PARLER DE DIEU EST-CE LE PLUS IMPORTANT ?

OSCAR FORTIN :

Voilà une question bien particulière de la part d’un croyant en Dieu et, qui plus est, de quelqu’un qui veut en témoigner. Je dois évidemment m’expliquer.

De fait, plus je médite sur ce mystère de Dieu, plus je m’en approche à travers le personnage de Jésus de Nazareth, moins je vois Dieu comme quelqu’un qui souhaite que l’on parle beaucoup de lui et qu’on lui rendre des hommages à ne plus finir.

Je le vois plutôt discret sur lui-même, mais très préoccupé du sort réservé aux hommes, aux femmes et aux enfants de cette humanité que les livres anciens nous disent avoir été créés à son image et à sa ressemblance.

Ce même Dieu-Père sur lequel je médite, loin de tourner le dos à une humanité aux mille travers, choisit de nous envoyer son fils, pas tellement pour parler de Lui, mais plutôt pour nous réapprendre à découvrir l’humanité et le véritable visage de celui qui en est le créateur.

En ce Jésus de Nazareth, c’est l’Humanité qui retrouve son véritable visage  ainsi que la voie par laquelle seront vaincues les forces du mal qui la hantent. En lui et par lui surgit de nouveau la vie.

L’action et le message de ce Jésus sont tous orientés à redonner vie à cette humanité. L’amour du prochain à la hauteur de l’amour que l’on se porte à soi-même est au cœur de ce message. Il ne saurait y avoir amour de Dieu sans l’amour du prochain. L’apôtre Jean (1Jn 4,20) nous dit que ceux et celles qui disent aimer Dieu, sans aimer leur prochain sont des menteurs. La seule voie pour atteindre Dieu est celle qui passe par l’humanité. En ce sens, il importe davantage de parler du destin de notre humanité que de parler d’un Dieu, détaché de nos vies. De toute manière, en parlant de cette humanité, c’est de Dieu que nous parlons.

De nombreuses interventions d’autorités religieuses expliquent les grands problèmes que vit le monde d’aujourd’hui par le fait que ce monde ignore ou rejette Dieu. Ils parlent d’un monde sans Dieu.

Il m’a été donné, à plusieurs reprises, de rappeler que les causes profondes de ces malheurs se retrouvaient, comme par hasard, chez nombre de ceux qui se réclament justement de Dieu. Nous connaissons tous le GOD BLESS AMERICA qui coiffe le grand empire des temps modernes, celui qui ne se fait aucun scrupule pour déclarer des guerres à qui il veut bien, pour s’emparer des richesses des autres sans leur demander la permission, pour tromper et manipuler l’opinion publique mondiale par des médias sur lesquels il a plein contrôle. Il est le roi du mensonge, de la tromperie et des guerres. Il parvient même à se faire cautionner par des autorités religieuses qui se font les grands-prêtres tout désigner pour parler de Dieu.

Il ne suffit donc pas de parler de Dieu et de faire référence à Dieu pour sauver le monde. Il faut que les actions soient celles qui correspondent à sa volonté qui est d’aimer les autres comme soi-même. Il n’y a pas de place dans ce paradigme de l’amour pour quelque supériorité que ce soit entre les personnes et les peuples, pour des intérêts qui ne soient pas également ceux des autres, pour une sécurité nationale qui ne s’harmoniserait pas avec celle des autres. En un mot, il n’y a pas de place pour quelques empires que ce soit. Le respect de la dignité de chaque personne est au cœur de la solidarité humanitaire.

On se souviendra de la grande célébration d’anniversaire du pape Benoît XVI dans les jardins de la Maison-Blanche, le 16 avril 2008 et de sa visite à Ground zéro. Il était en compagnie de ceux qui se réclament de Dieu pour dominer et diriger le monde. Son hôte, G.W. Bush, était celui-là même qui, 5 ans auparavant, avait déclenché, unilatéralement et sur la base d’un immense mensonge, la guerre en Irak, une des guerres les plus sanglantes du début de ce siècle. Ce sont les mêmes qui depuis l’élection, en 1998, d’Hugo Chavez au Venezuela s’acharnent par tous les moyens possibles à renverser son gouvernement légitimement élu. Il ne suffit pas de parler de Dieu. Dans certains cas, en parler devient indécent et honteux. Ici, plus que jamais, s’appliquent ces paroles du prophète Isaïe :

« Cessez d’apporter de vaines offrandes : j’ai en horreur l’encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; je ne puis voir le crime s’associer aux solennités. Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux; quand vous multipliez les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang. Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve. (Is.1, 13-17) »

Cette pensée, exprimée par le prophète, est pourtant simple et claire : faire le bien, rechercher la justice, protéger l’opprimé, faire droit à l’orphelin, défendre la veuve. Jésus, 600 ans plus tard, ramènera l’essentiel de son message à la recherche de la justice, à la protection des étrangers et des sans défense, à la bonne foi des personnes. (Mt.23,23)

