Oui, la CIA a déjà investi dans « l’espionnage psychique » 2 : L’expérience du prestidigitateur Ranky avec le médium Joseph McMoneagle

Paranormal_Yeux

CHARLES TREMBLAY : Après avoir mis en déroute de manière « diabolique » le SORALIEN Nicolas Beaudin, ainsi que le troll Robert Huet/André Lefunestre (car il s’agit d’une seule et même personne), je peux maintenant changer de sujet. Je regardais sur mon propre site ce que je pouvais reprendre ici et j’ai réalisé que j’avais un travail qui était resté inachevé depuis octobre 2014. Le 11 de ce mois-là, j’avais publié un article intitulé Oui, la CIA a déjà investi dans « l’espionnage psychique », qui reprenait une entrée du livre 100 mots pour comprendre la voyance (Les Empêcheurs de penser en rond, Paris, 2005) de Bertrand Méheust. Or, cet article a une suite indirecte. Dans son écrit, Méheust faisait référence à un documentaire réalisé par Marie-Monique Robin en 2004, où le remote viewer Joseph McMoneagle était testé par Mario Varvoglis de l’Institut Métapsychique International (IMI) et par le prestidigitateur professionel Ranky. Ce dernier a écrit un livre, Le paranormal, de mes yeux vu… (Trajectoire, Paris, 2006), où il relate son expérience avec McMoneagle (p.43-54). J’avais repris le récit du prestidigitateur sur la Jérusalem des Terres Froides mais j’aurais dû normalement le présenter ici aux 7 du Québec le samedi suivant le premier article. Qu’à cela ne tienne, voilà le travail achevé :

N.B. Mes excuses pour la mise en page erratique. Je suis désolé mais je ne bat plus contre le code html merdique de WordPress. Pour une présentation plus claire, référez-vous à mon site.

—Le paranormal, de mes yeux vu… les médiums—
Dossier Maud Kristen

Dossier Joseph McMoneagle

J’aborderai le cas Maud Kristen avec une approche tout à fait personnelle et particulière. C’est la journaliste Marie-Monique Robin, grand reporter, auteur de nombreux ouvrages et émissions de télévision qui m’a présenté Maud lors d’une séance de spiritisme donnée par le groupe « Cuarto de Luz » où j’avais été pressenti pour donner mon avis sur ces manifestations. Avec une lucidité et une intuition des plus pointues, Maud Kristen m’avait exposé son opinion sur les prestations douteuses de ces spirites mexicains. J’étais sûr de revoir Maud Kristen dans un avenir proche pour un travail très constructif.

 

