l’Institut canadien des actuaires qualifie ce passage de malheureux http://www.actuaries.ca/advocacy/pension_f.cfm

    Je répète que le fait de vouloir niveler par le bas profite à une petite minorité. La tendance à la concentration de la richesse est un fait. La justifier par une idéologie qui l’attribue à un phénomène soi-disant naturel (les lois du marché) est une attitude qui doit combler d’aise ceux qui en profitent. Ce n’est pas un phénomène naturel mais un choix de société. Il est possible de faire un autre choix qui permettrait une plus grande répartition de la richesse.

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    4 mars 2010 à 18 06 06 03063
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    @Waried

    J’aimerais bien la voir la queue pour travailler dans la fonction publique. Il y a des pénuries de personnel un peu partout et lorsque ils arrivent à embaucher quelques personnes, six mois plus tard, la moitié d’entre eux sont déjà partie. Si les conditions de travail sont si bonnes, pourquoi le taux de roulement est-il si élevé?

    @Philippe

    Les occasionnels sont syndiqués. Présentement, tu peux conserver ce statut pendant dix ans sans jamais avoir une journée d’interruption de travail. Tu es comme un permanent, mais éjectable. On les appelle les faux-occasionnels. Ce sont les conséquences du gel d’embauche, ils ne veulent plus donner de permanence ou très peu. Et il y a eu beaucoup de congédiement ces dernières années. Des gens qui étaient là depuis cinq, six, sept ans. Alors, la fonction publique dont vous parlez, elle n’existe plus depuis au moins une dizaine d’années.

    Ils congédient les indiens, mais ils embauchent toujours plus de cadres! Allez savoir pourquoi?

    @Jp

    Il n’y a plus de discrimination positive. Maintenant, ce sont des programmes d’accès à l’égalité en emploi. Les femmes ne font partie des groupes-cibles que pour certaines classes d’emploi. Les groupes-cibles sont plutôt composés des communautés culturelles, des minorités visibles, des anglophones, des autochtones et des personnes handicapées.

    Je ne crois pas que ces quotas sont la solution aux discriminations dont sont victimes certaines catégories de la population. Mais quand vous parlez des femmes comme étant plus nombreuses sur le marché du travail, vous comparez des pommes et des carottes. Parlez-vous d’emploi à plein temps? Parlez-vous d’emploi au salaire minimum? Parlez-vous de postes fabuleux comme caissière au IGA ou chez Walmart? À ce que je sache, le salaire moyen des femmes est encore une fraction de celui des hommes. Oui, il semble que pendant les récessions, les emplois masculins sont plus à risque. Peut-être parce qu’ils sont plus facilement délocalisable que ceux des femmes?

    Si vous voulez vraiment comparer des pommes avec des pommes, comparez les effectifs masculins et féminins dans la fonction publique. Il y a plein de statistiques à cet effet sur le site du Conseil du trésor du Québec. Vous allez voir, dès qu’on monte un peu dans la hiérarchie, les femmes ne sont plus si nombreuses.

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      4 mars 2010 à 20 08 13 03133
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      @ Thérèse L.

      Les occasionnels sont syndiqués vous dites? Bon, je me le tiens pour dit. Malheureusement, ça ne change pas grand’chose à leur situation. Dans un milieu hautement syndiqué, il n’y a que la séniorité qui compte. Les juniors sont souvent sacrifiés au profit des séniors. Si les syndicats arrivent à faire avaler les revendications à la partie patronale et qu’ensuite les coûts de main d’œuvre obligent l’employeur à faire des mises à pied, qui écope? Une fois que vous avez acquis la séniorité, votre sécurité d’emploi est en béton.

      @ Michel Monette

      Je ne suis pas un spécialiste en ce qui concerne les régimes de retraite. J’aimerais bien que quelqu’un qui s’y connait en la matière explique comment il se finance de lui-même. Je sais aussi que le passage vers des régimes à cotisations déterminées est une erreur. D’ailleurs l’Institut canadien des actuaires qualifie ce passage de malheureux http://www.actuaries.ca/advocacy/pension_f.cfm

      Minarchiste en connait probablement plus que mois sur les régimes de retraite, c’est son métier je crois, mais je sais quand même que dans un régime à prestation déterminé, les cotisations de l’employeur et de l’employé sont investis dans divers fonds d’actions et d’obligation et doivent obtenir un certain rendement pour pouvoir garantir les prestations des retraités. Si le rendement est trop bas, l’employeur doit le renflouer. C’est pour ça qu’il ne reste qu’à peine 16% des employés du privé qui ont accès à ce genre de régime. Les compagnies privées sont soumises à la règle de rentabilité. Ça limite grandement leur marge de manœuvre. Pourquoi croyez-vous que les gouvernements américain et canadien ont dû sauver Chrysler et GM? Seul le gouvernement peut offrir ce genre de régime parce qu’on croit à tort que ses revenus sont illimités. Ils ne le sont pas malheureusement pour vous. Je ne blaguait pas quand je disais que la dette actuarielle du régime de retraite équivalait à un tiers de la dette totale du gouvernement provincial et elle ne fait que grandir. Un jour un devra faire un choix et entre les services essentiels comme les soins de santé ou les écoles et le régime de retraite, le choix ne sera pas trop difficile. Les syndicats d’ici essaieront probablement de faire ce que les syndicats grecs font présentement, mais je peux vous prédire qu’un jour ou l’autre ce sera les travailleurs non-syndiqués qui finiront par en avoir ras-le bol. C’est déjà commencé.

      Au fait, surveillez la Grèce et le reste de l’UE. Ce sont nos canaris dans la mine de charbon. Ce qui s’y passe maintenant arrivera ici bientôt si rien ne change.

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    4 mars 2010 à 20 08 42 03423
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    @ Philippe David: un bon ouvrage en ligne sur toute la question de la retraite: Les nouvelles frontières de recherche au sujet de la retraite http://goo.gl/KsHI

    Il faut faire attention quand on parle de la dette publique. C’est beaucoup plus complexe que cela. Du reste, le problème de la Grèce est d’avoir trichée http://goo.gl/G1oQ. Je ne crois pas que ça se compare à notre situation.

    Avez-vous lu l’analyse de l’IRÉC ? http://www.irec.net/index.jsp?p=35&f=602

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    4 mars 2010 à 21 09 34 03343
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    Dans le public, les syndicats négocient avec des politiciens qui sont prêts à dépenser de grosses sommes pour se faire ré-élire; et ce ne sont pas eux qui paient pas la facture, ce sont les contribuables. L’employeur n’a donc pratiquement aucune contrainte de rentabilité (ses intérêts ne sont pas là) et le syndicat a un rapport de force démesuré.

    La solution à cette impasse est simple: réduction de la taille de l’État, privatisation des services gouvernementaux et sous-traitance pour le reste.

    Les conditions de travail des fonctionnaires doivent être reconnectées à la réalité économique.

    Les conditions de travail des fonctionnaires doivent être reconnectées à la réalité économique.

    @ minarchiste
    Le constat est interessant mais je pense que la solution sera difficile. Ce qui facilite les abus ce sont les monopoles qu’ils soient publics ou privés. Si les syndicats font greve dans des services à la population dont ils ne détienent pas le monopole, leur pouvoir s’éffritent.

    Ensuite la crise actuelle nous montre les mauvais fonctionnement du privé et ce que peut entrainer une libéralisation mal controlée. La mairie de Montréal a sous-traité ces projets d’infrastructure et il y a eu des factures salées. il ne faut pas pour éviter les syndicats tombés sous les dents de requins.

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    5 mars 2010 à 2 02 15 03153
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    Tout État qui se respecte a besoin d’un secteur public et parapublic de haut calibre. C’est loin d’être parfait –
    on y trouve des médecins millionnaires !, la gestion par les hauts administrateurs est plutôt ordinaire – mais la compétence, car il y en a, ça se paye.