 Malheur à vous, maîtres de la loi et pharisiens, hypocrites! Vous donnez à Dieu le dixième de plantes comme la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous négligez les enseignements les plus importants de la loi, tels que la justice, la bonté et la fidélité : c’est pourtant là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger le reste. 2

Plus que jamais, il faut parler à temps et à contre temps de cette humanité mutilée, profondément blessée, qui porte en elle tous les droits à la dignité, au respect, à l’amour, à la solidarité, à la compassion, à la justice, à la vérité que les puissances de ce monde lui refusent. Il faut en parler en mettant en lumière les forces conspiratrices qui en sont la cause structurelle et morale. C’est à la lumière de cette humanité qu’il faut parler des conversions à faire, des changements à apporter, de l’espérance qu’un autre monde est possible, un monde qui réponde à ces droits et à ces attentes. C’est également à la lumière de cette humanité qu’il nous faut redécouvrir les grandes consignes laissées par Jésus à l’humanité entière. Elles nous apprennent toutes à retrouver notre humanité dans ce qu’elle a de plus noble et à découvrir le véritable visage de Dieu toujours présent dans ses entrailles et dans sa vie. Pour nous, croyants en ce Jésus qui a  vaincu par sa résurrection les tyrans de ce monde, avons tous les motifs d’espérer en cette grande victoire de l’Humanité. Une espérance également partagée par de nombreux incroyants en Dieu, mais profondément croyants en ce devenir de l’humanité. Pour moi, l’Esprit agit sans tenir compte des frontières qui séparent croyants et non-croyants, mais de la bonne foi qui conduit à des engagements concrets au service de la justice, de la vérité, de la solidarité, de la compassion, etc.

Si Dieu est au cœur de nos vies, s’il est le souffle qui nous inspire et nous fait vivre, c’est moins pour faire de nous des adorateurs de son être que des témoins authentiques, œuvrant à l’édification de cette Humanité créée à son image et aux destins est éternels.

Je n’ai pas l’image d’un Dieu qui crée des êtres pour se faire adorer, mais plutôt pour partager l’amour, l’unité, la paix, la justice, la vérité, la compassion, la plénitude de la vie.

Un Dieu qui n’attend pas que nous soyons proches de lui pour être proche de nous.

 

Oscar Fortin

Québec, le 12 décembre 2013

 

http://humanisme.blogspot.com

 

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Oscar Fortin

Libre penseur intéressé par tout ce qui interpelle l'humain dans ses valeurs sociales, politiques, économiques et religieuses. Bien que disposant d'une formation en Science Politique (maîtrise) ainsi qu'en Théologie (maîtrise), je demeure avant tout à l'écoute des évènements et de ce qu'ils m'inspirent.

52 pensées sur “PARLER DE DIEU EST-CE LE PLUS IMPORTANT ?

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    16 décembre 2013 à 1 01 49 124912
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    @Oscar,

    La lumière coule de votre texte. Vous avez raison, il ne suffit pas de parler de Dieu. Plus, il n’est même pas essentiel de parler de Dieu, mais bien d’agir selon ce que nous avons de meilleur.

    Carolle Anne

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    16 décembre 2013 à 6 06 56 125612
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    L’humain n’est pas méchant
    Pour venir en aide à celui qui perd son emploie nous avons l’assurance chômage
    Pour venir en aide aux handicapés, orphelins, veuves, malade physique ou mental nous avons le bien-être social
    C’est deux mesures ont été implanté avec LES MEILLEURES INTENTIONS POSSIBLE.
    Mais l’humain étant ce qu’il est, un pourcentage toujours plus grand de profiteurs de tout acabit, sont les premiers à voler et profiter du système à un tel point qu’il ne reste plus rien pour ceux qui en auraient le plus de besoin mais qui reste dans l’ombre. La raison est simple s’ils en ont de besoin c’est qu’ils ne peuvent combattre.
    Il est utopique de penser qu’un jour tous les profiteurs, paresseux, sangsues de la planète vont se repentir et participer au bien-être de la collectivité. Au contraire dans les 50 dernières années l’humain est devenu de plus en plus individualiste et profiteur.
    J’espère faire fausse route ce serais beaucoup plus plaisant.

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      16 décembre 2013 à 8 08 27 122712
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      @Poivre de cayenne: C’est vrai que ce serait bien plus plaisant si tout le monde agissait en pensant aux autres. Ce n’est évidemment pas le cas. Pour cette raison, l’humanité a besoin de personnes comme le pape François pour brasser les consciences et des personnes comme Chavez, Morales, Correa, Fidel et bien d’autres pour brasser les systèmes politiques, économiques et financiers.

      Je demeure optimiste à savoir que le bien aura raison du mal, que l’humain finira par s’imposer aux prédateurs et à la cupidité qui les inspire. Disons que sans perdre de vue la réalité brutale qui existe, je mise sur un avenir meilleur pour les hommes et les femmes de cette planète.

