Libéralisme et moralité

Philippe David.  Le Minarchiste Québécois

Soyez les bienvenus à ma première chronique « officielle » publiée sur Les 7 du Québec. Tout d’abord, je voudrais remercier tout les lecteurs de ce bloque pour l’accueil chaleureux qu’ils m’ont fait dans mon billet de présentation. Je suis d’ailleurs très encouragé par la lucidité et l’intelligence derrière la plupart des commentaires. La qualité des débats y est excellente.

Les quatre dernières années que j’ai passé sur mon blogue et sur de nombreux blogues m’ont vu prendre part à de nombreux débats sur une foule de sujets. J’ai croisé le fer avec beaucoup de personnes représentant des courants idéologiques très divers. Mon propre cheminement idéologique a beaucoup évolué au fil de ces échanges. Depuis que j’ai pris le virage libertarien, il y a de ça un peu plus de deux ans, je m’applique à faire connaitre cette philosophie qui est fondée sur le concept de la liberté de l’individu. Pour ma peine, je me suis fait traité d’individualiste, d’égoiste, de sans coeur. Je me suis fait dire que mon idéologie ne mène qu’au chaos, à la loi de la jungle, la loi du plus fort; généralement par des gens qui ne voient aucun inconvénient à ce que nous soyons taxés jusqu’aux oreilles et que le gouvernement impose « leur » idéologie sur le reste de leurs concitoyens par la force.

Je veux donc dès le départ tenter d’expliquer ma philosophie pour ceux qui ont de la difficulté à la comprendre. J’ai déjà publié des billets (ici et ici) tentant de livrer cette explication, mais j’ai décidé d’y revenir un peu plus en profondeur de façon à déboulonner certains mythes. Donc pour ceux trop paresseux pour aller cliquer sur les liens, je vous propose d’abord de visionner la vidéo intitulée « La philosophie de la liberté ». C’est un clip très court de 8:46 minutes qui explique la base. Ensuite nous approfondirons différents concepts.

 

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Kn23kokvLRo]

 

Les droits et libertés.

Le libéralisme est d’abord et avant tout fondé sur le libre-arbitre et des droits naturels qui en découlent. On confère le plus souvent au libre-arbitre une origine divine. En deux mots, ça nous a été donné par Dieu. Pour les athées dans l’audience, considérons que ça fait partie intégrale de notre humanité, et donc, ne peu pas être abrogé par d’autres êtres humains. Le libre-arbitre signifie que nous sommes tous libres de choisir notre propre voie, nos propres objectifs et le meilleur moyen d’y parvenir tout en respectant les droits et libertés des autres. Ce libre-arbitre nous confère donc certains droits qu’on appelle « droits naturels ». Ce sont ces droits qui nous permettent de conserver et défendre notre libre-arbitre. Une liste très partielle de ces droits sont la liberté de parole, la liberté de conscience, la liberté de voyager, la liberté de produire par notre travail et de jouir du fruit de notre travail qui est notre propriété, la liberté de commercer et la liberté de vivre paisiblement. Un droit ne nous est pas donné par l’état. Il ne coûte strictement rien en lui-même. Le seul rôle légitime de l’état est de les préserver.

On pourrait croire évident que la démocratie est le meilleur système pour garantir ces droits et libertés, mais rien n’est moins sûr. Presque tous les jours voient des nouvelles lois qui viennent restreindre un ou l’autre de ces droits. Un exemple concret: les mesures de sécurité des aéroports qui restreignent notre droit de libre-mouvement et notre vie privée. Certaines de ces restrictions peuvent être justifiables dans une société, d’autres non. Sans restrictions sur les pouvoirs de l’état, la démocratie peut être 50%+1 de la population qui votent pour enlever les droits du 49% qui reste. De cette façon, pour paraphraser l’auteur Terry Goodkind: « Le viol collectif pourrait très bien être un exemple de la démocratie en action. » Il est donc passablement naïf de croire que parce qu’on vit supposément dans une démocratie que nos droits sont systématiquement préservés et que les citoyens ne doivent pas faire preuve de vigilance, voire même de méfiance envers l’état. Il devrait également être tout naturel que ces citoyens fassent l’impossible pour limiter les pouvoirs de l’état. Une société vraiment libre commence par garantir la liberté de tous les individus qui la composent, sans quoi il ne peut y avoir de justice.

La loi et l’ordre.

Ceux qui argumentent que les libertariens prônent le chaos et la loi du plus fort nous comprennent très mal. La philosophie libertarienne est anti-violence, il est donc exclu que les libertariens favorisent un modèle « free for all » où la loi est écrite par un fusil. Le seul usage acceptable de la violence est en réponse à une agression. Ceci s’applique même à l’état qui n’a pas plus de droits que ses citoyen et ne gouverne qu’avec le consentement des gouvernés. Il ne peut pas y avoir de liberté sans ordre. Une société libertarienne aurait donc des lois pour protéger contre la fraude, le meurtre et le vol. Il y aurait également des mécanismes d’arbitrage pour les disputes civiles. En bref, il n’y aurait pas moins de sécurité que nous en avons maintenant. La différence, c’est que nous éliminerions bien des lois superflues et les agences qui sont responsables de les appliquer. Par exemple, les libertariens ne mènerait pas la guerre aux drogues, qui s’est avérée tout aussi futile que la prohibition des années 30 et qui est la plus grande source de criminalité. Arrêter de poursuivre des non-crimes permet de s’occuper des véritables criminels. Les Vincent Lacroix ne s’en tireraient avec des sentences bonbon dans une société libertarienne. Laisser la main invisible faire son travail ne veut pas dire qu’il y a absence de règles.

La responsabilité.

Lorsque l’état fait tout pour nous, nous avons tendance à abdiquer nos responsabilités. Nous ne nous occupons plus de nos personnes âgées, nous les plaçons dans un centre d’accueil et nous laissons l’état s’en occuper. Même chose pour nos enfants. Nous ne nous en chargeons qu’à temps partiel. Donner aux œuvres de charité? Vous voulez rire? Je donne à chaque paie au bureau! Pas surprenant que les québécois soient las moins généreux en Amérique du Nord quand vient le temps de donner aux oeuvres de charité, loin derrière ces méchants individualistes américains! Ah mais ce que nous sommes solidaires, nous les québécois! Nous surtaxons nos citoyens afin de nous payer de riches programmes sociaux. Nous forçons tous nos riches à être charitables, qu’ils le veuillent ou non. Par la même, nous oublions ce qu’est la signification des mots « charité » et « solidarité » et nous traitons ceux qui désireraient avoir le libre-choix d’égoïstes! Mais par définition, la charité et la solidarité sont des gestes qui viennent du cœur. Ils ne peuvent être forcés. Faire la charité avec l’argent des autres n’est pas de la charité, c’est du vol! Il n’y a aucune vertu dans la solidarité quand elle vient à la pointe d’un fusil.

Si je suis propriétaire de mon corps, j’en suis aussi responsable. Je suis responsable de mes succès comme de mes échecs. Je suis responsable du mon bien-être et de celui des miens. Il devrait être normal que les parents se dévouent pour leurs enfants quand ils ne peuvent prendre soin d’eux-mêmes et que les enfants puissent retourner la pareille lorsqu’ils sont plus vieux. Il y a déjà eu une époque où on aidait volontiers son voisin et vice-versa. Il y a déjà eu une époque où on prenait nos vies en main. Être responsable, c’est aussi de prévoir et d’en mettre de côte pendant les années de vache grasse pour survivre les années maigres. Il y a déjà eu une époque où nous étions fiers d’être indépendants. Vous croyez que les coureurs de bois se fiaient au gouvernement pour quoi que ce soit? Non. Ils retroussaient leurs manches. De nos jours, certains préfèrent sanctionner que le gouvernement utilise la force (sous la forme d’une peine d’emprisonnement) pour prendre jusqu’à la moitié du fruit du labeur de certains membres de la société, au nom de la collectivité, supposément pour aider les démunis, mais dont la plus grande partie sert à nourrir une machine bureaucratique toujours plus grosse. Quelle différence y a-t-il entre ça et aller braquer votre voisin avec une arme pour l’obliger à payer vos soins de santé? Et pourtant, ceux qui réclament ce genre d’action se croient plus vertueux. Apparemment, selon eux, la vertu est dans la force et dans le vol. Voilà la moralité que l’état tente de vous enseigner.

L’état et la violence.

