Sept principes de bonne gouvernance que les politiciens ignorent.


Les principes énoncés dans cet article sont tirés d’un discours donné maintes fois par Lawrence W. Reed, un ex-journaliste et présentement le directeur du Foundation for Economic Education, un « think tank » libertarien. Lui-même se garde bien d’en accepter le mérite. Il dit les avoirs glanés ça et là, au cours de sa vie. Gare aux cœurs sensibles, ces principes sont supposés être la fondation d’une société libre. Je me suis permis de traduire et au besoin, de paraphraser et condenser les propos de M. Reed, mais j’ai quand même préservé l’essentiel.

1. Les gens libres ne sont pas égaux et les gens égaux ne sont pas libres.

Ce premier principe nécessite une clarification du concept d’égalité. Lorsqu’on parle d’égalité dans ce contexte, nous ne parlons pas d’égalité devant la loi, cette notion qui dit que vous serez jugés pour une offense selon que vous l’avez perpétré ou non, peu importe votre âge, sexe, race, couleur ou croyance religieuse. Ceci est à la fondation de la civilisation occidentale et peu de gens ici ne contrediraient son importance.

Non, l’égalité à laque nous faisons référence ici se rapporte aux revenus et à la richesse. Ce que nous gagnons et acquérons sur le marché du commerce, du travail et de l’échange. Je parle ici de l’égalité économique. Partageons ce principe en ses deux moitiés.

Les gens libres ne sont pas égaux. Lorsque les gens sont laissés libres d’être eux-mêmes, d’être maitres de leur destinées, de s’appliquer à améliorer leur bien-être et celui de leur famille, le résultat dans le marché ne sera pas l’égalité des résultats. Les gens auront une vaste gamme de revenus différents et accumuleront des quantités très différentes de richesse. Alors que certains déploreront ce fait et parleront de l’écart entre les riches et les pauvres, je trouve que les gens soient eux-mêmes dans une société libre est merveilleux. Nous sommes tous des personnes uniques, différents en d’innombrables respects à tout autre être humain mort ou vivant. Pourquoi diable devrions-nous nous attendre à ce que nos intéractions dans le marché produisent des résultats identiques?

Nous sommes différents en termes de talent. Certains ont plus de talent ou ont des talents qui ont plus de valeur. Certains ne découvrent leurs talents que tard dans la vie, ou pas du tout. Will Kellogg a découvert son talent d’entrepreneur à 46 ans et avant qu’il aille fonder sa compagnie, il travaillait pour son frère à faire des menus travaux pour $25 par jour dans un sanatorium de Battle Creek au Michigan.

Nous sommes différents en termes de notre vaillance, de notre volonté à travailler. Certains travaillent plus longtemps, plus fort ou plus intelligemment. Ça fait une grande différence dans la valeur que d’autres attribueront à notre travail et ce qu’ils voudront payer pour.

Nous sommes différents au niveau de l’épargne. J’argumenterais que si le Président (ou Premier Ministre) pouvait claquer des doigt et égaliser instantanément les revenus, nous serions tous encore inégaux le lendemain parce que certains épargneraient, alors que d’autre dépenseraient leur argent. Ce sont trois raisons, mais certainement pas les seules pourquoi les gens libres ne sont pas égaux.

Les gens égaux ne sont pas libres, la deuxième partie de mon premier principe, va au cœur des choses. Montrez-moi un peuple n’importe où sur terre où les gens sont égaux économiquement et je vous montrerai un peuple privé de liberté. Pourquoi?

La seule façon que vous puissiez avoir une chance d’avoir une égalité dans tous les revenus d’une société, est de mettre un fusil sur la tempe de chaque citoyen. Vous devrez littéralement employer la force pour rendre les gens égaux. Vous devrez émettre des ordres, appuyés par la guillotine, la corde, le fusil et la chaise électrique. Ces ordres seraient: n’excellez pas. Ne travaillez pas plus fort ou plus intelligemment que les autres. N’épargnez pas plus que les autres. Ne soyez pas les premiers avec un nouveau produit et n’offrez surtout pas une produit que les consommateurs voudront plus que tout ce qu’ont à offrir vos compétiteurs.

Croyez-moi, vous ne voudriez pas d’une société qui émettrait ce genre d’ordres. Le Cambodge, sous les Khmers Rouges dans les années 1970 est passé très près d’avoir ce modèle. Le résultat fût que 2 millions sur une population de 8 millions furent tués en moins de quatre ans. Mis à part l’élite gouvernante, le reste des survivants ont vécu avec un niveau de vie similaire à l’âge de pierre.

Quel est le message de ce premier principe? Ne vous souciez pas trop des écarts de richesse lorsqu’ils proviennent de l’interaction de gens qui sont simplement eux-mêmes. S’ils sont le résultat de barrière politiques artificielles, enlevez ces barrières. Mais n’essayez pas de prendre des gens inégaux et les compresser dans une masse homogène. Vous n’y arriverez pas et vous causerez le chaos en essayant.

Les taxes confiscatoires ne répartissent pas la richesse, ils font tout simplement fuir les entreprenants et les innovateurs en appauvrissant ceux qui auraient bénéficié de leurs apports. Abraham Lincoln est réputé d’avoir dit: « Vous ne pouvez pas relever un homme en abaissant un autre. »

2. Vous prenez soin de ce qui vous appartient. Ce qui n’appartient à personne, ou à tout le monde a tendance à devenir vétuste.

Ceci illumine la magie de la propriété privée et explique beaucoup à propos des économies socialistes à travers le monde.

Dans l’ancien empire soviétique, les gouvernements proclamaient la supériorité de la planification centrale et de la propriété de l’État. Ils voulaient abolir ou du moins minimiser la propriété privée parce qu’ils disaient qu’elle était égoïste et contre-productive. Avec le gouvernement à la tête, disaient-ils, les ressources seraient utilisées pour le bien de tous.

Ce qui était les aliments du fermier est devenu les aliments du peuple et le peuple crevait de faim. Ce qui était l’usine de l’entrepreneur est devenue l’usine du peuple et le peuple dût s’accommoder de biens de si piètre qualité que personne n’en voulait au-delà des frontières.

Nous savons maintenant que l’Union Soviétique a produit un désastre économique après l’autre et un cauchemar écologique après l’autre. C’est le résultat de toutes les expériences avec le socialisme. Et alors que les socialistes aiment à dire qu’il faut briser des œufs pour faire une omelette, ils ne font jamais d’omelette. Ils ne font que briser des œufs.

Si vous croyez être bons à entretenir une propriété, essayez d’aller habiter dans la maison d’un autre pendant un mois ou de conduire la voiture d’un autre pendant la même période. Je vous garantis que ni la maison, ni la voiture n’auront la même apparence que la vôtre après cette même période.

Si vous voulez prendre les rares ressources d’une société et les détruire, confisquez-les de ceux qui les ont créé et donnez-les à gérer à une autorité centrale. En un coup, vous pouvez tout détruire. Malheureusement, les gouvernements de tous niveaux votent continuellement des lois qui viennent éroder les droits de propriété par la tactique du salami: une tranche à la fois.

3. La bonne gouvernance requiert que nous considérions les effets d’un politique à long-terme et sur tous les gens, pas seulement à cout-terme et sur quelques personnes.

Il est peut-être vrai, comme le déclarait l’économiste John Maynard Keynes, qu’à long-terme, nous sommes tous morts. Mais ça ne devrait pas être un licence à créer des politiques qui feront un peu de bien à quelques personnes aujourd’hui, au prix de faire mal à plus de gens plus tard.

Je peux penser à plusieurs de ces politiques. Quand Lyndon Johnson a introduit sa grande société dans les années 60, la pensée était que certaines personnes allaient bénéficier d’un chèque d’aide sociale. Nous savons maintenant qu’à long-terme, ces mesures ont encouragé l’oisiveté, brisé des familles, créé des dépendances inter-générationnelles et le désespoir, coûté une fortune aux contribuables et créé des pathologies qui prendront plusieurs générations à résoudre. De même les politiques de déficit et d’expansion du gouvernement, alors qu’elles ont enrichi une minorité au départ, ont dévoré les entrailles de notre économie et notre fibre morale pendant des décennies.

Ce principe est en fait un appel à être consciencieux dans notre pensée. Il dit que nous ne devrions pas être superficiels dans notre jugement. Si un voleur allait de banque en banque, dévalisant tout l’argent sue lequel il met la main pour ensuite le dépenser dans le centre commercial local, vous ne seriez pas très judicieux dans votre pensée si tout ce que vous faites est de sonder les commerçants du mail pour conclure que le type a stimulé l’économie.

Nous devons nous souvenir qu’aujourd’hui est le demain que les politiciens nous ont dit que nous pouvions ignorer. Si nous voulons être des adultes responsables, nous ne pouvons pas agir comme des enfants qui sont strictement concernés par le moi et le ici et maintenant.

4. Si vous encouragez quelque chose, vous en aurez plus. Si vous le découragez, vous en aurez moins.

Nous sommes tous des créatures motivés par les incitatifs et les dés-incitatifs. Nos agissement sont tous influencés par eux, quelque fois de façon très puissante. Les politiciens qui oublient ceci font souvent des bêtises comme hausser les taxes sur une activité et s’attendre à ce que les contribuables continuent de faire cette activité comme avant, comme des moutons qu’on mène à la tonte.

Souvenez-vous lorsque George Bush (le premier) a dû renoncer à sa promesse « pas de nouvelles taxes »? En 1990, il y eut de grosses augmentations de taxes de toutes sortes. Entre autres, le Congrès avait augmenté les taxes sur les bateaux, les avions et les bijoux. Les politiciens on cru que puisque seuls les riches achètent de telles choses, que nous devrions leur en faire manger avec ces taxes accrues. Ils s’attendaient à des nouveaux revenus de 31 millions la première année avec ces trois taxes. Nous savons maintenant que ces taxes n’ont rapporté que 16 millions. Nous avons payé 24 millions en assurance-chômage à cause de ceux qui ont perdu leur emploi dans ces industries à cause des taxes. Seulement à Washington, les politiciens peuvent-ils viser 31 millions pour n’en récolter que 16 et en payer 24 et penser que de quelque façon ils ont fait du bien.

Vous voulez briser des familles? Offrez un plus gros chèque d’aide sociale si le père lève les pattes. Vous voulez décourager l’investissement? Double-taxez le et ajoutez une belle grosse taxe sur les gains de capitaux par-dessus. Vous voulez avoir moins de travail? Imposez assez de taxes dessus pour que les gens décident que l’effort n’en vaut pas la peine.

Maintenant, dans les législatures d’état et fédérales, beaucoup d’attention est donnée à la question des déficits et de la chute des revenus. Je crois que les gouvernements devraient agir de a même façon que vous et moi et d’innombrables familles font dans de telles circonstances: réduire leurs dépenses. En particulier si nous voulons redémarrer une faible économie dans le but de créer plus d’emplois et plus de revenus. Lorsque le patient est malade, le médecin n’ira pas le saigner.

5. Personne ne dépense l’argent des autres aussi judicieusement que le sien.

Vous êtes-vous déjà demandé à propos de ces histoires de marteaux à $300 et sièges de toilette à $400 que le gouvernement achète parfois? Vous pourriez traverser le pays de long en large et vous ne trouverez jamais personne qui gaspillerait son propre argent de cette manière. Pourtant ce genre de gaspillage arrive fréquemment au gouvernement et ailleurs. Pourquoi? Invariablement, ça se produit quand quelqu’un dépense l’argent des autres.

L’économiste Milton Friedman avait élaboré sur ce sujet, il y a des années. Il disait qu’il y avait quatre façon de dépenser de l’argent. Lorsqu’on dépense notre propre argent pour nous-mêmes, nous pouvons occasionnellement faire des erreurs, mais elles sont plutôt rares. Le lien entre celui qui gagne l’argent, le dépense et en récolte les bienfaits est fort, direct et immédiat.

Lorsque vous dépensez votre propre argent pour quelqu’un d’autre, vous voudrez sûrement en avoir pour votre argent, mais vous pouvez aboutir à acheter quelque chose que l’autre n’appréciera pas nécessairement.

Lorsque vous dépensez l’argent des autres pour vous-même, comme un dîner sur un compte de dépense, vous avez l’incitatif d’obtenir ce qui vous plait, mais peu de raisons d’économiser.

Finalement, lorsque vous dépensez l’argent des autre pour acheter quelque chose à d’autres, le lien entre celui qui gagne l’argent, celui qui le dépense et celui qui en bénéficie est inexistant. et que le potentiel de corruption est le plus élevé. Pensez-y. Dépenser l’argent des autre pour les autres, c’est ce que le gouvernement fait à tous les jours.

6. Le gouvernement ne peut rien vous donner qu’il n’a pas préalablement pris à quelqu’un d’autre et un gouvernement assez puissant pour tout vous donner est assez puissant pour tout vous enlever.

Ceci n’est pas une déclaration radicale anti-gouvernementale. C’est simplement comment sont les choses et ça en dit long sur la nature des gouvernements

Il a été dit que le gouvernement, comme le feu est un dangereux serviteur et un impitoyable maitre. Pensez-y un instant. Même si le gouvernement n’est pas plus gros que ce que les pères fondateurs ont voulu. Même s’il est vraiment le serviteur du peuple. Il est quand même dangereux! Comme Groucho Marx disait de son frère Harpo: « il est honnête, mais il faut le surveiller. » Vous devez surveiller même le plus petit et le meilleur gouvernement car, comme le disait Thomas Jefferson, la tendance est au gouvernement de grossir et à la liberté de diminuer. Vous ne pouvez pas l’établir et le laisser seul. Ça prend une vigilance éternelle pour le garder à sa place et garder nos libertés en sécurité.

Le soi-disant état-providence n’est ni plus, ni moins que de dépouiller Paul pour le donner à Pierre après en avoir lavé et gaspillé une bonne partie sur une bureaucratie indifférente. D’une autre façon, c’est comme si nous nous tenions tous dans un cercle avec la main dans la poche de notre voisin.

Un peuple libre et indépendant ne se tourne pas vers son gouvernement pour sa subsistance. Il ne voit pas son gouvernement comme un gros plat de bonbons, mais plutôt comme un protecteur des libertés dont les fonctions se limitent à maintenir la paix et maximiser les opportunités de tous, mais qui nous laisse tranquilles autrement. Il y a un gros désavantage à la dépendance à son gouvernement comme des civilisations aussi anciennes que celle de Rome peuvent témoigner.

Lorsque votre représentant arrive et vous dit: « voyez ce que je vous ai apporté », vous devriez lui demander qui va payer pour. S’il est honnête, il vous répondra que la seule raison qu’il a pu vous obtenir son petit cadeau, c’est qu’il a du voter pour tous les petits cadeaux que les autres représentants ont ramené chez eux.

7. La liberté fait toute la différence au monde.

Juste au cas où les six principes précédents ne vous ont pas livré le message, j’ai ajouté ceci comme mon septième et dernier principe.

La liberté n’est pas seulement un luxe ou une bonne idée. Ce n’est pas seulement une heureuse circonstance ou un concept de tous les jours. C’est ce qui fait marcher tout le reste. Sans elle, au mieux la vie est ennuyeuse, au pire, il n’y a pas de vie du tout.

Les politiques qui ne préservent pas ou ne renforcent pas la liberté devraient être immédiatement suspectes dans l’esprit d’un peuple vigilant. Ils devraient demander: « Qu’obtenons-nous en retour si nous devons abandonner un peu de nos libertés? » Et espérer que c’est plus qu’un petit bonbon temporaire. Benjamin Franklin nous avais même conseillé, « ceux qui sacrifieront leur liberté pour un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni sécurité, ni liberté »

Trop souvent, les politiciens ne songent même pas à l’état de la liberté. Si ça semble bon et que ça va les faire réélire, ils le font. Tous ceux qui émettront des objections basés sur la liberté seront ridiculisés ou ignorés. De nos jours les divers niveaux de gouvernements siphonnent 35% de notre économie (NDLR Au Canada et en France c’est beaucoup plus), comparativement à 6 ou 7% en 1900. Pourtant peu de gens sont intéressés à demander aux avocats de plus gros gouvernements des questions comme « Pourquoi est-ce que 35% n’est pas suffisant » ou; « Jusqu’à quel point un homme a-t-il droit aux fruits de son travail? »

69 pensées sur “Sept principes de bonne gouvernance que les politiciens ignorent.

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    14 octobre 2010 à 11 11 43 104310
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    «Ce premier principe nécessite une clarification du concept d’égalité. Lorsqu’on parle d’égalité dans ce contexte, nous ne parlons pas d’égalité devant la loi, cette notion qui dit que vous serez jugés pour une offense selon que vous l’avez perpétré ou non, peu importe votre âge, sexe, race, couleur ou croyance religieuse. Ceci est à la fondation de la civilisation occidentale et peu de gens ici ne contrediraient son importance.»

    Oups! Comment peut-on appliquer la loi sans l’État? Avec des mercenaires? Mais qui alors, écrira la loi? Le plus riche? Et sa clique? Eh bien! La cohérence n’est donc pas du monde libertarien!

    «Les gens libres ne sont pas égaux. Lorsque les gens sont laissés libres d’être eux-mêmes, d’être maitres de leur destinées, de s’appliquer à améliorer leur bien-être et celui de leur famille,»

    Oups encore! Si l’être humain n’est redevable qu’à ses propres choix de libre individu, pourquoi est-ce sa famille devrait payer pour ses erreurs à lui? Eh bien! La cohérence n’est pas de ce monde libertarien!

    «Alors que certains déploreront ce fait et parleront de l’écart entre les riches et les pauvres, je trouve que les gens soient eux-mêmes dans une société libre est merveilleux.»

    Selon toutes les expériences tentées, de moindre étatique je parle, ce ne sont que ratées par-dessus ratées qui se cumulent. Parce que, et je ne prendrai là que l’exemple des enfants, on ne peut pas que tenir compte des conditions de chacun, lorsqu’on sait que les conditionnements de chacun seront forts différents aussi. Autrement dit, l’enfant du parent pauvre, paie pour les choix de ses parents, alors que le riche, lui, bénéficie des soit disant mérites de ses parents.

    Là encore, la cohérence ne suit pas vos belles paroles. Et ça n’est précisément pas merveilleux, pour les enfants pauvres. Disons que les Noël sont plus calmes, moins arrosés et ne garantissent pas de cadeau aux enfants des parents «plus paresseux»!

    «Nous sommes tous des personnes uniques, différents en d’innombrables respects à tout autre être humain mort ou vivant. Pourquoi diable devrions-nous nous attendre à ce que nos intéractions dans le marché produisent des résultats identiques?»

    Ce n’est pas ce qu’espèrent les socialistes. Nous savons d’emblée, que nos conditionnements sont tous différents également. Et nous ne voulons pas, que d’un monde égal. Nous observons qu’un enfant de riche, ne connaîtra pas les mêmes difficultés que l’enfant de pauvre. Et nous observons également, que le droit d’exploiter le labeur d’autrui, sinon ses besoins et ses maladies, constitue, ne vous en déplaise, une moyen de s’enrichir d’avantage que de ne rien posséder du tout.

    Autrement dit, les chances ne sont pas égales, non pas en fonction des gènes offerts par les parents –mais encore, on pourrait questionner les libertariens sur ce principe également, qu’est celui de récompenser «celui» qui bénéficie de quelque chose dont il n’a aucun contrôle!-, mais en fonction du système économique, qui permet à une minorité seulement, de détenir les moyens multiplicateurs de capitaux, et cela, au détriment de la majorité laborieuse pourtant.

    Nous ne sommes pas tous pareils, certes! Et nous n’avons pas tous comme maman, Céline Dion! Alors pourquoi imposer à une classe majoritaire, le prolétariat, la volonté et les intérêts d’une classe minoritaire, qui tire bénéfices de sa condition préalablement conditionnée, par les processus expliquant son évolution?!? Pourquoi imposer au prolétariat, déjà plus laborieux que René-Charles Dion, le fait que ce dernier soit déjà, préalablement, destiné à un meilleur avenir, quelque soit son cheminement, que ce prolétariat? C’est absurde! On ne peut que «croire» en une telle ineptie, pour la répéter ainsi!

    «Nous sommes différents en termes de talent. Certains ont plus de talent ou ont des talents qui ont plus de valeur. Certains ne découvrent leurs talents que tard dans la vie, ou pas du tout. Will Kellogg a découvert son talent d’entrepreneur à 46 ans et avant qu’il aille fonder sa compagnie, il travaillait pour son frère à faire des menus travaux pour $25 par jour dans un sanatorium de Battle Creek au Michigan.»

    Des expériences personnelles du genre, il y en a des tas, mais ce qu’on trouve encore plus facilement, ce sont les ratées du système capitaliste. Les faillites personnelles, ou même d’entreprise, existent aussi. Et encore, monsieur David voudrait faire croire à son lectorat que monsieur Kellogg ne dépendait pas de conditions préalables pour se permettre d’entreprendre, or, il avait ces conditions préalables, qui lui avaient été décernées par les conditionnements expliquant par exemple, son cheminement de vie. Des emplois à 25$ par jour, dans les années où il avait ce salaire, ce n’était pas donné à tout le monde, dans tous les pays capitalistes. Et alors que lui, avait par exemple un certain temps à allouer –qu’on doit absolument considérer comme un capital- à ses projets, d’autres, ailleurs, ne l’avaient pas et créaient tout de même une richesse de leur maigre labeur, si le cas.

    Et encore! Qu’est-ce qu’aurait fait monsieur Kellogg, sans ce prolétariat qu’il embaucha ensuite, pour atteindre une telle expansion? Rien! Il n’aurait rien pu faire à vrai dire! Il n’aurait probablement même pas développé son entreprise, faute de manque d’outils pour ce –puisque les outils sont confectionnés par les prolétaires-.

    Sans les prolétaires, aucune entreprise ne verra le jour où que ce soit au monde. À moins que l’entrepreneur construise tous ses moyens de production seul.

    «Nous sommes différents en termes de notre vaillance, de notre volonté à travailler. Certains travaillent plus longtemps, plus fort ou plus intelligemment. Ça fait une grande différence dans la valeur que d’autres attribueront à notre travail et ce qu’ils voudront payer pour.»

    Et pourtant! Certains de ces plus grands travailleurs ne gagnent pas plus, que les possédants de l’entreprise privée, ces bourgeois, qui ne travaillent pas autant! Quelle drôle de logique, que d’affirmer une chose, sans se soucier de son contraire évident dans les faits!

    «Nous sommes différents au niveau de l’épargne. J’argumenterais que si le Président (ou Premier Ministre) pouvait claquer des doigt et égaliser instantanément les revenus, nous serions tous encore inégaux le lendemain parce que certains épargneraient, alors que d’autre dépenseraient leur argent.»

    Quelle maladresse! Toutes et tous dans ce bassin que vous prenez pour exemple, n’ont pas eu de cours de gestion, ou le conditionnement propice à la bonne gestion d’une somme quelle qu’elle soit, par leurs parents ou autre intervenants, alors que le bourgeois, lui, offrira déjà à ses enfants ce soin particulier. Par exemple, le pauvre, le vrai là, celui qui est obligé de manger de la canne au déjeuner, au dîner et souper, lui, saura probablement quoi faire de cette somme s’il est habitué de rationner, mais ne saura rien en faire, s’il n’a jamais rationné, ou s’il ne s’est pas fait conditionner en ce sens.

    Un comptable reçoit une somme de capital. Saura t-il, d’après vous, mieux gérer cette somme que le changeur de pneu au garage du patelin? Franchement!

    J’ai déjà entendu Paul Houde avoir une telle remarque, débile, sur un autre exemple. Il donnait l’exemple du «rafting». Il demandait à ses auditeurs, s’ils préfèreraient être guidés en eau trouble par le spécialiste de la question, ou s’ils préféraient que les décisions soient gérées par le vote démocratique, à partir de gens parfaitement ignorants du domaine! Pas fort! Parce que les socialistes ne proposent rien de tel! Nous proposons que toutes et tous, choisissent leurs élus, révocables en tout temps, et que ces élus soient «spécialistes» de leur domaine! Paul Houde avait omit de préciser que ce sont les «entraînements» -conditionnements- qui avaient amené un guide en «rafting», à son expertise –condition-!