      Bonne journée à vous

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        17 décembre 2013 à 8 08 27 122712
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        Tout comme vous je préfère espérer

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    16 décembre 2013 à 9 09 12 121212
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    L’expression : « Parler de Dieu est-ce le plus important ? » contient ce présupposé que ce pourrait être le plus important, et que donc il faut se poser la question.
    Ecarter cette primauté équivaut à dire qu’il y a des urgences plus criantes.
    Mais dans le même temps, ça pourrait aussi signifier que la question de Dieu ou le débat autour de Dieu serait en quelque sorte épuisé ou comme en attente de développements accessoires. Avec cet arrière plan dans la pensée que le bavardage est inutile et une distraction, et plus encore lorsqu’il s’agit de Dieu.
    Cette expression dit aussi que Dieu serait plus dans l’action, ou dans les actes plutôt que dans les intentions seules. Cette expression est un manifeste de l’anti-philosophie. Ou plutôt une praxis qui se libère du questionnement lequel finalement est la seule pratique qui pourrait ruiner la foi. Comme toute l’expression est en lettres capitales, on ne saurait dire si « Dieu » est en majuscules ou non. En tous les cas, ce terme apparaît sur le même rang que tous les autres mots. Et dire que ce parler de Dieu n’est peut-être pas le plus important, c’est dire ce présupposé que parler de Dieu est important (mais pas le plus). Donc cette expression parle de Dieu en le qualifiant d’important sujet de parleries. Finalement, cette expression dit : « Parler de Dieu est important, même si nous n’en parlons pas ». Et donc, que ce serait le plus important, parce que même lorsque nous n’en parlons pas, il reste important. C’est ça qui est le plus important. 🙂

    Ce qui veut dire que souvent, le plus croyant des hommes qui voudrait correspondre au monde de ses contemporains pour garder la communication avec eux, il pourra dire le contraire de ce qu’il pense par civilité extrême et invite constante aux autres, il dira toujours ce qu’il pense vraiment, parce que ce qu’il pense est une identité qu’il ne pourra jamais ne pas exprimer, même dans des mots contradictoires ou paradoxaux. En fait, nul ne peut mentir quand il s’exprime soi-même, ce qui est le cas dans la plupart des situations humaines qui ne sont pas jouées comme au théâtre.

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      16 décembre 2013 à 10 10 40 124012
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      @Demian West : Le titre de mon article aurait pu être
      « EST-IL PLUS IMPORTANT DE PARLER DE DIEU QUE DE FAIRE CE QU’IL DEMANDE DE FAIRE ? ».

      Le prophète Isaïe nous donne la réponse dans le texte cité. Ma réflexion est une interpellation pour que la révélation de Dieu se réalise à travers ce que nous faisons et non à travers ce que nous en disons.

      Merci pour votre commentaire et bonne journée à vous

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        16 décembre 2013 à 13 01 13 121312
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        @ Oscar Fortin,

        D’où vient que l’église catholique est contre l’avortement, contre la contraception et pour la natalité à tout prix .

        Alors que le clergé est tenu au célibat, donc à la non reproduction de même que son autorité informelle, l’Opus Deï ?

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          16 décembre 2013 à 14 02 11 121112
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          Ça vient d’une Église qui est passée sous le contrôle d’hommes plus préoccupés de doctrines et d’idéologies que d’Évangile et d’accompagnement d’une humanité en marche. Les changements que le pape François se propose de réaliser dans cette Église commencent à en faire hurler plusieurs.

          Nous verrons la suite.

          L’Église, il faut la voir non pas dans ses institutions, pas même dans ses doctrines, mais dans ses solidarités avec les pauvres et les personnes de bonne volonté. Le pape François dans son exhortation apostolique parle des trois points les plus importants pour l’Église d’aujourd’hui: un retour aux Évangiles, une proximité avec les pauvres et une approche d’accompagnement avec les personnes. Vous trouverez quelques-uns de ces éléments dans l’article que j’ai publié sur le sujet: Le regard du pape sur l’Église et le monde.

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    16 décembre 2013 à 9 09 53 125312
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    Bonjour à tous,

    Me semble-t-il qu’il y a un autre présupposé non-dit.

    Vous présupposé que votre DIEU existe.

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      16 décembre 2013 à 10 10 14 121412
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      Bien sûr, c’est le maître-présupposé, mais proposé ici avec ce présupposé accessoire tout de courtoisie, qu’on pourrait en débattre, même si ce n’est pas le plus important. Le plus important étant de ne plus en parler. CQFD ! (Bravo Fortin !)

      La foi dépasse ces discours rationnels, et c’est sa force. Elle est comme ces chimères qui n’ont jamais existé sauf depuis qu’un artiste les a peintes et que l’art les a homologuées dans le réel comme existantes, alors elles sont désormais parties de nos rêves et influences, aussi de nos désirs.

