Regard sur les routes de la soie : les routes africaines

Par Luc Michel.  Pour EODE/Quotidien géopolitique. Le 27.03.2019.

 

« Les investissements de la Chine en Afrique ne s’accompagnent d’aucune condition politique. La Chine ne s’immisce pas dans les affaires intérieures de l’Afrique et ne lui impose pas sa volonté » – Xi Jinping (7e Forum sur la coopération sino-africaine, Pékin, 4 sept. 2018).

 

«Déçu par le modèle occidental, le continent fait les yeux doux au président chinois Xi Jinping, qui rêve d’étendre sa nouvelle route de la soie. L’Afrique est bonne pour le business. La Chine, son premier partenaire, l’a compris depuis belle lurette. Le numéro un chinois, Xi Jinping, vient d’y effectuer sa quatrième tournée en Afrique en cinq ans. Au Sénégal, au Rwanda puis en Afrique du Sud, il a vanté une « communauté de destins » entre la Chine et le continent noir. En septembre, il accueillera à Pékin un sommet sino-africain. Nulle part sur la planète, la redistribution des cartes géopolitiques due à la mondialisation n’est mieux illustrée que par la proximité croissante de ces deux-là » – La Chine s’exporte en Afrique (Le Point, 7 août 2018).

 

La visite de Xi Jinping dans l’UE a été l’occasion d’un déluge d’articles sur les « nouvelles routes de la soie ». Présentées dans l’optique de la vieille géopolitique obsolète du général de Gaule (« L’Europe de l’Atlantique à l’Oural »), que Macron et le Quai d’Orsay partagent encore. Dialogue des continents « européen » (sic) et asiatique, vision archaïque de la Chine impériale. Oubliée la « Seconde Europe » de Moscou (1) ! Aux abonnés absents l’Eurasie ! Mais surtout soigneusement oublié le volet africain des « routes » et la vision bi-continentale Eurasie-Afrique de Xi Jinping !!!


AFROEURASIE – EUFRASIE – EURASIE-AFRIQUE :LES ORIGINES HISTORIQUES ET CONCEPTUELLES L’AFROEURASIE ÉCONOMIQUE DANS LE PASSE ET « L’UNIVERS EUFRASIQUE »

« L’avenir appartiendra à celui qui aura la mémoire la plus longue » – Frédéric Nietszche.

 

Pourtant l’Histoire nous apprend la réalité millénaire de ce concept géopolitique et géoéconomique «d’Afroeurasie». Lorsque j’ai commencé à développer mon concept géopolitique d’«Axe Eurasie-Afrique» (1), je l’ai tiré certes du concept géographique «d’Afroeurasie», mais surtout des thèses des historiens qui ont étudié les rapports économiques des Empires entre les antiques routes de la Soie jusqu’à l’aube du colonialisme occidental. Sans doute Xi Jinping s’est souvenu de cette «économie-monde» du passé, où l’Afrique prenait place.

« Or ce réseau d’échange ancien, multipolaire, marqué par la route de la soie (vers la Chine) et la route des épices (vers l’Inde), était millénaire, l’ancien Empire Romain d’Occident, avant son éclatement, avait d’ailleurs participé dans une certaine mesure à son développement), écrit l’historien David Dupont dans sa thèse (2) : «La carte suivante de Christian Grataloup dessine les voies potentielles de transport et de communication eufrasique qu’empruntèrent à un moment ou un autre les marchandises pour le commerce lointain. La marginalisation de l’Europe occidentale n’empêcha pas le reste de l’univers eufrasique de connaître une forte émulation commerciale. Durant la longue période de discrétion de cette Europe au sein de cette toile économique internationale, celle-ci connaît même une effervescence continue, marquée néanmoins par quelques bouleversements. L’un de ces derniers, qui colore durablement le pôle proche et moyen oriental de ce commerce jusqu’au retour en – ou, pourrait-on dire, de – force de la chrétienté, fut sans contredit la montée de l’influence musulmane » (3).