    On pourrait sinon, user de malhonnêtes tactiques comme monsieur David et des davidiens, ainsi que des libertariens et dire «que les bourgeois ne sauraient rien faire d’un foutu marteau, si demain nous leur donnions le devoir de créer la richesse avec!».

    «Les gens égaux ne sont pas libres, la deuxième partie de mon premier principe, va au cœur des choses. Montrez-moi un peuple n’importe où sur terre où les gens sont égaux économiquement et je vous montrerai un peuple privé de liberté. Pourquoi?»

    Tout dépend de ce que l’on entend par liberté. Les vôtres, vos libertés, sont celles de profiter des malheurs d’autrui. Les nôtres sont celles de se débarrasser de la dictature de vos amis, de leur oppression et de rendre libre tout le monde, de ne pas se faire exploiter.

    «Vous devrez littéralement employer la force pour rendre les gens égaux. Vous devrez émettre des ordres, appuyés par la guillotine, la corde, le fusil et la chaise électrique.»

    Comme les bourgeois doivent d’ailleurs faire, pour étendre leurs idées à travers le monde. Ils ont même été jusqu’à soutenir financièrement Pol-pot, via les States et l’ONU, qui butait pour eux, des Vietkongs! Sinon, toute l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie et l’Europe ont goûté aux armes des conscrits de la bourgeoisie –Parce qu’eux, ne se battent jamais! Ils préfèrent de loin, et là encore, s’en remettre aux autres –pourquoi pas les prolétaires?- pour veiller à leur existence et leurs besoins! Parasites un jour, parasites toujours!-!

    «Ces ordres seraient: n’excellez pas. Ne travaillez pas plus fort ou plus intelligemment que les autres. N’épargnez pas plus que les autres. Ne soyez pas les premiers avec un nouveau produit et n’offrez surtout pas une produit que les consommateurs voudront plus que tout ce qu’ont à offrir vos compétiteurs.»

    Faux. Le socialisme ne lance aucun ordre de la sorte. Il ne fait que concilier entrepreneurs et travailleurs, au sein d’une seule classe, où l’exploitation de l’un par l’autre devient illégale. C’est tout.

    «Le Cambodge, sous les Khmers Rouges dans les années 1970 est passé très près d’avoir ce modèle. Le résultat fût que 2 millions sur une population de 8 millions furent tués en moins de quatre ans. Mis à part l’élite gouvernante, le reste des survivants ont vécu avec un niveau de vie similaire à l’âge de pierre.»

    Le Cambodge n’a jamais vécu le communisme, ni même l’ébauche du socialisme. Pol-Pot était un grave malade mental, et personnifiait ce culte de la personnalité si cher en Asie. D’autre part, le régime des Khmers Rouges était une dictature sur le peuple, et non la dictature de celui-ci, ce qui prévaut dans un «régime» socialiste. Votre ignorance crasse sur le sujet, est patente! Les Khmers Rouges mon cher ignare, ont servi à buter du «communiss» pour les intérêts de la bourgeoisie. Washington a financé Pol-Pot avec des vivres, du matériel de guerre et du matériel de santé, via l’ONU, question de débarrasser le Cambodge des Vietkongs y entrant, pour s’y réfugier. Pol-Pot, pour vous informer, détestait les «communiss», et encore plus les Vietnamiens.

    Pol-Pot était l’ami des bourgeois corporatistes, parce que tous les bourgeois sont corporatistes et finissent par y patauger! Pol-Pot était de votre côté, contre le Vietnam. Et les millions de morts de ce régime ont bien plus affaire avec des exécutions de masse entreprises par le régime, qui fut en quelque sorte, redevable à Washington et l’ONU! Eh bien!

    «Quel est le message de ce premier principe? Ne vous souciez pas trop des écarts de richesse lorsqu’ils proviennent de l’interaction de gens qui sont simplement eux-mêmes. S’ils sont le résultat de barrière politiques artificielles, enlevez ces barrières. Mais n’essayez pas de prendre des gens inégaux et les compresser dans une masse homogène. Vous n’y arriverez pas et vous causerez le chaos en essayant.»

    Ce qui n’a rien à voir avec le Cambodge de votre ami Pol-Pot. Et cela fait fi de plus, des conditionnements de chacun, et des temps que prennent les évolutions à s’imposer, via des conditionnements qui ne sont pas toujours favorables. On ne peut pas dire que Cuba soit en parafait chaos. On peut dire qu’elle est pauvre, mais qu’elle est sous blocus illégal des États-Unis d’Amérique –On dit que le blocus n’est aucunement la raison de la pauvreté de Cuba, mais on s’acharne pourtant à le laisser en place!- depuis 50 ans, et que c’est une économie socialiste isolée de partenaires du même genre. Mais on ne peut pas dire que le système de santé universel par exemple, amène à un chaos, plus que les systèmes de santé privés de la Colombie par exemple, ou du défunt régime de Batista à Cuba, ou de celui de l’Argentine de Carlos Menem, qui suivait religieusement les ô conseils du FMI.

    Ramassis de conneries, étrangères aux arguments et à la science.

    «Les taxes confiscatoires ne répartissent pas la richesse, ils font tout simplement fuir les entreprenants et les innovateurs en appauvrissant ceux qui auraient bénéficié de leurs apports. Abraham Lincoln est réputé d’avoir dit: « Vous ne pouvez pas relever un homme en abaissant un autre. »»

    Effectivement, les taxes ici et là, ne sont que des soupapes, en soi nécessaires pour empêcher le pire, en nous imposant le moindre pire. Car le véritable problème réside en ce système économique qu’est le capitalisme, qui ne peut pas partager les richesses selon les mérites et/ou les sacrifices.

    D’autre part, Lincoln faisait là, fi du prolétariat, abaissé, pour que la bourgeoisie se relève. Et dois-je vous rappeler que cet exemple présenterait donc, une poignée d’hommes affairistes relevés, versus une majorité d’hommes abaissés?!? L’incohérence vous suit comme une ombre! C’est que c’est impossible d’être de droite et cohérent, logiquement!

    «Ceci illumine la magie de la propriété privée et explique beaucoup à propos des économies socialistes à travers le monde.»

    Mais les coopératives, relevant du socialisme, elles, démentent vos affirmations. Les coopératives appartiennent aux travailleurs et briment aux bourgeois, le droit d’exploiter leur prochain. Et je vous parie que ces coopératives sont bien entretenues, par ces mêmes travailleurs obsédés finalement, par leurs moyens de production et leur dorit de ne pas se faire exploiter.

    «Dans l’ancien empire soviétique, les gouvernements proclamaient la supériorité de la planification centrale et de la propriété de l’État. Ils voulaient abolir ou du moins minimiser la propriété privée parce qu’ils disaient qu’elle était égoïste et contre-productive. Avec le gouvernement à la tête, disaient-ils, les ressources seraient utilisées pour le bien de tous.»

    Mais l’empire dit «soviétique» était-il soviétique ou ne faisait-il que revêtir un habit pour la cause? Précisément, il portait l’habit du moine, quine faisait pas de lui un moine!

    Moscou, où se centralisait les décisions, représentait donc la dictature sur le prolétariat, alors que le communisme, c’est l’absence de l’État, pour décentraliser les pouvoirs et décisions via les conseils populaires –soviet en russe- où, chaque élu se devait d’être révocable en tout temps.

    On ne peut donc pas dire que l’Union Soviétique était ce qu’elle disait être. On ne peut que dire qu’elle portait l’habit, qu’elle brandissait le drapeau. Mais comme nous le savons, l’habit ne fait pas le moine.

    Le socialisme, via des coopératives par exemple, permet cet entreprenariat dont nous avons besoin, et cette compétition socialiste, qui permet l’innovation. Mais encore, l’innovation ne passe pas obligatoirement par la compétition. La collaboration peut également se mettre de la partie. Cela mena par exemple, en Russie que je ne considèrerai jamais comme communiste, au premier lancement de l’homme dans le Cosmos. Ou aux premiers lasers, permettant les opérations aux yeux dont me parlait si fièrement monsieur David récemment.

    «Ce qui était les aliments du fermier est devenu les aliments du peuple et le peuple crevait de faim. Ce qui était l’usine de l’entrepreneur est devenue l’usine du peuple et le peuple dût s’accommoder de biens de si piètre qualité que personne n’en voulait au-delà des frontières.»

    En prenant ici et là, des affirmations historiques qui ne sont pas justes, on peut faire une belle histoire de peur pour effrayer les prolétaires.

    Quand Moscou est passé sous la bannière des Bolcheviks, la guerre interne du pays avait laissé sa marque. Et encore, la guerre prit pratiquement 25 ans, après la révolution, à cesser véritablement! Les routes détruites, les champs brulés, et les villes à moitié détruites laissaient aux prolétaires, d’autres priorités que de se faire compétition. Les routes étaient plus laides en 1940, qu’en 1916.

    Aussi, si nous prenons chaque historique local de chaque région de la Russie, on s’aperçoit vite que la collectivisation des terres s’était faite par le biais d’intérêts communs d’anciens bourgeois, ou de grands propriétaires ou marchands. Les luttes de classe n’ont pas cessé du jour au lendemain en Russie et on ne peut pas parler de communisme dans ce pays, qui n’a jamais atteint cette voie.

    Les champs étaient mal distribués, et «à chacun selon ses moyens», ne fut pas respecté. De telles révolutions prennent un bail avant de s’installer, et de conditionner à leur tour, les peuples. On devrait en fait se faire franc auprès du prolétariat et lui avouer que du jour au lendemain, les changements ne sont pas si simples à effectuer.

    Quand fait même des tablettes vides, vous semblez oublier une chose ou deux d’importance, non si moindres que cela! D’abord, une économie en seul pays, je n’y crois pas. Ensuite, comment est-ce que la Russie pouvait tout faire; reconstruction, construction, électricité, etc.., quand en plus, les bourgeoisies extérieures jouaient leur rôle d’entrave également? Sinon, que la Russie était isolée, sous embargo de ceux qui pouvaient s’offrir ce luxe? Si je prends la Suisse, et que je l’assiège de sanctions économiques, que je l’entoure d’armées menaçantes et que je la soustrais à ses partenaires, desquels elle blanchit l’argent sale, elle fera quoi, la Suisse?

    «Nous savons maintenant que l’Union Soviétique a produit un désastre économique après l’autre et un cauchemar écologique après l’autre.»

    L’URSS n’était pas communiste, et les régimes capitalistes ont leurs propres ratées économiques et écologiques! Sables bitumineux, Golfe du Mexique, ExxonValdez, et cie! Quant aux ratées économiques, ne prenons que la débâcle boursière récente! De plus, viennent aux ratées économiques, les ratées sociales!

    «C’est le résultat de toutes les expériences avec le socialisme.»

    Faut croire que non, parce que Cuba s’en tire mieux que tous els pays de son calibre économique et que plusieurs pays capitalistes de son calibre, crèvent de faim, et multiplient les ratées économiques, comme sociales! Un exemple? L’Argentine! Elle fut riche! Elle appliqua à la lettre les lois du FMI, puis fit faillite! Au détriment de son peuple! Au bonheur des bourgeois pareil, qui se poussèrent du pays, avec les épargnes de tout le prolétariat!

    «Et alors que les socialistes aiment à dire qu’il faut briser des œufs pour faire une omelette, ils ne font jamais d’omelette. Ils ne font que briser des œufs.»

    Quelle drôle de remarque! On dirait bien de la projection! Les capitalistes en ont cassés, des œufs; au Chili, en Argentine, au Brésil, à Cuba sous Batista et Machado, en Jamaïque, en République dominicaine, au Pérou, au Nicaragua, au Salvador, en Équateur, au Guatemala, au Paraguay, en Bolivie, à la Grenade, au Panama, au Mexique, et partout ailleurs dans le monde, comme en Asie, en Afrique, en Europe, etc..! Plus de 45 Coups d’État en moins en moins d’un siècle! Le Vietnam à lui seul, a fait plus de 4 millions de morts, juste parce que les capitalistes ne voulaient pas laisser les Vietnamiens décider eux-mêmes de leur avenir économique!

    Faut le faire, que de nier ses propres œufs cassés, et de remettre sur les humains soucieux de mieux partager la richesse, la faute de leur défense contre les capitalistes! Pas croyable! Mais Christ, c’est vrai!

    «Si vous croyez être bons à entretenir une propriété, essayez d’aller habiter dans la maison d’un autre pendant un mois ou de conduire la voiture d’un autre pendant la même période. Je vous garantis que ni la maison, ni la voiture n’auront la même apparence que la vôtre après cette même période.»

    Sans le savoir, vous me donnez raison! En donnant aux travailleurs leurs moyens de production, ils s’en soucieront d’avantage, car ce seront les leurs! Pas fort en logique vous hein? Il faut donner la chance au coureur comme on dit!

    «Si vous voulez prendre les rares ressources d’une société et les détruire, confisquez-les de ceux qui les ont créé et donnez-les à gérer à une autorité centrale.»

    Mais encore! Ce sont les prolétaires qui créent ces «ressources», que se paient les bourgeois, parce qu’ils en ont les moyens! Et non pas le contraire! Les bourgeois ne créent pas la richesse, ils paient les prolétaires pour ce faire! Sinon, le prolétariat ne sert à rien et peut rentrer chez lui…

    En conditionnant les prolétaires à détenir leurs propres moyens de production, via des coopératives par exemple, on les conditionne, non du jour au lendemain par contre, à se soucier tout de même de ces moyens de production. Rien ne vient de nulle part, tout s’explique, via des processus. Même la capacité d’un prolétaire à prendre soin de ses moyens de production. Cela se développe. On ne devient pas gestionnaire en claquant des doigts, ou en sortant du ventre de maman, on doit se conditionner, via des cours de gestion, voilà!

    Et en passant, faites-donc un effort pour votre orthographe. Vos émotions transparaissent.

    «Mais ça ne devrait pas être un licence à créer des politiques qui feront un peu de bien à quelques personnes aujourd’hui, au prix de faire mal à plus de gens plus tard.»

    Mais le capitalisme fait précisément ce mal. Il crée du bien à la minorité qui possède les moyens de production, et crée du mal aux prolétaires, majoritaires, qui se doivent de passer par la minorité pour se voir exploité de leur labeur, pour tirer quelques profits de ce labeur, voire des miettes, afin de subvenir à leurs besoins les plus primaires. D’autre part, il apparaît que sans ce même labeur qui est exploité par la minorité affairiste possédant les capitaux et les moyens de production, serait à ces derniers, indispensable! Ils crèveraient de faim, sans le labeur des prolétaires qu’ils exploitent précisément pour ce!

    Le capitalisme concentre la richesse chez une minorité parasitaire, au détriment précisément, de la majorité laborieuse. Il y a 10 000 000 de millionnaires sur Terre, soit relativement 0.15% de la population mondiale. Il y a donc bel et bien cette concentration de richesse au sein d’une minorité parasitaire, qu’on aime l’idée ou non. Et selon les dogmes à la con de monsieur David, seuls ces 0.15% de la population mondiale seraient vraiment de véritables méritants!

    «Nous devons nous souvenir qu’aujourd’hui est le demain que les politiciens nous ont dit que nous pouvions ignorer. Si nous voulons être des adultes responsables, nous ne pouvons pas agir comme des enfants qui sont strictement concernés par le moi et le ici et maintenant.»

    Et si on veut porter un jugement sain et non totalitaire, vaut mieux s’enlever d’abord les œillets qui nous privent de voir entre autre, les alternatives aux «tristes présages» des économistes, faits rappelons-le, sur le système capitaliste strictement. En effet, les «tristes présages» lancées par ceux qui s’autoproclament lucides, ne sont qu’élucubrations de «religieux», sur «leur religion».

    Le capitalisme n’est pas l’étape finale de l’humanité. Il y autre chose, après…

    Et justement, les 0.15% de millionnaires devraient peut-être commencer à penser un peu plus au peuple laborieux, qu’à leurs propres caprices non viables dans une globalisation de leur modèle de vie! Aussi, préciserais-je, c’est le prolétariat qui devrait commencer à penser à ses intérêts, en abolissant le salariat, soit ce permis de parasiter le labeur d’autrui.

    Sur la taxe de George Bush Jr, monsieur David omet de dire, que c’est la concentration de richesse au sein de ceux qu’on voulait taxer, le problème, pas le regrettable effet que cela a pu occasionner! T’sé!

    «Vous voulez briser des familles? Offrez un plus gros chèque d’aide sociale si le père lève les pattes. Vous voulez décourager l’investissement? Double-taxez le et ajoutez une belle grosse taxe sur les gains de capitaux par-dessus.»

    Dans cette seule remarque, monsieur David affirme d’un ton totalitaire, que les riches sont là pour rester, et qu’il faut s’en accommoder. Il dit que l’on décourage l’investissement, donc l’investisseur. Autrement dit, que l’on met des bâtons dans les roues du bourgeois. Et autrement dit encore, que le bourgeois a donc sa raison d’être, et qu’il ne faut pas trop le contrarier. C’est tout dire l’ouverture idéologique de monsieur David!

    «Maintenant, dans les législatures d’état et fédérales, beaucoup d’attention est donnée à la question des déficits et de la chute des revenus. Je crois que les gouvernements devraient agir de a même façon que vous et moi et d’innombrables familles font dans de telles circonstances: réduire leurs dépenses.»

    Mais pourtant, la santé et l’éducation par exemple, sont sources de futurs profits et même inévitablement et relativement, sont-ils cette source. Et de plus, tout le monde a besoin de la santé, alors pourquoi, aux seules fins de répondre aux dogmes d’un système économique qui ne fonctionne pas –concentre les richesses au sein d’une minorité parasitaire…-et qui se tape des faillites aux 30-40 ans, aux frais des prolétaires, ceux-là devraient-ils se priver de leur liberté d’avoir droit à la santé? N’importe quoi!

    «La Terre est plate, alors adaptons-nous» nous dit monsieur David! Car pour ce qui est du mérite des bourgeois, comme pour ceux qui ne questionnaient pas la platitude de la Terre, monsieur David ne le questionne point! Et pourtant, le débat s’impose! Je ne l’ai jamais vu arguer pour défendre ces dogmes des plus pathétiques!

    «Vous êtes-vous déjà demandé à propos de ces histoires de marteaux à $300 et sièges de toilette à $400 que le gouvernement achète parfois? Vous pourriez traverser le pays de long en large et vous ne trouverez jamais personne qui gaspillerait son propre argent de cette manière. Pourtant ce genre de gaspillage arrive fréquemment au gouvernement et ailleurs. Pourquoi? Invariablement, ça se produit quand quelqu’un dépense l’argent des autres.»

    N’importe quoi! L’argent que dépensent les bourgeois, ce serait, selon mes principes, celui des prolétaires! Et tous savent qu’ils sont prêts, justement, à se payer des bébelles absurdes, comme cette course aux bateaux les plus longs qu’avaient commencée quelques millionnaires dans le monde! Ou sinon, ces maisons à 14 toilettes, dont les bourgeois ne peuvent s’occuper eux-mêmes, tellement, qu’ils finissent par employer des prolétaires, même pour torcher les toilettes qu’ils n’ont pas le temps de torcher!

    Double-mesure? Eh bien, oui!

    «L’économiste Milton Friedman avait élaboré sur ce sujet, il y a des années. Il disait qu’il y avait quatre façon de dépenser de l’argent. Lorsqu’on dépense notre propre argent pour nous-mêmes, nous pouvons occasionnellement faire des erreurs, mais elles sont plutôt rares. Le lien entre celui qui gagne l’argent, le dépense et en récolte les bienfaits est fort, direct et immédiat.»

    Ah, ce cher économiste, qui coordonnait ces autres, sous la dictature de Pinochet! Grand homme, ouf!

    «Finalement, lorsque vous dépensez l’argent des autre pour acheter quelque chose à d’autres, le lien entre celui qui gagne l’argent, celui qui le dépense et celui qui en bénéficie est inexistant. et que le potentiel de corruption est le plus élevé. Pensez-y. Dépenser l’argent des autre pour les autres, c’est ce que le gouvernement fait à tous les jours.»

    C’est pourquoi, finalement, les coopératives sont une solution à nos maux! Merci pareil pour l’offre des pleins pouvoirs aux bourgeois que vous idolâtrez, mais je passerai mon tour!

    «Vous ne pouvez pas l’établir et le laisser seul. Ça prend une vigilance éternelle pour le garder à sa place et garder nos libertés en sécurité.»

    Ce constat s’impose aux prolétaires, vis-à-vis leurs maîtres les bourgeois. Le corporatisme des bourgeois demeurera, avec ou sans État. Il faudra les surveiller, ces parasites.

    «Le soi-disant état-providence n’est ni plus, ni moins que de dépouiller Paul pour le donner à Pierre après en avoir lavé et gaspillé une bonne partie sur une bureaucratie indifférente.»

    L’État providence, venait palier aux ratées économiques du système capitaliste, parce que ce dernier concentre les richesses au sein d’une minorité parasitaire, et que la majorité laborieuse en souffrait et en souffre toujours. Il faut donc des impôts progressifs pour s’assurer des repartages des richesses, ironiquement créés par ceux qui quémandent ces mêmes richesses!

    «D’une autre façon, c’est comme si nous nous tenions tous dans un cercle avec la main dans la poche de notre voisin.»

    Faux, c’est une soupape nécessaire, malgré ce qu’en disent ces idiots utiles du capitalisme, afin de redistribuer équitablement les richesses dont peuvent profiter les minoritaires et parasitaires bourgeois, précisément dans ce système capitaliste conçu par eux, et pour eux.

    «Un peuple libre et indépendant ne se tourne pas vers son gouvernement pour sa subsistance. Il ne voit pas son gouvernement comme un gros plat de bonbons, mais plutôt comme un protecteur des libertés dont les fonctions se limitent à maintenir la paix et maximiser les opportunités de tous, mais qui nous laisse tranquilles autrement.»

    Un peuple libre n’a pas à conjuguer avec la dictature des bourgeois et l’exploitation de leur labeur, par ceux-ci. Le gouvernement n’est qu’une soupape empêchant les pires excès de la bourgeoisie, nécessaire, malgré ce qu’en disent les idiots utiles du capitalisme.

    Abolissons le salariat, nous pourrons ensuite, prochainement, abolir l’État!

    «La liberté n’est pas seulement un luxe ou une bonne idée. Ce n’est pas seulement une heureuse circonstance ou un concept de tous les jours. C’est ce qui fait marcher tout le reste. Sans elle, au mieux la vie est ennuyeuse, au pire, il n’y a pas de vie du tout.»

    Mais la liberté vue par les libertariens, c’est celle des mieux nantis, de profiter des moins nantis à tous les niveaux. Cette liberté ne concerne donc pas toutes les classes de nos sociétés, mais bien celle, surtout, des mieux nantis, celle des bourgeois en l’occurrence. Elle concerne par exemple, ces 0.15% de la population mondiale, qui peuvent investir et jouer un rôle économique et social ici et/ou là.

    Le concept de la liberté ne peut pas aller de pair avec l’injustice qu’impose le capitalisme, du droit d’exploiter; les besoins, le labeur et les maladies d’autrui, selon un conditionnement dont chaque conditionné n’a pas nécessairement un contrôle sur ses conditionnements. Ça ne fait aucun sens! C’est même grotesque!

    «« Qu’obtenons-nous en retour si nous devons abandonner un peu de nos libertés? »»

    La garantie de se faire soigner est l’une de ces obtentions! La garantie d’avoir droit à une éducation également! Etc.. Bref, la garantie d’obtenir des services sociaux, qui ne devraient en rien être relatifs aux conditions dont disposent les humains, qui ne sont eux, aucunement responsables des conditionnements qui apportent leurs lots de conditions!

    «De nos jours les divers niveaux de gouvernements siphonnent 35% de notre économie (NDLR Au Canada et en France c’est beaucoup plus), comparativement à 6 ou 7% en 1900.»

    En 1900, on ne vivait pas jusqu’à 82 ans au Québec! Il n’y a même pas 40 ans, les Québécoises et Québécois n’avaient même pas d’accès aux soins de santé, si leurs moyens ne leur permettaient pas. Mon grand-père a dû vendre, après l’avoir bûchée, sa terre de bois, pour payer les frais d’hospitalisation de sa belle-fille de quelques mois. Comme s’il était, lui, responsable des maladies de sa belle-fille! Individualiser les maux d’une société n’a rien de sain!