    Le Québec n’est pas une PME. Si vous voulez des ponts bien construits, des garderies bien gérées, des infirmières qualifiées pour vous soigner et une nation instruite : il faut du monde pour le faire.

    Si vous voulez tout donner au secteur privé, les dividendes ne seront pas pour vous et qui vérifiera
    le travail accompli ?

    Si les syndicats du secteur public et parapublic sont écrasés, ceux du secteur privé vont suivre.

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      5 mars 2010 à 7 07 46 03463
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      @ Cavour

      Tout État qui se respecte a besoin d’un secteur public et parapublic de haut calibre.

      Sans aucun doute, mon problème c’est que l’état en fait trop. Le seul rôle légitime de l’état est de protéger ses citoyens de la fraude, le vol et le meurtre, des invasions extérieures et de résoudre les litiges. Si on avait un état qui ne faisait que ça et le faisait très bien, ce serait une grande amélioration. Pour le reste, le privé est mieux.

      Le Québec n’est pas une PME. Si vous voulez des ponts bien construits

      Dites-moi, qui était responsable pour la construction et l’entretien du viaduc de la Concorde? Ou celui du boul du Souvenir? Pourquoi ça coûte 30% plus cher du kilomètre pour construire une route au Québec que partout ailleurs?

      des garderies bien gérées

      La garderie ou va ma fille est privée (elle est subventionnée, mais privée). Son propriétaire est un homme dynamique qui a vraiment à cœur l’éducation et le bien-être des 80 enfants à sa charge et qui connait le nom de tous et chacun ainsi que celui de leurs parents. Bref, je ne pourrais imaginer une garderie mieux gérée. Quel est votre point?

      des infirmières qualifiées pour vous soigner et une nation instruite : il faut du monde pour le faire.

      Notre système de santé est en loques et nos gradués de l’université on de la difficulté à composer une phrase sans faire de fautes. Les conversations des ados sur Facebook et Twitter sont à vous dresser les cheveux de la tête. Pourtant ça fait 40 ans que c’est l’état qui s’occupe exclusivement de santé et d’éducation.

      Si vous voulez tout donner au secteur privé, les dividendes ne seront pas pour vous et qui vérifiera
      le travail accompli ?

      L’état ne créé aucune richesse, il est un boulet pour l’économie. Plus l’état est gros, plus il étouffe l’économie, l’initiative et l’entrepreneuriat qui eux créen la richesse. Pour ce qui est de vérifier le travail accompli, l’état a déjà prouvé qu’il en était incapable. Pour demeurer profitable, une compagnie privée a beaucoup plus d’incitatif à offrir un meilleur rapport qualité/prix que le gouvernement.

      Si les syndicats du secteur public et parapublic sont écrasés, ceux du secteur privé vont suivre.

      Les syndicats, dans leur forme actuelle, avec leur membership forcé par l’état, leurs votes à main levée et leurs tactiques d’intimidations ont dépassé leur utilité.

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    5 mars 2010 à 4 04 48 03483
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    « Si vous voulez des ponts bien construits, des garderies bien gérées, des infirmières qualifiées pour vous soigner et une nation instruite : il faut du monde pour le faire.  »

    😆

    Actuellement ca coute relativement cher par rapport au budget de l’état et c’est assez … moyen pour ce qui est de la santé, l’éducation et l’état des routes au Quebec. Alors comment est utilisé tout cet argent ? Bien sur il faut un certain montant d’argent mais il y a aussi l’organisation, et la productivité. Dans un hopital, je vois trop de vigile et pas assez de medecins.

    « Si les syndicats du secteur public et parapublic sont écrasés, ceux du secteur privé vont suivre. »

    😆

    Ou sont ils les syndicats du privé ? Ah oui je me souviens de la greve a Videotron et plus recemment dans les Wallmart. Ce qui est sur, on ne peut pas inverser ta phrase.

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    5 mars 2010 à 18 06 47 03473
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    L’état ne créé aucune richesse, il est un boulet pour l’économie. Plus l’état est gros, plus il étouffe l’économie, l’initiative et l’entrepreneuriat qui eux créent la richesse.

    Attention Philippe avec ton élan, tu dérappes là.
    Ca dépend de l’état tout comme de l’entreprise.

    Par example, le monopole de Bell a freiné la concurrence et retardé la téléphonie IP qui desservait ses interets. C’est une entreprise privée.

    L’état peut être un organisateur precieux. L’état chinois semble avoir plutôt bien réussi a sa planification économique et industrielle mais si la corruption demeure élevée. Il y a besoin d’une stratégie globale comme d’un général dans une bataille. Le probleme c’est plus la compétence des officiers qui commande et le moral des troupes. « Le chacun pour soi et dieu pour tous » ne marchent pas beaucoup mieux qu’un médiocre général.

    Un état fort ne doit pas rimer avec un état lourd et incompétent.

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      6 mars 2010 à 9 09 17 03173
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      @ Paul Napoli

      Par example, le monopole de Bell a freiné la concurrence et retardé la téléphonie IP qui desservait ses interets. C’est une entreprise privée.

      Vous faites une erreur. Le monopole de Bell n’a existé que parce que l’état lui a conféré ce monopole. Ce n’est que depuis la dérèglementation des télécommunications que les choses avancent… et Bell ne cesse de perdre des parts de marché.

      Quant à la Chine, ce n’est pas la nature autocratique de leur gouvernement qui a fait leur succès économique. Il était autocratique sous Mao. Les chinois on comprit que le succès économique passait justement par la libéralisation et l’entrepreneuriat et la mondialisation. D’ailleurs, leur région la plus prospère est encore et toujours Hong Kong qui est encore le no 1 mondial en termes de liberté économique. C’est justement lorsque l’état s’en mêle moins que l’économie fonctionne le mieux.

      L’état ne crée pas de richesse, il ne fait que la redistribuer

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    5 mars 2010 à 20 08 22 03223
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    Merci M. Napoli, vous soulevez de très bons arguments et j’apprécie beaucoup votre appel à la nuance. Effectivement, la compétence des chefs influence beaucoup le moral des troupes. Et trop de chefs gâtent l’état aussi sûrement que la sauce.

    En avoir pour son argent, ce n’est pas toujours en avoir plus. Parfois, c’est avoir mieux. Pour ma part, j’accepterais volontiers une diminution de salaire si j’étais certaine que cet argent ne sera pas redistribué en baisse d’impôt pour les plus riches, en parachutes dorés pour les dirigeants de certains organismes ou en augmentation de salaire aux médecins spécialistes.

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      6 mars 2010 à 9 09 27 03273
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      @ Thérèse L

      En avoir pour son argent, ce n’est pas toujours en avoir plus. Parfois, c’est avoir mieux. Pour ma part, j’accepterais volontiers une diminution de salaire si j’étais certaine que cet argent ne sera pas redistribué en baisse d’impôt pour les plus riches, en parachutes dorés pour les dirigeants de certains organismes ou en augmentation de salaire aux médecins spécialistes.

      Je vous apporte une autre nuance: Les parachutes dorés consentis aux dirigeant d’entreprises sont des ententes librement consenties par les actionnaires de cette compagnie. L’argent qui finance les plans de retraite des employés de l’état est soutirée aux contribuables par la force. Je n’ai jamais donné mon consentement à financer ces régimes de retraite.

      Quant aux baisses d’impôts, elles ont tendance à profiter à plus que juste aux riches. Vous seriez probablement surprise de l’entendre, mais l’impôt progressif profite aux plus riches. En rendant l’accumulation de capital plus difficile à ceux qui en ont peu, il limite la compétition pour ceux qui en ont déjà. Ça leur confère une sorte de monopole.

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    5 mars 2010 à 20 08 31 03313
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    @ Thérèse L. Voilà nous y sommes 😉 La baisse généralisée des salaires a profité à une minorité qui s’est enrichie considérablement.

    http://blogueurcitoyen.com/archives/1763

    Au lieu d’opposer salariés du privé et salariés du public, nous serions bien mieux de trouver une solution qui mette fin à cette dérive.

