L’IRAN DANS L’OEIL DU VAUTOUR

Robert Bibeau, éditeur du webmagazine http://Les7duquebec.com  et Pierre Dortiguier, analyste politique analysent ce sujet.

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a souligné dans une interview à la chaîne CNN que le retrait de l’accord nucléaire était l’une des options de l’Iran face aux États-Unis.

Interrogé par le présentateur de CNN, Fareed Zakaria, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que la confirmation du respect ou du non-respect par l’Iran du Plan global d’action conjoint (PGAC) ne faisait pas partie de l’accord nucléaire et qu’elle constituait un problème interne et n’enlève rien à la responsabilité du gouvernement américain d’accomplir ses obligations envers cet accord international.

À la suite de la montée des divergences au sein de l’administration Trump sur l’accord nucléaire iranien, les analystes politiques soulignent que la Maison Blanche est bien divisée sur le PGAC.

Le think tank du Moyen-Orient, basé à Washington, a évoqué les allégations des autorités de la Maison Blanche comme quoi l’Iran ne respecterait pas ses engagements pris dans le cadre de l’accord nucléaire avant d’avertir que les États-Unis risqueraient d’être abandonnés par leurs alliés européens.

« Si les États-Unis se retirent de l’accord nucléaire signé entre l’Iran et les 5 +1, Téhéran signera un accord avec la Russie, la Chine et les puissances européennes et c’est ainsi que les États-Unis resteront isolés », a averti un analyste du think tank américain.

Si les États-Unis décident un jour de quitter l’accord nucléaire iranien, sous un quelconque prétexte, cela donnera carte blanche à Téhéran pour tout un éventail de scénarios, a déclaré le Président iranien Hassan Rohani après son intervention à la 72e Assemblée générale de l’ONU.

Le président iranien a ajouté :

 « si quelqu’un quitte l’accord ou le viol, nous aurons entièrement les mains libres ».

Selon la position du président français, Emmanuel Macron, l’accord conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien doit évoluer. En marge de son discours le mercredi 20 septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, Macron a déclaré que :

« Cet accord est-il suffisant ? Non. Il ne l’est pas compte tenu de l’évolution de la situation régionale, de la pression croissante que l’Iran exerce dans la région et compte tenu de l’activité depuis l’accord accrut de l’Iran sur le plan balistique. » Pour autant, rayer cet accord, qualifié à l’époque d’« historique », serait une erreur, a-t-il ajouté.

Et enfin, compte tenu des propos tenus par Donald Trump à la tribune des Nations unies sur le dossier iranien, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a déclaré : « Les propos effrontés de Trump, qui ne tiennent aucun compte de la lutte menée par l’Iran contre le terrorisme, traduisent sa méconnaissance et son ignorance », a-t-il dit.

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétaire depuis 40 années.

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