    Et vu les ratées économiques et sociales du monde entier après la débâcle boursière et bourgeoise récente, on ne peut pas dire que nos tampons sociaux étaient de trop, quand on se compare aux pays de notre calibre! Au contraire! On peut affirmer, de la sorte, que sans nos tampons sociaux, nous aurions vécu ce que vivent aujourd’hui les États-Uniens, que je n’envie point!

    « Jusqu’à quel point un homme a-t-il droit aux fruits de son travail? »

    Jusqu’où les lois bourgeoises le lui permettent! Et jusqu’où, justement, le bourgeois peut-il prélever une valeur ajoutée sur le labeur de son exploité? Jusqu’où l’État ira, réduisant tout de même de la sorte, l’aggravation des conditions des travailleurs salariés!

    Conclusion :
    Quel torchon!

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      14 octobre 2010 à 12 12 37 103710
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      « Oups! Comment peut-on appliquer la loi sans l’État? Avec des mercenaires? Mais qui alors, écrira la loi? Le plus riche? Et sa clique? Eh bien! La cohérence n’est donc pas du monde libertarien! »

      Les libertariens minarchistes (la majorité) défendent une justice forte. De plus, l’état est important, mais seulement pour protéger la liberté et la propriété de tout le monde. Si vous ne connaissez pas votre sujet, abstenez-vous.

      Pour le reste de votre texte, c’est inutile de répondre. C’est comme essayer de raisonner un bébé d’une semaine qu’il peut attendre 1 heure de plus avant de boire…

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        14 octobre 2010 à 12 12 44 104410
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        « Tout dépend de ce que l’on entend par liberté. Les vôtres, vos libertés, sont celles de profiter des malheurs d’autrui. Les nôtres sont celles de se débarrasser de la dictature de vos amis, de leur oppression et de rendre libre tout le monde, de ne pas se faire exploiter. »

        D’où vient votre conviction que nous sommes tous bourgeois comme vous les appelez?

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      14 octobre 2010 à 20 08 10 101010
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      @ Sylvain Guillemette

      Votre stupidité me surprendra toujours.

      Oups! Comment peut-on appliquer la loi sans l’État? Avec des mercenaires? Mais qui alors, écrira la loi? Le plus riche? Et sa clique? Eh bien! La cohérence n’est donc pas du monde libertarien!

      Et où dans le texte, parle-t-on d’abolir l’état? En fait le texte nous appelle à considérer l’état comme un protecteur des libertés plutôt qu’un plat de bonbons. Il demande une réduction de l’état, pas l’abolition. En plus d’être imbécile, vous ne savez même pas lire.

      Oups encore! Si l’être humain n’est redevable qu’à ses propres choix de libre individu, pourquoi est-ce sa famille devrait payer pour ses erreurs à lui? Eh bien! La cohérence n’est pas de ce monde libertarien!

      Les communistes sont bien forts pour faire payer les familles en effet. Combien de familles ont été liquidées parce qu’un membre a osé parler contre le régime dans votre chère Cuba? Vous n’avez aucune leçon à donner là-dessus.

      Selon toutes les expériences tentées, de moindre étatique je parle, ce ne sont que ratées par-dessus ratées qui se cumulent. Parce que, et je ne prendrai là que l’exemple des enfants, on ne peut pas que tenir compte des conditions de chacun, lorsqu’on sait que les conditionnements de chacun seront forts différents aussi. Autrement dit, l’enfant du parent pauvre, paie pour les choix de ses parents, alors que le riche, lui, bénéficie des soit disant mérites de ses parents.

      Là encore, la cohérence ne suit pas vos belles paroles. Et ça n’est précisément pas merveilleux, pour les enfants pauvres. Disons que les Noël sont plus calmes, moins arrosés et ne garantissent pas de cadeau aux enfants des parents «plus paresseux»!

      Et quels exemples avez-vous à donner de ces expériences, car je puis vous assurer que les gens fuient votre idée de société par tous les moyens, et ils fuient généralement vers des endroits avec des gouvernements moins intrusifs. C’est même visible dans le solde migratoire du Québec, qui voit, bon an, mal an 10 000 têtes partir de plus qu’il n’en voit entrer. Les chinois ne fuyaient pas de Hong Kong vers la Chine populaire, mais l’inverse.

      Ce n’est pas ce qu’espèrent les socialistes. Nous savons d’emblée, que nos conditionnements sont tous différents également. Et nous ne voulons pas, que d’un monde égal. Nous observons qu’un enfant de riche, ne connaîtra pas les mêmes difficultés que l’enfant de pauvre. Et nous observons également, que le droit d’exploiter le labeur d’autrui, sinon ses besoins et ses maladies, constitue, ne vous en déplaise, une moyen de s’enrichir d’avantage que de ne rien posséder du tout.

      Autrement dit, les chances ne sont pas égales, non pas en fonction des gènes offerts par les parents –mais encore, on pourrait questionner les libertariens sur ce principe également, qu’est celui de récompenser «celui» qui bénéficie de quelque chose dont il n’a aucun contrôle!-, mais en fonction du système économique, qui permet à une minorité seulement, de détenir les moyens multiplicateurs de capitaux, et cela, au détriment de la majorité laborieuse pourtant.

      Nous ne sommes pas tous pareils, certes! Et nous n’avons pas tous comme maman, Céline Dion! Alors pourquoi imposer à une classe majoritaire, le prolétariat, la volonté et les intérêts d’une classe minoritaire, qui tire bénéfices de sa condition préalablement conditionnée, par les processus expliquant son évolution?!? Pourquoi imposer au prolétariat, déjà plus laborieux que René-Charles Dion, le fait que ce dernier soit déjà, préalablement, destiné à un meilleur avenir, quelque soit son cheminement, que ce prolétariat? C’est absurde! On ne peut que «croire» en une telle ineptie, pour la répéter ainsi!

      Ooooh! Pauvre petit! Ce n’est pas votre faute si vous êtes un loser, alors la société doit payer pour vous en braquant un fusil sur la tempe de personnes qui sont plus intelligentes que vous et en leur soutirant le fruit de leur labeur. Vous êtes absurde si vous croyez que personne ne peut profiter des ses talents personnels. C’est exactement ce que dit le texte: N’excellez pas plus qu’un autre, sinon on vous tue! Terre fertile pour l’innovation, vraiment! Et il blâment ensuite la pauvreté des pays communistes sur les combines de ces méchants américains. N’importe quoi! Il n’y a que les socialistes qui parlent de « conditionnement » parce que cette idéologie va tellement à l’encontre de la nature humaine, qu’il faut brainwasher des populations entières pour qu’ils l’acceptent.

      Des expériences personnelles du genre, il y en a des tas, mais ce qu’on trouve encore plus facilement, ce sont les ratées du système capitaliste. Les faillites personnelles, ou même d’entreprise, existent aussi. Et encore, monsieur David voudrait faire croire à son lectorat que monsieur Kellogg ne dépendait pas de conditions préalables pour se permettre d’entreprendre, or, il avait ces conditions préalables, qui lui avaient été décernées par les conditionnements expliquant par exemple, son cheminement de vie. Des emplois à 25$ par jour, dans les années où il avait ce salaire, ce n’était pas donné à tout le monde, dans tous les pays capitalistes. Et alors que lui, avait par exemple un certain temps à allouer –qu’on doit absolument considérer comme un capital- à ses projets, d’autres, ailleurs, ne l’avaient pas et créaient tout de même une richesse de leur maigre labeur, si le cas.

      Oui, j’imagine que M. Kellogg était plus intelligent que vous et a épargné une partie de ce qu’il gagnait. Et non, $25 par jour n’était pas un gros salaire à l’époque. C’est comme ça qu’on accumule du capital M. Guillemette, pas avec l’aide de l’état, et pas grâce à une poule aux oeufs d’or. Comme il existe des bons et des mauvais travailleurs, il existe des bons et des mauvais entrepreneurs. Les bons entrepreneurs génèrent des profits en combinant les facteurs de production de façon optimale, les mauvais font des pertes en consacrant les ressources aux mauvais endroits. Seule la stupidité marxiste est capable de considérer une faillite comme une « ratée » du système. Quoi? Il faudrait laisser les mauvais entrepreneurs gaspiller les ressources? La faillite est ce qui nous débarrasse du bois mort et fortifie l’économie en libérant les ressources pour ceux qui savent s’en servir.

      Et encore! Qu’est-ce qu’aurait fait monsieur Kellogg, sans ce prolétariat qu’il embaucha ensuite, pour atteindre une telle expansion? Rien! Il n’aurait rien pu faire à vrai dire! Il n’aurait probablement même pas développé son entreprise, faute de manque d’outils pour ce –puisque les outils sont confectionnés par les prolétaires-.

      Sans les prolétaires, aucune entreprise ne verra le jour où que ce soit au monde. À moins que l’entrepreneur construise tous ses moyens de production seul.

      Et qu’auraient fait les prolétaires sans l’usine et la machinerie que M. Kellogg leur a fournit en épargnant le fruit de son propre labeur? Retournez voir mon dernier article, je vous prie. La théorie de l’exploitation a été réfutée depuis 1870. Vous vous accrochez à une idéologie qui est dépassée et qui a maintes fois prouvé qu’elle ne pouvait pas fonctionner

      Et pourtant! Certains de ces plus grands travailleurs ne gagnent pas plus, que les possédants de l’entreprise privée, ces bourgeois, qui ne travaillent pas autant! Quelle drôle de logique, que d’affirmer une chose, sans se soucier de son contraire évident dans les faits!

      Parlé comme une tête de viande. Il n’y a pas que l’effort physique qui compte dans ce monde, au contraire, c’est probablement ce qui rapporte le moins. C’est pour ça que nous inventons des outils et des machines. Les « bourgeois » travaillent, ils le font simplement plus intelligemment que vous. Moi aussi j’ai fucké le chien dans ma jeunesse, mais contrairement à vous, je ne me suis pas assis sur mon steak et j’ai travaillé pour améliorer mes qualifications et gagner plus. De plus, beaucoup d’entrepreneurs ont réussi même sans aucune éducation et avec seulement quelques dollars en poche.

      Quelle maladresse! Toutes et tous dans ce bassin que vous prenez pour exemple, n’ont pas eu de cours de gestion, ou le conditionnement propice à la bonne gestion d’une somme quelle qu’elle soit, par leurs parents ou autre intervenants, alors que le bourgeois, lui, offrira déjà à ses enfants ce soin particulier. Par exemple, le pauvre, le vrai là, celui qui est obligé de manger de la canne au déjeuner, au dîner et souper, lui, saura probablement quoi faire de cette somme s’il est habitué de rationner, mais ne saura rien en faire, s’il n’a jamais rationné, ou s’il ne s’est pas fait conditionner en ce sens.

      Un comptable reçoit une somme de capital. Saura t-il, d’après vous, mieux gérer cette somme que le changeur de pneu au garage du patelin? Franchement!

      Mes grand-parents n’ont pas eu une grande éducation et pourtant, ils ont su comment épargner. Ça ne prend pas la tête à Papineau pour mettre quelques dollars de côté dans un compte d’épargne à chaque paie. Mais apparemment c’est trop savant pour vous.

      J’ai déjà entendu Paul Houde avoir une telle remarque, débile, sur un autre exemple. Il donnait l’exemple du «rafting». Il demandait à ses auditeurs, s’ils préfèreraient être guidés en eau trouble par le spécialiste de la question, ou s’ils préféraient que les décisions soient gérées par le vote démocratique, à partir de gens parfaitement ignorants du domaine! Pas fort! Parce que les socialistes ne proposent rien de tel! Nous proposons que toutes et tous, choisissent leurs élus, révocables en tout temps, et que ces élus soient «spécialistes» de leur domaine! Paul Houde avait omit de préciser que ce sont les «entraînements» -conditionnements- qui avaient amené un guide en «rafting», à son expertise –condition-!

      On pourrait sinon, user de malhonnêtes tactiques comme monsieur David et des davidiens, ainsi que des libertariens et dire «que les bourgeois ne sauraient rien faire d’un foutu marteau, si demain nous leur donnions le devoir de créer la richesse avec!».

      Dites-moi, M. Guillemette. C’est où jusqu’à date que votre idéal d’élus démocratiques révocables en tout temps a été appliqué dans un pays dit « socialiste »? Et je ne parle pas de simplement remplacer Tweedle Dum par Tweedle Dummer du même parti.

      Tout dépend de ce que l’on entend par liberté. Les vôtres, vos libertés, sont celles de profiter des malheurs d’autrui. Les nôtres sont celles de se débarrasser de la dictature de vos amis, de leur oppression et de rendre libre tout le monde, de ne pas se faire exploiter.

      Votre idée de liberté c’est l’esclavage. Vous sortez tout droit de 1984.

      Faux. Le socialisme ne lance aucun ordre de la sorte. Il ne fait que concilier entrepreneurs et travailleurs, au sein d’une seule classe, où l’exploitation de l’un par l’autre devient illégale. C’est tout.

      Foutaise! Montrez-moi un pays socialise où ça a été mis en application. Cessez de nous prendre pour des valises. Votre socialisme fait simplement fuir les entrepreneurs, ne laissant que les « prolétaires » et prévisiblement, ils ne savent plus rien produire après ça et se vautrent dans la pauvreté et la médiocrité la plus extrême. Encore là, montrez-moi un pays qui a été un succès économique en maintenant un régime socialiste. Même le Vénézuela, qui avec ses réserves pétrolières, devrait être le pays le plus riche d’Amérique Latine, n’arrive pas à se suffire en électricité. Ouais! Il marche tellement bien votre système!

      Le Cambodge n’a jamais vécu le communisme, ni même l’ébauche du socialisme. Pol-Pot était un grave malade mental, et personnifiait ce culte de la personnalité si cher en Asie. D’autre part, le régime des Khmers Rouges était une dictature sur le peuple, et non la dictature de celui-ci, ce qui prévaut dans un «régime» socialiste. Votre ignorance crasse sur le sujet, est patente! Les Khmers Rouges mon cher ignare, ont servi à buter du «communiss» pour les intérêts de la bourgeoisie. Washington a financé Pol-Pot avec des vivres, du matériel de guerre et du matériel de santé, via l’ONU, question de débarrasser le Cambodge des Vietkongs y entrant, pour s’y réfugier. Pol-Pot, pour vous informer, détestait les «communiss», et encore plus les Vietnamiens.

      Encore une fois vous sombrez dans le ridicule. Vous vous calez vous-même avec de telles affirmations.

      Ce qui n’a rien à voir avec le Cambodge de votre ami Pol-Pot. Et cela fait fi de plus, des conditionnements de chacun, et des temps que prennent les évolutions à s’imposer, via des conditionnements qui ne sont pas toujours favorables.

      C’est ça, la raison pour laquelle le Cambodge n’était pas parfaitement communiste à vos yeux est par manque de brainwashing. Bravo!

      Mais les coopératives, relevant du socialisme, elles, démentent vos affirmations. Les coopératives appartiennent aux travailleurs et briment aux bourgeois, le droit d’exploiter leur prochain. Et je vous parie que ces coopératives sont bien entretenues, par ces mêmes travailleurs obsédés finalement, par leurs moyens de production et leur dorit de ne pas se faire exploiter.

      Puhlease! La seule véritable différence entre une coop et une corporation est que les parts sont réparties également entre les actionnaires et que ceux-ci sont aussi les employés. Ce n’est qu’un autre modèle d’affaire parmi tant d’autres. Ce modèle d’affaire peut très bien exister dans une économie capitaliste, côte à côte avec tous les autres. La seule différence, c’est que dans votre monde, on imposerait ce modèle à tous par la force, alors que dans un système capitaliste, nous sommes libres de choisir le modèle qui nous convient le mieux. Nous ne prétendons pas qu’un modèle est supérieur à tous les autres. D’ailleurs, si le concept de coop était supérieur aux autres, il s’imposerait de lui-même dans un marché libre.

      Mais l’empire dit «soviétique» était-il soviétique ou ne faisait-il que revêtir un habit pour la cause? Précisément, il portait l’habit du moine, quine faisait pas de lui un moine!

      Moscou, où se centralisait les décisions, représentait donc la dictature sur le prolétariat, alors que le communisme, c’est l’absence de l’État, pour décentraliser les pouvoirs et décisions via les conseils populaires –soviet en russe- où, chaque élu se devait d’être révocable en tout temps.

      On ne peut donc pas dire que l’Union Soviétique était ce qu’elle disait être. On ne peut que dire qu’elle portait l’habit, qu’elle brandissait le drapeau. Mais comme nous le savons, l’habit ne fait pas le moine.

      Le socialisme, via des coopératives par exemple, permet cet entreprenariat dont nous avons besoin, et cette compétition socialiste, qui permet l’innovation. Mais encore, l’innovation ne passe pas obligatoirement par la compétition. La collaboration peut également se mettre de la partie. Cela mena par exemple, en Russie que je ne considèrerai jamais comme communiste, au premier lancement de l’homme dans le Cosmos. Ou aux premiers lasers, permettant les opérations aux yeux dont me parlait si fièrement monsieur David récemment.

      C’est ça. C’est une erreur des historien qui a fait que pendant 80 ans, nous avions cru que ce qui régnait en URSS était du communisme. N’importe quoi!

      Aussi, si nous prenons chaque historique local de chaque région de la Russie, on s’aperçoit vite que la collectivisation des terres s’était faite par le biais d’intérêts communs d’anciens bourgeois, ou de grands propriétaires ou marchands. Les luttes de classe n’ont pas cessé du jour au lendemain en Russie et on ne peut pas parler de communisme dans ce pays, qui n’a jamais atteint cette voie.

      Les champs étaient mal distribués, et «à chacun selon ses moyens», ne fut pas respecté. De telles révolutions prennent un bail avant de s’installer, et de conditionner à leur tour, les peuples. On devrait en fait se faire franc auprès du prolétariat et lui avouer que du jour au lendemain, les changements ne sont pas si simples à effectuer.

      Disons plutôt par le meurtre des kulaks. Et encore ce mot: « conditionnement »…

      Faut croire que non, parce que Cuba s’en tire mieux que tous els pays de son calibre économique et que plusieurs pays capitalistes de son calibre, crèvent de faim, et multiplient les ratées économiques, comme sociales! Un exemple? L’Argentine! Elle fut riche! Elle appliqua à la lettre les lois du FMI, puis fit faillite! Au détriment de son peuple! Au bonheur des bourgeois pareil, qui se poussèrent du pays, avec les épargnes de tout le prolétariat!

      Faux. Les cubains étaient plus prospères avant la révolution qu’après, mais j’imagine qu’ils manquent encore de « conditionnement », puisque Raul Castro est en train de renverser la vapeur.

      Quelle drôle de remarque! On dirait bien de la projection! Les capitalistes en ont cassés, des œufs; au Chili, en Argentine, au Brésil, à Cuba sous Batista et Machado, en Jamaïque, en République dominicaine, au Pérou, au Nicaragua, au Salvador, en Équateur, au Guatemala, au Paraguay, en Bolivie, à la Grenade, au Panama, au Mexique, et partout ailleurs dans le monde, comme en Asie, en Afrique, en Europe, etc..! Plus de 45 Coups d’État en moins en moins d’un siècle! Le Vietnam à lui seul, a fait plus de 4 millions de morts, juste parce que les capitalistes ne voulaient pas laisser les Vietnamiens décider eux-mêmes de leur avenir économique!

      Encore une fois, pas de leçons à prendre de vous…

      Sans le savoir, vous me donnez raison! En donnant aux travailleurs leurs moyens de production, ils s’en soucieront d’avantage, car ce seront les leurs! Pas fort en logique vous hein? Il faut donner la chance au coureur comme on dit!

      Vous n’avez certainement jamais entendu parler de la tragédie des biens communs, mais dans votre cas, je ne devrais pas être surpris. En gros, lorsque quelque chose est propriété commune, la tendance est de la sur-utiliser et personne n’a de véritable incitatif à l’entretenir parce qu’une propriété communie n’est pas vraiment à nous. Historiquement, ça a déjà été prouvé.

      En conditionnant les prolétaires à détenir leurs propres moyens de production, via des coopératives par exemple, on les conditionne, non du jour au lendemain par contre, à se soucier tout de même de ces moyens de production. Rien ne vient de nulle part, tout s’explique, via des processus. Même la capacité d’un prolétaire à prendre soin de ses moyens de production. Cela se développe. On ne devient pas gestionnaire en claquant des doigts, ou en sortant du ventre de maman, on doit se conditionner, via des cours de gestion, voilà!

      Encore du « conditionnement »… Décidément, c’est une idée fixe chez vous… Petite question, pourquoi ne l’avez-vous pas déjà fait?

      Mais le capitalisme fait précisément ce mal. Il crée du bien à la minorité qui possède les moyens de production, et crée du mal aux prolétaires, majoritaires, qui se doivent de passer par la minorité pour se voir exploité de leur labeur, pour tirer quelques profits de ce labeur, voire des miettes, afin de subvenir à leurs besoins les plus primaires. D’autre part, il apparaît que sans ce même labeur qui est exploité par la minorité affairiste possédant les capitaux et les moyens de production, serait à ces derniers, indispensable! Ils crèveraient de faim, sans le labeur des prolétaires qu’ils exploitent précisément pour ce!

      La tactique préférée des propagandistes. Si vous répétez une fausseté suffisamment, les gens commencent à y croire… Supposément. Encore une fois, la théorie de l’exploitation est un sophisme.

      Le capitalisme concentre la richesse chez une minorité parasitaire, au détriment précisément, de la majorité laborieuse. Il y a 10 000 000 de millionnaires sur Terre, soit relativement 0.15% de la population mondiale. Il y a donc bel et bien cette concentration de richesse au sein d’une minorité parasitaire, qu’on aime l’idée ou non. Et selon les dogmes à la con de monsieur David, seuls ces 0.15% de la population mondiale seraient vraiment de véritables méritants!

      Encore une fois la vieille rengaine « les riches deviennent plus riches et les pauvres deviennent plus pauvres ». Alors expliquez ceci:

      L’évolution de la pauvreté pour les gens gagnant moins de 1$, $1.50, $2.00 et $3.00 par jour. Tous en baisse.

      L’évolution de la pauvreté selon la région. Seule l’Afrique est en hausse, essayez de deviner pourquoi… Essayez aussi de deviner pourquoi la région qui accuse la plus grande baisse de la pauvreté est l’Asie. Faut-il que je vous explique que la plupart des pays d’Asie ont libéralisé leur économie?

      Et le graphique qui tue: L’écart de revenu selon le coefficient GINI, statistique préférée des gauchistes….

      Tiens donc, lui aussi est en baisse. C’est drôle, mais au dernière nouvelles, la plus grande partie du monde fonctionnent avec des économies capitalistes et non communistes. Ce n’est certainement pas le socialisme qui est responsable de ce recul de la pauvreté. Donc la théorie de la concentration de la richesse = FAIL!

      Mais pourtant, la santé et l’éducation par exemple, sont sources de futurs profits et même inévitablement et relativement, sont-ils cette source.

      Me semblait que les communistes étaient contre les vilains profits? Parlant de cohérence.

      Ah, ce cher économiste, qui coordonnait ces autres, sous la dictature de Pinochet! Grand homme, ouf!

      Attaque ad hominem, donc un sophisme, en plus d’être une affirmation qui frôlerait la diffamation si Friedman était encore vivant. Milton Friedman n’a jamais mis les pieds au Chili et n’a jamais travaillé pour Pinochet. Par contre, un groupe d’économistes chiliens surnommés les Chicago Boys ont étudiés à l’Université de Chicago où Friedman enseignait. Ils ont effectivement suivi des cours de Friedman et de nombreux autres professeurs. Devrait-on les accuser tous de collaboration avec Pinochet? De plus, après le départ de Pinochet, les politiques instaurées par les Chicago boys ont augmenté le PIB par habitant de ce pays de 106%. Seul un communiste pourait penser que ça peut possiblement être mauvais.

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        15 octobre 2010 à 12 12 44 104410
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        «Votre stupidité me surprendra toujours.»

        Ça part bien! Le roi de la stupidité lui-même, m’accueille dans son cercle! Que de compassion! Mais je sens que je vais bien m’amuser!

        «Et où dans le texte, parle-t-on d’abolir l’état? En fait le texte nous appelle à considérer l’état comme un protecteur des libertés plutôt qu’un plat de bonbons. Il demande une réduction de l’état, pas l’abolition. En plus d’être imbécile, vous ne savez même pas lire.»