LE TERME « EUFRASIE » ET LE « SYSTEME-MONDE AFRO-EURASIEN »

 

Mais continuons à écouter David Dupont : «Le terme « Eufrasie» est d’utilisation récente et sert à désigner, en histoire globale, ce que P. Beaujard nomme le «système-monde afro-eurasien» ou encore le «système-monde eurasien et africain». Ce signifiant met l’accent sur l’interconnection, sur le plan du commerce ou du transfert des idées, notamment, des «continents» (Europe, Afrique, Asie) de l’Ancien-Monde (et au-delà) soit jusqu’à l’intégration de l’Amérique au sein de ce système. Si le mot «Eurasie» (sans « f ») est plus communément employé, fruit d’une introduction plus ancienne dans le langage savant, à la lumière des études plus récentes qui soulignent l’apport africain au sein du système d’échange eurasien, l’ajout du « f », comme suggère de le faire V. Cadepuy, semble voué à une longue postérité pour référer à cet univers (historique, social et géographique) (…) Notons que, dans la thèse, d’autres termes (comme « Afro-eurasie » sont aussi parfois employés, et ils réfèrent à la même réalité» (4).


ESQUISSE DE « L’AXE EURASIE-AFRIQUE » :VERS « L’AFROEURASIE »

« La politique d’un État est toute entière dans sa géographie » – Napoléon Bonaparte.

Au cœur du concept des « nouvelles routes de la Soie », lancé par Pékin, il y a l’unité économique de l’Eurasie, mais aussi un pont unificateur entre l’Afrique et l’Eurasie vers «l’Axe Eurasie-Afrique». Aux origines idéologiques et géopolitiques du concept de l’«Axe Eurasie-Afrique» :  Voir L’AXE GÉOPOLITIQUE « EURASIE-AFRIQUE ».  Luc Michel sur EODE-TV (YouTube) https://www.youtube.com/watch?v=R4h-rDNk-oM

Pour les géographes, Afrique et Asie sont aussi une masse continentale : « l’Afroeurasie ». Pour les géopoliticiens partisans au XXIe siècle de la «géopolitique des grands espaces» et des «Blocs Continentaux (Haushofer, Thiriart, von Lohausen), ce concept géographique doit conduire à une réflexion sur cette Afroeurasie comme «communauté de destin» géopolitique. Ce qu’énonçait en juillet 2018 Xi Jinping à Pékin. Ce que j’ai appelé dès 2013 «l’Axe Eurasie-Afrique». L’évolution de la Géopolitique mondiale au XXIe siècle conduit à des Blocs géopolitiques, qui deviendront des Blocs géoidéologiques (porteurs de leur vision du monde), de dimensions de plus en plus vastes. Notre destin c’est l’Afroeurasie !

Ma Géopolitique – qui est une «géopolitique des grands-espaces» et des «Blocs continentaux» – défend, à la fois en synergie et en syncrétisme, les visions continentales du Néoeurasisme et du Néopanafricanisme …


COMMENT XI JINPING INTÈGRE L’AFRIQUE DANS SES «NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE» ?

Mais quelle est la vision de la Géopolitique vue de Pékin sur l’Afrique et sur le concept Eurasie-Afrique, et les projets géoéconomiques chinois, notamment avec les «Nouvelles Routes de la Soie» ?  Voir pour une vue globale sur PCN-TV : Luc Michel et Fabrice Beaur : Sommet «BELT AND ROAD», Pékin 14-15 MAI 2017. Sur le thème Des Nouvelles routes de la soie à l’intégration géopolitique et géoéconomique de l’axe-Afrique. https://vimeo.com/218758549

«Il faut dire que la Chine n’y est pas allée par quatre chemins», commente ‘Courrier International’, exposant les peurs de l’UE. «Avec le programme «Routes de la soie» qu’elle a mis en œuvre dès l’été 2013, elle a enchaîné les chantiers d’édification de routes, de ports et de chemins de fer en mettant sur la table des dizaines de milliards de dollars. Aujourd’hui, le moins que l’on puisse dire, c’est que de plus en plus de critiques fusent ici et là. Parmi elles, celle-ci : Pékin utilise sa force de frappe financière pour étendre son influence. Et cela ne vaut pas seulement pour la position de la Chine par rapport à l’Afrique (…) La question mérite d’autant plus d’être posée que toute cette dynamique nourrit une politique d’influence orchestrée à partir du programme des « Routes de la soie » pas seulement vanté par les Chinois».