      Même si Dieu n’existe pas, il m’arrive de le craindre dès que j’y pense parce que je sais trop bien que je peux être le jouet de créatures que j’ai projetées dès lors que je les ai pensées et qu’elles vont leur course comme le char du soleil selon une courbe des plus certaines et célestines jusqu’à l’Hadès.

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        16 décembre 2013 à 11 11 07 120712
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        @Demian West : votre certitude sur la non-existence de Dieu repose sur une foi d’un format semblable à celle qui affirme son existence. Dans le cas de la non-existence de Dieu, la raison peut multiplier tous les raisonnements possibles, mais elle ne saurait arriver à prouver avec certitude cette non-existence de Dieu. Dans le cas de son existence, plus d’éléments se prêtent pour en supposer l’existence. Pour certains, le regard sur la nature, l’harmonie des astres et l’intelligence qui gère cet Univers en devient une preuve intuitive. Pour d’autres, comme pour les philosophes anciens, ils en arrivent à faire la démonstration de l’existence de Dieu par la causalité. Dans les deux cas, il s’agit d’un Dieu montré du doigt, mais dont sa véritable existence nous échappe.

        Moi, je crois en Dieu à partir de ma foi en Jésus de Nazareth. Cette foi n’est en rien irrationnelle bien qu’elle ne puisse démontrer rationnellement le contenu de cette foi. Par exemple, je crois en la résurrection de ce Jésus, mais ne me demandez pas de vous en faire la démonstration. Pourtant cette résurrection n’a rien d’irrationnel en ce sens qu’elle marque une victoire de l’humanité en Jésus sur les forces du mal qui ronge cette même humanité en marche vers sa pleine réalisation.

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          16 décembre 2013 à 11 11 20 122012
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          Cher Oscar,
          Je n’ai aucune certitude.
          Je ne sais rien.
          Chaque tableau que je peins est le premier.
          J’écoute, et je considère les idées qui passent. Aucune ne m’a jamais donné la réponse.
          Mais je suis rassuré quand je vois des personnes qui ont la foi, parce qu’elles essaient toujours de s’améliorer. C’est une raison suffisante.

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            16 décembre 2013 à 13 01 10 121012
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            @Demain West: Votre réponse est la hauteur de la personne que je reconnais dans vos textes: Aucun absolutisme, aucun anathème, aucune exclusion. De l’ouverture et de la place pour le dialogue et la bonne foi.

            Merci

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      16 décembre 2013 à 10 10 48 124812
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      @J »F » Beilhard : il est tout à fait évident que je parle du Dieu en qui je crois et de ce que j’en connais à travers Jésus de Nazareth et les prophètes.

      C’est bien à ce Dieu que je me réfère et s’il existe, comme je le crois, il n’attend pas de nous de l’encensement, mais des engagements au service de l’humanité. S’il n’existe pas, les engagements n’en perdent pas pour autant toute leur importance.

      Ainsi, les engagements demeurent ce qui peut le mieux nous définir dans nos convictions et solidarités. Les idéologies et les croyances ou les non-croyances doivent passer à travers l’épreuve de l’engagement au service de cette humanité à laquelle nous participons tous et toutes.

      Merci pour votre commentaire et bonne journée à vous

      • avatar
        16 décembre 2013 à 11 11 09 120912
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        @ Oscar Fortin,

        En enlevant du titre le présupposé non-dit, tout pouvoir est expurgé. La pierre d’assise, le 4ième commandement récupéré depuis Confusius, la piété filiale, s’effrite.

        http://www.lejournaldepersonne.com/2013/04/les-chiens-de-garde/

        Ajouté à mon commentaire de 10h53, cela scelle la discussion en ce qui me concerne.

        Mais je reconnais que beaucoup de sociopathes abusent de ceux dont le développement psychologique a été arrêté, bloqué au stade de la pensée magique.

        Bonne journée.

        • avatar
          16 décembre 2013 à 12 12 16 121612
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          Ce sont les « pauvres ».

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    16 décembre 2013 à 10 10 53 125312
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    Rebonjour à Tous:

    Ah! les artistes et leur création!

    J’ai trouvé résonance avec moi-même ici :

    http://nothingoutofnothing.wordpress.com/sidekicks-philosophy-2/

    GONSALVES: Yeah. In good symmetry that fourth possibility has to exist.. Our locus for a reality are then: One: mind alone, Two: world alone, Three: slipping from the world to the mind. And then we need four: slipping from the mind to the world. Doesn’t it make perfect sense.

    GONSALVES: OK OK. Let me see that new symmetry here. One and four are out. So we stay with:

     » reality is in the world alone, or in the world and grasped by our mind. »

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      16 décembre 2013 à 11 11 36 123612
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      Je ne comprends pas pourquoi vous éliminez la 4e option. Explication ?
      PJCA

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        16 décembre 2013 à 11 11 52 125212
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        @PJCA,

        Je ne voudrais pas abâtardir le pensée de l’auteur. La démonstration est dans le lien ci-haut à 10h53.