        Je vais vous laisser les insultes pour aujourd’hui, elles vous vont bien, quand vous êtes en manque d’argument surtout.

        Maintenant, certains d’entre vous parlent d’abolir totalement l’État, et d’autres, comme vous, ne le veulent que pour se concilier aux intérêts bourgeois. Nous savons bien que vous voulez un État quand même, mais pour faire respecter l’ordre des bourgeois, donc, un État qui ne sert que les intérêts bourgeois.

        Bref, vous n’êtes pas contre un État minuscule, parce que celui-ci ferait toujours respecter la propriété privée, et que donc, cet État ne ferait que ce que j’en dis, il servirait de police à la bourgeoisie, et donnerait un semblant de démocratie en protégeant les prolétaires d’«actions criminelles», mais dès lors que ces mêmes prolétaires se verraient dans la rue à manifester contre la bourgeoisie, et je me demande avec quel moyen, elle se ferait taper dessus par l’État de celle-ci.

        Autrement dit, vous ne voulez pas d’État comme tel, vous ne voulez seulement que la garantie que l’exploitation des prolétaires majoritaires par les bourgeois minoritaires se perpétuera! On l’avait tous compris!

        D’ailleurs, dans plusieurs débats partout sur la bloguosphère, on dit des minarchistes et des libertariens en général, qu’ils ne veulent pas abolir l’État, mais qu’ils veulent un État docile au diktat du ô kapital, donc de la dictature de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

        Avec vos insultes gratuites, dévoilant votre manque d’argument, vous m’envoyez ravi!

        «Les communistes sont bien forts pour faire payer les familles en effet. Combien de familles ont été liquidées parce qu’un membre a osé parler contre le régime dans votre chère Cuba? Vous n’avez aucune leçon à donner là-dessus.»

        Eh bien! Mais ça ne répond pas à ma question! L’auteur, donc, plutôt que de défendre son texte, se porte sur les attaques personnelles et les hors sujet. Mais allons-y quand même!

        Cuba ne pratique pas la peine de mort depuis longtemps et n’a pas tué de simples opposants au socialisme. Cuba a exécuté des gens que le peuple voulait voir mort. Monsieur Allard pourrait vous en dire un mot, j’en suis certain. Certaines condamnations à mort, même, ont été, malgré le peuple appelant au «poteau», remplacées par des peines à perpétuité.

        Aussi, on a tué des mercenaires, lors des 5 à 10 premières années, financés ceux-là, par les bourgeois de Washington. Ces derniers assassinaient les enseignants et les médecins que La Havane envoyait dans les campagnes éloignées, oubliées si longtemps par les anciennes dictatures de Machado et de Batista.

        Quand vous ne savez pas de quoi vous parlez, n’en parlez point. Aujourd’hui, alors que Cuba ne pratique plus la peine de mort, les États-Unis d’Amérique exécutent des innocents, des femmes au bord de la maladie mentale, et des pauvres qui, pour palier aux ratées économiques et sociales de l’«impartage» de richesse du système, s’en sont remis à leurs armes, et aux sources de concentration de ces richesses quémandées, parfois pour manger ou avoir leur dose de crack –crack entré aux États-Unis d’Amérique par la CIA, voulant tuer le mouvement civique des Black Panthers, trop socialistes à leur goût!

        «Et quels exemples avez-vous à donner de ces expériences, car je puis vous assurer que les gens fuient votre idée de société par tous les moyens, et ils fuient généralement vers des endroits avec des gouvernements moins intrusifs. C’est même visible dans le solde migratoire du Québec, qui voit, bon an, mal an 10 000 têtes partir de plus qu’il n’en voit entrer. Les chinois ne fuyaient pas de Hong Kong vers la Chine populaire, mais l’inverse.»

        La Somalie, le Ghana, le Panama, la Suisse (Dites ce que vous voulez de la Suisse, c’est un paradis fiscal pour les mafias et les anciens nazis… Elle ne suit pas les règles de Droit, comme on dit…) en sont quelques exemples non-fonctionnels.

        Quant aux Chinois, ils peuvent bien fuir où ils veulent, ils ne subissaient que le nationalisme crasse de Mao, et SA dictature, pas le socialisme! Alors…

        Quant à Cuba, elle est en 10e position en Amérique, quant à son émigration. Alors refaites vos devoirs. Parce que si je tiens compte de la migration, cela veut donc dire que tous les pays de l’Amérique où l’émigration dépasse celle de Cuba, selon votre logique, seraient des endroits où il fait encore moins bon vivre, qu’à Cuba! Pas fort! Pas fort!

        Quant aux Québécoises et Québécois, ils sont conditionnés, ceux-là, à la luxure, à l’opportunisme crasse, bref, à l’individualisme prôné par vos camarades de droite, et dans les médias privés, et dans les médias nationaux, et par les partis capitalistes dans leur ensemble. Le «chacun pour soi» prime! Normal que les conditionnements tels, aient donnés des conditions telles! Rien ne se perd, rien ne se crée. Tout se transforme. Par des conditionnements, des processus donc, bien entendu!

        «Ooooh! Pauvre petit! Ce n’est pas votre faute si vous êtes un loser, alors la société doit payer pour vous en braquant un fusil sur la tempe de personnes qui sont plus intelligentes que vous et en leur soutirant le fruit de leur labeur. Vous êtes absurde si vous croyez que personne ne peut profiter des ses talents personnels. C’est exactement ce que dit le texte: N’excellez pas plus qu’un autre, sinon on vous tue! Terre fertile pour l’innovation, vraiment! Et il blâment ensuite la pauvreté des pays communistes sur les combines de ces méchants américains. N’importe quoi! Il n’y a que les socialistes qui parlent de « conditionnement » parce que cette idéologie va tellement à l’encontre de la nature humaine, qu’il faut brainwasher des populations entières pour qu’ils l’acceptent.»

        Ha ha! Alors tous les travailleurs en bas de tel salaire X, défini par Philippe David, ne sont que des «losers»! Elle est bien bonne celle-là, p’tit pédant fils de riche!

        D’abord, les gens ont fait un choix démocratique et instauré ces soupapes sociales qui vous dérangent, vous, les égoïstes et individualistes vivant encore au temps de la «nature humaine», comme si nous étions des singes du Cosmos, condamnés à vivre de la mailloche et des bananes! Pathétique! Nous nous sommes donné la démocratie, soit la dictature des majoritaires. Faites avec!

        Quant aux conditionnements, cela ne m’étonne pas que votre secte vous aveugle à ce point! La science, donc, n’est qu’une connerie de «communiss» si je vous comprends bien? Eh bien! Le marxisme est appliqué depuis longtemps dans toutes les universités du monde pourtant! Sa méthode d’analyse sert à faire des tests de laboratoire, ou même, elle sert quelconque étude, dite scientifique. Rien ne vient du nulle part, tout vient d’un processus, c’est indéniable, jusqu’à ce que vous puissiez le nier scientifiquement!

        Vous dites ensuite que l’on meurt dans un modèle socialiste? Eh bien! L’ONU, l’UNESCO, l’OMS et bien d’autres groupes pensent que ce n’est pas vrai, et donnent à Cuba, une nette et meilleure note qu’à bien des pays de son calibre économique, même qu’à des pays développés sur le plan de la longévité.

        Et si le Blocus ne fait strictement rien à Cuba, dont elle pourrait se plaindre, alors pourquoi Washington ne met-elle pas fin à ce blocus illégal et condamné par l’ONU? Sinon, quel pays accepterait sur son sol, des agents financés par un État étranger, qui ne visent qu’à renverser ouvertement et publiquement, le gouvernement de ce pays? Pas les États-Unis d’Amérique certain! C’est la peine de mort aux States! Ou la prison à perpétuité, comme pour les cinq prisonniers Cubains, emprisonnés sans preuve, et sans accusation formelle.

        Quant aux pays communistes, ça n’a jamais existé, que dans votre tête. Comme le mérite des bourgeois.

        Vous niez, soit dit en passant, le conditionnement, mais c’est ce même conditionnement qui installa les «natures humaines» capitalistes, via un conditionnement capitaliste, à travers le monde! Mes parents, lorsque j’étais jeune, résumaient le socialisme à Staline, perçu par les «médias capitalistes» de son époque… Eh bien! Le conditionnement ne serait qu’un mythe, et ça se dit intelligent!

        Vous parlez aussi de «brainwashing», pour définir, précisément, le conditionnement. Or, on est «brainwashé» par vos articles, ceux d’Elgrably, qui privatiserait l’air et l’eau, tout en nous «brainwashant» que c’est bon pour nous, comme vous nous «brainwashé» que notre exploitation par els minorités parasitaires bourgeois, n’est que «bien» pour nous!

        Votre torchon, c’est un «brainwashing»!

        Et soit dit en passant, je ne me plaints pas de ma condition, merci quand même de vous inquiéter! C’est de la condition des salariés, exploités, dont j’ai du souci. J’aimerais la libérer de son exploitation, en lui permettant, outre son émancipation, de gérer elle-même ses moyens de production, afin qu’elle mette fin, elle-même, à l’exploitation de son labeur par la minorité que vous idolâtrez.

        «Oui, j’imagine que M. Kellogg était plus intelligent que vous et a épargné une partie de ce qu’il gagnait. Et non, $25 par jour n’était pas un gros salaire à l’époque. C’est comme ça qu’on accumule du capital M. Guillemette, pas avec l’aide de l’état, et pas grâce à une poule aux oeufs d’or. Comme il existe des bons et des mauvais travailleurs, il existe des bons et des mauvais entrepreneurs. Les bons entrepreneurs génèrent des profits en combinant les facteurs de production de façon optimale, les mauvais font des pertes en consacrant les ressources aux mauvais endroits. Seule la stupidité marxiste est capable de considérer une faillite comme une « ratée » du système. Quoi? Il faudrait laisser les mauvais entrepreneurs gaspiller les ressources? La faillite est ce qui nous débarrasse du bois mort et fortifie l’économie en libérant les ressources pour ceux qui savent s’en servir.»

        D’abord, je n’ai jamais parlé de poule aux œufs d’or, comme par exemple, vous parlez de richesse, sans parler de l’apport des travailleurs exploités que vous méprisez via le cheminement de la création de la richesse.

        Ensuite, 25$ par jour, à l’époque, ce n’était pas rien mon cher! Surtout si Kellogg n’avait par exemple, pas de responsabilité. Aussi, que quelqu’un soit plus intelligent que vous ou moi ne m’importune guère, c’est l’exploitation qui me dérange.

        Les capitalistes comme vous ont toujours le même réflex. Ils accusent les exploités et les opprimés, d’être jaloux de la situation de leurs oppresseurs! Rien de moins! Mais tous sur Terre, ne peuvent pas avoir la même intelligence, n’est-ce pas monsieur David? Mais cela doit-il absolument définir un argument pour excuser le mépris et l’exploitation des uns, majoritaires, par les autres, minoritaires? Pantoute!

        Maintenant, pendant que monsieur Kellogg épargnait, rien n’infirme que les autres ne pouvaient simplement pas épargner, pour une raison X ou Y. Ce qui est un conditionnement. Alors rien n’explique que Kellogg ait été meilleur que son voisin à l’épargne, mais tout indique que les conditionnements le concernant lui étaient favorables. Une femme cancéreuse peut-être, aurait changé la donne, pour cet individu précisément. Peut-être autre chose, lui aurait encore plus fait perdre les pédales. Parce que chacun, conditionnés différemment, ne peut pas réagir de la même façon, aux conditionnements qui lui sont posés. Les «brainwashing» comme vous le dites, le démontrent sur plusieurs essais.

        Là, à savoir si je trouve que la faillite d’une entreprise est le fruit des ratées du système, vous me permettrez d’élucider cette idée. D’abord, certes, dans une telle économie, il y aura des perdants et des gagnants. Mais mon point n’était pas là, et non, un gestionnaire pourri dans ce domaine, ne devrait pas insister. Je disais que la faillite des bourgeois, entraînait celle des prolétaires, que le risque était partagé. Et je ne puis que parler des risques de pacotille monétaires, parce que les bourgeois ne prennent pas de risque physique. Leurs exploités s’en chargent!

        Et la faillite, ce n’est pas que le recyclage du bois mort, c’est aussi la perte d’emploi pour des travailleurs, s’en remettant, eux, au soit disant «bon savoir-faire» en la matière, des bourgeois sensés mériter ce titre! Vous exprimez un tel mépris pour les travailleurs que je vous verrais bien dans un poste de cadre chez Walmarde!

        «Et qu’auraient fait les prolétaires sans l’usine et la machinerie que M. Kellogg leur a fournit en épargnant le fruit de son propre labeur? Retournez voir mon dernier article, je vous prie. La théorie de l’exploitation a été réfutée depuis 1870. Vous vous accrochez à une idéologie qui est dépassée et qui a maintes fois prouvé qu’elle ne pouvait pas fonctionner»

        C’est vous qui ne faites que nier les faits. Il y a exploitation, ne vous en déplaise. Si vous n’en êtes pas content, allez vous enfermer avec la minorité, voire la secte qui vous concède ce point.

        Quant à l’usine de monsieur Kellogg, elle lui été permise, parce qu’il détenait, comme je le dis toujours, préalablement les capitaux nécessaires pour ce, qu’il a fait transformé en usine, par la force des prolétaires! Bref, l’usine n’aurait pas existé sans l’effort des prolétaires, à qui il a acheté la force de travail. Même les matériaux permettant sa construction ne seraient pas accessibles, si les mineurs ne faisaient plus l’extraction des matières premières, et si d’autres prolétaires ne transformaient pas ces matières premières en produits finis. Bref, sans prolétaire, c’est la fin de votre monde! Alors que sans capitalisme, la richesse cesse de se concentrer au sein d’une minorité, et cesse d’excuser l’attente des bourgeois, pour entreprendre!

        Les humains auront faim quand même, si Kellogg meurt, t’sé! Et si le capitalisme n’existe plus, le salariat non plus, n’existe plus, et les richesses ne se concentrent plus au sein d’une minorité parasitaire, qui tout à coup, aux yeux des sectaires comme vous, devient sauveur! Nous n’avons pas besoin des bourgeois, mais de leur capitaux, que le système capitaliste concentre en leur sein, même si minoritaires. La chronologie des évènements est importante, vous savez.

        Et détrompez-vous! J’ai très bien, et facilement démontré que l’exploitation du labeur d’autrui existe et que votre article n’était que fabulations capitalistes, refusant de toute façon, la science, dont les «conditionnements» et les faits.

        Si Kellogg n’était pas de ce monde, on ferait sans lui! Si Kellogg n’était pas de ce monde, quelqu’un d’autre ferait quelque chose de semblable à ce qu’il a fait. Les humains sont si intelligents, enfin, pas tous, n’est-ce pas? Pour vous, seulement ceux qui vous suivent, dans votre secte…

        «Parlé comme une tête de viande. Il n’y a pas que l’effort physique qui compte dans ce monde, au contraire, c’est probablement ce qui rapporte le moins. C’est pour ça que nous inventons des outils et des machines. Les « bourgeois » travaillent, ils le font simplement plus intelligemment que vous. Moi aussi j’ai fucké le chien dans ma jeunesse, mais contrairement à vous, je ne me suis pas assis sur mon steak et j’ai travaillé pour améliorer mes qualifications et gagner plus. De plus, beaucoup d’entrepreneurs ont réussi même sans aucune éducation et avec seulement quelques dollars en poche.»

        N’empêche que leur conditionnement y était pour quelque chose.

        Ensuite, vous ne connaissez pas ma vie, alors cessez de me porter des attaques personnelles, sans savoir si j’ai des ambitions ou non, dans un entreprenariat quelconque. Je vais même vous étonner, j’ai bien l’intention d’avoir mon propre moyen de production, avec des camarades, qui sera coopératif. Nous y travaillons. Alors, passez à autre chose que les insultes je vous prie. De toute façon, c’est votre cas qui s’aggrave quand vous passez aux attaques personnelles.

        En attendant, si l’effort physique ne sert à rien, comment se fait-il qu’il demeure une réalité physique et matérielle dans notre vrai monde physique et matériel? Autrement dit, vous invitez les prolétaires à entrer chez eux? Et/ou vous leur dites qu’ils ne servent à rien, en comparaison avec leur patron? Mais que feraient leurs patrons, sans leur labeur, je me le demande? Ils feraient faillite, et même, n’entreprendraient rien du tout au tout départ!

        T’sé Philippe, tout le monde n’a pas les mêmes conditions, et tout le monde ne peut pas épargner. J’épargnais, moi, avant de perdre mon emploi. J’ai recommencé à épargner, mais ce fut difficile un temps. Et sans les travailleurs de base, les «usineux», rien ne bougerait en ce monde. C’est comme aux STATES, où les racistes chialent contre les Mexicains, mais sans lesquels l’industrie états-unienne serait au ralenti, voire morte.

        Et quelques entrepreneurs réussissent avec quelques dollars, ça nous dit quoi? Que c’est une loi générale? Ben non! Justement! Vous le dites vous-même! Aussi, vous dites qu’ils n’avaient pas d’éducation, mais me reprochez incessamment de n’avoir pas avancé mes études!?! Branchez-vous! Mais en attendant, la réalité, c’est que j’ai de très bonnes idées pour entreprendre, mais que je n’ai pas le capital, et/ou, je ne connaissais pas, il y a de cela 8 ans, les coopératives et ne m’intéressais guère à la politique. Alors, laissez-moi une chance… En attendant, j’ai quand même trois filles à nourrir et je suis responsable. Chaque chose en son temps.

        «Mes grand-parents n’ont pas eu une grande éducation et pourtant, ils ont su comment épargner. Ça ne prend pas la tête à Papineau pour mettre quelques dollars de côté dans un compte d’épargne à chaque paie. Mais apparemment c’est trop savant pour vous.»

        Ce n’est pas trop savant pour moi, c’est vous qui fermez obstinément les yeux sur les malheurs d’autrui, vous en faites fi comme s’ils n’existaient point. Et je vous l’ai dit, tout le monde, ont une histoire personnelle à raconter. Elles ne font pas la loi de la nature pour autant, ces histoires personnelles.

        Alors que vos grands-parents épargnaient, parce que leurs conditions le leur permettaient, d’autres ne pouvaient pas le faire, pour une raison X. Mais vous ferez toujours fi de ces autres, vous n’êtes qu’un égoïste et un individualiste, ne vous rappelant même pas que les salariés vous font vivre, et qu’ils font vivre les bourgeois, incapables de le faire seuls.

        Qu’aurait fait Kellogg, je vous le redemande, sans prolétariat?

        «Dites-moi, M. Guillemette. C’est où jusqu’à date que votre idéal d’élus démocratiques révocables en tout temps a été appliqué dans un pays dit « socialiste »? Et je ne parle pas de simplement remplacer Tweedle Dum par Tweedle Dummer du même parti.»

        Nulle part, à peu près. À Cuba, il existe un système pour révoquer les élus, mais allez donc savoir s’il est appliqué. Il s’agit d’une radio officielle pour ce, où vous dénoncez l’élu en question, et ce dernier doit régler la contrainte en de ça de deux semaines je crois, ou il est révoqué. Comme je vous dis, je ne suis pas à Cuba pour en vérifier l’application. Demandez-leur. C’est leur système, pas le mien.

        N’empêche, ce n’est pas parce que ça n’a pas été fait par les impostures de Russie ou celles de la Chine, que nous devons baisser les bras. Et j’ose espérer que l’élu, est d’abord un candidat dont les connaissances et les qualités sont en mesure de remplir la tâche escomptée. Au peuple rendu là, d’y voir.

        «Votre idée de liberté c’est l’esclavage. Vous sortez tout droit de 1984.»

        L’esclavage, c’est la propriété privée d’un être humain. N’allez pas trop loin. Mais le prolétaire cambodgien peut, lui, vous dire ce que c’est. L’esclavage est réapparu au Cambodge, et dans les pays limitrophes. Les patrons peuvent enchaîner des travailleurs aux machines, sans farce…

        Ce que je prône, c’est la dictature du peuple, et sa possession des moyens de production. Rien d’autre. Et je suis anti centralisation des pouvoirs en un État.

        «Foutaise! Montrez-moi un pays socialise où ça a été mis en application. Cessez de nous prendre pour des valises. Votre socialisme fait simplement fuir les entrepreneurs, ne laissant que les « prolétaires » et prévisiblement, ils ne savent plus rien produire après ça et se vautrent dans la pauvreté et la médiocrité la plus extrême. Encore là, montrez-moi un pays qui a été un succès économique en maintenant un régime socialiste. Même le Vénézuela, qui avec ses réserves pétrolières, devrait être le pays le plus riche d’Amérique Latine, n’arrive pas à se suffire en électricité. Ouais! Il marche tellement bien votre système!»

        D’abord, le socialisme n’a jamais été mis en application dans le monde. Ce qui y ressemble le plus, c’est Cuba, et économiquement parlant, il s’en tire mieux que les pays de son calibre. Socialement également donc.

        Maintenant, le Venezuela est toujours un pays capitaliste, aux prises avec une oligarchie tenace. Certes, le parti s’y décrit comme socialiste, mais le pays demeure capitaliste.

        Vous avez donc d’un côté, les bourgeois, détenant plus de 90% des moyens de production, plus de 97% des médias du pays, et bref, ceux-là ont des alliés de taille, que vous connaissez bien.

        Au Venezuela, dès lors que Chavez prenait le pouvoir démocratiquement, les propriétaires des pétrolières lançaient leur boycott et leur lock-out par conséquent! D’où leur nationalisation! Il n’en fallait pas plus! Exxon a perdu son procès à l’international, et Chavez a gagné, Exxon a perdu dizaine de milliards…

        2002, vos amis «démocrates» enlèvent, puis séquestrent Hugo Chavez, affirmant, avec l’appui des médias du pays, de Reporters Sans Frontières, que le président démocratiquement élu démissionne, ce qui est bien sûr totalement faux. Globovision et RCTV appellent à son assassinat, RSF répète… La population sort dans la rue, demande son président, puis l’obtient près de 48 heures plus tard. http://video.google.com/videoplay?docid=5832390545689805144

        Après le Coup d’État raté de l’opposition bourgeoise, elle-même épaulée par les médias privés et Washington, dont la CIA, l’oligarchie se met à saboter l’économie de l’intérieur. Ils possèdent les commerces, les usines et tout le tralala, alors elles peuvent agir et se concerter pour faire tomber l’économie vénézuélienne, d’un pays devenu malgré eux, socialiste moralement. Bref, les prix du lait haussent de 200%, les denrées essentielles grimpent et l’inflation n’est alors en rien relative à la réalité. Comme au temps de Salvador Allende au Chili, l’économie est sabotée par l’opposition, avec un soutien financier de Washington, via la CIA, soit l’organisation terroriste la mieux financée du monde.

        Bref, tous les pays du monde ayant tenté du socialisme, ne serait-ce qu’en parure, ont goûté à la médecine des bourgeois concertés. Notons que l’État leur était favorable, amis que ces États étaient également des États capitalistes.

        À Cuba par exemple, pendant des décennies, des avions états-uniens volent au-dessus des champs et des terrains d’élevage. Ils y larguent, des airs, des produits chimiques et bactériologiques, destinés à saper l’économie cubaine. (Source : L’État voyou de William Blum, ancien employé du Département d’État des États-Unis d’Amérique.)

        Donc mon cher Philippe David, aucun État dit socialiste n’a véritablement eu sa chance, sans que vos amis bourgeois ne viennent essayer de saper leurs efforts. Aucun! Et je vous mettrais d’ailleurs, moi-même au défi, d’en trouver un seul qui n’ait pas goûté aux sanctions ou pressions extérieures, orchestrées par la bourgeoisie internationale! Un seul!

        En fait, tous les pays d’Amérique latine y ont goûté, signe que les Américains, les vrais, eux, étaient tentés de donner sa chance au socialisme! Mais bon, ça dérange les bourgeois, alors! Guerre, guerre, guerre! Que serait aujourd’hui le monde, si Washington n’avait pas exercé plus de 45 Coups d’État en moins d’un siècle? Vous ne voulez certainement pas le savoir, croyez-moi!