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    6 mars 2010 à 7 07 25 03253
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    Merci Thérèse. 🙂

    Il faut regarder les chiffres dans le détail et mettre en perspective les choses, regarder les volumes. Bien sur que les baisses d’impôts vont davantage profiter individuellement au plus riche qui en payent le plus en absolu et en %. Quel impact sur le volume total et les revenus de l’état ? Pour la consommation intérieure c’est souvent mieux plusieurs milliers de fonctionnaires bien payés qu’une dizaine de patron ou cadres supérieurs qui vont faire de l’exode fiscal sans le réinvestir dans une entreprise locale. Ceci dit il faut regarder le bilan, rien est tout positif ou tout négatif dans l’intérêt général.

    Un état faible ou lourd est plus fragile au lobby d’intérêt. Regardez ce qui se passe chez notre voisin du sud (USA). Les média de masse participe indirectement a fragiliser le pouvoir politique. Il faut critiquer quand c’est nécessaire mais il y a un risque à trop critiquer (négativement). Le public se désintéresse de la politique, dégoutés : « tous des pourris, corrompus ». Et on s’est ramassé un Mr propre au Canada, Harper junior pire que tout par son incompétence et partisanerie excessive.

    PJCA parle ici souvent de corruption (et de choix populaire). C’est un problème mais ca n’a pas empêché la Chine d’avoir en 2010, le 2e PIB mondial.

    De toute façon, oublier les baisses d’impôts. Avec l’onde de choc de la crise économique mondiale, l’endettement public et le vieillissement de la population en occident je pense que l’impôt deviendra proportionnellement plus lourd dans notre budget qu’il ne l’est aujourd’hui.

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    6 mars 2010 à 11 11 47 03473
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    Est-ce la jalousie qui suscite autant de commentaires sans fondement ?

    La sécurité d’emploi dans la fonction publique ? Celle-ci arrive après deux ans. De quoi vous plaignez-vous au privé, la Loi sur les normes du travail vous donne une certaine sécurité d’emploi après 2 ans, en vertu de l’article 124. Concernant les employés incompétents, la convention collective prévoit qu’un emplyé qui l’est peut être congédié. Ce n’est donc pas une garantie absolue.
    Pour ce qui est du régime de retraite, l’employé paie sa part et le gouvernement ne verse pas la sienne au régime, il considère plutôt celle-ci comme une dépense au niveau des prestations. Pourquoi l’employé qui arrive au gouvernement avec certaines condtions et qui contribue à son régime de retraite durant 35 ans, verrait-il son fonds de pension réduit de moitié?
    Vous pensez que les fonctionnaires sont gras dur? Pourtant, la charge de travail n’a pas cessé d’augmenter depuis au moins 10 ans, alors qu’on ne cesse de réduire le nombre d’employés, qui sont à statut précaire pouvant aller jusqu’à 40 % dans certains ministères. Vous ne vous plaignez jamais de l’état des services que vous recevez au plublic?
    Continuons de taper sur le dos des fonctionnaires comme le souhaite l’Institut économique de Monréal, le Conseil deu partonnat et les Proulx de ce monde. Après, ce sera votre tour au privé. N’oubliez pas que les enveloppes brunes de 30 % ne se rammasseront pas dans les poches des salariés, mais des promoteurs qui vous encouragent à réduire l’appareil de l’État…

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      6 mars 2010 à 13 01 54 03543
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      @ Yvan Brault

      Dans quel monde vivez-vous?

      La sécurité d’emploi dans la fonction publique ? Celle-ci arrive après deux ans. De quoi vous plaignez-vous au privé, la Loi sur les normes du travail vous donne une certaine sécurité d’emploi après 2 ans, en vertu de l’article 124. Concernant les employés incompétents, la convention collective prévoit qu’un employé qui l’est peut être congédié. Ce n’est donc pas une garantie absolue.

      Tout ce qu’un employeur doit faire pour congédier un employé en vertu de la loi sur les normes de travail, c’est de lui donner 2 semaines de préavis. Grosse sécurité! De plus, vous oubliez peut-être les mises à pied? C’est drôle, mais pendant une récession, le privé perd des emplois et la fonction publique grossit.

      Pour ce qui est du régime de retraite, l’employé paie sa part et le gouvernement ne verse pas la sienne au régime, il considère plutôt celle-ci comme une dépense au niveau des prestations. Pourquoi l’employé qui arrive au gouvernement avec certaines condtions et qui contribue à son régime de retraite durant 35 ans, verrait-il son fonds de pension réduit de moitié?

      Vous ne connaissez absolument rien sur votre propre régime de pensions. Je vous conseille de vous informer. Ce n’est pas le maigre 8% de cotisation qui va vous garantir 70% de votre salaire à la retraite. Les prestations à la retraite sont garanties, mais le rendement du plan de retraite ne l’est pas. Pour avoir un rendement suffisant, le régime doit avoir un rendement minimum de 8% alors que pour les 10 dernières années, le rendement n’a été que de 4%. Qui pensez-vous, paiera la différence? Votre 8% ne fournit que le tiers de l’argent qui devra être accumulé pour votre retraite. Ce sont les contribuables, par le biais des impôts qui paient pour le reste. Pendant ce temps, la grande majorité d’entre eux n’ont rien. Au 30 mars 2009, la dette actuarielle du régime de retraite (c’est à dire, ce que le gouvernement doit verser pour garantir les prestations de tous les cotisants enregistrés) se chiffrait à $64 milliards. Selon le rapport du vérificateur général, elle est maintenant de $69.1 milliards + $13.4 milliards de pertes non encore comptabilisées pour un grand total de $82.5 milliards. Ce chiffre est inclus dans la dette totale du gouvernement de $218 milliards et compte pour plus du tiers de celle-ci et devra être éventuellement remboursé par l’ensemble des contribuables au bénéfice de moins de 10% de la population. Ne soyez donc pas surpris que ceux de nous qui doivent payer pour soient juste un peu frus!

      Vous pensez que les fonctionnaires sont gras dur? Pourtant, la charge de travail n’a pas cessé d’augmenter depuis au moins 10 ans, alors qu’on ne cesse de réduire le nombre d’employés, qui sont à statut précaire pouvant aller jusqu’à 40 % dans certains ministères. Vous ne vous plaignez jamais de l’état des services que vous recevez au plublic?
      Continuons de taper sur le dos des fonctionnaires comme le souhaite l’Institut économique de Monréal, le Conseil deu partonnat et les Proulx de ce monde. Après, ce sera votre tour au privé. N’oubliez pas que les enveloppes brunes de 30 % ne se rammasseront pas dans les poches des salariés, mais des promoteurs qui vous encouragent à réduire l’appareil de l’État…

      Pôvre! Pôvre de petit vous! Vous croyez qu’on se pogne le beigne au privé peut-être? Et on le fait pour 29% à 49% de moins que vous. À peu près les seuls pour lesquels j’ai de la véritable sympathie sont le personnel hospitalier et les avocats de la couronne et de l’aide juridique. Ce sont les seuls dans le public qui ne sont pas payés à leur juste valeur. Et les enveloppes brunes, comme vous dites, se passent plutôt entre politiciens et ceux qui sont plutôt intéressés à grossir l’état que le réduire.

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    6 mars 2010 à 17 05 24 03243
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    @Philippe

    « Quant à la Chine, ce n’est pas la nature autocratique de leur gouvernement qui a fait leur succès économique. »
    :mrgreen:

    Je n’aurai jamais été aussi loin que cela. Juste que cet état imposant ne l’a pas empéché de réussir non plus.

    Il y a un temps pour écrire et produire mais un temps tout aussi essentiel pour réflechir, organiser ses idées et faire des choix stratégique et tactique. L’analyse, l’organisation et la planification est aussi importante pour un cerveau d’un individu que pour une nation.

