Ratures, Ratages et Raticides

PERSONNE :

Ratures

Si j’étais inhumaine, je préférerais le rat à l’homme.
Si j’étais humaine, je préférerais l’homme au rat.
Si j’étais surhumaine, je ne préférerais ni l’un, ni l’autre… je soutiendrais « mordicus » que l’homme est un rat pour l’homme.
Et je me retrouverais prise, surprise entre deux feux :
Les tarés qui me reprocheraient de rabaisser l’homme… et les ratés qui m’en voudraient de donner une si mauvaise image du rat.
Et je me serais mise dans de beaux draps entachés par le sang des uns ou des autres.
D’où la question : quelle est la différence spécifique entre l’homme et le rat ?

La différence au niveau de l’espèce est subtile…
Parce que nous savons déjà qu’ils sont du même genre, le genre animal avec des individus qui peuvent faire du mal, beaucoup de mal…
Et si c’est pour l’un c’est sidéral, pour l’autre c’est toujours viscéral.
Je vous laisse deviner lequel !
Non pas le plus malin mais le plus malfaisant, celui qui fait de son sentiment un instrument de torture.
Dans les deux cas de figure, nous avons affaire à de la haute couture.
Et même si nous ne croyons ni à Dieu, ni à Diable, nous ressentons confusément le parfum d’un mal radical, d’un mal pour le mal qui progresse dans les sciences et les consciences. C’est d’un raffiné absolu.
Je ne parle pas de l’Absolu pour lequel vous tuerez père et mère mais d’un absolu qui vous tuerait…
On dit que le mal pour le mal, n’existe pas. Que c’est toujours pour son bien à soi que l’on fait du mal à son prochain…
Point commun entre le rat et l’humain, trop humain… mais en vérité, il n’en est rien… le mal que l’on fait, on ne le fait que pour faire du mal, sans autre bénéfice que l’exercice du vice. Perversion pure !
Comment on peut l’exprimer pour tout résumer ?
En disant que le mal, le vrai, consiste à faire le mal pour rien. Acte gratuit.
De quoi bénir le rat et bannir l’homme…

http://www.lejournaldepersonne.com/2015/08/ratures/

Ratages

En philosophie, je crois au discernement des plus sages.
En politique, je crois au gouvernement des plus forts.
En droit, je crois au jugement des plus justes.
En art, je crois au rayonnement des meilleurs… les vrais créateurs.

Autant dire que je ne crois en personne…

Parce qu’en philosophie, il n’y a que des amants de la sagesse mais point de sages… ce qui fait de toute philosophie une passion inutile et de toute sagesse un idéal hors de portée… inaccessible.

Parce qu’en politique, nul n’est assez fort, pour être toujours le maître… ni toujours le maître de soi pour passer pour le maître des autres.

Parce qu’en droit, il n’y a pas d’homme assez juste pour juger un autre homme. À quand une loi pour juger les juges et dénoncer tout procès ?

Parce qu’en art, ce ne sont pas les créateurs qui dominent mais les consommateurs qui ne retiennent que ce qui plait ou sied au plus grand nombre : le succès.
Reste le silence pour supporter ces abominables niveaux de conscience.

http://www.lejournaldepersonne.com/2015/08/ratages/

Raticides

Je suis là
Je suis encore là
Je participe plus que jamais à l’être… à l’être-là
En allemand on dit : Dasein… être-là
Donner le la, faire entendre sa voix…
Je réponds : ça va, quand on me demande comment ça va ? Même si ça ne va pas !
Parce qu’on peut se l’avouer maintenant :
Avec l’être-là, on n’est pas à l’abri du non-être…
On peut à tout moment cesser d’être-là, disparaitra comme dit la chanson.
La mort nous guette… mais pas seulement…
Il y a aussi l’ennui, de jour comme de nuit,
L’ennui… la fatigue… la lassitude
Qui nous font ressentir l’être-là comme s’il n’était pas là… présence de l’absence.
Le vide, le plein de vide…
Être ! J’écris ton nom en rajoutant un S : L’être las, lassitude…
Las de nous voir te réclamer sans cesse de l’avoir, un avoir pour supporter le poids de l’être… parce que notre lien de parenté avec l’être ne nous suffit pas, il nous faut des moyens, des biens pour ne pas sombrer dans le mal-être… le dénuement… qui précipite le dénouement !

Conclusion :
Nous avons de plus en plus de mal avec l’être sans l’avoir… c’est ce qui explique peut-être l’explosion du nombre de candidats au suicide…
On se fait sauter non pour passer de l’autre côté, mais pour cesser d’être-là… d’être las…
De voir enlacés la nuit et l’ennui, l’être et le néant, le sens et le non-sens.
Ils ne naissent pas terroristes mais terrorisés de ne pas figurer sur la bonne liste, celle des maitres et possesseurs de ce jeu de pistes qui disposent, qui ont à leur disposition la planète-terre et les moyens de vous faire taire, de rendre votre voix inaudible et votre personne inéligible.
En vérité, tous ces jeunes qui mettent la vie des autres en danger, ne commettent que des attentats à l’impudeur.
Ils n’en peuvent plus de voir l’avoir écraser à ce point l’Être.
Les riches d’un côté, les caniches de l’autre…

http://www.lejournaldepersonne.com/2015/08/raticides/

Campagne prévente de tickets, soutien d’un film au bout de la bobine : Il était une Foi… Gaza. : http://www.lejournaldepersonne.com/campagne-prevente-de-tickets-soutien-dun-film-au-bout-de-la-bobine-la-bande-de-gaza/

avatar

Personne

Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d'actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d'assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L'humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n'est l'otage d'aucun parti, prisonnier d'aucune opinion, dupe d'aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l'événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats : https://www.lejournaldepersonne.com