        Le Venezuela, soit dit en passant, subit en ce moment des pressions énormes de Washington, qui a disposé aux frontières du Venezuela, l’une de ses flottes impressionnantes. Des dizaines de milliers de Marines sont aux portes du Venezuela, en Colombie, n’attendant que le président démocratiquement élu ne pète de travers. Comme c’est le cas pour l’Iran, dont j’ai beaucoup moins de respect pour le régime. C’est comme ça que le vrai monde fonctionne Philippe David, et c’est comme ça que les essais socialistes finissent tous de la même façon, dans le feu et le sang! Allez demander aux Vietnamiens…, ils en crèvent encore, de l’Agent Orange, fabriqué par Monsanto, cotée en bourse!

        «Encore une fois vous sombrez dans le ridicule. Vous vous calez vous-même avec de telles affirmations.»

        Les faits sont les faits monsieur David. Pol-Pot a mis en application sa propre dictature, sur tout le monde autour de lui. À l’instar de Staline, qui faisait fusiller ceux qui ne se grattaient pas la moustache en même temps que lui, Pol-Pot a massacré des tonnes d’innocents, non au nom du communisme, mais de sa seule dictature.

        C’est vous qui vous calez… C’est historique et c’est dans les livres d’histoire. Cessez de lire et relire la supercherie du livre noir du communisme, dont les deux co-auteurs ont dénoncé le principal auteur, pour mensonges multiples et répétés… L’anticommunisme a fait bien plus de mort que le stalinisme, ou le maoïsme. Et des innocents, surtout!

        Et en passant, prouvez-nous donc le contraire!

        «C’est ça, la raison pour laquelle le Cambodge n’était pas parfaitement communiste à vos yeux est par manque de brainwashing. Bravo!»

        Pas du tout. Le Cambodge n’a même pas daigné appliquer le socialisme, il a appliqué la dictature de Pol-Pot, un fait historique déplorable, que je condamne, de toute évidence.

        «La seule différence, c’est que dans votre monde, on imposerait ce modèle à tous par la force, alors que dans un système capitaliste, nous sommes libres de choisir le modèle qui nous convient le mieux. Nous ne prétendons pas qu’un modèle est supérieur à tous les autres. D’ailleurs, si le concept de coop était supérieur aux autres, il s’imposerait de lui-même dans un marché libre.»

        D’abord, les coopératives se multiplient, ici en tout cas, dans Lanaudière. Ensuite, le capitalisme ne permet pas une liberté de choisir, mais bien, une limite de choix, totalitaires, se chiffrant à deux! Soit l’exploitation de son labeur, soit celle d’autrui! Pas fort! Libârté qu’ils disaient!

        «C’est ça. C’est une erreur des historien qui a fait que pendant 80 ans, nous avions cru que ce qui régnait en URSS était du communisme. N’importe quoi!»

        C’est ça! Les historiens connaissent mieux que Marx et Engels, leur propre programme! Quel patent crétin vous faites! À croire que Sœur Angèle ne sait pas porter son chapeau de cuisine! Allez lui montrer! Ou demandez aux historiens, d’après l’époque des cours de cuisine télévisés de Sœur Angèle!

        C’est vous qui dites n’importe quoi, voyez pauvre ignare! http://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000a.htm

        «Disons plutôt par le meurtre des kulaks. Et encore ce mot: « conditionnement »…»

        Celui qui envoya le plus de gens dans les goulags fut Staline, le dictateur sur le prolétariat.

        «Faux. Les cubains étaient plus prospères avant la révolution qu’après, mais j’imagine qu’ils manquent encore de « conditionnement », puisque Raul Castro est en train de renverser la vapeur.»

        Ce ne sont là, que des propos hors contexte. Après sa lutte pour l’indépendance, Cuba s’est vue imposée d e l’amendement Platt. Ensuite sont venus les bourgeois États-uniens, remplacer les bourgeois Espagnols, pour imposer leur diktat. Les marionnettes Machado et Batista ont largement servi les intérêts de ces pourritures.

        Lorsque Cuba décide de nationaliser certains moyens de production essentiels, Washington brise tous contacts, refusant de respecter le choix d’une nation souveraine, et lui impose un Blocus total et arbitraire, sous les condamnations du monde entier. Nestlé, qui avait des compagnies en sol Cubain, se voit empêchée de faire affaires avec Cuba. Aucune pièce de rechange ne parvienne donc désormais à l’industrie cubaine, dont les usines sont fabriquées par les États-uniens en grande partie. Quand Cuba nationalise les terres, elle saisi du coup, 90% des propriétés privées d’États-uniens, venus se dorer la couenne après le départ des Espagnols.

        Bref, Cuba se retrouve isolée, comme elle l’est actuellement, quoiqu’elle ne l’est moins qu’avant…

        Quant à l’économie et le conditionnement, aucun système économique ne peut fonctionner, jusqu’à preuve du contraire, en un seul pays. Ni même le capitalisme. Il ne ferait pas mieux, si c’était lui, qui était isolé à Cuba. C’est ce dont vous faites fi, fidèles à vos habitudes antiscience…

        Le capitalisme, lui aussi, a semble t-il, besoin de «brainwahsing»… Vos textes sont quoi, sinon? Et pour un système économique qui fait faillite aux 30-40 ans, aux frais des prolétaires, perpétuant leur propre exploitation, vous n’avez aucune morale à faire aux Cubains. Cuba, depuis les années 2000, continue de monter une pente, même si cette pente est très douce. Alors que les pays de son calibre économique….

        «Encore une fois, pas de leçons à prendre de vous…»

        C’est de la projection. Je viens tout juste de vous dire que, «Nous n’avons surtout pas de morale à recevoir de vous!»! Vous me répétez la phrase qui vous était destinée! Et soit dit en passant, moi, je ne suis pas apologiste de Pol-Pot, comme vous l’êtes de Pinochet! À chacun sa spécialité!

        «Vous n’avez certainement jamais entendu parler de la tragédie des biens communs, mais dans votre cas, je ne devrais pas être surpris. En gros, lorsque quelque chose est propriété commune, la tendance est de la sur-utiliser et personne n’a de véritable incitatif à l’entretenir parce qu’une propriété communie n’est pas vraiment à nous. Historiquement, ça a déjà été prouvé.»

        Mais dans une économie «capitaliste», la coopérative est un gagne-pain, alors? Alors les travailleurs en prendront soin.

        Et je connais des employeurs qui ne faisaient pas leur changement d’huile à la bonne date, moi.

        Cessez donc de nous embêter avec vos vidéos à la con, tirées de fiction. Regardez sinon, la mienne, sur le Coup d’État raté de 2002 par vos amis au Venezuela, où vous dites que le socialisme «a eu sa chance», pour vous convaincre du contraire!

        L’histoire prouve aussi que le capitalisme concentre en la minorité parasitaire bourgeoise, la richesse créée pourtant, par les prolétaires, qui la quémandent ironiquement ensuite! L’histoire prouve aussi que le socialisme a goûté aux armes du capitalisme, et qu’il n’a jamais eu sa chance véritable. Mais ça viendra, à coups d’œufs cassés faut croire!

        «Encore du « conditionnement »… Décidément, c’est une idée fixe chez vous… Petite question, pourquoi ne l’avez-vous pas déjà fait?»

        Je vous ai répondu plus haut sur la question. Quant au conditionnement, vous êtes incapable de démentir ce que j’avance. Mais là, pas du tout.

        «La tactique préférée des propagandistes. Si vous répétez une fausseté suffisamment, les gens commencent à y croire… Supposément. Encore une fois, la théorie de l’exploitation est un sophisme.»

        La théorie de l’exploitation? Ce n’est pas une théorie! C’est un fait! Une observation! Parce que les marxistes ne se contentent pas de «croyance», comme vous les capitalistes! Marx a observé ce fait, il ne l’a pas théorisé! Il l’a observé, puis l’a écrit, en divers exemples! Voilà la différence, déjà, entre les manipulations et les prédictions des économistes de droite, capitalistes, et des socialistes!

        Quant à la propagande, ce dont vous parlez vient de Goebbels, d’où le fameux, «répétez un mensonge, il deviendra une vérité»… Mais vous le faites amplement, avec le mérite des bourgeois par exemple, dont vous n’êtes pas capable d’en prouver les véritables mérites, par des arguments, ou par autre chose finalement, que vos prétentions et vos croyances! La propagande capitaliste, elle promet le partage des richesses depuis son début par exemple! Le tas va grossir, ça va venir, calmez-vous les «jaloux», nous dira prochainement monsieur David, comme ses prédécesseurs!

        «L’évolution de la pauvreté pour les gens gagnant moins de 1$, $1.50, $2.00 et $3.00 par jour. Tous en baisse.»

        Personne n’a jamais dit que les pauvres ne gagnaient rien du tout, dans les pays capitalistes. Nous disons : que les riches s’enrichissent, et que les pauvres s’appauvrissent, globalement, en tant que services par exemple. On dit aussi, que les écarts entre riches et pauvres ne cessent de grandir, ce qui est aussi un fait. Ce n’est pas parce qu’un type qui n’avait qu’un dollar par jour, et qu’il en a deux maintenant, qu’il a plus de pouvoir d’achat.

        Ce que vous êtes malhonnête à la fin! Et alors que les dollars grimperaient per capita, les pays d’Afrique sont aux prises avec des privatisations sommaires et absurdes! Au Ghana, le FMI a proposé de tout privatiser! Les employeurs ont bien compris! Ils ont même privatisé les toilettes des travailleurs! Même les hôpitaux, deviennent des prisons lorsque les patients sont incapables de payer!
        http://video.google.com/videoplay?docid=4584572542018047702#

        «Essayez aussi de deviner pourquoi la région qui accuse la plus grande baisse de la pauvreté est l’Asie. Faut-il que je vous explique que la plupart des pays d’Asie ont libéralisé leur économie?»

        La plupart des pays de l’Asie ont surtout connu les dictatures installées par Washington, et les chutes du ciel de dizaines de milliards par conséquent, pour bâtir leurs usines et leur industrie dans l’ensemble. La Corée du sud en est le plus bel exemple! Taïwan également! Philippines, Indonésie, etc.., y ont tous goûté, eux aussi!

        Et en passant, la plupart des pays de l’Amérique latine ont aujourd’hui des présidents socialistes… Oups! Pas fort!

        «Tiens donc, lui aussi est en baisse. C’est drôle, mais au dernière nouvelles, la plus grande partie du monde fonctionnent avec des économies capitalistes et non communistes. Ce n’est certainement pas le socialisme qui est responsable de ce recul de la pauvreté. Donc la théorie de la concentration de la richesse = FAIL!»

        Au contraire! Le fait qu’on dise que les travailleurs s’enrichissent, moindrement, ne veut pas dire que les riches ne le font pas d’avantage. Logique à la davidienne bourrée de sophismes et de démagogie? À chier et totalement déconnecté de la réalité!

        Les richesses se concentrent bel et bien dans les poches d’une minorité parasitaire, quand même les prolétaires s’enrichissent aussi au passage, mais très, très moindrement! Aux States par exemple, on parle de 40% de la richesse chez environ 2% de la population! Dans le monde? 10 000 000 de millionnaires! Devenir millionnaire n’est-il pas un rêve, pour certains capitalistes? Eh bien! J’espère qu’ils font partie de ce 0.15% de la population mondiale, t’sé! Perdant!

        «Me semblait que les communistes étaient contre les vilains profits? Parlant de cohérence.»

        Le profit? Pourquoi ne serait-il que relatif qu’aux capitalistes? Il y a le profit en sauve-temps, du profit en sauve-soins, du profit en sauve-ouvrage non nécessaire, etc..

        «Milton Friedman n’a jamais mis les pieds au Chili et n’a jamais travaillé pour Pinochet. Par contre, un groupe d’économistes chiliens surnommés les Chicago Boys ont étudiés à l’Université de Chicago où Friedman enseignait. Ils ont effectivement suivi des cours de Friedman et de nombreux autres professeurs.»

        Milton les a coordonné des States, via un mandat clair et net de la CIA, donc de la maison blanche et d’une organisation terroriste très bien financée.

        «Devrait-on les accuser tous de collaboration avec Pinochet?»

        Oui, certainement! Comme on accuse tout le monde de soutien au terrorisme, quand ils soutiennent le terrorisme. Pinochet était un dictateur, installé par la maison blanche, qui a lancé son Coup d’État pour tasser le «méchant socialiss» Allende, qui n’allait tout de même pas mettre des goulags dans les campagnes du Chili, t’sé!

        «De plus, après le départ de Pinochet, les politiques instaurées par les Chicago boys ont augmenté le PIB par habitant de ce pays de 106%. Seul un communiste pourait penser que ça peut possiblement être mauvais.»

        Quand tu as des millions qui arrivent de nulle part, comme de la maison blanche, c’est pratique et plus facile de jouer aux économistes. Ensuite, quand tu extermines une partie de tes opposants dans le stade populaire du coin, et que tu tortures les autres, en les séquestrant des années de temps, c’est un peu relatif que les choses ne dérangent plus personne, et que moins de monde aillent se faire chier à se faire soigner à des prix exorbitants, t’sé!

        Alors si la dictature de Pinochet a donné du bon, vous devriez vous résoudre à accepter le fait que Cuba va nettement mieux depuis la mise en place du socialisme, au plan humain, puisque ce ne sont que les chiffres qui semblent vous amuser. Faites-donc un effort, pour une fois…

        Car, il y a les chiffres, et la réalité sociale en relativisant. La preuve de ce que j’avance, c’est que votre tableau sur les chiffres de Cuba, avant Castro, ne tiennent pas compte que les Cubains n’avaient aucun accès aux soins de santé, autre que celui de téter un bourgeois corrompu. Et qu’il n’y avait pas plus d’éducation pour les Cubains! Aucune donnée historique ne vous rapportera le contraire, sauf la «bible noire du communisme», truffée de mensonges, selon les deux co-auteurs du principal menteur de cet ouvrage merdique. Une couche pleine voire.

        T’sé Philippe David, si vous n’êtes pas capable d’accepter les faits, mettez-vous des œillères.

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    14 octobre 2010 à 12 12 25 102510
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    Je m’étais promis de ne pas revenir de sitôt sur ce blogue, mais je vais revenir sur ma décision, si ce n’est que faire un contrepoids à la cupidité (stupidité) extrême de certains commentateurs, comme Sylvain Guillemette, et signifier mon appui à ceux qui comme Philippe David disent la vérité.

    @ Sylvain Guillemette,

    Quand je lis tes commentaires, j’ai habituellement le goût de vomir. Tu me dégoûte au plus haut point, toi et l’autre communiste de Joliette dont j’oublie le nom.

    Toi et tes KKKamarades communistes êtes une infime minorité de la population, une quantité négligeable qui ne représente à peu près personne (moins que 0,0000001%).

    Tu argumente toujours la même chose, c,-à-d. que les bourgeois sont la cause de tous les maux, et que personne ne devrait posséder quoi que ce soit (les méchants capitalistes selon toi).

    Tu me dégoute, et pourtant j’aime mon prochain.

    Je crois vraiment que toi et ton KKKamarade devriez déménager à Cuba, au Vénézuela, en Chine communiste ou en Corée du Nord.

    Vous pourriez vivre dans le régime communiste dont vous rêvez, et quant à nous, on serait bien mieux sans vous.

    Le plus ridicule dans ton discours liberticide, c’est que ceux que tu identifie comme l’ennemi, soit les bourgeois, sont en fait la classe moyenne, c.-à-d. d’autres travailleurs, et que tu es prêt à donner tous les pouvoirs au gouvernement, qui est en fait l’outil utilisé par l’élite pour contrôler la masse de la population.

    Ton discours incohérent ne peut s’expliquer que par une ignorance profonde de la dynamique du pouvoir, et du système et des acteurs en place.

    Tu n’auras jamais ce qui m’appartient!

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      14 octobre 2010 à 12 12 40 104010
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      Et j’ajouterais que s’il se sent si exploité par le système, qu’attend-il pour partir en affaires et exploiter les autres?

      Avant qu’il ne le demande, je ne suis qu’un simple salarié, heureux de sa condition, qui exploite son employeur en lui soutirant un salaire en échange de services dont il ne peut se passer…

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        14 octobre 2010 à 14 02 59 105910
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        @ Waried

        «Les libertariens minarchistes (la majorité) défendent une justice forte. De plus, l’état est important, mais seulement pour protéger la liberté et la propriété de tout le monde. Si vous ne connaissez pas votre sujet, abstenez-vous.»

        Non, c’est vous qui devriez vous abstenir de démontrer à tous, les failles de votre idéologie, de votre aveuglement devrais-je préciser. Vous dites qu’il y aura donc un État? Mais à ce que je peux lire de votre commentaire, ce ne sera que celui qui vous plaira, c’est bien ça? Eh bien! Que de nouvelles!

        «Pour le reste de votre texte, c’est inutile de répondre. C’est comme essayer de raisonner un bébé d’une semaine qu’il peut attendre 1 heure de plus avant de boire…»

        Ah oui? Eh bien! Au lectorat de juger!

        «D’où vient votre conviction que nous sommes tous bourgeois comme vous les appelez?»

        J’ai lu, relu et relu mon commentaire, et nulle part dis-je que vous êtes tous bourgeois. Je dis que vous défendez des intérêts bourgeois, et ceux des mieux nantis par conséquent, du fait que le capitalisme prévaut, et que la concentration des richesses ne touche qu’une minorité de la population. Soit celle qui détient les moyens de production, et le prolétariat mieux nanti, dont les modalités de l’entente sur son exploitation sont par ailleurs, bien plus avantageuses que celles de la majorité, le prolétariat dans son ensemble.

        Bref, vous ne défendez pas les intérêts des salariés, mais ceux des parasites, et de leurs lèches-culs, fiers de l’être!

        @ l’autre qui ne daigne pas mettre son véritable nom.

        «Je m’étais promis de ne pas revenir de sitôt sur ce blogue, mais je vais revenir sur ma décision, si ce n’est que faire un contrepoids à la cupidité (stupidité) extrême de certains commentateurs, comme Sylvain Guillemette, et signifier mon appui à ceux qui comme Philippe David disent la vérité.»

        Eh bien Aime! Comme quoi vous détenez l’omniscience finalement, n’est-ce pas? Ceux qui ne vous suivent pas, vous et votre clique minoritaire d’avantagés par le système, ne sont que des stupides après tout! Sinon, des idiots utiles à faire vivre vos idoles, les parasites bourgeois.

        «Quand je lis tes commentaires, j’ai habituellement le goût de vomir. Tu me dégoûte au plus haut point, toi et l’autre communiste de Joliette dont j’oublie le nom.»

        Je suis socialiste, parce que je ne connais pas encore le nom que portera le fruit de l’essai socialiste.

        «Toi et tes KKKamarades communistes êtes une infime minorité de la population, une quantité négligeable qui ne représente à peu près personne (moins que 0,0000001%).»

        Les KKK sont associés à la droite idéologique, qui elle même se rattache très souvent à la droite économique et libertaire, telle que la vôtre.

        Je défends sans mandat de leur part, les intérêts des travailleurs exploités par vos amis les bourgeois, incapables de se faire vivre tout seul. Nous devons représenter la majorité je crois, sur Terre. Alors pas la peine de jouer aux rapports de proportion avec nous l’grand… Ils sont par exemple, 180 000 employeurs au Québec. Nous y sommes des millions. Car je gage sur le potentiel du prolétariat, et non pas sur une banque de «communiss» dont je ne fais point partie. À Joliette, nous devons être plusieurs dizaines de milliers à nous faire exploiter de notre labeur et à avoir quelque chose à gagner à remplacer nos entreprises privées, par des moyens de production collectifs telles que les coopératives.

        À votre place, je me cacherais derrière les armées de vos amis les bourgeois, ou nous vous écraserons, quand nous serons tous unis.

        «Tu argumente toujours la même chose, c,-à-d. que les bourgeois sont la cause de tous les maux, et que personne ne devrait posséder quoi que ce soit (les méchants capitalistes selon toi).»

        Car tout autre débat sans faire celui-ci, n’est que totalitarisme. Personne, je répète, personne n’a consenti à cette dictature bourgeoise. Elle a pris naturellement le manche, à la mort des autres dynasties et monarchies diverses. Les riches se sont concertés, sans même avoir d’État, et en ont créé à leur image, respectant précisément ces «droits» d’exploiter les besoins, le labeur et les maladies d’autrui, via les moyens de production qu’ils possédaient.

        Taisez-vous, ou continuez de me servir de pinàta, je vous prie.

        Et oui, la cause de tous nos maux actuels, économiques et sociaux, est relative à l’existence de classes, dont l’une exploite l’autre, afin d’en tirer profit –définition de l’exploitation à peu près…-. Les bourgeois sont notre mal collectif, et nous y mettrons un jour fin.

        «Tu me dégoute, et pourtant j’aime mon prochain.»

        Réciproquement je crois, je vous souhaite un cancer généralisé et une tumeur maligne.

        «Je crois vraiment que toi et ton KKKamarade devriez déménager à Cuba, au Vénézuela, en Chine communiste ou en Corée du Nord.»

        Et je crois que vous devriez vous plier à la démocratie. J’ai le droit de présenter mes idées, avec ma liberté d’expression. Et nous avons le droit, avec la démocratie, d’aller vers mes idées de socialistes. Pourquoi, à l’instar de votre invitation, n’allez-vous pas vivre au Panama, en Suisse ou en Somalie?

        Aussi, même si je me répète, exactement comme je disais dans l’autre billet, la Chine n’est pas communiste. Elle n’aurait pas sinon, d’État et serait gérée par des conseils populaires décentralisés, dont les élus seraient révocables en tout temps.

        Pareil pour la Corée du Nord, qui applique un régime stalinien, lequel je n’ai jamais appuyé où que ce soit sur internet et dans ma vie de tous les jours.

        Et on ne peut que constater à nouveau que vous êtes incapable de débattre, sans mettre des mots dans la bouche de vos adversaires, et sans vous abstenir de faire des procès d’intention à ceux-ci. Ça devient lassant… Monsieur David devrait même en être gêné.

        «Vous pourriez vivre dans le régime communiste dont vous rêvez, et quant à nous, on serait bien mieux sans vous.»

        Quel grand démocrate! De plus, comme si les prolétaires ne seraient pas bien sans vous, eh bien! Si vous partez pour la Somalie, les Québécoises et Québécois seront en sécurité quant à leurs maladies, dont ils ne seront jamais taxés par un régime privé, enrichissant vos amis les bourgeois… Je suis prêt à m’endetter pour vous, et vous payer un billet pour la Somalie, ça me coûtera toujours moins cher per capita en santé, et l’attente restera sensiblement la même! Ah non! Une place de plus dans les urgences! J’oubliais! Une pierre deux coups!

        «Le plus ridicule dans ton discours liberticide, c’est que ceux que tu identifie comme l’ennemi, soit les bourgeois, sont en fait la classe moyenne, c.-à-d. d’autres travailleurs, et que tu es prêt à donner tous les pouvoirs au gouvernement, qui est en fait l’outil utilisé par l’élite pour contrôler la masse de la population.»

        Encore entrain de me mettre des propos dans la bouche. Je propose des coopératives.

        Quant à la classe moyenne, elle n’est précisément qu’un prolétariat mieux rémunéré, faisant partie d’un tout, ayant donc pour intérêts, d’autres que ceux de leurs exploitants. Personne n’a intérêt à ce que l’on s’enrichisse de ses maladies. Ni un prolétaire mieux nanti.

        «Ton discours incohérent ne peut s’expliquer que par une ignorance profonde de la dynamique du pouvoir, et du système et des acteurs en place.»

        Et votre argumentaire ne peut que reposer sur un discours émotif, rongé par l’aveuglement idéologique qui s’impose au «grand et ô kapital».

        «Tu n’auras jamais ce qui m’appartient!»

        Les bourgeois possèdent déjà une bonne partie de ce que nous créons, faudra donc leur reprendre, suivant votre logique.

        «Et j’ajouterais que s’il se sent si exploité par le système, qu’attend-il pour partir en affaires et exploiter les autres?»

        Et voilà! Totalitariste jusqu’à la moelle! Deux choix! Toute une liberté de choix! Exploites, ou sois exploité! Bravo à toute l’équipe de champions!