    L’état ne doit pas que redistribuer les richesses il a bien plus de mission que cela comme celle à mon avis de donner un cadre propice aux entreprises et les citoyens. Cela englobe la sécurité, la santé … mais aussi ce qui participe par exemple a exporter et vendre a l’étranger. Il devient un partenaire et plus le boulet que vous décrivez parfois.

    Sinon la déréglementation n’est pas la panacée, si le consommateur gagne dans sa facture à court terme, la recherche et développement voit son budget tronqué et à long terme il peut y avoir un retour de boomerang. Je pense aux USA, avec par exemple les centrales électriques mal entretenues qui ne sont plus assez fiables ou l’acces internet qui est loin d’etre aussi rapide pour l’utilisateur qu’en France ou en Asie.

    >>Le monopole de Bell n’a existé que parce que l’état lui a conféré ce monopole.

    C’est l’état qui lui a installé ou payé son reseau filaire ? :mrgreen: Aujourd’hui il est obligé de partager ce reseau.

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      6 mars 2010 à 17 05 59 03593
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      @ Paul Napoli

      Il y a un temps pour écrire et produire mais un temps tout aussi essentiel pour réflechir, organiser ses idées et faire des choix stratégique et tactique. L’analyse, l’organisation et la planification est aussi importante pour un cerveau d’un individu que pour une nation.

      La planification centrale de l’économie ne fonctionne pas, ça été maintes fois démontré.

      L’état ne doit pas que redistribuer les richesses il a bien plus de mission que cela comme celle à mon avis de donner un cadre propice aux entreprises et les citoyens. Cela englobe la sécurité, la santé … mais aussi ce qui participe par exemple a exporter et vendre a l’étranger. Il devient un partenaire et plus le boulet que vous décrivez parfois.

      L’état n’a qu’a fournir un cadre légal et les moyens de l’enforcer. Au-delà de ça il est nuisible plus qu’utile.

      Sinon la déréglementation n’est pas la panacée, si le consommateur gagne dans sa facture à court terme, la recherche et développement voit son budget tronqué et à long terme il peut y avoir un retour de boomerang. Je pense aux USA, avec par exemple les centrales électriques mal entretenues qui ne sont plus assez fiables ou l’acces internet qui est loin d’etre aussi rapide pour l’utilisateur qu’en France ou en Asie.

      La recherche et le développement sont stimulés par la compétition, donc l’élimination des barrières étatiques à la compétition donnera toujours l’incitatif nécessaire à inventer toujours de meilleurs produits.

      C’est l’état qui lui a installé ou payé son reseau filaire ? :mrgreen: Aujourd’hui il est obligé de partager ce reseau.

      Non, l’état a exclu tout autre compétiteur du marché des télécoms. C’était amplement suffisant. Bell n’a jamais été un monopole grâce à la qualité de son service.

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    7 mars 2010 à 5 05 15 03153
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    Voyons Philippe, vous pensez vraiment ce que vous écrivez là ?!?

    A part les points que j’ai soulevé je suis assez d’accord avec ce que vous avez dit. Je pense que c’est nécessaire de le préciser. Tout n’est pas à revoir loin de là.

    >> La recherche et le développement sont stimulés par la compétition

    Oui mais si la compétition devient trop dure et rogne trop sur les marges, progressivement les entreprises vont diminuer leur budget pour rester compétitif. Le service et la qualité ca se paye. ou en Corée ?

    >>La planification centrale de l’économie ne fonctionne pas, ça été maintes fois démontré.

    Qu’est ce qui ne fonctionne pas ? et indiquez moi ces « demonstrations » que je rigole un peu.

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      7 mars 2010 à 13 01 25 03253
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      @ Paul Napoli

      Qu’est ce qui ne fonctionne pas ? et indiquez moi ces « demonstrations » que je rigole un peu.

      Euh, toutes les expériences socialistes, pour ne nommer que celles-là. Vous ne vous souvenez pas des tracteurs qui rouillaient dans les champs, les longues files d’attentes à des magasins aux tablettes vides… C’est ce que la planification centrale donne.

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    7 mars 2010 à 14 02 08 03083
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    N’en déplaise à certains, le RREGOP s’autofinance. Même que les cotisants actuels se trouvent à prêter au gouvernement puisque celui-ci a fait de choix de ne pas mettre sa part de l’employeur dans la caisse Explications dans ce document d’un ex pdg de la CARRA: http://www.adr-quebec.org/070511_financement_bilan_et_evaluation_actuarielle.pdf

    N,en déplaisent aussi à certains, le congédiement sans cause juste et suffisante est interdit au Québec: http://www.cnt.gouv.qc.ca/en-cas-de/congediement-sans-cause-juste-et-suffisante/

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      7 mars 2010 à 20 08 10 03103
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      @ Michel Monette

      N’en déplaise à certains, le RREGOP s’autofinance. Même que les cotisants actuels se trouvent à prêter au gouvernement puisque celui-ci a fait de choix de ne pas mettre sa part de l’employeur dans la caisse Explications dans ce document d’un ex pdg de la CARRA: http://www.adr-quebec.org/070511_financement_bilan_et_evaluation_actuarielle.pdf

      Très bien, alors expliquez-moi la dette actuarielle du plan de retraite alors… (vous n’essayez pas de nier qu’elle existe tout de même…)

      N,en déplaisent aussi à certains, le congédiement sans cause juste et suffisante est interdit au Québec: http://www.cnt.gouv.qc.ca/en-cas-de/congediement-sans-cause-juste-et-suffisante/

      C’est vrai que les fonctionnaires n’ont jamais (ou presque) à faire face à des mises à pied. Ils ne comprennent pas que les compagnies privées ont quelque fois à faire ça quand les temps sont durs… Et des raisons valables de congédiement sont faciles à trouver au privé… Par contre, ma conjointe, lorsqu’elle travaillait dans un des grands hôpitaux universitaires de Montréal (je ne dis pas lequel), connaissait plusieurs incompétents qui sont toujours en poste après plus de 25 ans. Vous ne verrez jamais ça au privé. Un incompétent ça coûte trop cher. C’est de ça qu’on parle quand on parle de sécurité d’emploi. De nos jours, au privé il est rare de garder son emploi plus de 5 ans.

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    7 mars 2010 à 14 02 18 03183
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    @Philippe David
    Par cette expression « La planification centrale de l’économie » je ne pensais pas à la période communiste de l’ex-URSS et ses pays voisins. Quelques exemples qui ont mal fonctionné pour differentes raisons ne constituent pas une démonstration. Et puis si le bilan est négatif il faut regarder les autres parametres afin de définir qui est responsable de quoi.

    Notre cerveau centralise et traite des informations qui viennent du reseau nerveux de notre corps entier avant d’envoyer des directives. Ca fonctionne assez bien généralement. En informatique, vous connaissez la topologie avec un serveur centrale. Cette topologie a ses avantages et ses inconvénients. C’est plus simple a mettre en oeuvre.

    Je ne releve plus trop les amalgames que les politiciens et idéologues font pour pousser leurs idées. L’exemple chinois actuel nous montre que leur pragmatisme donne d’assez bons résultats. il faudrait comparer leur infrastructure pour voir s’ils ont plus de libertés économiques que dans nos régions et comprendre ou repose leur succes. Est ce que la politique monétaire décidé par le gouvernement central chinois a participé aussi à ce succes ? etc … L’Europe qui n’a vraiment de gouvernement central a des difficultés a coordonnées ses efforts. Enfin c’est un débat tres complexe qui ne se regle pas facilement et en qq lignes …

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      7 mars 2010 à 20 08 31 03313
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      @ Paul Napoli

      Par cette expression « La planification centrale de l’économie » je ne pensais pas à la période communiste de l’ex-URSS et ses pays voisins. Quelques exemples qui ont mal fonctionné pour differentes raisons ne constituent pas une démonstration. Et puis si le bilan est négatif il faut regarder les autres parametres afin de définir qui est responsable de quoi.