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          16 décembre 2013 à 13 01 05 120512
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          Il n’y a pas là de démonstration invalidant la quatrième hypothèse. Pour ne pas gâter le fil, comme vous dites on pourra en reparler quand vous voudrez.

          PJCA

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    16 décembre 2013 à 11 11 17 121712
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    Je pense souvent à la démonstration des 100 thalers.

    Pour contrer la preuve de l’existence de Dieu par Descartes (Dieu existe parce que nous le pensons…), Kant a répondu : « Quand je pense que j’ai 100 thalers dans ma poche, ce n’est pas une preuve qu’ils y sont. » C’est hyper frustrant mais vrai.

    Je n’ai connu qu’un seul vrai exemple d’une personne qui vivait vraiment sa foi et donc qui en a témoigné, c’est Mère Teresa. Mais je ne l’ai connue que par le biais des médias, donc je ne sais rien de sa réalité. Il reste que les seuls hommes ou femmes de foi sont ceux qui se consacrent aux pauvres et aux malades. Tout le reste n’est que mysticisme pour améliorer le quotidien des bourgeois en cherche d’exotisme.

    Il faut secourir les pauvres et ça c’est vraiment parler de Dieu.

    • avatar
      16 décembre 2013 à 12 12 02 120212
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      « Kant a répondu : « Quand je pense que j’ai 100 thalers dans ma poche, ce n’est pas une preuve qu’ils y sont. »

      Kant aurait pu aller jusqu’à proposer qu’il peindrait un tableau des 100 thalers afin de prouver leur existence, non?

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        16 décembre 2013 à 12 12 32 123212
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        Ca avait déjà été fait par Law et ses assignats. 😀

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          16 décembre 2013 à 12 12 35 123512
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          En fait la création des assignats et quasiment simultanée. C’était donc bien une idée dans l’air de ces 100 thalers. Bien vu Belliard !

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            16 décembre 2013 à 12 12 51 125112
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            Cela n’a pas mis 100 thalers dans sa poche.

            Vous êtes un puits de connaissance que vous semez comme cela pour faire le bien.

            Merci.

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      16 décembre 2013 à 13 01 07 120712
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      @PJCA: merci de porter à notre connaissance ce texte plein d’enseignements. Je ne l’avais pas vu passer. Maintenant j’y prête plus d’attention.

      Bonne journée à vous Pierre

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        16 décembre 2013 à 13 01 32 123212
        Permalink

        J’y retrouve mes commentaires 19-20-21.

        Quel dieu, par la voix de quel prophète, a interdit la contraception, les avortements, et ordonné la natalité à tout prix ?

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    16 décembre 2013 à 13 01 06 120612
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    @Paul Laurendeau : vous dites « Démolir l’œuvre de “dieu” est le plus important ». Vous conviendrez avec moi que si Dieu existe il est certainement l’auteur de la création de l’univers dans lequel nous vivons. C’est dire que votre affirmation est une incitation à détruire l’univers et que vous êtes bien solidaire avec ceux qui s’y consacrent par les guerres, la contamination, l’asphyxie par la faim, la soif, etc. Votre affirmation, sans plus de nuances, conduit à des contradictions profondes dans vos engagements sociaux, politiques et culturels.

    Par contre si vous attribuez à un Dieu quelconque les anomalies et les exactions produites au nom de ce Dieu, il y a alors un espace pour parler de ce Dieu en qui je crois et qui agit à travers les humains que nous sommes.

    Votre croisade pour détruire l’oeuvre de Dieu implique que vous connaissez bien et ce Dieu et ses oeuvres. D’autres pourraient l’appeler Satan et ses pompes…

    Votre commentaire me donne cette occasion de vous interpeller sur ce sujet.

    Avec tout mon respect.

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      16 décembre 2013 à 13 01 43 124312
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      Notez le « d » minuscule et les guillemets. Il s’agit de l’œuvre « temporelle » (comme disent les calotins) de la valetaille cléricale. La seule œuvre « divine » à vraiment exister et foutant le trouble et engraissant des oligarchies plus qu’autre chose. Quant à « satan » c’est une fadaise en perte accélérée de pittoresque.

      Les religions sont des phénomènes intellectuels et ethnologiques intéressants à cause de leur (regrettable) impact de masse. Il s’agit simplement de les regarder se putréfier doucement (déréliction), s’engluer ensemble sans cohérence interne (syncrétismes) ou se corroder les unes après les autres sous prétexte de se moderniser (ratiocination et courte rationalité naïve des phases reformées). Captivant.