        Et je ne me sens pas exploité par le système, JE SUIS exploité, quand je suis un salarié d’une entreprise privée. Tout simplement et indéniablement. On ne se sent pas exploité, on l’est, ou on ne l’est pas. Même à 4 millions dollars de l’heure, si je ne suis qu’un salarié d’un autre, lui, propriétaire des moyens quelconques, je suis exploité. Que je me sente très bien dans mon exploitation, n’élimine pas celle-ci. On peut donc se complaire à se faire exploiter, si celle-ci en vaut la peine, lors d’une entente sur ses modalités, mais il s’agira toujours d’une exploitation, ne vous en déplaise.

        «Avant qu’il ne le demande, je ne suis qu’un simple salarié, heureux de sa condition, qui exploite son employeur en lui soutirant un salaire en échange de services dont il ne peut se passer…»

        Non, vous n’êtes qu’un aliéné, complaisant de son exploitation. C’est fort différent.

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          14 octobre 2010 à 15 03 40 104010
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          @ Sylvain Guillemette,

          Comme disais Waried, je ne réponds pas à tes commentaires, point par point, parce que c’est comme débattre avec un enfant de 5 ans auquel on refuse une friandise.

          Tu te fais de sérieuses illusions si tu crois que le ‘lectorat’ est d’accord avec tes propos.

          En ce qui concerne la Bible King James, au cas ou tu ne serais pas au courant, le Canada, et le Québec par ricochet sont fondés sur les principes contenus dans la Bible King James, laquelle est la loi suprême du pays.

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            15 octobre 2010 à 14 02 09 100910
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            Cher adorateur de King James, je ne crois pas que le lectorat soit d’accord avec tous mes propos, et je ne le prétend pas, comme vous le faites en répandant votre propagande religieuse.

            Et je ne crois pas non plus, que tous les travailleurs aient eu la chance de vérifier ce qu’est le socialisme dans les faits, et non selon ce qu’en disent les capitalistes, et qu’ils aient vérifié l’authenticité de mes propos non plus.

            Je disais d’ailleurs, que le lectorat jugerait nos débats, lorsque par exemple, vous admettiez votre omniscience sur nous, tel un paternaliste.

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          14 octobre 2010 à 15 03 43 104310
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          En passant, rien ne t’oblige à accepter de travailler pour un autre, en tant que salarié ou autrement. C’est un choix que tu fais et auquel tu consens. Arrête de te plaindre des choix que tu fais librement, et prends toi en main.

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            14 octobre 2010 à 19 07 30 103010
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            Ce n’est pas parce que nous sommes heureux des modalités de notre exploitation, que nous sommes obligés de nous faire exploiter et de léguer ce droit aux bourgeois, qui ne le méritent guère.

            Je travaille et gagne ma vie dignement. Allez donc faire à d’autres vos morales à deux cents, sinon, «yaka» la faire à votre miroir.

            Sans les p’tits travailleurs d’autre part, tous les McDo de ce monde fermeraient, avec les Walmarde et cie.

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            14 octobre 2010 à 19 07 37 103710
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            Ce que vous et monsieur David dites aux moins nantis, majoritaires, c’est de faire plus, toujours plus, pour se sortir de la base de l’économie pyramidale! C’est impensable! Faut juste….., le faire ciboire!

            Autrement dit, vous méprisez tous les bas salariés! Vous n’êtes que des trous de cul! Vous crèveriez tous de faim, sans ces bas salariés pour préparer vos lots de salade à l’épicerie, et pour préparer le Coltan de vos ostie de IPAD dans les mines du Congo dit «démocratique», où toutes les salopes de compagnies minières canadiennes enfantent les guerres civiles et l’enrôlement des enfants-soldats, tout en faisant hypocritement monter le TSX!

            Bande de perdants! Et à cela, je ne vois qu’une seule solution! (Notez que ce n’est qu’un dessin, qui ne peut être interprété comme une invitation au suicide.) http://www.google.ca/imgres?imgurl=http://rstwepion.ibelgique.com/noeuds/bv000007.jpg&imgrefurl=http://rstwepion.ibelgique.com/noeuds/index.html&usg=__lA0S1q02SFSbis5cwMQ0kP63c64=&h=408&w=458&sz=23&hl=fr&start=27&zoom=1&tbnid=_jsaIzhFTyCSfM:&tbnh=114&tbnw=128&prev=/images%3Fq%3Dnoeud%2Bcoulant%26um%3D1%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26sa%3DN%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26biw%3D1680%26bih%3D867%26tbs%3Disch:1&um=1&itbs=1

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            15 octobre 2010 à 7 07 27 102710
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            Si les travailleurs du McDo ont des petits c’est que pleins de gens sont prêt à faire le travail. La journée où il y aura pénurie de ce type de travailleur, leur salaire augmentera.

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            15 octobre 2010 à 12 12 49 104910
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            Je n’ai jamais discuté des raisons de ce salaire, j’ai dit que Philippe David crachait sur eux, parce qu’ils n’avaient pas plus d’ambition! Et votre commentaire ne change rien de ce fait!

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            15 octobre 2010 à 12 12 57 105710
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            @ Waried,

            Je dirais plutôt que le jour ou les gens se comprendront que le fast-food, les aliments transformés, les préservatifs, les colorants artificiels, les OGM, etc.. sont une forme de poison à long terme, tout le monde sera en meilleure santé.

            Et si un jour les gens comprenaient qu’ils sont malades en raison de ce qu’ils mangent, et de ce qu’ils ne mangent pas, l’assurance-santé ne sera plus nécessaire.

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            15 octobre 2010 à 14 02 15 101510
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            Ça, c’est un autre débat, intéressant certes, mais qui nous amènerait à bannir l’automobile à essence par exemple…, et tous les plastiques…

            Refaisons-le sous un billet pour la cause je vous prie. Car j’ai moi-même, du temps que j’étais du Parti communiste du Québec, pressé mes camarades sur la question, leur rappelant que selon le marxisme, il fallait proposer un système viable à grande échelle, voire pour l’humanité, et s’adapter aux nouvelles découvertes scientifiques, voire s’y plier.

            Alors, nous aurions eu un programme «terriblement» plus demandant au prolétariat… Ce sera tout de même un débat à faire. Et j’ai bien l’impression que nous serons du même côté pour celui-là.

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    14 octobre 2010 à 13 01 24 102410
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    @ Waried

     » je ne suis qu’un simple salarié, heureux de sa condition, qui exploite son employeur en lui soutirant un salaire en échange de services dont il ne peut se passer… »

    Vous croyez peut-être que c’est une boutade… mais vous êtes tout près de la vérité…

    Vous n’y êtes pas encore, mais tout près. Quand Sylvain Guillemette l’aura compris, il deviendra un peu libertaire et quand Aimé Laliberté comprendra toutes les implications il voudra un peu plus de solidarité. Il ne restera qu’a bâtir une structure sociétale de « cogestion » pour SG ou d »entrepreuriat » pour AL … et a voir que c’est la même chose. Une Nouvelle Société.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/04/chantage-et-surabondance/

    PJCA

    P.S Vos petits-enfants étudieront mes textes au Secondaire.. 🙂

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      14 octobre 2010 à 14 02 53 105310
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      « Vous croyez peut-être que c’est une boutade… mais vous êtes tout près de la vérité… »

      Je suis très conscient que ma situation de salarié est un contrat qui avantage les deux parties, chacun ayant un avantage sur des point précis de l’entente, dans des situations données et changeantes, si c’est ce que vous voulez dire.

      Mon commentaire se voulait effectivement une boutade pour illustrer un point. Ce que Sylvain n’a pas compris, et c’est malheureux, c’est que la motivation du profit quel qu’il soit est nécessaire pour permettre à un système économique de bien fonctionner. Si on enlève le fruit de l’effort supplémentaire nécessaire à ce profit, on tue toute innovation.

      Bien sûr que le libre-marché, où l’état joue son rôle de protection de la liberté, a ses défauts, comme tout système, mais je suis parfaitement convaincu que c’est la meilleure de toutes les possibilités. La solidarité est importante, oui, mais elle n’a pas à être imposé à la pointe du fusil…

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        14 octobre 2010 à 15 03 07 100710
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        «Mon commentaire se voulait effectivement une boutade pour illustrer un point. Ce que Sylvain n’a pas compris, et c’est malheureux, c’est que la motivation du profit quel qu’il soit est nécessaire pour permettre à un système économique de bien fonctionner.»

        Mais ce n’était pas le débat et nous nous serions entendus sur ce. Abordez le sujet, vous verrez.

        Mais je n’attendrai pas. Voilà mon point.

        Certes, il faut une forme d’incitatif, à l’heure actuelle du moins, car il s’agit, pour l’instant, du fruit du conditionnement que nous nous sommes donnés durant plusieurs siècles.

        Maintenant, est-ce que cet incitatif devrait être obligatoirement celui du droit d’exploitation du labeur d’autrui? J’en doute.

        Maintenant que nous sommes d’accords sur un point, êtes-vous capable de me proposer autre chose que ce droit? Car ce n’est pas vrai que l’entente est égale pour les deux parties, l’une va s’enrichir sur le labeur de l’autre, que l’autre s’en complaise ou non. Alors voilà mes deux points.

        Il y a exploitation, et le prolétariat, et les entrepreneurs peuvent trouver un autre terrain d’entente, que l’exploitation des uns par les autres, seulement parce que préalablement, l’un avait plus de capitaux que l’autre.

        Les coopératives en cela, me paraissent comme une formidable solution.

        «Si on enlève le fruit de l’effort supplémentaire nécessaire à ce profit, on tue toute innovation. »

        Oui, mais comme le prouve le régime stalinien de Russie, d’autres formes, non nécessairement les bonnes, se sont vues relatives à des trouvailles, comme celles permettant l’envoi du premier homme dans le Cosmos.

        «La solidarité est importante, oui, mais elle n’a pas à être imposé à la pointe du fusil…»

        D’abord, sans État, je crois, pour reprendre votre droit de croyance, que ce serait pire encore.

        Ensuite, on m’impose en ce moment le capitalisme à la pointe de fusils. Alors? Si c’est bon pour vous, pourquoi ne cesserait-ce pas bon pour moi?

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          15 octobre 2010 à 7 07 40 104010
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          « Maintenant que nous sommes d’accords sur un point, êtes-vous capable de me proposer autre chose que ce droit?  »

          Non, car je ne suis pas d’accord avec vous sur le point qu’on a un droit « d’exploiter » le labeur d’autrui. C’est un contrat entre deux parties consentants.

          Pour les coops, c’est effectivement une super avenue dans bien des domaines, mais elles doivent demeurer volontaire.

          « Ensuite, on m’impose en ce moment le capitalisme à la pointe de fusils. Alors? Si c’est bon pour vous, pourquoi ne cesserait-ce pas bon pour moi? »

          Personnellement, je ne prône pas plus de vous obliger à vous plier au capitalisme. Je suis pour la liberté de choix complète, tant et aussi longtemps que chacun respecte la liberté des autres.

          Je voudrais que vous ayez la possibilité de vous monter une commune socialiste en me laissant le loisir d’habiter une « commune » capitaliste. Chacun seraient libre de choisir la commune qu’il préfère. Pas besoin de l’état pour imposer un mode de vie. Vous allez me dire que ça serait injuste et que les plus riches fuiraient la commune socialiste. Peut-être, mais pourquoi certains pourraient obliger un mode de vie à d’autres? Quand dans le développement de notre civilisation le bien commun a surpassé l’individu?

          Et je termine en vous remerciant pour le plan du noeud coulant. Ça va m’être utile pour un travail que j’ai à effectuer sur mon terrain.

          P.S: Peut-être, selon vos dires, que notre idéologie c’est de la merde, mais au moins, nous avons le mérite de ne pas vouloir la mort de personne et de militer pour la liberté…

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            15 octobre 2010 à 13 01 33 103310
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            «Non, car je ne suis pas d’accord avec vous sur le point qu’on a un droit « d’exploiter » le labeur d’autrui. C’est un contrat entre deux parties consentants.»

            Que vous y soyez d’accord ou non, il s’agit néanmoins d’une entente sur les modalités de l’exploitation, qui est conclue entre les deux parties, cela, ne vous en déplaise.

            «Pour les coops, c’est effectivement une super avenue dans bien des domaines, mais elles doivent demeurer volontaire.»

            Elles le seraient naturellement, par la demande.

            «Personnellement, je ne prône pas plus de vous obliger à vous plier au capitalisme. Je suis pour la liberté de choix complète, tant et aussi longtemps que chacun respecte la liberté des autres.»

            Mais vous êtes pris sur le même caillou que les autres, n’en déplaise à vos libertés limitées à ce caillou. Alors que ferez-vous d’un diktat allant en sens contraire à vos principes? Aussi, l’absence de l’État, lui, favoriserait une hausse des pouvoirs du privé, ce qui ne m’est pas souhaitable, ni pour le prolétariat, qui continuera d’exister.

            «Je voudrais que vous ayez la possibilité de vous monter une commune socialiste en me laissant le loisir d’habiter une « commune » capitaliste. Chacun seraient libre de choisir la commune qu’il préfère.»

            Possible, mais impossible, d’après moi, dans les faits. L’histoire, jusqu’ici en tout cas, ne semble pas vouloir aller dans le sens de vos propos, dommage. Sincèrement.

            Mais encore, il faudrait, une fois mature, que les gens aient encore la liberté de quitter leur «paradis».

            «Pas besoin de l’état pour imposer un mode de vie.»

            Mais que fait-on des malades mentaux, sans nous acharner sur eux, qui pètent leur coche et tuent des passants? Ou des pédophiles? Etc..? Malheureusement, tout le monde n’est pas viable en communauté. Je dirais que, capitaliste ou socialiste, les nations ont pour l’instant besoin de «brainwashing» comme dit monsieur David. Moi, je parle de conditionnement, ce qui en est aussi à vrai dire.

            «Vous allez me dire que ça serait injuste et que les plus riches fuiraient la commune socialiste. Peut-être, mais pourquoi certains pourraient obliger un mode de vie à d’autres?»

            Non. Je me fiche éperdument des Cubains qui quittent Cuba, je le vois comme un bon débarras, s’il s’agit bien de gens qui ne veulent que quitter le socialisme. Pour les autres, rien à dire du tout. Des tas de gens partent des États-Unis d’Amérique, du Canada ou de la France, nous n’en faisons pas de cas…

            «Quand dans le développement de notre civilisation le bien commun a surpassé l’individu?»

            Cela n’a jamais été possible, parce que le bien commun, aurait d’abord dû être la volonté des individus, du moins, via de véritables conseils populaires et démocratiques. Quand avez-vous le socialisme mis en pratique réellement, sans qu’un despote ne tienne le manche du pouvoir? Moi, jamais.

            Alors je ne peux pas condamner à l’avance, ce qui n’a pas existé.

            «Et je termine en vous remerciant pour le plan du noeud coulant. Ça va m’être utile pour un travail que j’ai à effectuer sur mon terrain.»

            Fait plaisir! Toujours pratiques, les nœuds!

            «P.S: Peut-être, selon vos dires, que notre idéologie c’est de la merde, mais au moins, nous avons le mérite de ne pas vouloir la mort de personne et de militer pour la liberté…»

            Vous en parlerez aux victimes de Pinochet, à celles de Suharto, ou à celles du Sha.

            Bien le bonjour!

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            15 octobre 2010 à 13 01 53 105310
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            « Mais que fait-on des malades mentaux, sans nous acharner sur eux, qui pètent leur coche et tuent des passants? Ou des pédophiles? Etc..? »

            Les minarchistes prônent un état minimum servant justement à s’occuper de ça… De protéger la liberté de tout le monde. Si t’es un pédo, tu brimes une liberté donc t’es un crotté qui va en dedans.

            Pour les malades mentaux, la médecine existera encore…

            « Quand avez-vous le socialisme mis en pratique réellement, sans qu’un despote ne tienne le manche du pouvoir? »

            Jamais parce que le premier amène nécessairement le deuxième…

            « Vous en parlerez aux victimes de Pinochet, à celles de Suharto, ou à celles du Sha »

            Ben d’accord, mais si votre intention est de les comparer au mouvement libertarien, vous venez encore de prouver que vous n’avez rien compris à celui-ci…

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            15 octobre 2010 à 14 02 53 105310
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            «Les minarchistes prônent un état minimum servant justement à s’occuper de ça… De protéger la liberté de tout le monde. Si t’es un pédo, tu brimes une liberté donc t’es un crotté qui va en dedans.»

            Demeure une faille à votre idéologie. Le crotté qui exploite mon labeur peut se payer des meilleurs services que moi, et donc recourir, par exemple, à une meilleure justice que moi, qu’importe mes efforts optimaux, qui n’accoteront pas ceux des «Albert Einstein» -qui sont rares!- de ce monde.

            Comme le disait Terez L. en bas des commentaires, vos lois idéologiques sont inefficaces. Les héritiers par exemple, ceux dont vous ne connaîtrez ce fait, pourront échapper à cette loi du mérite -Encore faut-il trouver un méritomètre!- et celle des sacrifices ne fait pas le poids devant le gigantesque nombre de mort annuellement des prolétaires, en proportion aux bourgeois. Pareil pour les blessures d’accidents survenus sur les lieux de création de richesse, lieux où la création de la richesse n’existe pas, selon la loi magique de monsieur David d’un certain oracle de sa secte.

            Je dis «secte», précisément parce que des gourous s’enrichissent en convainquant ses membres de l’y joindre. Et parce que des gens viennent à devenir plus enthousiastes encore, que les gourous eux-mêmes. Là, on a dépassé le stade de l’idolâtrie.

            Le problème est là. Les socialistes n’accepteront jamais de plier à des dogmes, d’où le fameux «clan des matérialistes et des marxistes» en général, t’sé. Le mérite dont vous parlez n’est qu’une condition déterminée par des conditionnements. Il n’y a rien de divin.

            Et que pensez-vous de la capacité de chacun à développer ses propres moyens? Sans employé voulais-je dire.

            «Pour les malades mentaux, la médecine existera encore… »

            Elle ne leur sera pas accessible, sauf si l’État s’en charge. D’où l’État pour l’instant. Puis finalement, nous nous sommes aussi rendu compte que les enfants des parents «plus paresseux» par exemple, n’avaient pas à subir la «paresse» de ses parents, peut-être même in-interprétée à l’époque, par précisément ce que vous appelez un moindre État. Car en effet, le Québec vivait jadis, au temps des dinosaures, et des libertariens.

            Il y a certes la potentialité d’une Nouvelle Société comme on dit, mais elle pourrait également s’appuyer sur l’évolution et s’en remettre à la démocratie populaire locale, totalement décentralisée, tels des foutus «SOVIETS» finalement…

            Pourquoi les humains de 2012-2020 devraient-ils, encore une fois, suivre les conseils paternalistes des dirigeants de ce monde, et de leurs valets?

            Évoluons, passons à autre chose. Moi, je veux bien une société la plus libre possible, mais la liberté se limite à celle de la collectivité, parce qu’entre autre, il n’y a pas d’autre planète où aller. Je voudrais bien qu’on aie tous des maisons à 14 toilettes, mais ça ne sert strictement à rien, ça consomme trop, et les règles actuelles ne permettent pas de dire que le possédant l’ait fait en parfaite conjugaison avec le mérite. Alors…

            «Jamais parce que le premier amène nécessairement le deuxième…»

            Mais pas le contraire? Pinochet, Suharto, Hamid Karzaï, le Sha, Batista et Machado n’en sont que quelques uns. Et vous pourrez toujours mettre la faute sur les États et le corporatisme, n’empêche que les intérêts bourgeois demeureraient, parce que les bourgeois demeureraient aussi. Alors inévitablement, la lutte des classes persisterait, parce que les classes persisteraient aussi, en parfaite contradiction.

            Personne ne trouvera jamais justice, ni n’y gagnera, à se faire exploiter de quelque façon que ce soit.

            Alors votre mouvement libertarien demeurera un mouvement coporatiste en bout de ligne. les intérêts des «tinamis» comme dit l’autre, seront toujours d’actualité.

            Moi qui pensais avoir réglé cette question. Allez lire mon texte sur le corporatisme. Vous en apprendrez vous-même.

      • avatar
        14 octobre 2010 à 18 06 40 104010
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        @ Waried octobre 14th, 2010 à 14:53

        Pour faire court

        1. OUI, la motivation du profit est nécessaire
        2. Le rapport des forces est de plus en plus en faveur du travail (compétence) et non du capital
        3. Appartenir a une société est accepter une solidarité. Il faut en définir clairement la porté. Il ne s’agit donc pas de force, mais d’un contrat.

        PJCA

        Répondre
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          15 octobre 2010 à 7 07 48 104810
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          @ PJCA

          C’est ce que j’avais compris. Pour le point #3, je suis parfaitement d’accord. Je crois effectivement que d’appartenir à une société nécessite une acceptation de la solidarité, mais elle doit être volontaire, car sinon, ça devient libre de sens. Aujourd’hui, c’est devenu beaucoup plus près de la force que du contrat…

          Ceux qui décide de la refuser, doivent en subir les conséquences soit d’être seul…

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            15 octobre 2010 à 13 01 36 103610
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            Pareil pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer l’imposition d’une taxe par exemple, sur la maladie.

            Encore heureux que l’État capitaliste des Libéraux ait reculé face à la montée des boucliers, levés par le peuple, encore libre de choisir dirait-on…

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    14 octobre 2010 à 13 01 28 102810
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    Sylvain Guillemette,

    J’ai trouvé le mot qui décrit ta pensée.

    Ce mot, c’est la CONVOITISE!

    Le dictionnaire l’internaute décrit la convoitise comme un ‘Fort désir de possession, avidité.’

    Le même dictionnaire énonce divers synonymes pour le mot ‘Convoitise’ : ‘ambition, appétit, avidité, concupiscence, cupidité, désir, envie, vampirisme’.

    http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/convoitise/

    C’est toi ça, Sylvain Guillemette. Tu peux te cacher derrière les belles théories de Karl Marx, mais ultimement tu es un parasite et une sangsue.

    J’espère pour toi qu’un jour tu verras la lumière.

    Entretemps, voici ce que dit la Bible King James à propos de ceux dont le coeur est rempli de convoitise.

    Extrait de la version originale en anglais :

    http://quod.lib.umich.edu/cgi/k/kjv/kjv-idx?type=simple&format=Long&q1=covet&restrict=New+Testament&size=First+100

    Note au lecteur : ‘to covet’ = ‘convoiter’

    Mark.7

    1. [22] Thefts, covetousness, wickedness, deceit, lasciviousness, an evil eye, blasphemy, pride, foolishness:

    Luke.12

    1. [15] And he said unto them, Take heed, and beware of covetousness: for a man’s life consisteth not in the abundance of the things which he possesseth.

    Luke.16

    1. [14] And the Pharisees also, who were covetous, heard all these things: and they derided him.

    Acts.20

    1. [33] I have coveted no man’s silver, or gold, or apparel.

    Rom.1

    1. [29] Being filled with all unrighteousness, fornication, wickedness, covetousness, maliciousness; full of envy, murder, debate, deceit, malignity; whisperers,

    Rom.7

    1. [7] What shall we say then? Is the law sin? God forbid. Nay, I had not known sin, but by the law: for I had not known lust, except the law had said, Thou shalt not covet.

    Rom.13

    1. [9] For this, Thou shalt not commit adultery, Thou shalt not kill, Thou shalt not steal, Thou shalt not bear false witness, Thou shalt not covet; and if there be any other commandment, it is briefly comprehended in this saying, namely, Thou shalt love thy neighbour as thyself.

    1Cor.5

    1. [10] Yet not altogether with the fornicators of this world, or with the covetous, or extortioners, or with idolaters; for then must ye needs go out of the world.
    2. [11] But now I have written unto you not to keep company, if any man that is called a brother be a fornicator, or covetous, or an idolater, or a railer, or a drunkard, or an extortioner; with such an one no not to eat.

    1Cor.6

    1. [10] Nor thieves, nor covetous, nor drunkards, nor revilers, nor extortioners, shall inherit the kingdom of God.

    1Cor.12

    1. [31] But covet earnestly the best gifts: and yet shew I unto you a more excellent way.

    1Cor.14

    1. [39] Wherefore, brethren, covet to prophesy, and forbid not to speak with tongues.

    2Cor.9

    1. [5] Therefore I thought it necessary to exhort the brethren, that they would go before unto you, and make up beforehand your bounty, whereof ye had notice before, that the same might be ready, as a matter of bounty, and not as of covetousness.