      Parce que l’URSS était l’exemple le plus flagrant de ce qui se produit quand une économie est centralement planifiée. Une économie prospère est une économie qui répond aux désirs des consommateurs et ces désirs sont trop diffus pour être constatés par une autorité centrale. Le fonctionnement d’une économie ne peut pas être comparée à celui du corps humain ou d’un ordinateur. L’économie, c’est des millions de personnes qui achètent, vendent, investissent et épargnent. L’échelle de ces actions est si vaste que même l’ordinateur le plus puissant ne peut pas tout analyser, encore moins la contrôler.

      Je ne releve plus trop les amalgames que les politiciens et idéologues font pour pousser leurs idées. L’exemple chinois actuel nous montre que leur pragmatisme donne d’assez bons résultats. il faudrait comparer leur infrastructure pour voir s’ils ont plus de libertés économiques que dans nos régions et comprendre ou repose leur succes. Est ce que la politique monétaire décidé par le gouvernement central chinois a participé aussi à ce succes ? etc … L’Europe qui n’a vraiment de gouvernement central a des difficultés a coordonnées ses efforts. Enfin c’est un débat tres complexe qui ne se regle pas facilement et en qq lignes …

      La Chine avait un gouvernement autoritaire sous Mao et elle crevait de faim. Essayez de cogiter un peu ce qu’elle fait différemment, et vous réaliserez ce que les chinois ont eux-mêmes réalisé: Une économie ne peut pas être productive ou prospère sans la propriété privée et la recherche du profit.

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    7 mars 2010 à 15 03 29 03293
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    @ Paul Napoli:

    Des exemples de planification inefficaces? Le grand bond en avant, l’affaire Lyssenko… en fait, il est plus difficile de trouver des exemples de planification centrale efficace.

    « L’exemple chinois actuel nous montre que leur pragmatisme donne d’assez bons résultats. »

    Les Chinois ont un niveau de vie pitoyable lorsqu’on le compare au niveau de vie occidental. De ce point de vue, c’est un échec.

    Mais ils ont un niveau de vie incroyablement supérieur à leurs grands-parents qui ont vécu sous Mao. Ils sont en train de faire du rattrapage. Ils se rendent compte que la liberté et la propriété privée des moyens de production amène la richesse. C’est l’importance de l’état sous Mao qui a empêché la Chine de prospérer.

    Mais la Chine apprend de ses erreurs.

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    7 mars 2010 à 18 06 51 03513
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    Pour ceux qui croient aux bienfaits de l’intervention de l’état, en Californie par exemple, une étude récente publiée par le doyen de la faculté de sciences économiques de California State University conclut comme suit :

    ABSTRACT :
     »The study finds that the total cost of regulation to
    the State of California is $492.994 billion which is almost five times the State’s general fund budget, and almost a third of the State’s gross product. The cost of regulation results in an employment loss of 3.8 million jobs which is a tenth of the State’s population. Since small business constitute 99.2% of all employer businesses in California, and all of non-employer business, the regulatory cost is borne almost completely by small business. The total cost of regulation was $134,122.48 per small business in California in 2007, labor income not created or lost was $4,359.55 per small
    business, indirect business taxes not generated or lost were $57,260.15 per small business, and finally roughly one job lost per small business. This study provides the most comprehensive and complete analysis of the total regulatory burden in California. »

    La réalité, c’est que l’état est un BOULET pour l’économie et un frein à la prospérité individuelle.

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    7 mars 2010 à 20 08 34 03343
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    @Paul Napoli

    « Quelques exemples qui ont mal fonctionné  »

    Nommez-moi des exemples de planification économique centrale qui ont bien fonctionné? Je ne peux pas croire que quelqu’un de sain d’esprit puisse vanter la planification centrale de l’économie après tous les dommages que cette utopie a causés dans l’histoire.

    « L’exemple chinois actuel nous montre que leur pragmatisme donne d’assez bons résultats. il faudrait comparer leur infrastructure pour voir s’ils ont plus de libertés économiques que dans nos régions et comprendre ou repose leur succes. »

    Vous voulez dire que la libéralisation graduelle de leur économie donne de bons résultats? Je ne parlerais pas encore de succès, loin de là, juste d’une amélioration.

    « L’Europe qui n’a vraiment de gouvernement central a des difficultés a coordonnées ses efforts. »

    L’Europe a de la difficulté parce que certains des pays de l’UE dépensent au-delà de leurs moyens sans avoir accès à la presse à billets pour monétiser leurs déficits. L’État-providence, ça coûte cher!

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/01/13/la-grece-et-letalon-euro/

    Les politiciens et fonctionnaires sont incapables de tenir un simple budget gouvernemental; vous voudriez me faire croire qu’ils soient capables de planifier une économie toute entière?

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    7 mars 2010 à 20 08 50 03503
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     »L’exemple chinois actuel nous montre que leur pragmatisme donne d’assez bons résultats. »

    Etes-vous gelés ou quoi? Avez-vous idée du pouvoir que l’état a sur la vie des gens qui vivent en Chine? Pensez-vous que la Chine serait rendue là si on l’avait pas  »aidé » de A à Z. Faut pas gober tout ce qu’on vous raconte à la télé!

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    7 mars 2010 à 21 09 27 03273
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    Le conditionnement de l’opinion publique est l’objectif inavoué des parties au dossier des finances publiques. Et comme le sujet est trop compliqué pour la moyenne des ours, que la décision est trop urgente, voire importante, pour la laisser aux seuls amateurs de jeux télévisé, mieux vaut procéder au conditionnement qu’à l’éducation. Ainsi, seront-ils paré, à moindre coût, à répondre prochainement, un soir de semaine, aux sondages Léger et Léger-Canoé, Crop-LaPresse.

    À la question :
    « De un à dix, êtes-vous d’accord à payer beaucoup plus d’impôts sur votre misérable salaire, au point d’être obligé de prendre vos vacances à Drummondville, à Cuba, ou à Florence (selon votre situation) , afin d’assurer le paiements des retraites de fonctionnaires incompétents à comprendre vos besoins, incultes à la vraie économie de l’offre et la demande, et insensibles à votre activité professionnelle par l’acharnement d’une sotte réglementation? »
    On devine déjà la subtilité du résultat.

    Ha l’injustice! C’est comme si l’inopportun vérificateur fiscal empochait lui-même le fruit de son travail, tandis que la vaillante serveuse donnerait tout son salaire (avec pourboire déclaré) à l’urgence de son hôpital de quartier. C’est comme si l’obèse inspecteur alimentaire mangeait tout le salaire de l’épicier, à même le comptoir à charcuteries. À croire que c’est la bouche pleine, qu’on entends ces jours-ci les fonctionnaires crier.

    « L’État ne crée pas la richesse, il ne fait que la redistribuer » ânonnait un chroniqueur cette semaine. Si c’était vraiment le cas, le Québec serait à peine électrifiée, la route Montréal-Québec se ferait en cinq heures et demie et une douzième année équivaudrait à une formation spécialisée. Québec Inc., Power Corp. et Québécor n’auraient jamais vu le jour. Des conditions idéales pour faire avorter la naissance prochaine des PME métropolitaines, en région et plus loin encore.

    Tout discours des uns seront suspects aux oreilles des autres. Et vice-versa. L’urgence de décider ne permet plus de prendre le temps de comprendre, de comparer et d’en juger par l’intelligence du citoyen. À la rigueur, il y a beaucoup méfiance à considérer le discernement de la population. Ainsi, préfère-t-on solliciter son humeur et son adhésion aux principaux discours. Étaler en vrac des statistiques catastrophiques et fragmentaires, ou rapporter à grand cris l’incohérence des cas d’exceptions, restent maintenant les seules stratégies des meneurs de claques.

    Une choses très simple devrait rester à l’esprit du citoyen avisé. Vivre en communauté, en société est chose très complexe. Les réponses simplistes et les absolus émotifs sont des inspirations dévastatrices à l’écologie sociale, économique et démocratique dans laquelle ils vivent et se nourrissent. Croire que les uns sont les parasites ou prédateurs des autres, au point de les exterminer par la colère, c’est risquer de disparaître à son tour.

