Oui, la CIA a déjà investi dans « l’espionnage psychique »

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CHARLES TREMBLAY : Voici l’article sur la question qu’a écrit Bertrand Méheust dans son livre 100 mots pour comprendre la voyance, paru aux Empêcheurs de penser en rond en 2005 (pages 136 à 140) :

—Espionnage psychique—

À première vue, l’idée d’utiliser les somnambules et les voyants à des fins d’espionnage relève du fantasme ou du roman policier. On la voit surgir pour la première fois en Angleterre pendant les guerres napoléoniennes. À cette époque, le magnétisme n’a pas encore passé le Channel et les journaux anglais fantasment sur les pouvoirs des somnambules français au point de se demander si l’Empereur n’aurait pas recours à leurs services pour espionner les secrets britanniques. Au début du XIXe siècle, la supposition, à ma connaissance, est encore purement imaginaire ; mais, un siècle et demi plus tard, pendant la guerre froide, avec le programme Stargate, le fantasme va devenir réalité ; la CIA va recruter des clairvoyants confirmés dans l’espoir qu’ils parviendront à obtenir des informations sur des sites soviétiques ultrasecrets. Ces expériences seront menées entre 1972 et 1995 au Stanford Research Institute puis à la Science Application International Corporation (SAIC) en Californie, et confiées au physicien Edwin May. Le programme Stargate va aboutir à des résultats parfois remarquables au plan parapsychologique, mais insuffisamment fiables au plan militaire, et c’est sans doute (avec la fin de la guerre froide) la raison pour laquelle il sera finalement arrêté. Parmi les voyants révélés par Stagate, nous retiendrons Pat Price et Joseph McMoneagle.

À Pat Price, on demande un jour de se porter en esprit sur un site militaire ultrasecret, avec pour tout indice une référence cartographique portant la mention « site soviétique d’un grand intérêt pour les analystes ». Price se concentre , et au bout de quelques minutes aperçoit un complexe de bâtiments. Il se voit couché sur le toit d’un immeuble en brique, surplombé par une grue géante montée sur un train. Il en fait le dessin. Il s’agit en fait d’un site nucléaire situé à Semipalatinsk, au Kazakhstan. Les photos satellites confirmeront la présence de cette grue géante, qui est bien montée sur des rails et ressemble de près à celle que le percipient a dessinée. Mais surtout, Price décrit, à l’intérieur de l’un des bâtiments, une sphère métallique géante de vingt mètres de diamètre que les ouvriers peinent à assembler. Personne, à la CIA, ne connaît alors cette structure. Cette description sera confirmé trois ans plus tard et la description de la sphère publiée dans Aviation Week. On confirmera aussi les difficultés techniques que l’assemblage de cette sphère a soulevées.

Quand à Joseph McMoneagle, il est la vedette du projet Stargate. Ancien agent des services secrets, ce dernier découvre ses dons de clairvoyance à la suite d’une NDE provoquée par un infarctus. Il s’attache ensuite à les développer, et la CIA, la NASA et le FBI l’engagent pour des missions très spéciales comme la récupération d’otages. Les résultats qu’il obtient lui valent d’être décoré à plusieurs reprises lorsqu’il quitte l’armée à l’âge de cinquante ans. Parallèlement, il est intégré au projet Stargate. Dans ce cadre, il mène près de deux cents missions supervisées par l’équipe d’Edwin May. Aujourd’hui, il pratique toujours la vision à distance comme consultant externe pour des services de police ou pour des entreprises privées, et les parapsychologues le considèrent comme un des meilleurs sujets psi actuels. Lorsqu’on le voit procéder, on ne peut pas ne pas penser à Alexis Didier. Pour développer la seconde vue, il lui faut au préalable se mettre dans un état de conscience dissociée, qu’il obtient par des techniques de méditation inspirées du bouddhisme. Quand il « accroche » une cible, il la visualise, la décrit et la dessine avec une grande précision. On éprouve un choc lorsqu’on compare les dessins qu’il effectua pour le projet Stargate pendant ses remote viewings, les photos des cibles qu’il cherchait à décrire. Bien entendu, le sceptique pourra toujours suspecter des expériences commandités par la CIA, dont beaucoup sont encore couvertes par le secret militaire. Cette objection serait fondée si McMoneagle n’avait jamais exercé en dehors de ce cadre opaque. Mais une telle hypothèse ne tient pas car le voyant américain a été testé par des chercheurs privés qui ont pu vérifier la réalité de ses dons. Ainsi, le 17 janvier 2004, les téléspectateurs de Canal Plus ont pu le voir à l’oeuvre dans un documentaire réalisé par Marie-Monique Robin. Un ensemble de précautions avaient été prises sous le contrôle du magicien Ranki pour que l’on ne puisse incriminer un compérage quelconque ou invoquer l’hypothèse de fuites involontaires susceptibles d’informer le voyant sur la nature de la cible. Au moment où l’expérience va commencer, McMoneagle se retrouve sur sa terrasse, dans son jardin, en Virginie. Il sait seulement qu’il va devoir décrire le lieu où il se trouvera à 18 heures (heure française) une balise humaine, en l’occurence Mario Varvoglis, le président de l’Institut métapsychique, envoyé quelque part dans Paris selon une procédure de choix en double aveugle. Étendu sur sa chaise longue, il fait le vide en lui pour se préparer à l’épreuve. Une heure avant l’épreuve, à Paris, Ranki tire au sort une enveloppe qui lui désigne le lieu de l’expérience :  le pont Alexandre III. Mario Varvoglis est conduit par un chauffeur qui lui cache la destination jusqu’au dernier moment. À l’heure prévue, il se trouve au milieu du pont, remarquable entre tous par la série de hautes statues qui le bordent. Il est en train de regarder ces statues et de se pencher depuis la balustrade pour voir la Seine, quand, à 12 heures en Virginie, l’épreuve commence. Après quelques minutes de concentration, McMoneagle dessine un pont, sous lequel passe une voie de communication dont il ne parvient pas à préciser la nature. Puis il visualise les statues et les dessine, s’attardant sur le détail d’une main. Il voit aussi Varvoglis en train de se pencher par-dessus la balustrade. Enfin, il dessine un bâtiment qui longe la Seine et que l’on voit bien depuis le pont – une structure d’un étage, avec une série d’arcades caractéristiques, la gare routière d’Air France. Le dessin est si précis qu’il laisse peu de place au doute. Cette prestation diffusée à la télévision française étonnera les plus incrédules, comme le montre la presse des jours suivants.