 

C’est de là que vient le discours dénigrant sur la «Chinafrique». Antonio Tajani, président du Parlement européen, ne s’est pas gêné pour affirmer que «le continent africain» devenu l’un des principaux partenaires économiques de Pékin, «risque aujourd’hui de devenir une colonie chinoise». S’exprimant en juillet dernier dans le quotidien allemand ‘Die Welt’, il a indiqué que «les Chinois ne veulent que les matières premières» et que «la stabilité ne les intéresse pas» (sic).


MAIS QUELLE EST LA VISION AFRICAINE DE LA CHINE ? VU DE PÉKIN, COMMENT LES ROUTES DE LA SOIE VEULENT-ELLES INTÉGRER EURASIE ET AFRIQUE ?

Le IIIe sommet du Forum sur la coopération sino-africaine s’est tenu les 3 et 4 septembre 2018 à Pékin sur le thème «La Chine et l’Afrique : communauté de destin et partenariat mutuellement profitable». J’ai analysé ce Sommet  pour AFRIQUE MEDIA. Voir sur EODE-TV/Luc Michel : La géopolitique africaine vu de Pékin. Sur : https://vimeo.com/290040811

 

J’y répond aux questions centrales que se posent les Africains : Quelle est la Géopolitique de la chine en Afrique et le positionnement stratégiques des grandes puissances ? Alors que vient de s’achever le IIIe Forum Chine-Afrique à Pékin, quelle est la réalité géopolitique de la présence de la Chine en Afrique ? Quel impact sur les positionnements stratégiques des puissances étrangères sur le continent ?  Dans une autre analyse pour EODE-TV, je complète l’étude du dossier : Voir sur EODE-TV/Luc Michel : Géopolitique de l’Afroeuroasie. Le regard et les projets géopolitiques chinois sur l’Afrique sur https://vimeo.com/287818077

J’y aborde les thématiques suivantes :
Quelle est la vision chinoise de la Géopolitique africaine ?
Quel rôle joue le leader Xi Jinping dans cette vision ?
Sur quoi repose-t-elle et quels sont ses buts ?
En particulier que vise le concept des «Nouvelles Routes de la Soie» (ou projet OBOR, «One Belt One Road») entre Eurasie et Panafrique ?
Comment la Géoéconomie d’OBOR précède la « géopolitique de l’Afroeurasie » ?
Vu d’Afrique quel est la vision de l’affrontement Chine-USA ?
Comment se met en place la confrontation entre Washington et Pékin en Afrique ?
J’étudie cette vision africaine dans une troisième analyse : Voir sur EODE-TV/Luc Michel : Comment l’Afrique perçoit-elle la guerre entre les USA et la Chine sur https://vimeo.com/288867135

 

J’y explique les réactions des USA à la présence massive des chinois en Afrique, le soi-disant «printemps africain» dont la cible véritable est Pékin, et les contre-projets chinois (dont les «nouvelles Routes de la Soie»). Spécialiste du «printemps africain», dont j’ai dévoilé tous les rouages dans mes enquêtes (5), je démontre que la déstabilisation du «printemps africain» est une déstabilisation globale du Continent, pilotée, planifiée, organisée depuis Washington pour chasser Pékin d’Afrique en sapant les états africains tentés par l’alternative géopolitique et géoéconomique chinoise …

Toujours à l’occasion du 7e Forum Afrique – Chine, je revenais sur les enjeux d’une coopération Chine-Afrique : Voir sur EODE-TV/ Luc Michel : Pourquoi l’Afrique doit faire le choix de l’alliance avec l’Eurasie ? Sur https://vimeo.com/288868910

A la question centrale «L’Afrique doit-elle choisir l’alliance chinoise, et plus globalement celle de l’Eurasie, avec l’Organisation de coopération de Shanghai, Pékin et aussi Moscou?»,

Je répondais Oui sans hésiter ! Ajoutant qu’il en va de la place d’une Afrique libre et digne au XXIe siècle … Sur https://vimeo.com/288868910