« L’état ce n’est pas l’éloquence, c’est la force. Comme le feu c’est un dangereux serviteur et un maitre impitoyable » – George Washington

George Washington a mené une lutte ardue contre ce qui était la superpuissance de l’époque. Il savait pertinemment les dangers que comportaient un état trop fort envers les libertés individuelles. L’état est la seule entité qui puisse utiliser la force de façon légale. Toute autre entité le ferait uniquement dans l’illégalité. Dans une société qui se veut libre, cette force ne devrait servir que pour la protection des citoyens et ne devrait jamais se retourner contre eux à moins qu’il ait été déterminé par procès de loi que ceux-ci aient commis une agression contre les droits d’autrui. La coercition de l’état ne devrait jamais être utilisée pour imposer aux citoyens une certaine vision des choses. Elle ne devrait jamais être utilisée non plus pour favoriser certains individus ou groupe d’individus au détriment d’autres individus ou groupes. Nous considérons comme violence toute violation des droits innés d’un individu. Donc tout usage de force, ou toute menace d’utiliser celle-ci afin d’enlever la vie est du meurtre, afin de priver quelqu’un de liberté est de l’esclavage, et afin de saisir la propriété est du vol. Il ne pourrait en être autrement dans une société juste. Il n’est pas permis à qui que ce soit d’initier une agression contre les autres, ou d’engager un autre pour le faire en son nom, même si cet autre est l’état. Telle est notre position envers les lobbies, syndicats, BS corporatifs et tout autre pillard ou sangsue qui tente d’utiliser l’état pour son profit. Nous ne sanctionnons aucune subvention, tarif douanier, convention, etc qui visent à favoriser quiconque au détriment des autres. Point à la ligne. Voilà qui devrait mettre fin au mythe que nous visons à favoriser les plus forts au détriment des plus faibles. Nous ne sanctionnerons pas le pillage des riches par les masses du prolétariat non-plus. La seule justice sociale provient de l’égalité devant la loi.

Le libre -marché.

L’économie, c’est la somme de l’action humaine. Ce sont des milliards d’êtres humains qui transigent de façon consensuelle et mutuellement bénéfique. Une économie planifiée implique qu’on doit contrôler ces actions afin de les diriger dans la direction voulue. Cette direction ne peut être déterminée que de façon arbitraire car il est impossible aux planificateurs de déterminer avec justesse ce qui doit être produit dans quelle quantité et à quel prix. Un tel système nécessite que l’individu sacrifie ses besoins personnels à ceux de l’état. Il nécessite que l’individu se plie au plan, plutôt que de poursuivre ses propre objectifs. Et ultimement, ce genre de système est voué à l’échec parce que sa nature arbitraire va à l’encontre de tout bon sens économique. C’est pourquoi nous argumentons que le capitalisme « laissez-faire », le libre-marché, est le seul système socio-économique qui permet à une société de vivre véritablement libre et prospère. Seulement en laissant les gens traiter entre eux sans coercition, pouvons-nous être libres. Le système que nous avons présentement est centralement planifiée parce que la monnaie qui est la force vitale de l’économie est contrôlée par un cartel de banquiers qui bénéficient d’un monopole protégé par l’état. C’est banquiers usent impunément de leur pouvoir pour diriger l’économie et faire des faveurs à leurs amis et les amis de l’état au détriment de tous les autres. Ce n’est pas une économie libre et par définition, ce n’est pas du capitalisme. C’est ce système qui est plus proche du corporatisme fasciste de Mussolini que du véritable capitalisme qui est la source de toute l’exploitation qui est si vivement dénoncée par les anti-capitalistes. Afin de combattre cette injustice, ceux-ci tentent de livrer toujours plus de pouvoir aux exploiteurs. Les libertariens dénoncent ce système, mais ils sont seuls à connaitre les véritables exploiteurs.

Conclusion.

Le libéralisme est la seule philosophie qui cherche à préserver la liberté des individus, car une société ne peut être libre tant que la liberté de chaque individu n’est pas protégée. Une société qui place les besoins de la collectivité avant ceux de l’individu ne peut pas être libre. Le libéralisme considère que chaque individu jouit de l’égalité devant la loi et de l’égalité d’opportunité, mais pas de l’égalité de revenus. Il confère à chaque individu le droit inné de vivre sa vie comme il l’entend et de poursuivre son intérêt personnel, de rechercher son propre bonheur et de jouir du fruit de ses labeurs.

Philippe David.

68 pensées sur “Libéralisme et moralité

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    14 janvier 2010 à 8 08 32 01321
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    @Philippe

    Les gens associent souvent libertarianisme et individualisme. Je pense que c’est faux.

    Quand il n’y avait pas d’État ou moins d’État, les gens s’entraidaient. Aujourd’hui, l’État nous prend l’argent et prétend s’occuper des démunis et défavorisés. Il nous pousse vers l’individualisme en nous isolant les uns des autres.

    Je dirais même qu’il nous place dans une situation de confrontation entre ceux qui sont forcés de payer et ceux qui profitent du système ce qui est très malsain comme climat de société.

    Cela n’a définitivement rien à voir avec la solidarité…

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      14 janvier 2010 à 11 11 24 01241
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      @ Minarchiste

      Les gens associent souvent libertarianisme et individualisme. Je pense que c’est faux.

      Je crois que les gens n’ont pas vraiment une bonne compréhension de ce qu’est l’intérêt personnel et la solidarité. Ils ne comprennent donc pas que ces deux concepts ne sont pas mutuellement exclusifs et qu’en réalité, la solidarité avec nos voisins fait très souvent partie de notre intérêt personnel. Ce serait un bon sujet de billet.

      “Dire que le coureur des bois était un homme libre relève de la fourberie.”

      Explique-nous en quoi il n’était pas libre alors?

      Un de mes ancêtres a été jeté en prison par le sieur de Frontenac parce qu’il vendait ses fourrure à des anglais et des hollandais. Mais au moins dans les bois ils étaient relativement libres.

      @ Lutopium

      Lorsque je lis sur la philosophie libertarienne, je m’efforce de faire la différence entre l’utopie (société entièrement libertarienne) et l’influence qu’elle peut avoir sur la politique d’aujourd’hui. Ce que je constate depuis les deux dernières années, c’est que cette philosophie demande une réduction importante – voire complète – du principe de l’impôt sur le revenu afin de permettre aux individus de choisir et financer eux-mêmes les services qui sont fournis par l’état depuis quelques décennies.

      En réalité, ce que nous recherchons le plus est d’amener les gens à réfléchir plus sur quel doit être le véritable rôle de l’état et les services qu’il doit offrir. Nous croyons que présentement, l’état en fait trop et qui plus est, il néglige les fonction qui lui sont vraiment légitimes. Nous n’avons pas d’objection réelle à payer pour les services légitimes qu’offre l’état, mais que l’argent perçu en impôt soit utilisé pour faire de la redistribution de richesse est illégitime.

      Je peux comprendre que les fondateurs américains de ce courant politique en avaient ras-le-bol des gouvernements qui ont siégé à Washington après la deuxième guerre mondiale

      Les racines du libertarianisme sont beaucoup plus profondes que ça et elles ne proviennent pas d’un ras-le-bol fiscal. Le mouvement actuel provient plus d’un ravivement du courant de libéralisme classique du 18e et 19e siècle par des penseurs comme Ludwig von Mises et Friedrich Hayek. Il a plus à voir avec la montée du progressisme et de l’étatisme que de vulgaires mesure fiscales.

      Et, en passant, l’attachement aux libertés fondamentales de l’être humain n’est pas un concept libertarien. Même si nous vivons dans une société imparfaite et avec ses inégalités sociales, la liberté y est beaucoup plus présente que jadis.

      Au contraire, l’état vient plus que jamais nous dire quoi faire. Nous devons avoir la permission de l’état pour un nombre effarant d’activités. L’état se permet de nous dicter si nous pouvons fumer et où, ce que nous devrions manger et toutes sortes d’autres contraintes où l’état n’a strictement aucun droit de se mêler de nos affaires.

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    14 janvier 2010 à 9 09 13 01131
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    Lorsque je lis sur la philosophie libertarienne, je m’efforce de faire la différence entre l’utopie (société entièrement libertarienne) et l’influence qu’elle peut avoir sur la politique d’aujourd’hui. Ce que je constate depuis les deux dernières années, c’est que cette philosophie demande une réduction importante – voire complète – du principe de l’impôt sur le revenu afin de permettre aux individus de choisir et financer eux-mêmes les services qui sont fournis par l’état depuis quelques décennies. Je sais que je simplifie mais il me semble que c’est dans ce champ d’action que l’influence libertarienne (similaire jusqu’à un certain point avec la philosophie conservatrice) se répercute dans certains cercles de réflexion politique (partis politiques, blogues, etc…).

    Je peux comprendre que les fondateurs américains de ce courant politique en avaient ras-le-bol des gouvernements qui ont siégé à Washington après la deuxième guerre mondiale, eux qui ont « imposé » des obligations fiscales extraordinaires aux citoyens afin de financer la guerre, créant ainsi déficit après déficit. Là-dessus, je crois que la très grande majorité des gens seront d’accord pour rejeter toute intervertion militaire « inutile ».

    Cependant, il faut se repositionner dans notre 21ème siècle et débattre sérieusement des avantages et des désavantages des propositions libertariennes, surtout au niveau du financement, de la livraison et du coût réel des services de santé – par exemple – si leur privatisation se produit comme le souhaitent leurs adeptes (accompagnés ici des conservateurs, néoconservateurs, néolibraux, orphelins adéquistes, etc..). Même chose du côté de l’éducation. Les principes peuvent être attrayants mais il faut débattre des enjeux (coût réel, accessibilité, égalité des chances, etc…) associés au retrait de l’état de ce champ de compétence si on décide de privatiser le secteur de l’éducation.