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        16 décembre 2013 à 13 01 56 125612
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        Il faut ajouter, Cher Laurendeau, que beaucoup des maîtres es athéistes subissent le même sort des déréliction très médiatisées. Ce sont toutes les idéologies qui s’effondrent et parce qu’elles sont usées jusqu’à la corde en tant qu’instruments pour dominer autrui moins savant…

        Tout ce qui est contre a tort et tout ce qui est pour est dans l’erreur. 😀

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          16 décembre 2013 à 14 02 07 120712
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          Bah, la fameuse soi-disant « fin des idéologies » comme déréliction. On me l’avait jamais pondue celle-là. Je baille!

          Demian can do better…

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            16 décembre 2013 à 14 02 35 123512
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            Vous le dites vous-même, c’était un minimum 😀

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        16 décembre 2013 à 14 02 25 122512
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        @Paul Laurendeau : Il est tout de même assez impressionnant que ce nouveau pape, véritable symbole religieux, soit devenu par ses gestes, sa personne et ses propos, la personnalité de l’année pour Times et qu’il atteint dans l’opinion publique mondiale une popularité rarement atteinte par un Pontife. Ce n’est pas pour convaincre ceux qui disent que la dimension religieuse est en décrépitude.

        Je n’ai aucune difficulté à vivre avec des personnes qui ne veulent rien savoir du religieux, toujours ou pour autant qu’ils sachent respecter les personnes et que leurs actions viennent en soutient à une humanité en quête de justice, de vérités, de solidarité, etc. Je suis d’avis que le combat le plus important à livrer n’est pas contre Dieu qu’on ignore et qu’on ne voit pas, mais contre les hypocrites et les prédateurs que nous voyons.
        Le premier combat risque de se perdre dans les logiques qui nous éloignent du réel, alors que le second nous confronte dans nos convictions et nos engagements.

        Avec tout mon respect

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          16 décembre 2013 à 16 04 26 122612
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          TIME roule depuis des lustres avec les curés. Leur photo de fin d’année veut absolument rien dire…

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            16 décembre 2013 à 17 05 59 125912
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            Il faut dire qu’il (le pape François) aurait pu se passer du magasine Time. Sa popularité lui vient des gens d’un peu partout à travers le monde. D’ailleurs, ses ennemis, beaucoup moins nombreux, commencent à grincer des dents. Ils n’aiment pas ça.

            On peut aimer ou ne pas aimer, c’est ce qu’il fait qui compte.

            Bonne fin journée

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    16 décembre 2013 à 15 03 11 121112
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    D.W. , @DIT :  »Tout ce qui est contre a tort et tout ce qui est pour est dans l’erreur.  »

    Ne reste alors qu’une réalitée perceptible selon le point d’observation de celui qui en fait l’expérience, selon ses convictions, basées sur ses croyances .

    Bonne journée

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    16 décembre 2013 à 16 04 39 123912
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    Oscar @ dit:  »L’amour du prochain à la hauteur de l’amour que l’on se porte à soi-même est au cœur de ce message  »

    Vous faites référence au:  »Aime ton prochain comme toi-même  », précèdé de plusieur siècles par le;  »Connais toi, toi-même et tu connaîtras…. » ou du ;  »Il n’est point de plus grandes connaissances, que la connaissance de (S)soi  ».

    Parce que cette connaissance de soi est la clé de l’amour de soi et des autres. Cette amour qui mène a l’esprit charitable face aux imperfections humaines, a la compassion pour ces êtres de qui (votre) Jésus disait;  » pardonne leurs car ils ne savent pas ce qu’ils font ! »

    Pour la majorité des gens, se connaître est quelquechoses d’abstrait qui souvent ce défini par la réaction/adaptation a leur vie…Ils diront; Je suis marier, papa, plombier, coach, collectionneur de timbre, croyants/agnostique/athée….mais ne connaitra rien de sa nature innée, ses mécanismes d’adaptation/de survies et encore moin comment y accèder et pourquoi il serais important de le faire.

    Votre texte ce boit comme un nectar précieux.

    Merci, et bonne journée

    J.F Belliard @ dit :  »Quel dieu, par la voix de quel prophète, a interdit la contraception, les avortements, et ordonné la natalité à tout prix ? »

    Je crois qu’il n’y as pas assez d’espace, ici, pour citer les textes de toutes les religions qui font références a l’importance de la Vie. Rien n’est plus sacrée.
    Donc,
    -Empêcher la Vie ( AU NOM DU CAPITALISME PHARMACEUTIQUE ET SES CONSÉQUENCES SOCIAL, DESTRUTRICES.)
    -Tuer la Vie ( EUGÉNISME A LA ‘MORGUE AND TAYLOR (TAILLEUR, DÉCOUPEUR) )
    – Promouvoir la Vie ( A N’IMPORTE QUEL PRIX MAIS PAS DANS N’IMPORTE QUELLE CONDITION)