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    8 mars 2010 à 6 06 27 03273
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    @ minarchiste

    >> Nommez-moi des exemples de planification économique centrale qui ont bien fonctionné?

    Oh prenez par exemple la production industrielle militaire US pendant la seconde guerre mondiale.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Planification_%C3%A9conomique

    >> Je ne peux pas croire que quelqu’un de sain d’esprit puisse vanter la planification centrale de l’économie après tous les dommages que cette utopie a causés dans l’histoire.
    :mrgreen:

    Je vous autorise à m’appeler SuperDupont. 😆

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      8 mars 2010 à 7 07 28 03283
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      @ Paul Napoli

      @ minarchiste

      >> Nommez-moi des exemples de planification économique centrale qui ont bien fonctionné?

      Oh prenez par exemple la production industrielle militaire US pendant la seconde guerre mondiale.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Planification_%C3%A9conomique

      Étiez-vous de ce côté de l’océan pendant cette guerre? Au Canada, comme aux États-Unis, Il y était difficile d’y trouver une livre de boeuf haché, du lait ou du beurre. Pratiquement toute la production était détournée à des fins militaires et pratiquement rien était destiné à la consommation. C’est ça votre idée d’un succès?

      @ LePère Fidie

      « L’État ne crée pas la richesse, il ne fait que la redistribuer » ânonnait un chroniqueur cette semaine. Si c’était vraiment le cas, le Québec serait à peine électrifiée, la route Montréal-Québec se ferait en cinq heures et demie et une douzième année équivaudrait à une formation spécialisée. Québec Inc., Power Corp. et Québécor n’auraient jamais vu le jour. Des conditions idéales pour faire avorter la naissance prochaine des PME métropolitaines, en région et plus loin encore.

      Allez lire un ou deux livres d’économie et on s’en reparlera. Je vous recommande Economics in One Lesson de Henry Hazlitt. Ça dissipera votre très apparente confusion sur le sujet. Ce n’est pas parce que le gouvernement construit des routes qu’il crée de la richesse. Peut-être si vous compreniez comment la richesse est vraiment créée que vous vous abstiendriez d’écrire des sottises.

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    8 mars 2010 à 7 07 33 03333
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    @ C’est ça votre idée d’un succès?

    OUI un fantastique succès militaro-économique pour les USA et aussi vu les risques que l’idéologie nazie s’étendent à toute l’Europe. Ils essayent de réediter cet exploit depuis la guerre du vietnam mais sans succes.

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      8 mars 2010 à 12 12 16 03163
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      @ Paul Napoli

      OUI un fantastique succès militaro-économique pour les USA et aussi vu les risques que l’idéologie nazie s’étendent à toute l’Europe. Ils essayent de réediter cet exploit depuis la guerre du vietnam mais sans succes.

      Là c’est vous qui me faites rigoler. Pour reprendre les propos de JP, si de divertir la production vers des fins militaires en appauvrissant la population en général est votre idée du succès économique, alors selon vos critères, l’URSS, Cuba et la Corée du Nord sont des modèles à suivre car ils ont appliqué exactement ce genre de planning économique en temps de paix.

      À mon humble avis, le succès d’un modèle économique devrait plutôt se mesurer d’après le niveau de vie de la population. À ce jour, il n’y a jamais eu de modèles planifiés centralement qui ont donné un niveau de vie approchant celui des démocraties occidentales.

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    8 mars 2010 à 10 10 32 03323
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    Ah, voilà! Là je comprends. Tout est une question de définition. Qu’est-ce qu’un succès? Ton exemple me permet de comprendre ce que c’est, pour toi, un succès.

    Le gouvernement déplace des moyens de production vers l’armement, ce qui appauvrit la très grande majorité de la population. Est-ce un échec? Non. L’industrie militaire en a profité, exactement ce que voulait le gouvernement. C’est donc un succès.

    Et la réforme scolaire est un succès puisque les bulletins sont libellés par compétences, tel que le voulait le gouvernement.

    Et l’octroi de contrats de construction à un cartel qui manipulait les prix est un succès puisque les routes sont construites et c’est ce que voulait le gouvernement.

    Tout cela se tient avec cette définition du succès. Et alors on comprend le désir d’une économie planifiée: si le succès se mesure à l’atteinte du but du gouvernement, il est effectivement préférable que ce soit lui qui décide. Par exemple, si le but du gouvernement est qu’une place en garderie coûte 7$, il est peu probable que le libre-marché produise un succès.

    Mais il suffit de définir « succès » autrement pour que tout s’écroule. Si on définit « succès » comme une situation qui favorise la très grande majorité de la population, on peut se poser des questions sur le succès de la réforme en éducation, sur l’octroi de contrats de construction et bien d’autres…

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    8 mars 2010 à 11 11 00 03003
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    @ Michel Monette:

    « N’en déplaise à certains, le RREGOP s’autofinance. Même que les cotisants actuels se trouvent à prêter au gouvernement puisque celui-ci a fait de choix de ne pas mettre sa part de l’employeur dans la caisse Explications dans ce document d’un ex pdg de la CARRA: http://www.adr-quebec.org/070511_financement_bilan_et_evaluation_actuarielle.pdf »

    Tout dépend de ce qu’on veut dire par « s’autofinance ».

    Si on veut dire que les employés financent entièrement le système, évidemment, c’est faux. L’autofinancement, ici, signifie que le gouvernement injecte assez d’argent pour que, combiné à la contribution des employés, le régime puisse payer ce qu’il doit.

    Maintenant qu’on sait ce que veut dire « le RREGOP s’autofinance », regardons un peu le document auquel vous faites référence.

    On y dit qu’en 2002, le RREGOP était déficitaire. Mais grâce à des rendements prodigieux en 2003 (+15%), 2004 (+11,6%) et 2005 (+13,8%), le régime se trouvait en situation de surplus à la fin de 2005 car les actuaires basent leurs prévisions sur un taux de 6,5%.

    Et voilà. Votre document dit que le RREGOP était en situation de surplus en 2005.

    Maintenant qu’on sait qu’en 2008 la CDP a réalisé un rendement de -25% (soit 31,5% inférieur aux prévisions), pouvez-vous encore affirmer que le RREGOP est en surplus?

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    8 mars 2010 à 11 11 46 03463
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    @ JP Le RREGOP s’autofinance. S’il manque d’argent dans le Régime de retraite, les cotisations sont revues à la hausse.

    Le gouvernement prend des engagements qui équivalent à sa part de l’employeur. Vous avez raison de souligner que ces engagements envers le RREGOP sont au bout du compte remplis à même nos impôts (dont les revenus tirés du demi-million d’employés des secteurs publics et parapublics en passant), mais c’est la même chose pour les salaires des employés de l’État. Un régime de retraite, qu’il soit public ou privé, c’est du salaire différé.

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      8 mars 2010 à 12 12 22 03223
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      @ Michel Monette

      Comme on se tue à vous l’expliquer, vos cotisation en elle-même sont insuffisantes pour garantir 70% de votre salaire à la retraite et le gouvernement est responsable de combler la différence. Bottom line: NOUS payons pour la plus grande partie de votre régime de retraite, qui se chiffre à 82.5 milliards.

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    8 mars 2010 à 12 12 26 03263
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    @PD, JP

    Bon ca m’ennuie un peu de rappeler des choses qui sont des évidences pour moi mais bon.
    Les USA sont devenus la 1ere puissance économique apres cette 2e guerre mondiale. Le plan marshall qu’ils ont mis en oeuvre pour rebatir l’europe, a aussi permis d’imposer le cinema et y vehiculer un mode de vie, des produits. Revoyez donc un peu vos cours d’histoire, j’ai pas trop l’âme d’un professeur.

    Il faut regarder aussi le long terme et le bilan GLOBAL. Et puis le succes est relatif aux autres et à la situation générale.