    Même si je ne suis pas d’accord avec les idées libertariennes, j’apprécie l’effort que vous faites pour expliquer vos frustrations face au système actuel, vos idées, vos souhaits et votre vision d’un monde différent. J’utiliserai mon espace du vendredi afin d’émettre quelques réactions face à ce billet et aux idées libertariennes (j’y incluerai même une auto-critique d’un libertarien…).

    Et, en passant, l’attachement aux libertés fondamentales de l’être humain n’est pas un concept libertarien. Même si nous vivons dans une société imparfaite et avec ses inégalités sociales, la liberté y est beaucoup plus présente que jadis. Dire que le coureur des bois était un homme libre relève de la fourberie.

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    14 janvier 2010 à 9 09 40 01401
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    @Lutopium

    « Dire que le coureur des bois était un homme libre relève de la fourberie. »

    Explique-nous en quoi il n’était pas libre alors?

    « surtout au niveau du financement, de la livraison et du coût réel des services de santé – par exemple – si leur privatisation se produit  »

    Le prix le plus bas est atteint lorsque des entreprises se font concurrence pour satisfaire la demande de leurs clients. C’est un principe de base et tant qu’il ne sera pas appliqué, notre système de santé sera inefficace.

    « cette philosophie demande une réduction importante – voire complète – du principe de l’impôt sur le revenu »

    L’impôt n’est rien d’autre du vol; il implique que nous ne sommes pas propriétaire de notre propre corps, que c’est l’État qui en est propriétaire et qui peut exiger (à la pointe d’un fusil) sa part de la production générée par ce corps. C’est de l’esclavagisme.

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    14 janvier 2010 à 10 10 21 01211
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    Bonjour Philippe,

    Excellent texte qui résume bien plusieurs principes sur lesquels reposent notre liberté.

    J’aimerais toutefois vous préciser que la plupart des principes dit libertariens auxquels vous référez sont en fait issus de la Common Law anglaise et de la Magna Carta.

    Lutopium…

    Ce n’est pas pour être méchant, mais toutes tes interventions montrent que tu t’accroches au concept de l’état providence fournisseur de tous les services dits  »essentiels ».

    J’ai une question pour toi…qu’est-ce qui va arriver à tous les gens comme toi lorsque l’état n’aura plus d’argent?

    Également, tu écris :

     »Je peux comprendre que les fondateurs américains de ce courant politique en avaient ras-le-bol des gouvernements qui ont siégé à Washington après la deuxième guerre mondiale, eux qui ont “imposé” des obligations fiscales extraordinaires aux citoyens afin de financer la guerre, créant ainsi déficit après déficit. Là-dessus, je crois que la très grande majorité des gens seront d’accord pour rejeter toute intervertion militaire “inutile”. »

    Je ne sais pas quel livre d’histoire tu as lu, mais t’es pas mal mélangé dans les époques et les personnages!!

    Je crois que la plupart des gens renseignés seraient d’accord pour dire que les Américains ont commencé à perdre leurs droits lorsque les USA ont été fondés en 1862. (5 ans avant le Canada).

    Par la suite, les Américains ont perdu le contrôle de leur richesse avec la création de la Réserve fédérale en 1913 et l’apparition de la monnaie en papier.

    Les fondateurs de la République américaine connaissaient la Common Law et la Magna Carta. C’est pourquoi la déclaration d’indépendance de 1776 (près de 100 ans avant USA en 1862) comprend notamment les droits inaliénables et les divers autres droits innés (God given rights)…

    Enfin, je me demande également pourquoi tu crois que le coureur des bois n’était pas libre?

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    14 janvier 2010 à 11 11 01 01011
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    Pour ceux qui ne sont pas au courant, les United States of America et les UNITED STATES OF AMERICA (USA) sont deux entités distinctes, la première étant l’union de 13 états indépendants et souverains (suite à la guerre contre le Roi George et les britanniques) qui ont formé une union, la seconde ayant été créée en 1871 (plutôt que 1862).

    Chaque entité possède sa propre constitution, la première étant la constitution légitime du pays, la seconde ayant été adopté par le congrès américain, de manière à créer un nouveau gouvernement non autorisé par la 1ère constitution.

    Pour résumer, USA est une corporation, alors que les United States of America est une fédération d’états indépendants et souverains.

    Voici un article sur le sujet :

    http://www.serendipity.li/jsmill/us_corporation.htm

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    14 janvier 2010 à 13 01 44 01441
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    Je devrais écrire un billet semblable sur l’anarchisme. Et je pourrais plagier en partie ce billet pour y arriver. 😉

    Intéressant!

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      14 janvier 2010 à 14 02 45 01451
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      @ David Gendron

      Je devrais écrire un billet semblable sur l’anarchisme. Et je pourrais plagier en partie ce billet pour y arriver. 😉

      Pas d’objection. Je ne suis pas un gros défenseur de propriété intellectuelle 😉 Une simple mention de la source suffit.

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    14 janvier 2010 à 13 01 46 01461
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    « Les Vincent Lacroix ne s’en tireraient avec des sentences bonbon dans une société libertarienne.  »

    Humm, dans le cas précis de Lacroix, il n’aurait même pas pu essayer ce type de stratagème, en fait!

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    14 janvier 2010 à 14 02 06 01061
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    J’aime bien ce vidéo. C’est une de mes ambitions de voir une majorité de Québécoises et Québécois re-découvrir les principes de liberté qui ont motivés nos ancêtres à résister l’oppression du gouvernement de Sa Majesté à leur époque.

    Parlerons-nous de Bastiat, la loi naturelle, Cicéron…

    Voyez ce vidéo que j’ai produit il y a quelque temps:

    Relation citoyen gouvernement
    http://www.youtube.com/user/MissiveDuTexas#p/u/15/7nHWPLw-BvE

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    14 janvier 2010 à 15 03 08 01081
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    @ P. David

    Je viens peu souvent sur ce blogue, mais j’ai quand même certains souvenirs du type de textes que j’ai déjà lu ici, et je dois avouer que je suis assez surpris d’y lire un texte libertarien. Disons que ça sort pas mal des sentiers battus de ce qui est affiché habituellement à cette adresse …

    Mon commentaire sur le texte est qu’il est bien d’éveiller les gens sur le surplus de poids de l’État. Ce dernier a besoin d’un bon régime, et rapidement à part ça. J’ai hâte que la gauche économique comprenne cette notion, et comprenne également que le réel créateur de richesse dans un pays moderne n’est pas l’État, mais bien le secteur privé. Puis imposer jusqu’à l’âme le seul créateur de richesse au sein de ta nation a pour effet de le démotiver et de le faire fuir. Si les membres de la gauche économique des pays occidentaux veulent garder leur niveau de vie, alors ils sont mieux de changer très vite leur fusil d’épaule en ce qui a trait au vecteur économique à prendre pour notre futur.

    Donc, en ce qui concerne l’aspect strictement économique de l’école de pensée autrichienne (ce même courant qui t’inspire), je dis qu’il y a de très bons éléments à considérer pour réduire au maximum l’oppression fiscale et pour donner le CHOIX aux citoyens. Pour ce qui est du volet « enjeux moraux» du libertarianisme, disons que c’est une autre histoire. Pour cet aspect-là, je crois que je serai en éternelle divergence avec ton courant de pensée.

    Je terminerai en disant que l’étape d’analyser et de dénoncer la situation actuelle, elle se fait bien, et une majorité de gens sont d’accord que ça tourne rarement rond de nos jours. Maintenant, il faudra que vous (libertariens d’ici) établissiez un protocole de solutions concrètes pour faire avancer la cause du libéralisme économique plus votre définition de «l’État», sans évidemment tendre vers un Far West. Parce que seulement dénoncer et critiquer n’est pas le meilleur outil de persuasion et pendant ce temps-là, l’État s’alourdit toujours …

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      14 janvier 2010 à 16 04 36 01361
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      @ Frankie

      Je viens peu souvent sur ce blogue, mais j’ai quand même certains souvenirs du type de textes que j’ai déjà lu ici, et je dois avouer que je suis assez surpris d’y lire un texte libertarien. Disons que ça sort pas mal des sentiers battus de ce qui est affiché habituellement à cette adresse …

      C’est Pierre JC Allard qui va être content. C’est précisément pour ça qu’il m’a invité. Mais blague à part, j’ai été surpris de constater que beaucoup de personnes sur ce blogue partagent mes convictions ou des convictions similaires.

      Pour ce qui est du volet « enjeux moraux» du libertarianisme, disons que c’est une autre histoire. Pour cet aspect-là, je crois que je serai en éternelle divergence avec ton courant de pensée.

      Pourquoi donc? Que trouves-tu de si immoral au liberalisme et au libertarianisme?