    Bonne journée

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    16 décembre 2013 à 20 08 43 124312
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    J’hésite toujours a lancer ce ballon qui parfois vole si longtemps qu’il gêne le trafic aérien, mais n’est-il pas évident que Dieu existe, ou n’existe pas, selon la définition qu’on en donne… et que chacun, après s’être battu pour éviter une définition rigoureuse, en donne finalement celle qui correspond au but qu’il s’est fixé ? Le lien ci dessous ne règle rien, mais créé une bonne ambiance pour ceux qui veulent continuer dans cette voie et est aussi intellectuellement stimulant que de chercher « Who owns the zébra » , problème de logique propositionnelle populaire vers le milieu du XXe siècle

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2010/07/20/pour-en-finir-avec-dieu…-et-avec-latheisme/

    PJCA

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      16 décembre 2013 à 22 10 04 120412
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      Bonjour, Dans votre texte: ‘Il faut bien accepter l’existence, d’un « cause première », sous une forme ou une autre, et l’appeler Dieu ne devrait gêner personne Ça commence à gêner, toutefois, quand on prête à cette cause première une liberté et des intentions, ce qui est une évidente absurdité, puisque, la « cause première » n’ayant par définition hors d’elle même rien qui puisse la modifier, elle ne peut qu’exprimer ce qu’elle est et ne peut donc faire des choix ni avoir des préférences.’ Je partage ce point de vue; je me demandais récemment: ‘Dieu’ (ou ’cause première’)avance peut-être à tâtons et nous faisons partie de ce processus?

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        17 décembre 2013 à 9 09 56 125612
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        @ Gilles H

        « je me demandais récemment: ‘Dieu’ (ou ’cause première’)avance peut-être à tâtons et nous faisons partie de ce processus? »

        Mon ami taoïste me dit toujours: ‘circulez, y a que ça à voir ! ‘ 😉

        PJCA

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    17 décembre 2013 à 12 12 03 120312
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    Ma définition est la meilleure, jusqua ce que je trouve celle de quelqun d’autre, meilleure que la mienne…Mais ce n’est que celle de quelqun d’autre qui l’as peut-être laissé tombé…pour celle de quelqun d’autres !

    Bonne journée

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    17 décembre 2013 à 16 04 48 124812
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    Compte tenu de l’engouement, pour apporter une réponse, sur le sujet proposé. Ça ne fait pas de doute Dieu doit bien exister !… Notre monde confirme sa Kahanisation ! On s’en sortira pas, même avec de beaux textes, de belles phrases, de beaux mots et avec congratulation du monde intello ! La légende dit qu’Adam et Ève ont eu des enfants, donc des jumeaux, nommés KAHIN et ABEL. Kahin le parano et jaloux, dévitalisait son frère Abel, pour cause ; Celui-ci avait hérité de Dieu, un « Don », que l’on appelle « Talent ». Il possédait des outils naturels, qui lui favorisaient sa vie. Kahin lui subtilisa ce joyau précieux, mais sa conscience l’interpella pour lui dire qu’il était dans de sales draps. Depuis, cet homme en exile se cache en nous, il est une nourriture pour plus de sept milliard de cerveaux. Cette nourriture, nous l’appelons CONSCIENCE universelle. Maintenant nous sommes des obligés entre le mal et le bien. Il faut savoir que le mal est une valeur absolue naturelle et que le bien il faut l’inventer ! Tous les kahanisés ont toujours eu envie d’en découdre avec le « Talent » ou (l’intelligence unique et indivisible) « DIEU ». À cette époque le film était en noir et blanc, aujourd’hui il est en couleur, le scénario reste toujours le même !
    C’etait mon histoire, avant d’aller dormir ! Bonsoir….

    Cordialement FC

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      17 décembre 2013 à 18 06 57 125712
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      Pour compléter votre commentaire, j’irai une étape plus en amont.

      Pourquoi KAHIN était-il comme cela : parano et envieux

      La légende dit qu’Ève était une schizophrène délirante qui agissait selon la voix d’un serpent. Cette Ève aurait même corrompu Adam à la reproduire. Ce fut la fin du paradis terrestre.

      Une tarée qui mit au monde un taré. Cette souche tarée a peuplé la terre. C’est là qu’entre en scène votre deuxième acte.

      Mais ce ne sont que des propos misogynes écrits par les auteurs de la genèse.

      Il est important de dire que c’est pour avoir compris cette légende que l’Église exige le célibat des prêtres, l’exclusion des femmes.

      Salutations.

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    17 décembre 2013 à 23 11 00 120012
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    Tout le monde parle beaucoup sur ce fil. Personne n’a mentionné la pratique du silence dans les monastères. Pas seulement les monastères chrétiens, au demeurant.

    Les questions d’ontologie et LA question de l’être (suprême ou pas) nous renvoient, toujours, vers le silence.

    Le silence c’est une page blanche, c’est une toile vierge, c’est la forêt obscure de Heidegger. Le silence c’est le terreau de l’ouverture intérieure et de la rencontre avec soi-même.

    Je ne parle pas de la projection des miroirs de la communication contemporaine, là où l’AUTRE, l’interlocuteur, n’est que le prétexte à la poursuite du soliloque.