En effet, quelque temps plus tard, Marie-Monique Robin sollicitait ma participation dans un film qu’elle préparait avec la productrice Françoise Gazio.
Marie-Monique Robin est une des rares journalistes françaises ayant décidé de porter un regard rationnel et sans tabou sur les phénomènes encores inexpliqués, en se plaçant du côté du raisonnement scientifique sur l’irrationnel. Tout cela, nous dit-elle, parce qu’elle est tombée sur le bouquin d’un professeur d’université californienne qui parlait, entre autre, de la conscience : comment ça marche, vaste problème ! grand mystère ! et qui relatait un tas de travaux scientifiques sur la télépathie, la vision à distance. Elle découvrait que depuis un siècle, on menait, un peu partout dans le monde, sauf en France, avec une petite exception au début du XXième siècle, des travaux dans des laboratoires pluridisciplinaires. Dans ce livre, on parle de la communication entre les êtres hunains, la télépathie, la capacité de s’informer par d’autres moyens que les sens ordinaires. La vision à distance, poursuit Marie-Monique, ça existe ou ça n’existe pas, mais au moins, ils essaient de savoir si on peut, par des travaux, appréhender, mesurer, répéter. Il faut savoir qu’aux États-Unis, depuis 1969, la parapsychologie est une discipline qui a intégré l' »Association pour le Progrès de la Science » (l’establishment scientifique américain), et elle en fait partie comme d’autres disciplines : physique, mathématique, etc. Ce qui est loin d’être le cas en France !
La parapsychologie est toujours un sujet tabou en France
Vous dites que vous travaillez sur ce sujet : on vous soupçonne d’être devenu fou ou d’être tombé dans le New-Age. Et quand vous parlez avec des scientifiques français, on voit bien que ça les interesse, mais ils rétorquent très vite : « Si on met le doigt là-dedans, on va m’accuser de ‘croire en Dieu' ».
Marie-Monique Robin a donc dû aller ailleurs : en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, aux États-Unis, dans de nombreux pays où on étudie la parapsychologie scientifique. Il a résulté de cette enquête minutieuse un film riche d’enseignements, à mon humble avis, le dicument le plus objectif et honnête jamais produit à ce jour sur le paranormal et portant le titre : « La Science face au paranormal« .
Le cerveau humain étudié par des scientifiques pendant des séances de voyance
Maud Kristen, engagée dans ce documentaire, s’est donc rendue aux États-Unis pour se soumettre aux investigations de Norman Don, professeur en neurologie à l’université de Chicago. Connectée à diverses machines, l’équipe de Norman Don va observer ce qui se passe dans sa tête pendant qu’elle tente de communiquer par un autre sens que par les cinq connus, ce qui constituerait donc un sixième sens. Plutôt que de prouver l’existence des capacités paranormales, l’objectif est surtout d’étudier l’activité cérébrale de Maud pendant ses voyances. Maud s’est donc pliée aux exigences des scientifiques en se soumettant à diverses expériences : notamment, deviner le contenu de sept enveloppes scellées, avec un protocole expérimental rigoureux. Même Norman Don ne connaissait pas les documents placés dans les enveloppes, ceci afin d’éviter tout phénomène télépathique éventuel. Maud donnera une description d’une très grande justesse sur trois enveloppes.
Les ondes cérébrales, au moment où elle a commencé à « voir » le document sont du type Alpha, ce qui correspond à 10 hertz, soit 10 cycles par seconde, caractéristiques d’un état de profonde relaxation. L’hémisphère cérébral gauche et l’hémisphère droit sont par moment alignés, c’est-à-dire que leur activité est synchrone. Ce n’est pas habituel. En général, les deux hémisphères ne fonctionnent pas en phase. La synchronisation des deux hémisphères cérébraux est une caractéristique de ce que les neurologues appellent un état modifié de conscience. Norman Don raconte l’exemple des chamans qui prennent des plantes hallucinogènes pour atteindre cet état. Ils sont alors capables de soigner des gens et d’avoir toutes sortes de capacités paranormales. Il cite également la période de rêve dans le sommeil qui est un état très réceptif permettant à certaines personnes de faire des rêves prémonitoires qui se réalisent par la suite.
Les sujets Psi ne fonctionnent pas selon les lois ordinaires de la nature. Mais dans les autres pays, nous sommes dans le domaine de la recherche, nous ne sommes pas dans le domaine de croyance dans lequel la France est confinée.
Un des plus grands voyants du monde
Un autre médium s’est soumis aux expérimentations des chercheurs américains. Joseph McMoneagle, ancien agent des services secrets américains, est aujourd’hui le voyant le plus décoré du monde : 38 médailles dont la prestigieuse « Légion du Mérite ». En 1970, en Allemagne où il est en poste, il est victime d’un accident cardio-vasculaire qui le plonge dans le coma. Il réalise alors une expérience de mort imminente considérée depuis l’année 1994 comme un état modifié de conscience. C’est en sortant de cet état qu’il a commencé à faire des expériences paranormales, comme si cet accident avait ouvert des portes devant lui. En 1978, il est engagé par la CIA comme voyant-espion. Il intègre le programme Star Gate avec pour objectif de tester la vision à distance permettant de visiter mentalement des lieux. Il participe à 200 missions de vision à distance dont 150 auraient été positives, c’est-à-dire qu’elles auraient servi aux plus hautes sphères du gouvernement. Le programme, supervisé par des physiciens, est issu de la « guerre froide » que se menaient à l’époque la CIA et le KGB des services soviétiques. Il a coûté environ 1 million de dollars annuels. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des résultats sont toujours classés « Secret-Défense ».
Aujourd’hui, Joseph McMoneagle est indépendant et travaille principalement pour la police ou les groupes industriels.
J’ai testé Maud Kristen et McMoneagle.
Concernant ces deux voyants, Marie-Monique Robin et Françoise Gazio vont donc me demander d’établir un protocole d’expérimentation pour le film qu’elles réalisent. Pour notre comité, c’est une grande première car nous allons devoir établir un protocole très spécial contrôlant simultanément deux médiums, l’un en France et le second aux États-Unis, en tenant compte du décalage horaire et en éliminant à l’insu des producteurs du film et des techniciens, les nombreuses possibilités de fraude grâce aux communications possibles par téléphones portables, internet et autres combines. Cela m’a valu quelques tiraillements et incompréhensions sur certains lieux de tournage, quand je semblais subitement déroger à la ligne de conduite du protocole établi. Mais c’était le prix à payer pour une expertise objective et parfaitement honnête.
Je me suis donc rendu au siège de la production « Idéale-Audience » où, avec Cécile Clocheret, une collaboratrice de Françoise Gazio, nous choisîmes à l’aide d’un plan de Paris-Banlieue vingt-cinq sites, en éliminant les monuments trop touristiques : Arc de Triomphe, Beaubourg, l’Obélisque ou la tour Eiffel. Cécile Clocheret et moi pliâmes les fiches retenues qui furent ensuites insérées dans des enveloppes opaques blanches. Ces enveloppes furent scellées, mélangées et numérotées pour pouvoir les tirer au sort par un moyen que je devais choisir au dernier moment. Enfin, je rangeais ces vingt-cinq enveloppes dans mon attaché-case dans l’attente du tournage.
Avec Mario Varvoglis, docteur en psychologie qui a travaillé à l’Université de Princeton et actuel président de l’Institut Métapsychique International (IMI), nous avions décidé d’organiser ensemble cette double-expérience, avec à Paris, Maud Kristen et, en Virginie, Joseph McMoneagle.
À Paris, il était 14 heures et 8 heures en Virginie. Maud allait exercer sa capacité de précognition. Elle devait essayer de « voir » le futur en devinant où se trouverait Mario Varvoglis à 18 heures. Le site n’était alors connu de personne et serait tiré au sort à 17 heures. Après le départ de Mario, Maud commença à se concentrer.
Reprise intégrale des propos de Maud Kristen