      Je terminerai en disant que l’étape d’analyser et de dénoncer la situation actuelle, elle se fait bien, et une majorité de gens sont d’accord que ça tourne rarement rond de nos jours. Maintenant, il faudra que vous (libertariens d’ici) établissiez un protocole de solutions concrètes pour faire avancer la cause du libéralisme économique plus votre définition de «l’État», sans évidemment tendre vers un Far West. Parce que seulement dénoncer et critiquer n’est pas le meilleur outil de persuasion et pendant ce temps-là, l’État s’alourdit toujours …

      Si ça t’intéresse, j’offre plusieurs solutions concrètes sur mon blogue, tu en trouveras aussi beaucoup d’autres sur le Québécois Libre, la meilleure référence québécoise et en anglais à l’Institut Mises. Tu verras que nous ne faisons pas que critiquer.

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      14 janvier 2010 à 17 05 19 01191
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      @ David Gendron

      Certainement que je vais te citer, que je plagie ou pas.

      Je n’en ai jamais douté pour une seconde

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    14 janvier 2010 à 15 03 41 01411
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    Bon. Mes commentaires, sur votre blogue, encore bloquer. La liberté commence et se termine avec la liberté d’expression. Vivez-vous sous la règle « faites ce que je dit, pas ce que j’fais »?.

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      14 janvier 2010 à 16 04 41 01411
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      @ Missive du Texas

      J’ai découvert que je pouvais modérer les commentaires sur mes billets. Pour une raison que j’ignore, tes commentaires semblent souvent être retenus par l’anti-spam. Je l’ai approuvé.

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    14 janvier 2010 à 15 03 48 01481
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    K, sur certain blog//forum le mot canada et censurer je me disais que cetais peut-être votre cas Missive.

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    14 janvier 2010 à 16 04 05 01051
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    Missive,

    Tu fais souvent ce commentaire, mais je suis certain que personne n’essaye de te bloquer. Ton message doit comporter trop de liens ou être trop long.

    Frankie,

    Tu écris :
     »Pour ce qui est du volet « enjeux moraux» du libertarianisme, disons que c’est une autre histoire. Pour cet aspect-là, je crois que je serai en éternelle divergence avec ton courant de pensée. »

    Si je comprends bien, tu es de ceux qui croient que si l’état cesse de microgérer les gens, ce sera le chaos.

    Dans un certain sens, tu as probablement en partie raison, à enjuger par le comportement irresponsable de certaines personnes, dans toutes sortes de situations.

    Par contre, c’est l’état qui a créé ces générations d’irresponsables, qui s’en remettent continuellement à d’autres pour leur dire quoi faire et quoi penser.

    Philippe a raison de souligner que le libertarisme est mal compris.

    Si les gens sont si irresponsables, c’est qu’ils ne subissent plus les conséquences de leurs agissements et que l’état providence les assure contre les conséquences de leur négligence, de leurs actions fautives et de leur mode de vie en général, par le biais de l’assurance-maladie, l’assurance médicament, l’assurance automobile, l’assurance emploi, l’aide sociale, etc…

    Dans une société vraiment libre, tu as le choix de te comporter comme tu veux, tu peux rouler à 100 miles à l’heure si ça te chante, ou manger comme un porc et ne jamais faire d’exercice, mais quand tu auras un accident ou une crise cardiaque, c’est oi qui paye pour les pots cassés de ta propre poche, pas la poche du voisin ou de l’état…ta propre poche.

    Tu verrais Frankie que payer de sa propre poche pour les conséquences de ses propres gestes, ça calme son homme!

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    14 janvier 2010 à 17 05 42 01421
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    Merci Philippe, bien apprécié.

    Maintenant, à l’assaut des gros parasites que sont les corpogouvernemômans!!

    🙂

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    14 janvier 2010 à 18 06 42 01421
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    J’aimerais avoir votre avis là-dessus: les libertariens sont-ils des « Lucides » et sont-ils proches du CIRANO?

    J’entends par là qu’ils appuient des mesures d’austérité (imposer plus, taxer plus, travailler plus) pour soutenir l’appareil étatique dans sa taille et sa forme actuelle?

    Sont-ils des adéquistes et des « libéraux classiques » déguisés qui se disent pour une révision du rôle de l’État, pour la liberté, mais qui demandent des interventions étatiques et des subventions plus importantes sur le bras des autres contribuables dans les domaines qui leur profitent personnellement (comme la famille, l’enfance, les routes) ?

    De mon avis, la réponse est non mais j’aimerais entendre vos avis, particulièrement ceux qui affirment que l’étatisme, la concentration et le monopole du pouvoir, et la liberté peuvent aller de pair dans certains domaines.

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      14 janvier 2010 à 20 08 02 01021
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      @ Maxime,

      À vrai dire, tu as pratiquement répondu toi-même à ta propre question. Non, effectivement nous ne faisons pas vraiment partie des « lucides » qui sont des étatistes de centre-droit. Nous croyons en les vertus du travail et de la productivité pour créer de la richesse et hausser le niveau de vie général, mais nous croyons aussi avoir le droit de garder le plus possible du fruit de notre labeur et non être des esclaves pendant 6 mois sur 12.

      Beaucoup de libertariens se sont tournés vers l’ADQ dans l’espoir que ce parti serait différent et ont été amèrement déçus. Règle générale, l’activisme politique va un peu à l’encontre de notre caractère. Nous avons tendance à être très indépendants.

      L’étatisme et la liberté sont aux antipodes par rapport à l’autre. Plus l’état prend de la place, plus les droits individuels écopent.

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    14 janvier 2010 à 19 07 47 01471
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    @ P. David & A. Laliberté

    Ce n’est pas le principe de responsabilité individuelle qui me bogue, comme être prudent sur les routes (le no-fault est en fait une abomination pro-récidivistes et pro-chauffards) ou maintenir une bonne santé et être responsable de tout ce qu’on fait, mais c’est plutôt les enjeux moraux où certaines personnes décident du sort de d’autres personnes, jusqu’à détruire leur intégrité physique. Vous aurez deviné qu’ici je parle, entre autres, du droit à l’avortement et à l’euthanasie. Un libertarien passionné m’avait dit à l’époque : «tant qu’elle peut payer l’opération, la femme peut se faire avorter 5, 10, 15 fois si elle le désire». Ou bien votre obstination à vouloir légaliser toutes les drogues fortes et de ne pas mettre de bâtons dans les roues aux producteurs et distributeurs de celles-ci … Moi c’est là que je décroche de votre vision sociale et morale de ce que devrait être une belle société.

    Juste avant la Grande Illusion tranquille des années 60 (et qui perdure encore aujourd’hui), le Québec faisait parti du top 5 des sociétés les plus prospères dans le monde entier. La recette gagnante appliquée à l’époque était, OUI, un libéralisme économique sans aucune oppression étatique, mais AUSSI, un cadre social conservateur (lire ici «droite sociale»). Les Québécois étaient droits, responsables, communautaires, et ils n’étaient pas 200 milliards dans le rouge ! À mon avis, revenir à un tel type de société serait encore la façon gagnante de nous en sortir. Ce que je doute fortement avec votre pensée sociale, qui, sachant ce qu’est fondamentalement l’être humain en l’absence d’autorité (civile et spirituelle) et lorsque tout est permis, que finalement votre société idéale vire en gros Far West …

    «Si ça t’intéresse, j’offre plusieurs solutions concrètes sur mon blogue»

    J’y jetterai un coup d’œil !

    «tu en trouveras aussi beaucoup d’autres sur le Québécois Libre»

    On va passer à un autre appel ! Disons que j’ai fait pas mal de flammèches avec le couple Masse-Guénette sur certains de leurs billets en 2007.

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      15 janvier 2010 à 7 07 22 01221
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      @ Frankie

      Vous aurez deviné qu’ici je parle, entre autres, du droit à l’avortement et à l’euthanasie. Un libertarien passionné m’avait dit à l’époque : «tant qu’elle peut payer l’opération, la femme peut se faire avorter 5, 10, 15 fois si elle le désire». Ou bien votre obstination à vouloir légaliser toutes les drogues fortes et de ne pas mettre de bâtons dans les roues aux producteurs et distributeurs de celles-ci … Moi c’est là que je décroche de votre vision sociale et morale de ce que devrait être une belle société.

      Je comprend, tu préfères imposer ta moralité aux autres? Je ne dis pas que je cautionne l’avortement à outrance. Personnellement, je crois que ça devrait n’être qu’un dernier recours et seulement dans certaines situations. Cependant je n’imposerai pas cette croyance par la force. Je préfère utiliser la persuasion, mais au bout du compte, la décision d’avorter ou pas revient au parents. C’est ça la liberté.

      Pour ce qui est des drogues, qui sommes-nous pour dicter ce que d’autres font à leur propre corps tant qu’ils en assument les conséquences? Sans compter qu’à partir du moment où ces drogues sont disponibles dans des commerces légaux, l’attrait est beaucoup moindre et le crime organisé est automatiquement évincé du marché. L’expérience du Portugal est une bonne indication que la décriminalisation des drogues est une meilleure voie. Imagine ce qu’on pourrait faire de tous les millions que nous dépensons dans cette futile guerre aux drogues.

      On va passer à un autre appel ! Disons que j’ai fait pas mal de flammèches avec le couple Masse-Guénette sur certains de leurs billets en 2007.