    Eph.5

    1. [3] But fornication, and all uncleanness, or covetousness, let it not be once named among you, as becometh saints;
    2. [5] For this ye know, that no whoremonger, nor unclean person, nor covetous man, who is an idolater, hath any inheritance in the kingdom of Christ and of God.

    Col.3

    1. [5] Mortify therefore your members which are upon the earth; fornication, uncleanness, inordinate affection, evil concupiscence, and covetousness, which is idolatry:

    1Thes.2

    1. [5] For neither at any time used we flattering words, as ye know, nor a cloke of covetousness; God is witness:

    1Tim.3

    1. [3] Not given to wine, no striker, not greedy of filthy lucre; but patient, not a brawler, not covetous;

    1Tim.6

    1. [10] For the love of money is the root of all evil: which while some coveted after, they have erred from the faith, and pierced themselves through with many sorrows.

    2Tim.3

    1. [2] For men shall be lovers of their own selves, covetous, boasters, proud, blasphemers, disobedient to parents, unthankful, unholy,

    Heb.13

    1. [5] Let your conversation be without covetousness; and be content with such things as ye have: for he hath said, I will never leave thee, nor forsake thee.

    2Pet.2

    1. [3] And through covetousness shall they with feigned words make merchandise of you: whose judgment now of a long time lingereth not, and their damnation slumbereth not.
    2. [14] Having eyes full of adultery, and that cannot cease from sin; beguiling unstable souls: an heart they have exercised with covetous practices; cursed children:

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      14 octobre 2010 à 15 03 11 101110
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      «Ce mot, c’est la CONVOITISE!
      Le dictionnaire l’internaute décrit la convoitise comme un ‘Fort désir de possession, avidité.’
      Le même dictionnaire énonce divers synonymes pour le mot ‘Convoitise’ : ‘ambition, appétit, avidité, concupiscence, cupidité, désir, envie, vampirisme’. »

      Eh bien! On dirait, en lisant ceci-, que je suis un bourgeois! Tout un hasard!

      «J’espère pour toi qu’un jour tu verras la lumière.»

      Paroles de l’omniscience! On dirait un sioniste! Les agents du Mossad sur le net, parlent de même! La lumière ciboire! Vous pouvez bien vous la mettre où je pense votre lumière!

      «Entretemps, voici ce que dit la Bible King James à propos de ceux dont le coeur est rempli de convoitise.»

      C’tun ostie de malade lui…

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        14 octobre 2010 à 15 03 34 103410
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        @ SylvainGuillemette

        Tu ne comprends manifestement pas le sens des mots que tu utilises. Donc, la communication efficace est à peu près impossible.

        Par ailleurs, arrêtes donc les qualificatifs vexatoires à mon endroit qui n’ont rien à voir avec ce que j’écris, ou la réalité.

        Ce que tu pr?he, c’est tout les pouvoirs entre les mains de l,état, et aucune liberté pour les individus.

        Donc, c’est certain que tu vas avoir beaucoup d’opposition à tes idées de la part de plusieurs intervenants.

        Il y a beaucoup de fausses prémisses dans ton discours, comme le fait qu’un contrat d’emploi ou de founiture de services est nécessairement de l’exploitation.

        La liberté dont tu jouis dans ce pays te donne l’occasion de te prendre en main et de changer ton sort et ton avenir.

        Tu devrais chérir cette liberté, au lieu de cracher dessus.

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          14 octobre 2010 à 19 07 21 102110
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          C’est vous qui êtes bouché. Vous pensez tout savoir, et vous n’êtes même pas apte à débattre, ni même à lire vos adversaires, qui en ont énormément à vous apprendre. Plutôt que cela, vous leur mettez des mots dans la bouche, et leur prêtez des intentions qu’ils n’ont jamais dévoilé. C’est maladif chez vous…

          Par ailleurs, je ne vous dois aucun respect, vous qui me mettez des mots dans la bouche, et qui me prêtez des intentions que je n’ai pas.

          Par exemple, vous m’accusez de prêcher le pouvoir total à l’État, alors que mon but ultime, c’est l’abolition de l’État. Ce n’est là, qu’un exemple de l’impossibilité des débats avec vous.

          Quant à la fin de l’exploitation du labeur des prolétaires majoritaires, par les minoritaires et parasitaires bourgeois, je ne crois pas trouver autre rempart devant moi, que les lèches culs de bourgeois, et ceux-là.

          Et oui, on connait la suite! Si nous prenons le
          le pouvoir démocratiquement, vous nous l’enlèverez par les armes, mais le sabotage d’abord, et la forte propagande mensongère, comme c’est toujours le cas. Et on pourra compter sur Bernanke pour aller coordonner les économistes capitalistes, sous votre Coup d’État financé par les taxes et les impôts des prolétaires. Mon grand démocrate, toé!

          Ha ha! Mon argumentaire sur l’exploitation est béton. Rien à foutre de nos dénis! Il ne vous reste que cela! La négation!

          Quant aux libertés de ce pays, elles ne me permettent que d’exploiter, ou de me faire exploiter, et tout le monde ne peut pas faire les deux, eh bien! Tout un lot de choix! Ouf! Libârté qu’ils disaient!

          Vous devriez profiter du capitalisme, pendant qu’il survit, encore!

          Ça achève le grand!

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            14 octobre 2010 à 19 07 39 103910
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            Comme écrivais Philippe dans son article, l’égalité de revenus ou de richesse entre les gens est une utopie qui n’existe pas. Tout ce que notre société est censé garantir, c’est l’égalité devant la loi.

            Arrêtez de convoiter ce qui appartient aux autres, et concentrez vous sur vomment vous pouvez améliorer votre propre sort.

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            20 octobre 2010 à 7 07 06 100610
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            Aime nous demande carrément de fermer les yeux sur les faits, comme un curé de pacotille demanderait à son apôtre de ne pas poser de question sur les irrégularités et les contradictions de la religion catholique. Pathétique.

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        14 octobre 2010 à 16 04 13 101310
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        Non, pas un ‘ostie de malade’, un fervent défenseur du Libertarianisme et du Minarchiste.

        Sépulcre blanchi enfariné de Bible King Chose dans une soutane de Pharisien, prêchi prêcha à la Red Neck, tantôt lèche-cul tantôt vociférateur au nom de ‘God pray the Lord’. (un troll quoi)

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          14 octobre 2010 à 19 07 10 101010
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          Un méchant clown surtout! Mais ne nous rend t-il pas service? Je pense que si!

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    14 octobre 2010 à 13 01 58 105810
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    Cher PJCA,

    Je regrette d’avoir perdu mon calme avec toi il y a quelque temps. Tu as toujours respecté mon droit de m’exprimer librement sur ce blogue et l’autre dont tu t’occupes (Les 7) et je t’en suis reconnaissant.

    Tu te trompes à mon sujet lorsque tu insinue que je ne crois pas à la solidarité. Ce que je déteste par dessus tout, c’est la solidarité IMPOSÉE par la force ou la menace.

    Je fais régulièrement des dons et je pose continuellement des gestes qui visent à aider mon prochain.

    C’est ma façon à moi d’être solidaire, mais je n’ai aucune obligation de l’être, et je peux choisir quand et avec qui je serai solidaire.

    Je ne serai jamis solidaire avec ceux qui veulent me priver de ma liberté, que ceux-ci soient conscients ou non des valeurs qu’ils/elles défendent.

    L’état est une fiction, alors que je suis un homme en chair et en os. Je ne plierai jamais l’échine devant une fiction et je n’ai aucun respect pour les ‘personnes, qui sont également des fictions.

    Je ne crois pas en l’état tout puissant, car je connais les gens qui sont en charge de l’état. Je sais comment il pense, ce qu’ils mangent, ce qu’ils font pour se divertir, et le peu de respect qu’ils ont pour les ‘personnes’ qui sont leurs ‘citoyens’.

    Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux.

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        14 octobre 2010 à 15 03 13 101310
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        Entre deux sectaires, de la même secte en plus, on ne peut qu’être d’accords!

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          14 octobre 2010 à 16 04 21 102110
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          Oui la secte Minarchiste virtuel, on les voient nul part ailleur en société, sauf au dîner de l’Économic Club de Montréal.

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      14 octobre 2010 à 18 06 49 104910
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      @ AL: (Cher PJCA, etc) Je répète: appartenir a une société est accepter implicitement une solidarité. Il faut en définir clairement la portée pour que cette acceptation soit explicite. Cela fait, il ne s’agit pas d »imposer autre chose que le respect d’un contrat

      PJCA

      PS. Quand tu perds ton calme, ça ne me gêne pas; j’attend que tu le retrouve. J’ai la peau d’un rhinocéros, sans quoi ne je viendrais pas sur le web. (H)

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    14 octobre 2010 à 21 09 41 104110
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    Ces principes sont pertinents encore faut il savoir quand il faut les appliquer et quand il ne le faut pas.
    Je peux trouver des contextes qui rendent caduque chacun de ces principes.

    Et puis la liberté est un luxe, qui n’est pas nécessaire au besoins matérielles pour vivre biologiquement. De l’eau et de la nourriture en quantité suffisante le sont nécessaire et indispensable.

    Si les libertés individuelles peuvent participer a l’enrichissement d’un pays, la Chine nous montre l’exemple qu’elle n’est pas une condition nécessaire. Et d’autre pays pauvre qui ont cette liberté nous démontre que ce n’est pas suffisant.

    En tous cas la propriété privée au Canada me fait littéralement chier quand elle m’empêche d’accéder a un lac ou une plage pour me baigner et que tout le long est grillage avec camera de surveillance comme a St Agathe des monts ou j’ai résidé un an. Bordel la connerie humaine n’a pas de limite !!

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    15 octobre 2010 à 1 01 42 104210
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    @Aimé et autres libertariens

    O.K. Je ne veux plus être exploité et je ne veux pas exploiter. Que me reste-t-il comme choix? Devenir travailleur indépendant, avoir une entreprise individuelle! C’est un beau rêve, mais très difficile à réaliser de nos jours, car les niches disponibles sont pas mal toutes occupées par de grosses corporations qui vont défendre leurs monopoles. Ce qui est vrai dans notre système, c’est que ce ne sont pas nécessairement les plus talentueux et les plus innovants qui arrivent à sortir du lot. Ce sont ceux qui ont le plus de « tinamis » dans la structure déjà en place.
    Et ne m’arrivez pas avec les quelques exceptions qui confirment la règle.

    Aujourd’hui, ce sont les actionnaires qui sont les ennemis des travailleurs, ceux qui possèdent des parts des grosses corporations côtées en bourse. Je crois que quand M. Guillemette parle des bourgeois, c’est de ceux-là qu’il veut parler. Ceux qui gagnent en une journée en intérêts sur leurs dividendes, ce que le travailleur moyen ou le dirigeant de PME ou le travailleur indépendant mettra une année à gagner.

    Là, on ne peut plus parler d’inégalités normales, on ne peut plus parler de rémunération du talent, car personne ne mérite ce genre de revenu indécent. Et ce genre d’inégalité fait que la motivation au travail se perd pour quiconque voit un peu clair.

    En effet, dites-moi en quoi une Paris Hilton mériterait à ce point sa richesse par rapport, par exemple, à une infirmière québécoise du secteur public? Voulez-vous dire que ce que fait Mme Hilton est plus important que ce que fait l’infirmière? Vous me répondrez par l’offre et la demande. Vous me direz que la prestation de jeune héritière écervelée qu’offre Mme Hilton est plus rare que celle de l’infirmière qui peut être remplacée par la première diplômée venue et que c’est cette rareté qui est récompensée. Notre valeur prioritaire n’est pas la compétence, l’honnêteté ou l’utilité, mais la rareté. Le soleil se lève tous les matins, ça ne vaut rien, mais l’or et les diamants sont rares, battons-nous! Nous savons tous que ce sont l’or et les diamants qui font pousser les céréales.

    Les principes de votre m. Reed et de vos Van Mises, Friedman et Hayek auraient bien besoin eux aussi d’être dépoussiérés.

    Quand vous commencerez à parler de démanteler la bourse, d’abolir l’héritage ainsi que le salariat pour promouvoir l’entrepreneuriat individuel ou en petites collectivités, on pourra commencer à parler de véritable liberté d’entreprendre et de récompense à l’effort. Pour l’instant, nous sommes tous enfermés dans des chaînes et un système hérités du passé qui pèse lourdement sur nos destinées. La seule liberté que nous avons vraiment, c’est d’adhérer ou non à ce système absurde.

    Pour ma part, je crois vraiment qu’une Nouvelle Société est nécessaire. Je ne sais pas si elle prendra l’allure de celle que propose M. Allard, mais la solidarité en fera définitivement partie.

    Oui, l’État est une fiction, comme la Famille, comme l’Église, comme le Couple, comme la Loi et toutes les créations de l’esprit humain. Nous sommes tous des individus, une communauté d’individus souverains et nous devons nous entendre sur certains principes. Des principes aussi c’est une fiction, mais nous sommes des êtres de sang, de chair ET de symboles(ou esprit). Vous m’imposez votre capitalisme à moi aussi, vous l’imposez à plein de gens qui n’en veulent pas sur cette planète. Il y en a marre de votre idéologie totalitaire, de votre économisme fossile qui nous pompe l’air, pollue le garde-manger de nos enfants et petits-enfants et limite l’utilité de toutes choses à sa seule valeur marchande et toute activité à sa seule profitabilité.

    La fierté de l’artisan devant la table qu’il a construite de ses mains, la satisfaction du jardinier devant la beauté de son potager, la gratitude du contemplatif devant le coucher du soleil, ce ne sont plus des motivations ça? Il n’y aurait que l’argent, la croissance du PIB et la liberté du commerce qui compterait?

    Pour moi, votre argent, votre PIB, votre commerce sont aussi des fictions, des fictions qui emprisonnent dans la misère un nombre incalculable d’individus tout aussi souverains que vous. Votre solidarité sociale tellement sélective fait peine à voir. Je crois que vous devriez réviser votre christianisme. Le Christ, quand il a multiplié les pains, les a donnés à tous, il ne les a pas vendu. Est-ce à dire qu’il a encouragé la dépendance, l’oisiveté et fait la promotion de l’État-Providence?

    Science sans conscience n’est que ruine de l’âme a dit, je ne me souviens plus qui.

    J’ajouterais que liberté sans solidarité n’est qu’égocentrisme et ruine sociale.

    Moi non plus je ne voulais plus commenter les articles de M. David, mais il y a des limites aux faussetés que je suis capable de lire sans réagir.

    Pour d’autres conceptions de la liberté et de l’individualisme, je vous suggère ce très intéressant site qui dépoussière un peu Marx et rappelle que la liberté et la recherche du bonheur de tous les individus sont bien le but ultime que recherchait Marx. Je ne souscrit pas à tout ce que comporte leur manifeste, mais il y a là certaines analyses et critiques qui valent la peine d’être prise en compte.

    http://www.individu-responsable.com/Manifeste.pdf

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      15 octobre 2010 à 11 11 37 103710
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      « Vous m’imposez votre capitalisme à moi aussi, vous l’imposez à plein de gens qui n’en veulent pas sur cette planète. Il y en a marre de votre idéologie totalitaire, de votre économisme fossile qui nous pompe l’air, pollue le garde-manger de nos enfants et petits-enfants et limite l’utilité de toutes choses à sa seule valeur marchande et toute activité à sa seule profitabilité. » – Terez L.

      Les libertariens sont d’accord avec vous sur ce point. Les libertariens sont intransigeant sur une seule chose: les choix de l’un ne doivent pas nuire à l’intégrité et la propriété des autres. Pour le reste, chacun est libre de faire les choix économiques, sociaux ou autres qui sont en conformité avec ses valeurs.

      Comme le fil de la discussion semble opposer les libertariens aux autres, et que je soupçonne que vous n’adhérez pas aux principes libertariens, à qui donc s’adresse votre commentaire? Je crois que vous vous trompez de cible.

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        15 octobre 2010 à 14 02 03 100310
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        Je pense qu’on a fait le tour de la question. Mais je vous reposerai tout de même une question à laquelle je n’ai pas eu la même réponse, de part et d’autre.

        Qui fera respecter le droit à la propriété privée, dans un système libertarien, si ce n’est une forme d’État?

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          15 octobre 2010 à 14 02 15 101510
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          @ Sylvain Guillemette

          Si tu connaissais un peu l’histoire de la Common Law et du Commonwealth dans lequel tu vis, tu saurais qu’à l’origine les tribunaux n’existaient pas, et que la justice était rendue par de simples habitants qui se réunissaient pour consituer un jury et entendre les litiges civils qui opposaient deux parties ou plus.

          Ainsi, les droits de propriété étaient protégés par tout le monde à la fois, à une époque ou on savait ce que ça voulait dire d’être un homme, et ou les hommes étaient régis par un principe de base unique, soit la régle d’or :

          Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasses à toi-même.

          Avec le temps, le Roi a voulu prendre le contrôle de la justice, et a commencé à créer des cours qui entendaient des litiges et qui formaient un système de justice parallèle au tribunaux de droit commun dirigés par de simples habitants.

          Aujourd’hui, les cours instaurées par les gouvernements ont le monopole de la justice et les tribunaux de droit commun sont disparus, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas être créés de nouveau.

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            20 octobre 2010 à 7 07 09 100910
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            «Si tu connaissais un peu l’histoire de la Common Law et du Commonwealth dans lequel tu vis, tu saurais qu’à l’origine les tribunaux n’existaient pas, et que la justice était rendue par de simples habitants qui se réunissaient pour consituer un jury et entendre les litiges civils qui opposaient deux parties ou plus.»

            Et qu’est-ce qui vous fait croire que la propriété privée serait légitimée par le prolétariat? Vous parlez, vous, d’un jury constitué du peuple, mais le peuple, lui, sera dans votre modèle, toujours constitué de classes, aux intérêts contradictoires.

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            20 octobre 2010 à 7 07 11 101110
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            «Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasses à toi-même.»

            N’exploite pas ceux dont tu refuserais l’exploitation.

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      15 octobre 2010 à 13 01 49 104910
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      Oui, Terez L., je parlais bien de ces grands là, mais tout en affirmant que s’ils tombaient de leur sommet de pyramide, d’autres seraient aussitôt, conditionnés pour le faire sans scrupule, opportuns de les remplacer!

      Bref, n’est-ce pas le but ultime du capitaliste, que de s’élever aux échelons de cette économie pyramidale? Certes! Et c’est pourquoi nous les voyons tous les jours, se bouffer comme des piranhas. Sans scrupule disais-je?

      Il y a plus que le ô capital en bout de ligne, il y a l’humanité, qui a souffert trop longtemps de la compétition, et qui n’a pas vu ses belles opportunités de faire la coopération!

      Mais cette humanité s’est vu soustraite des choix qui s’offraient à elle, puisque le diktat des bourgeois a su prévaloir, par la force des armes, rappelons-le.

      Oui à une Nouvelle Société Libre, mais je crois qu’elle passera inévitablement parce que les marxistes appellent, le socialisme. Le socialisme n’est pas figé dans le temps, ni dans le béton. Il amènera lui-même, sa propre condition, par le conditionnement qu’il offrira.

      Une chose est certaine, le capitalisme, lui, a eu sa chance et l’a gaspillé, ou du moins, il a gaspillé le temps de l’humanité, si cher, et celle-ci, à la confection de richesses qui s’est vue concentrée en une minorité parasitaire, comme par hasard détentrice des moyens de production.

      Mais je pense que vous perdez votre temps à les convaincre, eux. YAKA s’en remettre au lectorat.

      Bonne chance!

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        15 octobre 2010 à 14 02 07 100710
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        « Bref, n’est-ce pas le but ultime du capitaliste, que de s’élever aux échelons de cette économie pyramidale? »

        Et bien justement non… Le capitalisme n’est que l’ensemble des interactions volontaires entre individus et/ou organisation.

        « Il y a plus que le ô capital en bout de ligne, il y a l’humanité »

        Il y a effectivement plus que le capital. Ce dernier ne sert qu’à satisfaire un besoin d’un individu par un processus de production. Dans le vrai libre-marché, c’est l’individu qui prime… Encore là, vous prouvez que vous ne comprenez rien à cette philosophie…

        « Mais cette humanité s’est vu soustraite des choix qui s’offraient à elle, puisque le diktat des bourgeois a su prévaloir, par la force des armes, rappelons-le. »

        Exactement. Et ça s’est fait grâce à un état (rois, monarques, président, banquiers) qui a légalisé, grâce à des lois, ces arnaques…

        « Une chose est certaine, le capitalisme, lui, a eu sa chance »

        Justement, non. La situation actuelle n’est absolument pas du capitalisme. C’est du corporatisme ou peut-être du fascisme, mais pas du capitalisme.

        Je ne sais pas si vous remarquez que nous dénonçons les mêmes maux… Vous pensez que c’est les bourgeois, comme vous les appelez, qui ont causé les problèmes. Nous disons la même chose, MAIS, ces bourgeois l’ont fait grâce à l’état qui a su utiliser son pouvoir législatif. Pensons à la création de la FED par exemple et les tords qu’elles causent depuis ce temps…

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          20 octobre 2010 à 7 07 28 102810
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          «Et bien justement non… Le capitalisme n’est que l’ensemble des interactions volontaires entre individus et/ou organisation.»

          Le capitalisme concentre les richesses chez les possédants des moyens de production, c’est un fait, pas un mythe. C’est inévitable, qu’importe si l’État y est ou non. Et de toute façon, l’État y sera sous un autre nom, sous forme de milice par exemple, privées, et à la solde des possédants. Ça me paraît évident.

          Alors je répète ma question.

          «Il y a effectivement plus que le capital. Ce dernier ne sert qu’à satisfaire un besoin d’un individu par un processus de production. Dans le vrai libre-marché, c’est l’individu qui prime… Encore là, vous prouvez que vous ne comprenez rien à cette philosophie…»

          Quand une minorité prime sur la majorité laborieuse, via le système que vous prônez, je me dis que c’est vous qui n’y comprenez manifestement rien.

          L’économie que vous prônez, concentre les richesses chez une minorité de possédants, au détriment d’une majorité non-possédante. Bref, ce n’est pas l’être humain, ici, qui prime, mais les échanges et le profit en bout de ligne, ce que ne connaîtra même pas l’exploité, via le modèle que propose votre secte.

          «Exactement. Et ça s’est fait grâce à un état (rois, monarques, président, banquiers) qui a légalisé, grâce à des lois, ces arnaques…»

          Et au Congo, ce sont les milices et les seigneurs de guerre qui le font, parce que les intérêts de la masse, vis-à-vis les leurs, sont contradictoires.

          Sans État, les possédants auront toujours des intérêts communs, en regard aux intérêts des prolétaires, qui leur vendront leur force de travail.

          Les contradictions mènent au conflit.

          Dans votre «pluss beau modèle», les classes existeront toujours, avec leurs intérêts propres, et la lutte de classe se poursuivra, inévitablement.

          «Justement, non. La situation actuelle n’est absolument pas du capitalisme. C’est du corporatisme ou peut-être du fascisme, mais pas du capitalisme.»

          Le capitalisme a eu sa chance, si le socialisme a eu la sienne. On s’entend? Il n’existe aucun pays au monde, où les socialistes ont pu mettre en œuvre leurs idées, sans que Washington ou Londres n’intervienne, ou qu’un autre État le fasse, à la solde des bourgeois, rappelons-le également. Le socialisme dérange les bourgeois, il remet en question leur divinité.

          Dans votre système, les classes continueront d’exister, avec leurs intérêts propres, contradictoires. Et puisque les classes existeront, et leurs intérêts, il y aura toujours lutte de classe. Le problème ne sera pas réglé, et la bourgeoisie utilisera autre chose que l’État, des mercenaires, pour parvenir à ses fins. Il faut être profondément aliéné pour croire qu’une fois l’État aboli, les prolétaires danseront de joie avec leurs exploitants!

          «Je ne sais pas si vous remarquez que nous dénonçons les mêmes maux…»

          Oui et non. Je ne suis pas de ceux qui croient que les classes cesseront d’exister, à l’abolition de l’État, ou à la mise en place d’un moindre État. Et je ne reconnaîtrai jamais la légitimité d’exploiter le labeur des autres. Je pense que chacun ne devrait posséder que ce dont il peut s’occuper. Pas capable de torcher 14 toilettes? Passez-vous en! Pas capable de faire tourner 45 manivelles dans votre usine? Passez-vous en!