« En arrivant, il y a des arbres de chaque côté. La vue est plutôt large. Je sens une certaine austérité, quelque chose de solennel. C’est presque pompeux. Le bâtiment, en face, a vu passer de très belles réceptions, avec des robes somptueuses. Dans ce lieu, je sens une grande concentration de matériaux précieux : marbre, bois, dorures, formes alambiquées. À l’intérieur, je vois de belles peintures et des panneaux sur les murs. L’endroit n’est pas en bon état et mériterait d’être restauré ».Et comme je suis de nature curieuse, je me suis rendu, quelques jours plus tard, au Grand Palais où effectivement, le bâtiment était bardé d’échafaudages, de bâches, etc., car il était en rénovation, ainsi que Maud l’avait pressenti.17 heures 20. Je tire au sort, à l’aide d’une roulette, le lieu parmi les 25 proposés. L’enveloppe no.16 est désignée : c’est le pont Alexandre III.Pour la partie concernant le contrôle du second médium Joseph McMoneagle, d’après le protocole établi par mes soins, Mario Varvoglis ne connaîtra la cible qu’en arrivant sur les lieux. Nous arrivons sur le pont Alexandre III à 18 heures.Au même moment, en Virginie, Joseph McMoneagle entre en méditation. Objectif : déconnecter sa conscience de l’environnement pour laisser émerger l’inconscient. Joseph se concentre sur Mario qu’il a croisé dans des congrès de parapsychologie.Mario et moi sommes sur le pont Alexandre III. Mario commence à me parler pendant une dizaine de secondes, semble-t-il pour entamer une sorte de connexion, puis il se tait et commence à se concentrer sur les images qu’il voit.