Bertrand Méheust

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Charles Tremblay

Fondateur de la revue La Jérusalem des Terres Froides. blog : http://jerusalemdesterresfroides.blogspot.ca/

5 pensées sur “Oui, la CIA a déjà investi dans « l’espionnage psychique »

  • Ping : Eh oui, la CIA a déjà investi dans « l’espionnage psychique »… et continue de le faire « État du Monde, État d'Être

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    12 octobre 2014 à 16 04 34 103410
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    Eh oui !
    Même que, outre l’espionnage psychique, ils ont aussi investi dans le meurtre psychique :

    « u soir du lundi 8 décembre 1980, un peu avant 23 heures, John Lennon est abattu devant le Dakota Building, de 5 balles de « Revolver » (P-38)… Il meurt avant même d’être arrivé dans la salle des urgences du Roosevelt Hospital de Manhattan… 400 000 personnes rassemblées dans Central Park au pied du Dakota building marquent de longues minutes de silence… Son assassin, Mark Chapman, un « fan » prêt à tout afin d’obtenir son « passeport pour la célébrité », se laisse arrêter sans opposer aucune résistance. Dans une main, il tient son livre fétiche, « L’Attrape Cœur », de J.D. Sallinger, dans l’autre son exemplaire de « Double Fantasy », le dernier album de John Lennon, dédicacé quelques heures plus tôt par l’ancien Beatles…

    Depuis, ce soir de décembre 1980, le meurtre de John Lennon n’a pas cessé de susciter stupéfaction et hypothèses en tous genres… Complot de la CIA? (c’est la version de Sean Lennon au « New Yorker » en 1998) ? Ou du FBI ?… On chuchote que le Klu Klux Klan n’aurait toujours pas digéré ses propos provocateurs de 1966 (« Moi et mes copains Scarabées, on est plus fort que Dieu »)… Il existe ainsi plusieurs versions de ce sinistre assassinat qui a fait couler beaucoup d’encre… Les théories abondent…

    Avec « Who Killed John Lennon ? » en 1989, Fenton Bressler, est le premier d’une longue série à publier un livre traitant du meurtre de l’ex-beatle, développant l’idée selon laquelle la CIA aurait fait subir un lavage de cerveau à Chapman. Chapman n’aurait donc été qu’un « Manchurian Candidate » (un assassin conditionné), téléguidé par la CIA dans un programme de meurtre. Contrôle de l’esprit, par l’hypnose ou la drogue ? Une simple phrase, un mot-clé, suffisent à déclencher le processus… Avant de passer à l’acte, Chapman explique avoir entendu une voix qui lui répétait « Do it, do it, do it, do it »… -tiens, ça me rappelle cette chanson de Lennon, « Freeda People » (« Libère les gens »), où il répète de la même façon « Do it, do it, do it, do it, do it now ! » (« Fais le maintenant ! »). Et en un sens, c’est bien ce que Chapman voulait : libérer le monde (et lui-même en particulier) de John Lennon… En 1992, le film « Patriot Games » (en français « Complots »), avec Harrison Ford, mettra en scène un ancien de la CIA programmé pour tuer, établissant un parallèle entre Chapman et l’homme qui a voulu assassiner Ronald Reagan -car lui aussi possédait « L’Attrape-Cœur »- insinuant ainsi que tous deux auraient pu faire partie, comme le héros du film, d’un complot organisé… »
    Source : http://www.come4news.com/who-killed-john-lennon-lancien-beatles-aurait-72-ans-aujourdhui-181453

    Et en savoir plus sur le projet MK-Ultra de la CIA :
    http://ovnis-direct.com/projetmkultra.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_MK-Ultra

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  • Ping : Oui, la CIA a déjà investi dans « l’espionnage psychique » 2 : L’expérience du prestidigitateur Ranky avec le médium Joseph McMoneagle | Les 7 du Québec

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