      Dommage. Je parlais du webzine et non du blogue. Il n’y a pas que des articles de Gilles Guénette et Martin Masse mais de toute une panoplie de collaborateurs. En recherchant dans les archives, tu réaliserais qu’il existe des solutions libertariennes à pratiquement tous les grands problèmes de ce monde.

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    14 janvier 2010 à 21 09 06 01061
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    Comment est-ce que le salariat est traité selon votre courant libertaire ?
    Il me semble que le salariat sous sa forme actuelle, est tout de même une sorte d’utilisation de la force pour contraindre un individu à lui enlever sa liberté.
    Travailler 35 à 40 heures semaines en plus du temps pour se rendre au travail, cela fait en sorte que l’employé passe la plus grande partie de son temps d’éveil à faire se faire policer, sans décider de son horaire, de ses vacances, de son salaire, de son apparence physique (selon les emplois), de ses collègues et parfois même il ne peut même rendre publique ses opinions. En plus, les employés ne décident pas de toutes les tâches qu’ils effectuent durant leur quart de travail selon les emplois.

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      15 janvier 2010 à 7 07 30 01301
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      @ Antoine

      En société, tout le monde doit travailler en principe. Certains choisiront l’entrepreneuriat, d’autres le salariat. Dans l’optique libertarienne, la relation employeur-employé est une relation consensuelle de part et d’autre. La seule arme qu’un employeur a pour garder des employés de talent, c’est de leur offrir un meilleur salaire et conditions que son compétiteur. Un employeur ne peut pas utiliser la force pour contraindre ses employés à quoique ce soit.

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    14 janvier 2010 à 22 10 22 01221
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    Je crois que seule l’intervention étatique est apte à redistribuer efficacement la richesse et à stabiliser l’économie. La preuve, les gouvernements de droite (Sarkosy, GWB et Harper) ont tous eu recours à l’État pour relever l’économie pendant la récession.

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      15 janvier 2010 à 7 07 37 01371
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      @ Sombre Déréliction

      Je crois que seule l’intervention étatique est apte à redistribuer efficacement la richesse et à stabiliser l’économie. La preuve, les gouvernements de droite (Sarkosy, GWB et Harper) ont tous eu recours à l’État pour relever l’économie pendant la récession.

      Désolé de vous décevoir, mais la présente crise économique et toutes les autres sont causées par l’intervention étatique. Cette intervention n’est pas stabilisatrice, bien au contraire.

      @PJCA

      La solidarité est la condition essentielle d’existence d’une société. Jusqu’où cette solidarité doit-elle intervenir avant que n’intervienne la liberté parfaite qui est le rêve de TOUT LE MONDE ?

      Je crois que la solidarité et la liberté personnelle ne sont pas nécessairement mutuellement exclusives. En société, il est dans l’intérêt personnel de tous d’être solidaires. Je vais probablement revenir avec un billet là-dessus. Il faut redéfinir certains termes.

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    14 janvier 2010 à 23 11 25 01251
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    @ Frankie:

    « Les 7 » se sont toujours présentés comme un site de débat où toutes les opinions sont les bienvenues si elles sont expriméés courtoisement, correctement… et ne sont pas illégales. ( Ne soutenez pas ici que la shoah n’a pas fait 6 millions de victimes !)

    @ Missive du T.

    Deux de mes commentaires – un sur l’article de Gagnon et l’autre sur l’article de Marginean – se sont volatilisés hier sans laisser de traces. Je soupçonne qu’une censure externe commence à s’appliquer sur laquelle nous n’avons pas de pouvoir.

    @ Philippe

    Ma position personnelle demeure inchangée. La solidarité est la condition essentielle d’existence d’une société. Jusqu’où cette solidarité doit-elle intervenir avant que n’intervienne la liberté parfaite qui est le rêve de TOUT LE MONDE ? C’est ce qu’il faut établir entre ce qu’on appelle Gauche et Libertariens. L’ennemi commun est évdemment la grande arnaque bancaire. C’est l’astuce des banquiers de manipuler sens des mots comme « capitalisme » et « corporatisme » pour semer la zizanie entre ceux qui veulent les pendre. Mais ça ira… Quand on verra la lumiere, on verra que c’est souvent une lanterne

    Pierre JC Allard

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    15 janvier 2010 à 0 12 16 01161
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    Je disais hier que l’articlei de Gagnon et celui de Marginean se complétaient; ils decrivent respectivement les rôles du « bagman » et du « hitman » dans les scenarios de vols de banque des films de gangsters des années « 50 …. Ne manque que le « wheelman », celui qui assure la fuite. Inutile, ici, puisque tout ça est légal…

    Je crois que ce commentaire n’a pas plu à une quelconque force supérieure.. WordPress ? Voyons ci celui-ci disparait…

    Pierre JC Allard

    J’aimerais attirer l’attention des Libertariens sur cet article de Raymond Viger. Que pensez-vous de cette façon de faire ?

    http://les7duquebec.wordpress.com/2009/10/10/taux-d-interet-promotionnel-de-cartes-de-credit/

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    15 janvier 2010 à 8 08 25 01251
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    « En société, il est dans l’intérêt personnel de tous d’être solidaires. »

    C’est un autre point qui est mal compris de la vision libertarienne. Chacun est libre est solidaire avec les autres et de donner temps, argent, travail, effort pour les aider. Chacun est aussi libre de ne rien donner à personne.

    Cependant, celui qui s’isole de la communauté demeurera seul quand il, lui-même, aura besoin d’aide. Il payera alors pour son égoïsme. Il n’est dans l’intérêt de personne de s’isoler des autres. Ceux qui le décident paie le prix de leurs décisions…

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    15 janvier 2010 à 13 01 59 01591
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    @ P. David

    «Je comprend, tu préfères imposer ta moralité aux autres?»

    Ce n’est pas une question d’imposer ce que je veux, mais plutôt de respecter le DROIT à la vie de l’être humain procréé dans le ventre de sa mère. Si je suis bien votre séquence de raisonnement, deux parents ont le droit de concevoir le nombre d’enfants qu’ils veulent, et ont la responsabilité d’en prendre soin, de les protéger et d’assurer que leurs droits les plus fondamentaux, comme celui de la vie, ne soient pas brimés. Selon cette séquence, s’ils y croient vraiment, les libertariens devraient tous être pros-vie !

    «L’expérience du Portugal est une bonne indication que la décriminalisation des drogues est une meilleure voie.»

    Je vais te donner un contre-exemple : l’alcool. Depuis qu’il y en a partout dans les dépanneurs, épiceries et à la SAQ, c’est rendu qu’aujourd’hui, nous parlons d’alcoolisme chez certains individus, sans compter tous les ravages que ça peut causer, comme les accidents sur la route, drames conjugaux, bagarres, etc. Je ne suis pas certain qu’en 1930, le phénomène avait une telle ampleur et même qu’on parlait à l’époque «d’alcoolisme». Et ici, on parle d’une drogue douce. Dans le cas qui nous intéresse, remplaçons l’alcool par la cocaïne. Quiconque qui en veut pourra en trouver dans un commerce qui affiche publiquement qu’il en vend. Alors question de faire des expériences de la vie, bon nombre de gens s’achèteront quelques petits sachets, question d’essayer cette petite poudre défendue à une certaine époque. Comble de malheur : la moitié d’entre eux resteront accros au produit, car n’oublions pas, ici on parle d’une drogue forte … très forte. Mais la drogue est légale, donc ils pourront logiquement toujours en avoir, car lorsqu’il y a une demande, on la colmate par l’offre. Donc l’accro (toxicomane) consomme et consomme, et s’aperçoit qu’au travail, ça devient problématique, il a de la difficulté à se concentrer, qu’il est moins disponible pour ses enfants, à moins de patience, etc. Les accros s’enfoncent de plus en plus, car ils en ont toujours besoin de plus. Ici, j’ai parlé d’une seule drogue. Certains aimeront plus le crack, les acides, les champignons magiques … J’imagine tu vois où je veux en venir. Tu me diras c’est leur responsabilité, mais il reste que la toxicomanie affectera la vie familiale, la vie professionnelle, donc, les Autres qui ne consomment pas nécessairement. C’est pour tout ça, à mon humble avis, qu’un cadre social conservateur minimal a toute sa pertinence.

    Mais comme je l’ai dit dans mes deux derniers messages, ça n’enlève en rien les bons éléments de votre pensée économique, qui tôt ou tard, devront être réappliqués pour créer plus de richesses et soigner nos finances publiques.

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      15 janvier 2010 à 15 03 25 01251
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      @ Frankie

      Ce n’est pas une question d’imposer ce que je veux, mais plutôt de respecter le DROIT à la vie de l’être humain procréé dans le ventre de sa mère. Si je suis bien votre séquence de raisonnement, deux parents ont le droit de concevoir le nombre d’enfants qu’ils veulent, et ont la responsabilité d’en prendre soin, de les protéger et d’assurer que leurs droits les plus fondamentaux, comme celui de la vie, ne soient pas brimés. Selon cette séquence, s’ils y croient vraiment, les libertariens devraient tous être pros-vie !