LA CHINE VANTE SON AIDE « SANS CONDITIONS » À L’AFRIQUE

La Chine, premier partenaire commercial de l’Afrique, a promis lors du 7e Forum Afrique – Chine 60 milliards de dollars au continent, le président Xi Jinping vantant une aide «sans conditions», face aux critiques de l’Occident contre ses «Nouvelles routes de la soie». Le sommet est l’occasion pour le président chinois de célébrer ses «Nouvelles routes de la soie». Le géant asiatique a investi annuellement plusieurs milliards de dollars en Afrique depuis 2015 dans des infrastructures (routes, chemins de fer, ports) ou des parcs industriels. Des investissements largement salués par les pays africains, qui espèrent ainsi accélérer leur développement économique. Ces initiatives suscitent toutefois des critiques croissantes venues de l’Occident qui soulignent l’envolée de l’endettement de certains pays.

En ouvrant d’un long discours le sommet, le président chinois s’était évertué à les désamorcer. Il a assuré que la Chine «annulerait une partie de la dette des nations africaines les moins développées», insulaires, ou enclavées. Parmi les 60 milliards de dollars supplémentaires promis figurent des lignes de crédit de 20 milliards de dollars. Deux fonds, consacrés à la finance du développement et au financement des importations de biens africains, seront créés.

Le soutien du géant asiatique comprendra également 15 milliards de dollars «d’aide gratuite et de prêts sans intérêts». Et les entreprises chinoises seront encouragées à investir «au moins 10 milliards de dollars en Afrique au cours des trois prochaines années».

«Les investissements de la Chine en Afrique ne s’accompagnent d’aucune condition politique. La Chine ne s’immisce pas dans les affaires intérieures de l’Afrique et ne lui impose pas sa volonté», avait affirmé Xi Jinping devant un parterre d’acteurs du monde économique et commercial. Il a toutefois reconnu la nécessité de «s’assurer de la viabilité commerciale des projets» afin de «réduire le risque des investissements».

S’exprimant après lui, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a vivement réfuté l’étiquette de «néo-colonialisme» parfois collée par des «détracteurs occidentaux» à propos de l’aide chinoise. Le président sud-africain a en revanche plaidé pour le règlement de certains déséquilibres. «Très souvent, l’Afrique exporte des matières premières vers la Chine, tandis que la Chine nous exporte des produits finis (…) Cela limite la potentiel et la capacité de production de l’Afrique ainsi que la création d’emplois sur le continent africain», a-t-il regretté. Lors du dernier sommet, à Johannesburg en 2015, le président chinois avait déjà annoncé une enveloppe de 60 milliards de dollars d’aide et de prêts à destination des pays africains.

Le forum de Pékin s’était accompagné d’une série de contrats entre la Chine et ses partenaires. Le président nigérian Muhammadu Buhari devait ainsi assister à la signature d’un accord sur les télécommunications, financé par un prêt de 328 millions de dollars de la banque chinoise d’import-export (Exim), selon son cabinet.

Xi Jinping s’est par ailleurs entretenu durant le weekend en tête-à-tête avec un grand nombre de chefs d’Etat comme les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et sénégalais Macky Sall. Pékin fournit une aide aux pays africains depuis l’époque des guerres d’indépendance contre les ex-colonisateurs occidentaux. Mais sa présence sur le continent s’est renforcée à mesure de la spectaculaire envolée de la Chine, devenue selon les statistiques du FMI « deuxième économie mondiale ».


L’ENGAGEMENT MILITAIRE CHINOIS EN AFRIQUE : L’INTERNATIONALISATION DE LA MER ROUGE

Enfin, si traditionnellement Pékin assure la sécurité économique et Moscou, «de retour sur les champs de bataille de la guerre froide» (dixit le Think tank US ‘Stratfor’), la sécurité militaire, la Chine a commencé à s’investir militairement en Afrique. Signe de l’importance stratégique de l’Afrique pour le géant asiatique, il a choisi Djibouti pour ouvrir en 2017 sa première base militaire à l’étranger.