    Guy Debord, plus spirituel qu’il n’y parait, nous explique dans «La Société du Spectacle» que le BABILLAGE incessant des médias de masse agit comme un écran de fumée qui ensorcelle les esprits.

    Il faut voir son FILM sur le même thème, traité comme un immense documentaire où la question du sortilège et de l’embrigadement est posée de plusieurs manières.

    Il est évident que les théologiens, de même que les contempteurs de la religion, ont nuit à la découverte de Dieu.

    Pour les anciens, découvrir ne signifiait pas débusquer quelque chose d’inconnu, il s’agissait plutôt de révéler ce qui était caché au regard profane.

    René Clair, Ancien conservateur en chef des Musées de France, explique dans un très bel essai que la CULTURE CONTEMPORAINE a détrôné l’art de son PIÉDESTAL. L’art – prétendu tel – est devenu accessible, COMMUN et abject.

    Nous sommes entrés dans une ère d’abjection, une sorte de vacuum historique où le nihilisme tient le rôle de «religion d’état». Les grands prêtres de cette ère sont tous des satanistes, tels que Bataille et ses acolytes. Ces théologiens du vide prônent la pratique de l’abjection, comme art et décadence, afin d’avilir l’âme jusqu’au point de perdition. Mais, tel un serpent qui se mort la queue, l’adepte de la magie noire ou de la débauche se retrouve seul, en fin de parcours, face à un MUR.

    Le vrai mystique, peu importe sa voie spirituelle, désire atteindre à la libération intérieure. Et, c’est ici que je tente de rejoindre les propos de Monsieur Fortin. L’amour christique est don de soi, OBLATION, gratuité dans le geste et le projet, désir à partager. Cette voie, comparable à celle de la magie blanche, utilise la puissance tellurique du serpent intérieur pour communiquer avec autrui, par le truchement du DON DE SOI.

    Le don de soi passe par la remise en question de ses propres appétences et pulsions, par une oblation et un silence initiatique qui feront en sorte de libérer le serpent de son ancienne peau. L’«homme ancien», pour paraphraser le Christ, est invité à quitter le siège de l’âme. Et, les masques tombes, la vérité est nue, le ROI EST NU. D’où l’idée du baptême initiatique qui représente une deuxième naissance qui est une mort à nous-même.

    La beauté intérieure représente la sacralité dans son essence la moins corrompue, la plus pure et la plus durable.

    Il faut donc faire silence, pratiquer l’oblation, faire don de sa vie à Dieu (faites-le à la VIE mes amis non-croyants) et, finalement, être revêtu de l’«habit de lumière». Jésus était un thaumaturge, parce qu’il avait chassé la peur de mourir en lui. Il guérissait les infirmes et les lépreux, il consolait les pauvres et les désespérés. Il est venu nous dire (et, encore une fois, son message concerne tout le monde) que SON père est un dieu de bonté, de DON, de générosité et de consolation. NOTRE père à tous… et, puisque Jésus est le «fils de l’homme», la VIERGE MARIE est notre mère à tous !

    C’est dans le silence, quand éros et thanatos sont réconciliés, que l’initié se rapproche de son essence divine. La VIE DIVINE est alors possible. La mort est vaincue. Les authentiques chrétiens – et ils sont malheureusement peu nombreux – n’ont jamais désiré convertir qui que ce soit. Leur désir porte sur le partage, la CARITAS qui est beaucoup plus qu’agapè. C’est ainsi qu’ils partagent leur désir de faire croître les enseignements de Jésus, le grand initié par excellence … sans vouloir mener des «croisades spirituelles» au détriment de la capacité de discernement de leur prochain.

    Je me rappelle d’une amoureuse qui prenait les itinérants dans ses bras lorsque nous arpentions certaines stations de métro. Une grande initiée, une femme d’une beauté intérieure accomplie, une REINE NUE. Elle était gnostique, j’étais un simple chrétien, nous nous sommes quittés sur la pointe des pieds. Ayant parcouru un petit chemin d’amour, ensemble, là où notre lecture de la spiritualité n’arrivait pas à s’accorder. C’est ce petit chemin d’amour dont est venu nous parler notre frère Oscar.

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    17 décembre 2013 à 23 11 56 125612
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    @Patrice: merci pour cette réflexion qui ouvre toute grande la porte à l’intériorité, cette intériorité qui nous révèle des dimensions insoupçonnées de nous-mêmes et des autres. Le silence en est la clef pour y accéder et s’en laisser imprégner. Passer du dehors au dedans a pour effet de nous faire découvrir le dehors sous un angle bien différent. L’échelle des valeurs n’est plus la même et notre regard sur l’autre devient tout différent.

    Une démarche à poursuivre. Merci

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    20 décembre 2013 à 18 06 08 120812
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    Que c’est-il passé ? On a supprimé la fin de ce thème! Bizard, bizard…..

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