      Je te dirais que le sujet de l’avortement est controversé, même au sein des libertariens.

      J’imagine tu vois où je veux en venir. Tu me diras c’est leur responsabilité, mais il reste que la toxicomanie affectera la vie familiale, la vie professionnelle, donc, les Autres qui ne consomment pas nécessairement. C’est pour tout ça, à mon humble avis, qu’un cadre social conservateur minimal a toute sa pertinence.

      Mon frère était cocaïnomane et mon père était un alcoolique. Je suis très conscient des couts sociaux. Si tu veux vraiment aider les toxicomanes, cesse de vouloir les traiter en criminel et utilise les millions qu’on utilise présentement à enforcer des lois stupides contre la consommation simple et investis-les dans des programmes de réhabilitation à la place. C’est ce qu’ils ont fait au Portugal. C’est une question de gros bon sens.

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    15 janvier 2010 à 17 05 04 01041
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    « la présente crise économique et toutes les autres sont causées par l’intervention étatique. »

    Cette assertion tient de l’opinion et n’est guère démontrée.

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    15 janvier 2010 à 18 06 44 01441
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    Ce genre d’histoire ne démontre pas grand-chose. Le fait est que les dirigeants des pays occidentaux ont tous eu recours à l’État lors de la récession. Pourquoi ont-ils fait cela, ils sont mal informés?

    De plus, une vidéo idéologiquement motivée n’est pas une étude économique valable.

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      15 janvier 2010 à 20 08 47 01471
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      @ Dunham Bush

      Ce genre d’histoire ne démontre pas grand-chose. Le fait est que les dirigeants des pays occidentaux ont tous eu recours à l’État lors de la récession. Pourquoi ont-ils fait cela, ils sont mal informés?

      Est-tu en train de me dire que parce que Bush, Obama, Harper et Sarkozy l’on fait, ça doit être bon? Pouahahahahahahahahaha!!! Beau cadre de référence!

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    15 janvier 2010 à 21 09 12 01121
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    Non je dis que les politiciens qui tenaient le même discours que vous autres sur le rétrécissement de l’État ne croyaient finalement pas à sa réalisation. Dès qu’ils ont senti le plancher vacillé, ils sont tombés directement dans les mains de l’État.

    Quant à la question « Pourquoi ont-ils fait cela, ils sont mal informés? » je n’émettais aucune opinion, mais posait réellement une question. Pourquoi ont-ils fait cela??

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      16 janvier 2010 à 8 08 09 01091
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      @ Dunham Bush

      Non je dis que les politiciens qui tenaient le même discours que vous autres sur le rétrécissement de l’État ne croyaient finalement pas à sa réalisation. Dès qu’ils ont senti le plancher vacillé, ils sont tombés directement dans les mains de l’État.

      Les politiciens ne sont pas une bonne référence sur le sujet de l’économie. Aucun des politiciens ci-haut n’ont été autre chose que des étatistes. Aux États-Unis, les républicains ont beau clamer être pour le rétrécissement de l’état, mais historiquement ils font tout le contraire. Même chose pour Harper et Sarkozy est un des pires corporatistes dans la sphère politique.

      Quant à la question « Pourquoi ont-ils fait cela, ils sont mal informés? » je n’émettais aucune opinion, mais posait réellement une question. Pourquoi ont-ils fait cela??

      Les politiciens aiment jouer au sauveur et nous sommes toujours là pour les encourager et réclamer leur intervention. Leur bible est la Théorie Générale de Keynes et peu importe combien de fois les théories de Keynes ont été invalidées, ils continuent de l’utiliser. Eintein disait que la folie c’était de toujours répéter la même expérience et espérer un résultat différent à chaque fois. Il faut donc questionner la santé d’esprit de nos politiciens.

      @ Darwin

      Pas terrible, c’est vrai. Mais quand même nettement mieux que six références au même blogue de quelqu’un qui pense comme nous. J’appelle cela de l’autoréférence…

      C’était justement des références à mon propre blogue et certains de ces articles ont des références à d’autres ouvrages. J’ai déjà écrit de long en large sur le sujet. Il est donc normal que je me réfère à mes propres écrits. Mais si vous recherchez quelque chose de plus sérieux, je vous invite à consulter le « Bailout Reader » de l’Institut Mises. Ce site est le plus important centre de l’école autrichienne d’économie et les économistes qui y écrivent avaient prédit la bulle immobilière bien avant qu’elle n’éclate.

      @ PJCA

      Je crois au contraire qu’elle sont nécessairement COMPLÉMENTAIRES. Je vais revenir avec un billet la-dessus dès lundi.

      J’attends de le lire avec impatience 🙂

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    15 janvier 2010 à 23 11 30 01301
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    @ Philippe David

    «Est-tu en train de me dire que parce que Bush, Obama, Harper et Sarkozy l’on fait, ça doit être bon? Pouahahahahahahahahaha!!! Beau cadre de référence!»

    Pas terrible, c’est vrai. Mais quand même nettement mieux que six références au même blogue de quelqu’un qui pense comme nous. J’appelle cela de l’autoréférence…

    Répondre
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    16 janvier 2010 à 0 12 59 01591
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    @ P.D.

    « Je crois que la solidarité et la liberté personnelle ne sont pas nécessairement mutuellement exclusives (…) Je vais probablement revenir avec un billet là-dessus. Il faut redéfinir certains termes. »

    Je crois au contraire qu’elle sont nécessairement COMPLÉMENTAIRES. Je vais revenir avec un billet la-dessus dès lundi.

    Pierre JC Allard

    Répondre
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    16 janvier 2010 à 11 11 40 01401
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    @ Philippe

    «je vous invite à consulter le « Bailout Reader » de l’Institut Mises. »

    C’est aussi de l’autoréférence.

    « les économistes qui y écrivent avaient prédit la bulle immobilière bien avant qu’elle n’éclate.»

    Comme Nouriel Roubini et Paul Krugman entre autres. Et je suis sûr que cela ne les rend pas plus crédible pour vous, comme cela ne rend pas les économistes de l’école autrichienne plus crédibles pour moi.

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      16 janvier 2010 à 20 08 06 01061
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      @ Darwin

      Comme Nouriel Roubini et Paul Krugman entre autres. Et je suis sûr que cela ne les rend pas plus crédible pour vous, comme cela ne rend pas les économistes de l’école autrichienne plus crédibles pour moi.

      Je respecte Roubini et si vous le lui demandiez, il vous dirait probablement que la bulle immobilière a justement été le fruit de manipulations étatistes. Entre autre par les politiques d’accès à la propriété des administrations Clinton et Bush, ainsi que le crédit facile généré par la Fed. Krugman n’a pas autant prédit la bulle qu’il a encouragé Greenspan à la créer.

      Pour les données sur la charité, c’est très intéressant en effet.

      @ Stephane.G

      Drole que les libertariens parlent quasi jamais du Chili du temps de Pinochet…Friedman a eu une tres grande influance sur l’economie du pays et on a vu ou ca les a mene

      De un, Pinochet était loin d’être un libertarien, donc toute implémentation de recommandations de Friedman par lui ne serait probablement pas faite selon l’esprit libertarien. De deux, Friedman avait une grosse faille: Il croyait qu’il était approprié que l’état et la banque central ait le contrôle de la création monétaire et des taux d’intérêts. Pourtant ça va à l’encontre d’un véritable marché libre.

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    16 janvier 2010 à 18 06 12 01121
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    @ Philippe

    «Pas surprenant que les québécois soient las moins généreux en Amérique du Nord quand vient le temps de donner aux oeuvres de charité, loin derrière ces méchants individualistes américains! »

    Cette réalité me chicote depuis des années. Je me demandais la raison de cet écart : parce qu’on se fie davantage à l’État, comme vous et bien d’autres l’affirment ou pour une autre raison ?

    Serait-ce possible que nous soyons plus généreux lors de collectes et de guignolées où on ne reçoit pas de reçu pour l’impôt ? Difficile de croire que cela expliquerait l’écart et c’est de toute façon impossible de vérifier une telle hypothèse avec des données fiables.

    Ensuite, je me suis rappelé que les universités anglophones reçoivent toutes beaucoup plus de dons que les francophones. Est-ce possible que cela explique l’écart ? Alors, j’ai cherché des données sur les dons par type d’organismes.

    Cela existe au http://www.donetbenevolat.ca . Ce site contient des rapports et feuillets d’information sur L’Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation. En comparant les données du Québec (feuillets) et du Canada (rapport complet) pour 2004 (les données du Québec ne sont pas encore disponibles pour 2007), j’ai fait les constats suivants :
    – le don moyen par adulte est de 340 $ au Canada et de 175 $ au Québec, comme on pouvait s’y attendre;
    – contrairement au système d’impôt, les moins riches versent une plus grande partie de leurs revenus en dons que les riches (de plus de 1,5 % du revenu pour ceux qui gagnent moins de 20 000 $ par année à 0,5 % pour ceux qui gagnent 60 000 $ et plus par année);
    – 64 % de l’écart entre les dons des Québécois et des Canadiens s’expliquent par le fait qu’ils donnent moins aux… organismes religieux (!!!) et un autre 20 % au fait qu’ils donnent moins aux organismes de santé hôpitaux et universités.
    – le reste (14 %) s’expliquerait très bien par leur revenus moins élevés.