    Pour la chine, je suis impréssionné par le bon en avant :mrgreen: qu’ils ont accompli dans les villes en moins de 30 ans.

    Enfin je suis pas pour avoir partout de la « planication économique centralisé ». il faut une solution hybride pour combiner les avantages des deux topologies.

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      8 mars 2010 à 13 01 49 03493
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      @ Paul Napoli

      Bon ca m’ennuie un peu de rappeler des choses qui sont des évidences pour moi mais bon.
      Les USA sont devenus la 1ere puissance économique apres cette 2e guerre mondiale. Le plan marshall qu’ils ont mis en oeuvre pour rebatir l’europe, a aussi permis d’imposer le cinema et y vehiculer un mode de vie, des produits. Revoyez donc un peu vos cours d’histoire, j’ai pas trop l’âme d’un professeur.

      Oui, et ce n’est pas grâce à une économie centralement planifiée. Je vais aller revoir mes cours d’histoire si vous revoyez vos cours d’économie. :mrgreen:

      Enfin je suis pas pour avoir partout de la « planication économique centralisé ». il faut une solution hybride pour combiner les avantages des deux topologies.

      Gardez à l’esprit que plus il y a d’intervention étatique et plus il y a de distorsions et de malinvestissements dans l’économie. Si vous voulez une indice, allez-voir le New Deal.

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    8 mars 2010 à 12 12 45 03453
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    @ Philippe David le gouvernement est responsable de sa part comme employeur. D’ailleurs, dans tout le débat concernant la non indexation du Régime entre 1982 et 1999, le gouvernement a toujours refusé de mettre un sous de plus. Les cotisations vont être revues à la hausse bientôt. Si le RREGOP dégage des surplus au-delà d’un pourcentage prévu pour faire face aux imprévus, alors il pourrait y avoir une mesure pour corriger la non indexation.

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    8 mars 2010 à 13 01 59 03593
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    @ Michel Monnette:

    « Un régime de retraite, qu’il soit public ou privé, c’est du salaire différé. »

    Un régime de retraite, ce ne serait QUE du salaire différé s’il était entièrement financé par l’employé. Ce qui n’est pas le cas avec le RREGOP. Le RREGOP, c’est un salaire différé… et doublé par le gouvernement.

    « Les USA sont devenus la 1ere puissance économique apres cette 2e guerre mondiale. »

    C’est effectivement devenu plus évident après la seconde guerre mondiale, mais c’était aussi vrai avant. Mais l’écart était moindre.

    Pourquoi? Principalement parce que la guerre n’a pas eu lieu sur leur territoire (je sais… Pearl Harbour… mais c’est négligeable par rapport au territoire américain).

    Imagine une équipe de hockey dominante à son époque. Les Oilers d’Edmonton à l’époque de Wayne Gretzky. Et imagine que les 5 équipes qui se disputent la deuxième place sont affligées d’un épidémie de mononucléose. Qu’arrivera-t-il? Ta domination n’en sera que plus forte.

    Eh bien c’est ce qui est arrivé au lendemain de la seconde guerre mondiale. Tous les rivaux des USA avaient à se reconstruire. Pas à prendre de l’expansion: à se reconstruire.

    Les USA n’avaient pas subi de dommages (ou si peu). L’écart s’est agrandi naturellement. 99% des ressources des USA allaient à la croissance d’un état déjà dominant alors qu’en Europe il fallait consacrer beaucoup de ressources aux réparations.

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    8 mars 2010 à 14 02 02 03023
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    Désolé pour mes petites erreurs du message précédent:

    1- Monette ne prend qu’un « n ». Zut.

    2- La deuxième partie de mon message s’adresse à Paul Napoli. C’est d’ailleurs lui que je cite.

    Mes excuses aux personnes concernées.

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    8 mars 2010 à 16 04 14 03143
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    Elle est drôle à lire votre conversation les gars et surtout ça donne une bonne idée de votre âge, confort matériel, et type de jobs que vous faîtes , un col blanc talk show sur les retraites, ah whaooo … Un vrai nid d’baby boomer palpitant votre truc, griffes et ongles dehors et refaisant le monde sur le coin de la table en gémissant sur votre infortune alors que vous avez vécu de ce systéme et que vous n’y avez rien changé… ah oui, Woodstock … j’oubliais.. vous êtiez cool hein .. semble que toute la planéte des 50 ans est allée à Woodstock tirer son pétard, vous deviez être 400 millions …
    Y a des travailleurs manuels ici ? des gens qui bossent dans le manufacturier , les ébénisteries, travailleurs agricoles, travailleurs forestiers ?
    je les cotoie tous les jours icitte, vous savez, ceux qui n’ont pas de syndicat, qui se font virer de la job le jour même, qui sont payés au salaire minimum, obligés de faire des heures supplémentaires pas payées, qui n’ont pas de pause pipi ou café , qui n’auront pas de pension, pas de sécurité, rien, mais qui auront bossé toute leur vie à produire pour un systéme qui leur chie dessus dés qu’ils sont trop vieux … Y en a ici ?

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      8 mars 2010 à 17 05 55 03553
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      @ Marc

      Y a des travailleurs manuels ici ? des gens qui bossent dans le manufacturier , les ébénisteries, travailleurs agricoles, travailleurs forestiers ?
      je les cotoie tous les jours icitte, vous savez, ceux qui n’ont pas de syndicat, qui se font virer de la job le jour même, qui sont payés au salaire minimum, obligés de faire des heures supplémentaires pas payées, qui n’ont pas de pause pipi ou café , qui n’auront pas de pension, pas de sécurité, rien, mais qui auront bossé toute leur vie à produire pour un systéme qui leur chie dessus dés qu’ils sont trop vieux … Y en a ici ?

      Je ne suis pas un travailleur manuel, mais je suis un salarié non-syndiqué au privé. Mon salaire est dans la moyenne et les gens que vous décrivez sont justement ceux que je défends.

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    8 mars 2010 à 18 06 37 03373
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    Je suis « les gens que je décris » et ne suis pas sûr que les personnes que je lis ici ont seulement conscience de ce que c’est que de vivre la marde des jobs pourries en bas de l’échelle…….je sais Philippe, je voulais faire un message sarcastique mais me suis emballé en route… bien que j’apprécie le coté « vulgarisateur » de l’échange, j’avoue un cynisme face aux retombées réelles de ce type de discussions surtout en voyant les écrits des personnes impliquées qui sont supposées être « l’alternative » … une bulle dans une autre bulle elle même enfermée dans une plus grande bulle , mais ça reste une bulle …

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      8 mars 2010 à 20 08 47 03473
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      @ Marc

      Je suis « les gens que je décris » et ne suis pas sûr que les personnes que je lis ici ont seulement conscience de ce que c’est que de vivre la marde des jobs pourries en bas de l’échelle……

      Cré moé que des jobs à marde, j’en ai eu dans ma vie. Ça ne fait que quelques années que j’ai une job de col blanc. Alors je sais de quoi tu parles. C’est une des raisons pourquoi le système actuel me révolte. Ça parait peut-être utopique, mais je rêve d’un monde où la paie que tu ramène vaut quelque chose et que c’est justement plus facile de s’en mettre de côté parce que tu peux en garder plus de ce que tu fais et tu peux en faire ce que tu veux. Mais on est bien loin de ça.

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    8 mars 2010 à 18 06 41 03413
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    Marc,

    Je ne suis pas un travaillleur manuel, mais je suis à mon compte depuis plus de 20 ans, alors les fonds de pension je ne connais pas, n’en ai pas. Je bosse chaque jour et je côtoi aussi des travailleurs manuels, des agriculteurs surtout et des gars de la construction. Dans mon coin, tout le monde est à son compte ou presque.

    Moi aussi, elle me fait bien rigoler cette discussion. La plupart des pays industrialisés sont techniquement en faillite, donc je doute que tous ces gens profiteront de la retraite dorée qu’ils imaginent. Mais discutez quand même les amis, sans trop vous interroger sur les choses fondamentales comme d’ou vient l’argent ou si l’argent existe vraiment? Ce n’est pas important.