Reprise intégrale des propos de Joseph McMoneagle

 » Je fais le vide dans mon esprit, et maintenant j’essaie de recevoir les images que voit Mario à Paris. Mario se penche vers la gauche. Il y a une sorte d’arche (en même temps, Joseph dessine ce qu’il annonce « voir »). Et là, c’est un mur. Et puis je « vois » un passage qui passe sous quelque chose. J’ai vraiment l’impression très forte de quelque chose qui s’enfonce profondément dans le noir (effectivement, la journée est ensoleillée et le dessous de l’arche du pont est très sombre). D’un côté c’est ouvert, de l’autre côté aussi. C’est peut-être un pont ».

Joseph se concentre quelques secondes puis reprend, au moment précis où Mario regarde la main d’une statue : « C’ est très bizarre, je « vois » une main (plus tard, en visionnant le film, on s’apercevra que Joseph tend son propre bras droit, imitant celui de la statue). Je pense qu’elle fait partie d’une statue, en métal. Elle est dans un angle, ou en hauteur. C’est un endroit particulier, très artistique, très compliqué. Je vois Mario marcher, regarder en l’air et me disant : « regarde Joseph » (ce qui est parfaitement exact).

Et Joseph se met à recevoir des flashes très rapides : « Il y a un bâtiment adjacent pas très haut mais long et qui présente toujours les mêmes motifs, avec une zone obscure en haut. Ce bâtiment en arcades n’est pas très vieux : il a peut-être soixante ans. J’ai l’impression qu’il y a tout près une sorte de mémorial, quelque chose dédié à la mémoire d’une personnalité célèbre… ou peut-être une bataille importante… ou, c’est ça, un mémorial en l’honneur d’une personnalité d’une époque particulière… »

Mario et moi avons très minutieusement décortiqué les expériences de Maud Kristen et de Joseph McMoneagle.

Quand on réécoute les paroles et qu’on regarde les dessins de Maud, on s’aperçoit qu’elle a bien capté l’essence de cet ensemble architectural du XIXième siècle construit pour l’Exposition Universelle, en se connectant plutôt sur le Grand Palais que sur le pont.

Il y a beaucoup de correspondances entre ce qu’a dessiné Joseph McMoneagle aux États-Unis et les structures, sur le pont et aux alentours, notamment le bâtiment assez bas avec les arches qui correspond au bâtiment d’Air France qui est juste à côté du pont Alexandre III.

Quant au mémorial consacré à un grand personnage : en face du pont, on voit les Invalides qui est le tombeau de Napoléon.

Je laisse la conclusion à Mario Varvoglis : « On peut toujours dire que finalement, c’est peut-être le hasard, mais ici, on constate qu’il y a suffisamment de correspondances parlantes qui renforcent cette impression, qu’on a effectivement une vraie session de vision à distance pour ce qui concerne Joseph et de vision précognitive à distance pour Maud ».

Ces tests simultanés ont été réalisés avec la plus parfaite sécurité. Tous les rushes (chutes de film) ont été conservés, répertoriés, numérotés. Voici un exemple parfait de collaboration entre scientifique, journaliste, illusioniste et sujets Psi, destinée à faire avancer la recherche parapsychologique.

Ranky
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Charles Tremblay

Fondateur de la revue La Jérusalem des Terres Froides.

blog : http://jerusalemdesterresfroides.blogspot.ca/

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