    Étonnant, n’est-ce pas !

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    16 janvier 2010 à 18 06 24 01241
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    Drole que les libertariens parlent quasi jamais du Chili du temps de Pinochet…Friedman a eu une tres grande influance sur l’economie du pays et on a vu ou ca les a mene

    Répondre
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    16 janvier 2010 à 18 06 34 01341
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    Stephane G,

    Ah oui, la connexion Pinochet – Libertariens, explique nous donc ça Stephane…

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    16 janvier 2010 à 21 09 14 01141
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    @ Philippe

    «Je respecte Roubini et si vous le lui demandiez, il vous dirait probablement que la bulle immobilière a justement été le fruit de manipulations étatistes.  »

    S’il le pensait il l’aurait dit. Il n’a pas spécialement la langue dans sa poche. Et s’il l’a dit, j’aimerais avoir une source.

    «Entre autre par les politiques d’accès à la propriété des administrations Clinton et Bush »

    J’ai aussi entendu à de nombreuses reprises cette interprétation si loin des faits que c’en est rendu une légende urbaine. Les banques et autres établissements financiers (non soumis à la réglementation des banques, en passant) n’ont jamais été obligés de porter l’effet de levier à 30…

    «Krugman n’a pas autant prédit la bulle qu’il a encouragé Greenspan à la créer.»

    J’aurais gagé un mille que vous m’auriez parlé de cette chronique de 2002 ! Tout ce que les libertariens avec qui j’ai échangé ont à dire de Krugman est de ressortir cette histoire (et parfois une autre…). L’ironie, vraiment, ne passe pas dans vos rangs. C’était clair qu’il critiquait Grennspan en disant qu’il ne trouverait pas mieux pour sortir d’une récession créée par une bulle (la technologique) que d’en créer une autre, ce qui, en effet, crée de la croissance à court terme avant que la seconde n’éclate à son tour.

    Il n’empêche que plein d’économistes de droite l’ont traité de pessimiste invétéré (ça, ce sont les plus gentils…) à la suite de sa chronique de 2005 où il disait entendre les premiers sons du dégonflement de la bulle. Il avait pourtant raison… http://www.nytimes.com/2005/08/08/opinion/08krugman.html?_r=1 .

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      17 janvier 2010 à 8 08 49 01491
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      @ Darwin

      Pourtant ce n’est pas les références su Roubini qui manquent:

      http://www.youtube.com/view_play_list?p=F6755E6F04F90DF8

      Quant à Krugman, qu’il ait prédit la bulle ou non, il n’en reste qu’il continue d’applaudir des mesures qui ne font qu’aggraver la crise et sont en train de créer d’autres bulles. Roubini et les autrichiens ne sont pas d’accord sur les solutions, mais une chose sur laquelle ils sont d’accord, c’est qu’aucun des problèmes qui on causé la crise n’ont été réglé et qu’il ne faut surtout pas suivre l’exemple du Japon, ce que Krugman préconise. Donc dans le cas de Krugman, nous pouvons dire que même une horloge brisée donne l’heure juste deux fois par jour.

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    16 janvier 2010 à 22 10 16 01161
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    Le 11 septembre 1973, le Chili subissait un coup d’Etat militaire mené par le général Augusto Pinochet . Ce dernier renversa la sociale-démocratie du président élu démocratiquement, Salvador Allende. Or, plus que la chute d’un gouvernement qui gênait les intérêts de Washington, le 11 septembre 1973 a vu débarquer une équipe de jeunes économistes sud-américains formés à l’école de Milton Friedman ; cette équipe, les « Chicago Boys » comme on les avait baptisés, allait appliquer la trinité friedmanienne ou néolibérale : privatisation-déréglementation-réduction des dépenses sociales. Les effets de cette recette économique allait entraîner des dégâts considérables pour l’économie chilienne, cela pour des décennies : inflation des prix de presque 400 % avec envolée des prix sur les denrées alimentaires de base ; privatisation des entreprises publiques au profit de multinationales souvent américaines, sans condition de réinvestissement dans le pays ni obligation d’embaucher de la main-d’œuvre locale ; explosion du chômage et émeutes de la faim ; délabrement des services comme la fourniture d’eau potable et d’électricité…

    Mais le chaos économique et social qu’avait engendré l’application de la doctrine des « Chicago Boys » n’aurait jamais pu se faire sans l’aide d’un régime dictatorial, à leur écoute et pouvant utiliser sa force (police et armée) pour soumettre les citoyens à la nouvelle politique néolibérale. Les syndicats et les mouvements de gauche étaient eux-mêmes réprimés férocement pour s’être opposés au diktat des conseillers économiques formés à l’école de Friedman. Pis, au lieu de croire que ces derniers étaient des économistes mus par une doctrine en laquelle ils croyaient sincèrement, les « Chicago Boys » furent en première ligne du détournement des fonds publics et profitèrent, avec les investisseurs étrangers et les cadres politiques du régime, de la corruption généralisée inhérente à la doctrine friedmanienne.

    Bien évidemment, Milton Friedman, mis devant le fait accompli – celui de voir ses élèves contribuer à la mise en place et à l’enrichissement d’un Etat fasciste, corporatiste et ploutocratique – nia jusqu’au bout ses responsabilités et les errements de sa doctrine économique. Au contraire, l’homme soutint que Pinochet ne fut pas assez dur dans l’application de sa doctrine, ce dernier faisant finalement volte-face pour freiner le chaos économique qui commençait à menacer son propre régime. Pourtant, la doctrine néolibérale de Milton Friedman n’avait pas encore connu son « âge d’or » et des méthodes bien plus terrifiantes furent employées pour soumettre l’individu au choc capitaliste de l’éminent universitaire américain.

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      17 janvier 2010 à 21 09 24 01241
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      @ Stephane.G

      Les effets de cette recette économique allait entraîner des dégâts considérables pour l’économie chilienne, cela pour des décennies : inflation des prix de presque 400 % avec envolée des prix sur les denrées alimentaires de base

      Tout de suite en partant, si on considère que les théories monétaires de Friedman allaient dans le sens de juste créer assez d’argent pour égaler les augmentations dans la production, suivre cette doctrine devrait donner une inflation quasi nulle. Il est donc impossible d’avoir un scénario d’hyperinflation en suivant les doctrines de Friedman. La réalité est que les Chicago boys ont probablement donné plein de recommandations que Pinochet a suivi tout croche (pour avoir 400% d’inflation, il faut imprimer de l’argent comme si ça poussait sur des arbres), et ensuite on blâme le capitalisme sauvage. Il est usé ce disque là.

      En revanche, les doctrines de Friedman avaient la vedette pendant les années de l’administration Reagan et ça a été une période très prospère pour les É-U. Cherchez l’erreur…

      ahhhh l’indice de libertee economique…les libertariens ne jurent qu’avec ca…comme si ceux qui sont dans le top 10 serais les meilleurs endroit a vivre et pourtant….

      Même la Chine communiste a compris l’utilité de la liberté économique. C’est la raison pourquoi ils ont décidé de ne rien changer dans la gouvernance de Hong Kong.

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    17 janvier 2010 à 8 08 27 01271
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    Stephane G. ..,

    C’est de la bouillie pour les chats, ton histoire.

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    17 janvier 2010 à 11 11 51 01511
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    @ Philippe

    «il ne faut surtout pas suivre l’exemple du Japon, ce que Krugman préconise »

    Krugman a souvent critiqué les solutions mises en branle au Japon et mis en garde sur les dangers de la déflation. Mais là n’est pas le point que je soulevais au début de cet échange.

    Nous ne partageons bien sûr pas la même lecture sur Krugman, ce qui montre que j’avais bien choisi mon exemple pour appuyer le fait que de prédire l’éclatement de la bulle immobilière n’est pas une preuve, ni pour vous, ni pour moi, de la qualité d’un économiste ou d’une école économique.

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      17 janvier 2010 à 16 04 16 01161
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      @ Darwin

      Krugman a souvent critiqué les solutions mises en branle au Japon et mis en garde sur les dangers de la déflation. Mais là n’est pas le point que je soulevais au début de cet échange.

      Krugman critiquait les mesures prises au Japon parce qu’il les croit « trop timides ». Pourtant après deux décennies de stagnation et un ratio de dette au PIB qui va bientôt toucher 200%, il n’y a qu’un économiste qui peut considérer ça « timide ». Encore une fois, on revient à ce que disait Enstein:  » la folie c’est continuellement répéter la même expérience et s’attendre chaque fois à un résultat différent. »

      Nous ne partageons bien sûr pas la même lecture sur Krugman, ce qui montre que j’avais bien choisi mon exemple pour appuyer le fait que de prédire l’éclatement de la bulle immobilière n’est pas une preuve, ni pour vous, ni pour moi, de la qualité d’un économiste ou d’une école économique.