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    14 mars 2010 à 5 05 47 03473
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    L’hypocrisie des journalistes

    C’est de faire de la démagogie en rapportant les fait comme ils le veulent pour faire à croire ce qu’ils veulent…
    Pour ce qui est des salaires dans la fonction publique, une question, pourquoi l’État a autant de difficulté à recruter du personnel et à le maintenir en poste ? Parce qu’il n’est pas concurrentiel…
    Pour ce qui est de la sécurité d’emploi, cessez votre démagogie, un employé incompétent peut être congédié. Qu’en est-il du boss incompétent ou du politicien qui n’a aucune vision ?
    La Mercédes des plans de retraite… 70 % du traitement moyen, après 35 ans de loyaux services, faudrait le dire dans votre exemple…
    Vous dites que le blâme revient aux syndicats pour la mauvaise gestion des finances publiques. Faudrait peut-être dire aussi que c’est grâce aux syndicats que plusieurs services publics ont été introduits. De plus, est-ce qu’il y a des syndicats à l’Assemblée nationale ?
    N’oubliez pas non plus que les fonctionnaire sont aussi des contribuables et des usagers de tous les services publics et qu’ils paient aussi leur part, comme tous les autres citoyens.
    Finalement, pour ce qui est de la contre offre du gouvernement, c’est de la foutaise. Celle-ci n’est que de 5 % sur 5 ans et si vous considérez toute la récupération qu’il souhaite faire au niveau des acquis, il ne reste plus grand chose. Accepteriez-vous Monsieu David que votre employeur vous offre 5 % sur ans?

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      14 mars 2010 à 9 09 14 03143
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      @ Yvon Brault

      Pour ce qui est des salaires dans la fonction publique, une question, pourquoi l’État a autant de difficulté à recruter du personnel et à le maintenir en poste ? Parce qu’il n’est pas concurrentiel…

      L’État québécois n’a aucune difficulté à recruter. Nous avons le plus grand nombre d’employés du secteur public par 1 000 habitants de tout le Canada.

      Graphique gracieuseté de Antagoniste.net

      La Mercédes des plans de retraite… 70 % du traitement moyen, après 35 ans de loyaux services, faudrait le dire dans votre exemple…

      Ce n’est pas 70% du traitement moyen mais 70% du traitement moyen des 5 meilleures année de salaire. Et 75% du petit peuple qui PAIENT pour ça n’ont même pas de plan de retraite et ceux qui au privé ont un plan similaire ne comptent que pour 10% du reste. Et encore, la stabilité d’emploi fait qu’ils n’accumulent pas autant dans leur plan de retraite que les employés de l’état. Voilà la réalité: Un concierge de la fonction publique peut compter sur une retraite plus confortable qu’un cadre de PME.

      Vous dites que le blâme revient aux syndicats pour la mauvaise gestion des finances publiques. Faudrait peut-être dire aussi que c’est grâce aux syndicats que plusieurs services publics ont été introduits. De plus, est-ce qu’il y a des syndicats à l’Assemblée nationale ?

      Merci de confirmer que c’est également les syndicats qu’on doit blâmer pour la piètre qualité de ces service.

      Pour ce qui est de la sécurité d’emploi, cessez votre démagogie, un employé incompétent peut être congédié. Qu’en est-il du boss incompétent ou du politicien qui n’a aucune vision ?

      On doit ramasser une dossier de 6 pouces d’épaisseur pour congédier un incompétent au public, au privé ça n’en prend pas tant. Les boss incompétents font faillite et les politiciens incompétents courent le risque de ne pas se faire réélire. D’ailleurs, les politiciens vont et viennent pendant que les fonctionnaires font presque partie du mobilier.

      Finalement, pour ce qui est de la contre offre du gouvernement, c’est de la foutaise. Celle-ci n’est que de 5 % sur 5 ans et si vous considérez toute la récupération qu’il souhaite faire au niveau des acquis, il ne reste plus grand chose. Accepteriez-vous Monsieu David que votre employeur vous offre 5 % sur ans?

      Vous savez quelle augmentation j’ai eu l’an dernier? 0%! Et je suis loin d’être aussi gras-dur que vous! Mais je suis quand même un de ceux qui paient chaque cent que vous recevez!

      Nous vivons dans un monde où une minorité de fortunés ne pense qu’à leurs propres intérêts en tentant d’influencer les gouvernements pour pouvoir s’enrichir de plus en plus. Évidemment, eux, ils ont de l’argent, ils n’ont donc pas besoin des services publics.

      Votre hypocrisie relève du fait que vous essayez de nous faire gober que vous ne faites pas partie de cette minorité de privilégiés.

      En passant, peux ceux qui ne le sauraient pas, comme l’auteur de ce blogue, l’article 124 de la Loi sur les normes du travail vous donne une certaine sécurité dans le sens qu’après 2 ans de service, votre employeur ne peut vous mettre à pied pour une raison autre que le manque de travail.

      Allez donc faire un peu de recherche pour voir quelle est la cause la plus fréquente de mise à pied dans le secteur privé… Quand voyez-vous des fonctionnaires être « slackés » par manque de travail? C’est drôle, mais pendant que bien des employés du privé perdent leur emploi à cause de la récession, vous les mecs, vous avez le front de vouloir nous tordre le bras pour avoir des augmentations alors que vous êtes biens loins de faire pitié. Pour la solidarité, on repassera.

      Pour ceux qui ne le sauraient pas non plus, toujours comme Monsieur David, les régimes de retraite du secteur public sont déficitaires parce que le gouvernement ne verse jamais sa part tel que prévu. C’est un peu comme quand les journalistes tentent de vous mettre à dos les services publics et vous disent que le régime de la CSST ou celui des garderie est déficitaire… C’est normal, ce sont des services publics! Bien entendu, ce discours vise à vous faire payer davantage ou à réduire vos services publics, afin que les plus riches en aient plus dans leurs poches.
      Je vis dans un monde vieillissant qui aura davantage besoin des services publics…

      Voilà le genre de logique qui fait que si nous étions un pays indépendant, nous serions le 5e pays industrialisé le plus endetté. J’espère que vous ne gérez pas vos propres finances de la sorte M. Brault. Alors si ce genre de gestion financière n’est pas bonne pour un particulier, qu’est-ce qui vous fait croire qu’une nation puisse prospérer de cette façon?

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    14 mars 2010 à 6 06 11 03113
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    Dans quel monde vivons-nous ?

    Nous vivons dans un monde où les citoyens ordinaires, la majorité, rêvent d’un monde meilleur où ils pourront vivre convenablement en collectivité. Pour ce faire, ils se regroupent pour être un peu plus entendus par les gouvernements.
    Nous vivons dans un monde où une minorité de fortunés ne pense qu’à leurs propres intérêts en tentant d’influencer les gouvernements pour pouvoir s’enrichir de plus en plus. Évidemment, eux, ils ont de l’argent, ils n’ont donc pas besoin des services publics.
    En passant, peux ceux qui ne le sauraient pas, comme l’auteur de ce blogue, l’article 124 de la Loi sur les normes du travail vous donne une certaine sécurité dans le sens qu’après 2 ans de service, votre employeur ne peut vous mettre à pied pour une raison autre que le manque de travail.
    Pour ceux qui ne le sauraient pas non plus, toujours comme Monsieur David, les régimes de retraite du secteur public sont déficitaires parce que le gouvernement ne verse jamais sa part tel que prévu. C’est un peu comme quand les journalistes tentent de vous mettre à dos les services publics et vous disent que le régime de la CSST ou celui des garderie est déficitaire… C’est normal, ce sont des services publics! Bien entendu, ce discours vise à vous faire payer davantage ou à réduire vos services publics, afin que les plus riches en aient plus dans leurs poches.
    Je vis dans un monde vieillissant qui aura davantage besoin des services publics…

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