Permis d’exister

 

LAHO !
Je sais qu’on dit Holà
Désolée monsieur l’agent holaho !
Mais je vous ai pris pour un juif espagnol
Même si ça ne court pas les rues
En revanche… ça sillonne votre parcours
Non, ce n’est pas une déclaration d’amour… c’est de l’humour
Que puis-je pour vous jeune homme ?

Non, je n’ai pas mon permis de conduire… ça vous étonne ?
Ça ne m’étonne pas… que ça vous étonne…
Désolée mais pour moi, tout n’est pas objet d’étonnement
Non, je ne cherche pas ma route… même si elle était toute tracée…
Je cherche ce qui me déroute… les voies sans issues, les sens interdits, les chemins qui ne mènent nulle part.
Non, je n’ai jamais feuilleté un code de la route
Et pourtant, j’en ai parcouru des distances… Sur le plan de… l’existence

Parce que vous existez, vous croyez que l’existence vous dispense d’un code de conduite ?
Détrompez-vous ou jetez un œil autour de vous… ou à l’intérieur de vous…
Et vous verrez le nombre incommensurable de blessures, d’humiliations et d’offenses…
Avec le plus souvent des plaies qui ne se referment jamais.
Si on était seuls sur la route, on n’aurait pas besoin de permis… je vous le concède.
Mais comme il y a les autres, la moindre des choses, c’est de ne pas leur rentrer dedans ! C’est l’évidence même… monsieur l’agent !

Donc le tout est de savoir conduire… pour vous.
Mais pour moi, il y a plus essentiel encore :
Savoir SE CONDUIRE. Se conduire dans l’existence.
Sans aller jusqu’à exiger des permis d’exister…
Parce que nous ne serons pas nombreux à l’obtenir…
On peut toutefois y réfléchir… pour de vrai. Oui, ici et maintenant !
Une morale provisoire disait Descartes, pour ne pas se marcher dessus sous prétexte qu’on n’est pas censés savoir où mettre les pieds.
Une seule question, qui précède toutes les autres sur le plan pratique :
Comment faire pour ne pas passer pour un casse-pieds ?
Si tout le monde se posait la question, on changerait tous de maintien. De moyens… de transports. De chemin…
Alors, un conseil, élaborez un petit code de conduite en vous disant que les autres finiront peut être, par en faire autant…
Rien que pour vous suivre ou vous survivre.
N’ayons pas peur de la loi !
Vivons la vie !
Comme ça nous fait envie mais en observant un, deux ou trois principes… sans lesquels aucune peine ne vaille la peine !
Vous voulez vraiment savoir sur quel pied je danse ?
Non… vous voulez savoir ce qui me fait prendre mon pied !
Le pas de danse, un peu, beaucoup, passionnément. Ah ! Si vous saviez !
Je me suis toujours prescrit la même ordonnance :

1- un principe de référence ou de préférence parce qu’il faut toujours que le désir soit à la base de l’édifice… ce sur quoi toute votre vie repose.
La liberté ou la peur du danger = que choisir ?

2- un principe de cohérence
C’est le plus simple et le moins facile
Car il s’agit d’observer sa préférence en toutes circonstances
Ne pas s’en écarter, ni dévier d’un pouce… Attention, liberté !

3- et en dernier, un principe de convergence
C’est le plus magique puisqu’il s’agit de vous associer à d’autres volontés pour faire triompher la cause qui vous semble la plus juste.

Qui de nous deux doit obtempérer ?

https://www.lejournaldepersonne.com/2012/10/permis-dexister/

 

Depuis quelques temps, Personne est sur le projet d’un nouveau film et recherche en ce moment des soutiens, producteurs-donateurs :

« Avant de projeter LE SURHOMME et de le présenter à un festival cet été, nous avons besoin d’atteindre un certain nombre de producteurs-donateurs dont les noms figureront sur le générique et qui avaliseront ce mode de financement après coup… qui incite tous les artistes à prendre des risques en créant.
Pour le moment, nous avons enregistré la contribution de Señor K en tant que producteur-donateur.
Nous fixons la date du 21 juin pour faire la fête sur vos tablettes…

Personne »

Pour soutenir le film long métrage LE SURHOMME, rendez-vous sur : https://www.lejournaldepersonne.com/2017/06/vie-de-lou-nietzsche/

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Personne

Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d’actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d’assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L’humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n’est l’otage d’aucun parti, prisonnier d’aucune opinion, dupe d’aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l’événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats : https://www.lejournaldepersonne.com

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