      éeffectivement, il faut regarder un peu plus loin que ça, alors allez voir un peu c’est quoi leur raisonnement et leur explication et essayez de trouver la plus plausible. Je peux vous garantir que ce ne sera pas celle de Krugman qui gagnera. Roubini et les Autrichiens sont plutôt d’accord sur les causes de la bulle immobilière, ce qui rend leur diagnostic plus plausible. Là où Roubini diverge avec les autrichiens, c’est pour les solutions.

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    17 janvier 2010 à 12 12 00 01001
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    Vouloir livrer la justice sociale pour tous à des undividualistes anti gouvernementaux libertariens est entièrement ridicule et utopique .
    Car si cela était possible il n’y aurait pas de milliardaires car les riches partageraient avec ceux qui crèvent parce qu’ils manquent de tout
    L’unique façon de permettre un partage équitable est un gouvernement qui taxe les milliardaires pour distribuer aux misèreux en permettant ainsi aux pauvres non indigents , aux moyens non insécurisés et aux riche non méprisants de bien vivre suivant leur niveau social .

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    17 janvier 2010 à 16 04 52 01521
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    @ Philippe

    «Roubini et les Autrichiens sont plutôt d’accord sur les causes de la bulle immobilière, ce qui rend leur diagnostic plus plausible.»

    Vous devriez écrire un billet là-dessus, ce serait plus efficace si vous voulez développer sur ce sujet. Je ne suis toujours pas convaincu de l’identité des diagnostics entre Roubini et l’école autrichienne. Et cela ne prouverait toujours pas que leur diagnostic serait le bon, ni même plus plausible !

    Quant à Krugman, il est loin d’être seul à établir un diagnostic lié au manque de réglementation, à la croissance du capital fictif et aux conséquences du type de rémunération dans le milieu financier, que ce soit aux États-Unis, en Europe ou au Québec. Il est clair que nous ne fréquentons pas le même milieu !

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    18 janvier 2010 à 22 10 28 01281
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    En revanche, les doctrines de Friedman avaient la vedette pendant les années de l’administration Reagan et ça a été une période très prospère pour les É-U. Cherchez l’erreur…

    ahhh ouais c’etais tellement prospere que Reagan a foutu le pays dans une dette dementielle…allo la prosperitee

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      19 janvier 2010 à 7 07 26 01261
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      @ Stephane.G

      Peu importe ce que Krugman en pense, Reagan a hérité d’une économie en pièces à cause d’une orgie d’inflation causée par les administrations Nixon/Ford et Carter et a recollé les morceaux. Quant à la durée de la reprise, elle a cessé quand Bush sr. et Alan Greenspan ont pris la gouverne. Je trouve le dernier tableau de Krugman parfaitement risible avec la période de la présidence de Reagan enfouie dans la stagflation des années 70; de la pure démagogie. Quant à la dette, c’est le seul vrai reproche que j’ai à faire à Reagan, mais il a laissé le bureau ovale avec un pays en bien meilleure condition que lorqu’il y est entré.

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    19 janvier 2010 à 10 10 58 01581
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    « C’est de la bouillie pour les chats, ton histoire. »
    Vive les chats! 🙂

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    19 janvier 2010 à 12 12 01 01011
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    Il n’y a pas que son histoire qui est de la bouillie pour les chats.
    « Quant à la dette, c’est le seul vrai reproche que j’ai à faire à Reagan, mais il a laissé le bureau ovale avec un pays en bien meilleure condition que lorsqu’il y est entré ».
    Je crois rêver.

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    19 janvier 2010 à 21 09 20 01201
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    @ Alain B.

    « il a laissé le bureau ovale avec un pays en bien meilleure condition que lorsqu’il y est entré»
    « Je crois rêver.»

    En bien meilleure position pour les riches !

    Pratiquement aucun gain de revenu pour la classe moyenne, mais une augmentation après inflation d’envron 75 % pour le 1 % le plus riche et un taux de pauvreté en hausse. Et les reaganiens se rappellent cette période avec nostalgie…

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      19 janvier 2010 à 21 09 36 01361
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      @ Darwin

      Vous préférez peut-être la stagflation des années 70? Le marasme du New Deal? Les excès de Clinton et des deux Bush qui on conduit à l’éclatement de deux bulles majeures en moins d’une décennie? Sans compter qu’Obama est bien parti pour faire paraitre ses prédécesseurs comme de parfaits amateurs en termes de corporatisme débridé?

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    19 janvier 2010 à 22 10 19 01191
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    @ Philippe

    «Vous préférez peut-être la stagflation des années 70?»

    Nettement, car la classe moyenne continuait à s’enrichir et la pauvreté à reculer.

    Bon, je suis d’accord qu’il fallait agir, au pire, on ne peut effectivement lui reprocher la récession du début de son mandat. Ce que je lui reproche le plus, ce sont ses baisses d’impôt aux riches et ses luttes anti-syndicales qui ont lancé l’essouflement puis l’étranglement de la croissance de la classe moyenne.

    «Les excès de Clinton et des deux Bush»

    Pour les Bush, je suis d’accord, mais probablement pour des raisons opposées aux vôtres.

    L’ère Clinton fut celle de la plus forte croissance depuis le début des années 80, mais je lui reproche quand même ses échecs en matière de distribution des revenus (de ce côté, il fut à peine moins pire que Reagan) et son incapacité (avec sa femme…) de faire adopter une réforme de la santé. Il faut dire qu’il avait les deux Chambres contre lui. Vous devriez l’aimer, il a fini son deuxième mandat avec le plus fort surplus budgétaire de l’histoire et a coupé les prestations d’aide sociale (dans ce dernier cas, ce que je lui reproche, bien sûr !) !

    Quant à l’aveuglement sur la bulle technologique, je l’impute davantage à Greenspan. C’était aussi, il faut l’avouer, une période étrange.

    J’ai rencontré à l’époque des gens du milieu des affaires qui croyaient que dans la «nouvelle économie», l’importance des profits étaient moins grande qu’avant. Et c’est moi, le gauchiste, qui les contredisait (authentique !). Et, si la reprise fut si lente après l’éclatement de la bulle technologique, c’est bien en raison de la phobie de Bush de continuer à faire diminuer encore plus les impôts des riches et à faire la guerre.

    Quant à Obama, je lui reproche surtout son plan de relance trop timide, sa réforme de la santé incomplète, ses tentatives ridicules de gouverner avec l’appui de quelques républicains et ses tergiversations à règlementer le secteur fiancier. Mais, au moins, il pose certains gestes dans le bon sens.

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      20 janvier 2010 à 15 03 35 01351
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      @ Darwin

      Nettement, car la classe moyenne continuait à s’enrichir et la pauvreté à reculer.

      Je me demande comment la classe moyenne pouvait vraiment s’enrichir en termes réels avec l’inflation dans les deux chiffres.

      Quant à Obama, je lui reproche surtout son plan de relance trop timide

      Je ne peux que sourire quand je vois un keynesien dire que le plan de relance d’Obama est « trop timide ». C’est l’excuse classique des keynésien quand ces stimulus floppent inévitablement. Dites-moi, combien aurait été assez? Parce que pour le reste du peuple, 800 milliards plus les 700 milliards du TARP, c’est tout sauf timide.

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  • Ping : Libéralisme et moralité

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    20 janvier 2010 à 17 05 38 01381
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    @ Philippe

    «Je me demande comment la classe moyenne pouvait vraiment s’enrichir en termes réels avec l’inflation dans les deux chiffres.»

    Avec un revenu qui augmentait plus que l’inflation.

    «Je me demande comment la classe moyenne pouvait vraiment s’enrichir en termes réels avec l’inflation dans les deux chiffres.»

    Une grosse partie du Tarp est déjà remboursé ou en voie de l’être. Le plan de relance avait beaucoup trop de baisses d’impôts (entre 30 % et 40 %), mesure improductive pour une relance. Sans baisse d’impôt, il aurait fallu au moins le double du reste.

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    22 février 2010 à 23 11 17 02172
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    Bravo pour votre article.
    Personnellement ce genre d’article devrait être publié dans tous nos médias et nos école. Mais malheureusement ici au Québec nous n’avons pas la liberté de parole.
    Vous devriez faire plus de publicité pour faire connaître votre site. Personnellement je vais essayer le faire connaître.
    Le québec s’en va vers un cahos total et si personne ne se réveille nous allons devenir une vrai république de bananes ou une Russie.
    Sincérement, les gens ne ne sont pas assez conscient et éveillé de ce qui va arriver. Les médias font de la propagande. Les citoyens doivent être mis au courant.
    La liberté et nos droits sont diminués de jour en jour, un vrai gouvernement maternant et les gens deviennent désabusés.
    Il nous faut un vrai leader, tels que Ron Paul qui prône les bons principes.
    Il nous faut des animateurs de radio et télévision tels que Glenn Beck, Rush Linbaugh, Alex Jones etc..
    Autrement les gens les plus éveillé vont quitter le Québec.
    Nous n’entendons pas assez parlé du mouvement nouveau Québec. Peut être il pourrait y avoir une solution avec ce parti.
    Continuer votre ouvrage .

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