La dynamique globale dans lequel s’inscrit la Corne de l’Afrique depuis 2017 donne un premier élément de réponse (6). Nous assistons depuis plusieurs mois à une internationalisation de la mer Rouge). La sécurisation de cet espace maritime est vitale pour la Chine mais aussi pour le Japon et les pays de l’Union européenne. Ainsi, la Corne de l’Afrique est devenue une étape essentielle du projet chinois de « Nouvelles routes de la Soie » en Afrique. La République populaire de Chine s’est installée militairement à Djibouti afin d’offrir à ses navires une facilité portuaire sûre. La présence chinoise a également entraîné un renforcement de la présence des États-Unis, déjà sur place dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

De même, depuis quelques années les pays du Golfe ont amplifié leur influence dans la région, notamment en raison de la guerre qu’ils mènent au Yémen. Les Émirats arabes unis – qui ont développé une véritable puissance régionale maritime et contrôlent aujourd’hui la majorité des ports du Yémen, mais aussi ceux de la Somalie et de sa région qui a fait sécession, le Somaliland – sont ainsi présents en Érythrée et l’Arabie saoudite souhaiterait obtenir une base à Djibouti.

À tous ces facteurs s’ajoute une véritable bataille pour le contrôle des ports de la région. Trois axes d’influence se dessinent : les pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis) alliés à l’Égypte ; le Qatar et la Turquie et enfin l’Iran. Ainsi, l’alliance entre l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte est soutenue par les États-Unis et «a travaillé à une normalisation régionale plus propice à leurs intérêts» (Expert).

 


 

NOTES ET RENVOIS

(1) L’Europe ne se limite pas à l’Union européenne ! Ni même aux états qui lui sont maintenant associés, comme la Moldavie ou la Serbie. La Russie, qui a retrouvé son indépendance avec Vladimir Poutine est aussi l’Europe ! Une SECONDE EUROPE, une AUTRE EUROPE eurasiatique se dresse désormais à Moscou face à l’Europe atlantiste de Bruxelles.

Cfr. Luc MICHEL, EODE THINK TANK/ GEOPOLITIQUE / THESES SUR LA « SECONDE EUROPE » UNIFIEE PAR MOSCOU.  Sur http://www.eode.org/eode-think-tank-geopolitique-theses-sur-la-seconde-europe-unifiee-par-moscou/

(2) Cfr. LES COMPAGNIES OCCIDENTALES DANS L’ÉCONOMIE MONDIALE. ORIGINE INSTITUTIONNELLE DES ORGANISATIONS DU CAPITALISME INDUSTRIEL, Thèse de David Dupont, Doctorat en sociologie, Université de Laval, Québec.

(3) Voir BEAUJARD, Philippe, « Un seul système-monde avant le 16e siècle ? L’océan Indien au coeur de l’intégration de l’hémisphère afro-eurasien », in Philippe Beaujard, L. Berger et P. Norel, HISTOIRE GLOBALE, MONDIALISATIONS ET CAPITALISME, Paris, La Découverte, 2009.  Et voir : Smith, R. (2015), ”Trade and commerce across Afro-Eurasia”, in B. Kedar & M. Wiesner-Hanks (Eds.), THE CAMBRIDGE WORLD HISTORY (The Cambridge World History, pp. 233-256), Cambridge University Press. doi:10.1017/CBO9780511667480.010

(4)  Sur l’intégration de l’Afrique au système-monde de l’époque, voir : ». Beaujard, « The Indian Ocean in Eurasian and African World-Systems Before the Sixteenth Century », et « Un seul système-monde avant le 16e siècle ? L’océan Indien au coeur de l’intégration de l’hémisphère afro-eurasien », Ib

(5) Cfr. ma Page spéciale : Luc MICHEL – Enquetes sur la Destabilisation de l’Afrique  sur https://www.facebook.com/LucMICHEL.destabilisationafricaine/

(6) Cfr. sur LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/GEOPOLITIQUE AFRICAINE : ESQUISSE DE LA GEOPOLITIQUE DE L’AFRIQUE DE L’EST ET DE LA CORNE DE L’AFRIQUE  sur http://www.lucmichel.net/2018/07/11/luc-michels-geopolitical-daily-geopolitique-africaine-esquisse-de-la-geopolitique-de-lafrique-de-lest-et-de-la-corne-de-lafrique/

 

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

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