          «Vous pensez que c’est les bourgeois, comme vous les appelez, qui ont causé les problèmes.»

          C’est un fait. Ensuite, ce que j’appelle le bourgeois, pour être plus précis un peu, c’est celui qui détient les moyens de production, et non pas le «riche». Faut faire la distinction. L’un apporte toutefois l’autre.

          «Nous disons la même chose, MAIS, ces bourgeois l’ont fait grâce à l’état qui a su utiliser son pouvoir législatif. Pensons à la création de la FED par exemple et les tords qu’elles causent depuis ce temps…»

          Je ne vais pas nier ces torts, mais l’État apporte aussi l’universalité des oins de santé, qui coûte moins cher per capita, et qui garantie l’accès à tout le monde, peu importe son soit disant mérite, et qui surtout, ne permet pas l’exploitation des maladies d’autrui, aux seules conditions préalables d’avoir posséder les capitaux nécessaires à l’élaboration d’une clinique privée par exemple.

          L’État, c’est bien ou mal, dépendant des intérêts qu’il défend. Quand les socialistes prendront le pouvoir, ce même État que je dénonce, servira mes intérêts de travailleur salarié.

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            20 octobre 2010 à 7 07 43 104310
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            @ Sylvain Guillemette

            Le capitalisme concentre les richesses chez les possédants des moyens de production, c’est un fait, pas un mythe.

            Si c’était un fait, le coefficient GINI serait constamment en hausse à l’échelle mondiale. Or c’est tout le contraire.

            Mais il ne faudrait surtout pas laisser des preuves empiriques vous étouffer. Continuez de perpétrer vos mythes. Vous êtes totalement imperméable à la raison.

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      15 octobre 2010 à 18 06 22 102210
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      @ Terez L.

      O.K. Je ne veux plus être exploité et je ne veux pas exploiter. Que me reste-t-il comme choix? Devenir travailleur indépendant, avoir une entreprise individuelle! C’est un beau rêve, mais très difficile à réaliser de nos jours, car les niches disponibles sont pas mal toutes occupées par de grosses corporations qui vont défendre leurs monopoles. Ce qui est vrai dans notre système, c’est que ce ne sont pas nécessairement les plus talentueux et les plus innovants qui arrivent à sortir du lot. Ce sont ceux qui ont le plus de « tinamis » dans la structure déjà en place.
      Et ne m’arrivez pas avec les quelques exceptions qui confirment la règle.

      Vous savez quoi? Jusqu’à un certain point, je suis d’accord avec vous. Le copinage corporatiste entre les grandes corporations et les politiciens aide à limiter la concurrence et protège des monopoles. Chaque fois que l’état ajoute des barrières bureaucratique, il rend la vie plus difficile au petit entrepreneur qui n’a pas les moyens de se payer une batterie d’avocats et de comptables pour se conformer. Ces règlementation sont justement là pour protéger les gros joueurs.

      Aujourd’hui, ce sont les actionnaires qui sont les ennemis des travailleurs, ceux qui possèdent des parts des grosses corporations côtées en bourse. Je crois que quand M. Guillemette parle des bourgeois, c’est de ceux-là qu’il veut parler. Ceux qui gagnent en une journée en intérêts sur leurs dividendes, ce que le travailleur moyen ou le dirigeant de PME ou le travailleur indépendant mettra une année à gagner.

      Départissez-vous de tous vos RÉER et plans de retraite alors. Vous pourriez être actionnaire sans le savoir. Les actionnaires ne sont pas nécessairement ceux que vous croyez. Beaucoup d’entre eux sont des petits épargnants qui n’ont pas d’autre choix que d’investir à la bourse parce que le taux d’intérêt des banques est risible. Très peu d’actionnaires font des revenus exorbitants simplement en détenant un portefeulle d’actions. Il sont l’exception plus que la règle alors in ne faut pas généraliser.

      Là, on ne peut plus parler d’inégalités normales, on ne peut plus parler de rémunération du talent, car personne ne mérite ce genre de revenu indécent. Et ce genre d’inégalité fait que la motivation au travail se perd pour quiconque voit un peu clair.

      Et qui décide ce qui est un revenu indécent? Qui décide qui mérite quoi? Dans mon système, c’est le consommateur qui décide qui mérite quoi avec chaque dollar qu’il dépense.

      Quand vous commencerez à parler de démanteler la bourse, d’abolir l’héritage ainsi que le salariat pour promouvoir l’entrepreneuriat individuel ou en petites collectivités, on pourra commencer à parler de véritable liberté d’entreprendre et de récompense à l’effort.

      Pour commencer, vous l’ignorez peut-être, mais la bourse a une fonction réelle dans l’économie, comme moyen de financement . Sans la bourse, un grand nombre d’innovations n’auraient jamais vu le jour. Ensuite, est-ce que vous avez des enfants? Ne voulez-vous pas leur laisser quelque chose qui leur permettrait d’avoir un meilleur niveau de vie? L’accumulation de capital peut parfois se faire à travers les génération, chaque génération laissant la génération suivante un peu plus riche. Je suis d’accord que l’exemple de Paris Hilton peu sembler ridicule mais c’est faire un jugement moral sur ce qui est en réalité une exception. Vous voudriez punir la moitié de petits héritiers pour dépouiller les gros? Troisièmement, peut-être serez vous surprises, parce que vous et M. Guillemette êtes tellement convaincus que c’est de l’exploitation, mais beaucoup de gens ne veulent pas être des entrepreneurs. Il préfèrent être salariés parce qu’ils ne veulent pas les risques inhérents à cette fonction. Certains croient que l’entrepreneuriat est facile, mais vous ne pouvez vraiment pas savoir sans avoir tenté de gérer votre propre business. C’est une occupation qui nécessite du leadership et ce n’est pas tout le monde qui ont les talents requis. À preuve, un haut pourcentage de PME font faillite pendant les 5 premières années. Si c’était si facile, personne ne ferait faillite. Il y a bien des gens qui sont très contents de n’avoir à travailler que leur petit 40 heures et récolter leur paie aux deux semaines. Que feraient ces personnes s’il n’avaient pas cet option?

      Quant à l’entrepreneuriat individuel, c’est bien d’être son propre patron et de travailler les heures qu’on veut et tant que vous pouvez en tirer une subsistance, tant mieux pour vous. Mais de là à l’imposer à tout le monde, il y a une marge. Si tout le monde travaillait comme travailleur autonome, ce serait retourner au système artisanal qui précédait la révolution industrielle où 90% de la population de la terre vivait dans la pauvreté absolue et la raison que nous sommes collectivement beaucoup plus riches est que nous avons développé la division du travail.

      J’avoue avaor de la difficulté à comprendre des gens comme vous et M. Guillemette qui croient qu’il existe seulement une solution que tout le monde devrait adopter. Pour vous, c’est le travail autonome, pour M. Guillemette, c’est les coopératives. Et tous les deux, vous désirez imposer votre solution par la force. Les libertariens ne prétendent pas savoir quel solution est la meilleure, parce que nous sommes tous différents et nous n.avons pas les mêmes capacités, ni les mêmes intérêts. Certains sont mieux dans le salariat, certains sont mieux dans l’entrepreneuriat, certains seront très confortables dans une coopérative ou comme travailleurs autonomes, mais ce n’est certainement pas pas à nous de décider pour notre voisin comment il devrait vivre sa vie où gagner sa croûte. Le système que nous voulons donne ce choix au monde, il ne cherche pas à faire « fitter » tout le monde dans le même moule.

      Oui, l’État est une fiction, comme la Famille, comme l’Église, comme le Couple, comme la Loi et toutes les créations de l’esprit humain. Nous sommes tous des individus, une communauté d’individus souverains et nous devons nous entendre sur certains principes. Des principes aussi c’est une fiction, mais nous sommes des êtres de sang, de chair ET de symboles(ou esprit). Vous m’imposez votre capitalisme à moi aussi, vous l’imposez à plein de gens qui n’en veulent pas sur cette planète. Il y en a marre de votre idéologie totalitaire, de votre économisme fossile qui nous pompe l’air, pollue le garde-manger de nos enfants et petits-enfants et limite l’utilité de toutes choses à sa seule valeur marchande et toute activité à sa seule profitabilité.

      Donc, vous voudriez qu’on retourne au Moyen âge?

      La fierté de l’artisan devant la table qu’il a construite de ses mains, la satisfaction du jardinier devant la beauté de son potager, la gratitude du contemplatif devant le coucher du soleil, ce ne sont plus des motivations ça? Il n’y aurait que l’argent, la croissance du PIB et la liberté du commerce qui compterait?

      Tout ça est louable, mais c’est une bonne recette pour vivre dans la misère. Je ne trippe pas sur l’argent, mais j’en veux assez pour faire vivre ma famille convenablement.

      Pour moi, votre argent, votre PIB, votre commerce sont aussi des fictions, des fictions qui emprisonnent dans la misère un nombre incalculable d’individus tout aussi souverains que vous. Votre solidarité sociale tellement sélective fait peine à voir. Je crois que vous devriez réviser votre christianisme. Le Christ, quand il a multiplié les pains, les a donnés à tous, il ne les a pas vendu. Est-ce à dire qu’il a encouragé la dépendance, l’oisiveté et fait la promotion de l’État-Providence?

      Sans vouloir vous offenser, votre concept de charité consiste à déshabiller Paul pour habiller Pierre, et à long-terme, ça fait que c’est la classe moyenne qui paie pour parce que les riches vont ailleurs. C’est pour ça qu’au Québec on est riche en pauvres et pauvres en riches. La charité, lorsqu’elle est faite à la pointe du fusil, n’est pas la charité du tout.

      J’ajouterais que liberté sans solidarité n’est qu’égocentrisme et ruine sociale.

      Je crois en la solidarité plus que vous ne pouvez imaginer. Seulement je ne crois simplement pas que la véritable solidarité ne se fait pas sous la contrainte d’une amende ou d’une peine d’emprisonnement. Et règle générale, ceux qui vantent le plus le genre de solidarité que vous prônez, sont ceux qui donnent le moins aux oeuvres de charité privées. Semble-t-il que parce que l’état s’en charge, ce n’est plus leur responsabilité.

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        18 octobre 2010 à 0 12 29 102910
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        Bon, on va essayer d’y aller point par point. J’ai un régime de retraite, je suis actionnaire, pas sans le savoir, mais sans le vouloir, parce que votre capitalisme est maintenant totalitaire, il ne nous donne même plus le choix, ça va avec l’emploi, tout comme le syndicat. Qu’on le veuille ou pas!

        Non je ne prône pas le travail autonome pour tous, je prône la liberté de choix, ce qu’on a pas pour l’instant. Dépendant de la niche dans laquelle vous vous trouvez, il est impossible de compétitionner avec certains pays. Alors, quand vous parlez de libre contrat, mais que nous vivons sous le terrorisme de l’argent, je ne vois vraiment pas où elle est ma liberté. Je veux d’autres choix que le capitalisme sauvage tel qu’il se pratique aujourd’hui. Mais les choix qu’on m’offre, c’est entre le bidule un tel et l’autre bidule une telle! La liberté, il semble que ça se résume maintenant dans le choix du centre d’achat. Vous êtes libre de magasiner où vous voulez! Youppi! Vive le progrès!

        Next! La bourse! Seule les très grosses entreprises y sont inscrites. Et, comme l’indique Emmanuel Todd dans « L’illusion économique » à la page 299, « la bourse n’est le moteur de rien du tout. Elle enregistre passivement la montée des inégalités qu’elle convertit, d’inégalités de revenus en inégalités dans la possession du capital. » Alors, votre ton condescendant, vous pouvez le garder pour vous, je sais lire moi aussi, même si je ne lis pas les mêmes choses que vous! Oui, j’ai des enfants! Et aujourd’hui, leur laisser un meilleur monde, ça peut vouloir dire leur laisser moins d’argent. Qui a décidé qu’il faudrait qu’on laisse un monde meilleur à nos enfants? Et meilleur en quoi? A ce qu’il semble, ils sont plus obèses que jamais. Plus est-il toujours mieux?

        J’en ai vraiment contre votre conception du monde qui décrète que valeur= argent. C’est une manière tellement limitée de voir le monde. Avez-vous mis un prix sur vos parents, sur votre blonde, sur votre sommeil, sur votre santé, sur votre âme?

        Qui décide du revenu décent? Le consommateur? Encore faut-il qu’il soit capable de penser par lui-même! La mimétique, ça vous dit quelque chose? Un auteur important, qui s’appelle René Girard. Nous nous comportons comme des moutons et il semble que la neurologie confirme ce postulat. Certains affirment que ce comportement serait dangereux. Je vous laisse vous faire votre propre opinion. Je sais que vous êtes intelligent, même si parfois vous le cachez bien (tout comme moi d’ailleurs, j’ai des bons jours). Faites un petit tour sur Wiki.

        Pour les riches qui vont ailleurs, il n’y a pas encore de navettes pour Mars, à ce que je saches! Comme si les pays n’étaient pas capable de s’entendre sur un consensus! Mais, bon, depuis que les états ont été privatisés par quelques-uns, ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change vont continuer à faire leur petit chantage. Moi, quand ma fille m’a menacé de partir si je n’acceptais pas de me plier à tous ses caprices, je lui ai dit qu’elle était libre. Elle ne m’a pas parlé pendant un an, mais depuis, elle est revenue et elle me respecte.

        Pour retourner au Moyen-âge, ce n’est pas vraiment possible, il faudrait dépolluer, il faudrait abolir la propriété privée pour redonner les terres communales à ceux à qui on les a confisqué. Les tinamis ne voudront pas. Je ne crois pas qu’on puisse retourner en arrière. Faut-il pour autant continuer cette fuite aveugle par en avant?

        Ma recette n’est pas celle de la misère, mais celle de la frugalité et de la simplicité. Quand les pauvres deviennent des miséreux au profit de quelques riches, je ne vois pas de progrès. Je préférerais qu’on soit tous plus ou moins pauvres ,débrouillards et solidaires que inégaux comme l’époque le commande.

        Pour ce qui est d’une solidarité qui se ferait sous peine d’amende ou de peine d’emprisonnement, je crois que vous délirez sérieusement. Si vous croyez sérieusement en la solidarité, je ne comprends pas ce qui vous gêne dans le fait de payer vos taxes. Je paie les miennes beaucoup plus librement que mes cotisations syndicales. Je ne suis pas anti-syndicaliste, ou du moins, je ne l’étais pas. Les syndicats ont été nécessaires à une certaine époque et pourraient encore jouer un rôle important, mais pour l’instant, ils ne font que reproduire une autre structure bureaucratique lourde et inefficace, une autre hiérarchie dans un monde qui en compte déjà trop.

        J’ai beaucoup donné aux oeuvres de charité privées ces dernières années, mais certaines dépensent tout ce que je leur donne en frais postal pour me quémander toujours plus d’argent. Pour ce qui est de l’efficience du privé, je crois qu’on peux repasser. Ils ne semblent même pas noter que je leur ai demandé à plusieurs reprises de ne me solliciter qu’une seule fois par année. J’accepte de payer des impôts plus élevés qu’ailleurs justement pour ne pas avoir à faire affaire avec le privé pour démontrer ma solidarité. Ma liberté, vous en faites quoi, là? Vous voulez me contraindre à la charité privée? Vous voulez faire de moi une dame patronnesse?

        Une petite chanson de Brel, juste pour vous:

        http://www.youtube.com/watch?v=YD3BzLDgFfY

        Alors, je crois que pour ce qui est du combat public versus privé, j’ai bien l’impression que c’est un match nul. Il y a des avantages et des inconvénients dans chacun de ces systèmes. Ça nous prend un peu des deux. Je crois que notre société souffre de mégalomanie avancée et que nous aurions intérêt à revenir à de plus petites structures. Le vieux jeu du « regarde, je pisse plus loin que le voisin » a assez duré. Il serait temps qu’on passe à autre chose.

        Un de nos gros problèmes aujourd’hui, ça ressemble plutôt à ça!

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Technocrate

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        20 octobre 2010 à 8 08 52 105210
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        «Vous savez quoi? Jusqu’à un certain point, je suis d’accord avec vous. Le copinage corporatiste entre les grandes corporations et les politiciens aide à limiter la concurrence et protège des monopoles. Chaque fois que l’état ajoute des barrières bureaucratique, il rend la vie plus difficile au petit entrepreneur qui n’a pas les moyens de se payer une batterie d’avocats et de comptables pour se conformer. Ces règlementation sont justement là pour protéger les gros joueurs.»

        Mais le copinage entre bourgeois existera toujours, avec un moindre État, ou sans État. Pourquoi? Parc que les classes aussi existeront, et qu’elles constitueront des contradictions de la nation, où et quelque nation que ce soit. Ces classes auront chacune leurs intérêts, et ces intérêts ne seront forcément pas les mêmes. Alors la lutte de classe persistera, et jamais il n’y aura paix entre exploités, et exploitants.

        L’utopie de croire que les deux classes vont concilier, comme on l’a cru avec la social-démocratie, n’est qu’un fantasme bourgeois. La bourgeoisie aimerait bien un docile prolétariat. Mais ce n’est pas sans État, ou avec un moindre État, que les exploités seront plus respectés des exploitants. C’est un mythe, manifestement.

        «Départissez-vous de tous vos RÉER et plans de retraite alors. Vous pourriez être actionnaire sans le savoir. Les actionnaires ne sont pas nécessairement ceux que vous croyez. Beaucoup d’entre eux sont des petits épargnants qui n’ont pas d’autre choix que d’investir à la bourse parce que le taux d’intérêt des banques est risible. Très peu d’actionnaires font des revenus exorbitants simplement en détenant un portefeulle d’actions. Il sont l’exception plus que la règle alors in ne faut pas généraliser.»

        Les prolétaires ce faisant, deviennent des mini-bourgeois, sans le savoir, et sans nécessairement le comprendre. Déjà, entre nous, nous avons ce débat, où vous n’êtes même pas en mesure d’expliquer en quoi, une exploitation sous consentement, se transforme en une non-exploitation. Et vous voudriez que le type, s’asseyant avec un conseiller y comprenne quelque chose?

        L’actionnariat, là encore, n’est accessible qu’à ceux et celles qui en ont les moyens. Rien n’y change, sauf le degré de la bourgeoisie du nouveau bourgeois.

        «Et qui décide ce qui est un revenu indécent? Qui décide qui mérite quoi? Dans mon système, c’est le consommateur qui décide qui mérite quoi avec chaque dollar qu’il dépense.»

        Comme si chaque consommateur avait conscience que cela payait des piaules aux bourgeois, n’importe quoi. Ensuite, personne n’a besoin de tant, dont il ne peut même pas s’occuper, alors que d’autres, ailleurs, ne peuvent pas accéder aux simples matières primaires.

        Mais encore, c’est l’exploitation même, au cœur de la création de richesse, qui permet au bourgeois de s’empiffrer sur le labeur d’autrui, qui l’enrichira, via l’achat du dit consommateur. Bref, sans l’exploitation, le consommateur déciderait de l’enrichissement, par exemple, de la toile sociale de laquelle découdrait une coopérative de solidarité, où la concentration de richesse ne sera jamais possible. On a le choix. Les gens ne connaissent pas, mais je suis prêt à parier, moi qui ne parie jamais, que le prolétariat préférerait se gérer lui-même, que de se faire «paternaliser» par des parasites, inutiles à l’évolution humaine, et totalement non-méritants.

        Vous n’avez pas non plus, de méritomètre, pour calculer ce dit mérite. Vous me ferez signe lorsque vous le trouverez.

        Vous dites aussi, que les autres n’ayant pas accès aux 14 piaules (aux 14 toilettes), ne sont que jaloux, et qu’ils n’ont qu’à le mériter, Mais le système est pyramidal, et tout le monde ne peut pas se trouver au-dessus des autres, la cartellisation est une norme dans le système capitaliste, où les intérêts de classe priment sur la justice sociale et économique. Et si tout le monde était propriétaire des moyens de production, qui serait exploité? Ben voyons! Tous des patrons! Ceux qui chialent, ne sont que jaloux, et non pas, oh non, frustrés de se faire exploiter par des gens que le système juge comme «méritant»… Et quoi encore?

        En effet, il y a des revenus indécents, au contraire des dires de monsieur David. Quand des gens crèvent de faim, ce n’est pas normal que d’autres fassent plus que les États mêmes, de ces gens qui crèvent de faim. Gates ou Buffet n’ont pas tout inventé, ils ont profité d’une situation meilleure, pour s’accaparer des fortunes. C’est un fait indéniable. Buffet a tout avalé après la débauche de la bourse… À Las Vegas, on dit de monsieur Wynn qu’il est plus fort que Dieu lui-même…

        «Pour commencer, vous l’ignorez peut-être, mais la bourse a une fonction réelle dans l’économie, comme moyen de financement . Sans la bourse, un grand nombre d’innovations n’auraient jamais vu le jour.»

        C’est faux, c’est la relativité que vous en faites. La bourse, elle sert aussi à camoufler des crimes dégueulasses, comme ceux des minières canadiennes en Afrique, qui financent les milices d’enfants-soldats (voir Noir Canada). Le TSX par exemple, est représentatif de la valeur des matières minières, gazières, etc.. Ce sont les ressources naturelles…

        Et quand Bernanke pète, la bourse peut chuter ou grimper de plusieurs points. Et quand ça se produit, in minimise à la télévision, l’impact qu’a cela sur des petits épargnants, ou même, sur des entrepreneurs!

        La bourse, c’est n’importe quoi. C’est une espèce de repère sectaire, pour la secte qui vous afflige. J’ai fait à de nombreuses reprises, des inventaires pour des compagnies privées, où c’était le bordel. On ne peut pas répertorier des valeurs réelles en bourse, ce ne sont que des «à peu près», et encore, cette boule de cristal ne vise jamais juste.

        Ensuite, l’intelligence humaine n’est pas limitée à la bourse. De dire que des innovations sont directement en lien avec la bourse, faut le faire! Quand vous en êtes à voler l’intelligence aux humains, pour la donner à une bourse, c’est que votre perception est on ne peut plus dérangée!

        «Ensuite, est-ce que vous avez des enfants? Ne voulez-vous pas leur laisser quelque chose qui leur permettrait d’avoir un meilleur niveau de vie? L’accumulation de capital peut parfois se faire à travers les génération, chaque génération laissant la génération suivante un peu plus riche»

        D’où la possibilité de créer des cartels, d’autre manière que via la concertation de la classe bourgeoise. Et cela de plus, met en déroute votre argumentaire sur le mérite et les sacrifices! Branchez-vous! Péladeau est méritant de quoi alors? Et Desmarais?

        «Je suis d’accord que l’exemple de Paris Hilton peu sembler ridicule mais c’est faire un jugement moral sur ce qui est en réalité une exception.»

        Péladeau! Une autre exception? En voulez-vous d’autre? Tous les enfants de riche! Ils ne partent pas à égalité de chance avec ceux du prolétariat plus pauvre. Vous patinez…, tout ça ne tient pas debout.

        «Vous voudriez punir la moitié de petits héritiers pour dépouiller les gros?»

        Non, non! C’est vous qui mettez de côté, tout à coup, votre argumentaire sur le mérite et les sacrifices! Vous vous contredisez tout seul! On vous laisse aller! Continuez! C’est bien parti! À ce train là, je n’aurai même plus à débattre avec vous!

        «Troisièmement, peut-être serez vous surprises, parce que vous et M. Guillemette êtes tellement convaincus que c’est de l’exploitation, mais beaucoup de gens ne veulent pas être des entrepreneurs. Il préfèrent être salariés parce qu’ils ne veulent pas les risques inhérents à cette fonction. Certains croient que l’entrepreneuriat est facile, mais vous ne pouvez vraiment pas savoir sans avoir tenté de gérer votre propre business. C’est une occupation qui nécessite du leadership et ce n’est pas tout le monde qui ont les talents requis.»

        Je n’en suis pas convaincu, je l’observe! C’est un fait!

        Et que ce soit difficile ou non pour l’entrepreneur, ce dont personne ici n’a débattu, ça ne change pas du fait que le propriétaire des moyens de production employant des salariés, les exploite. Et nous l’avons vu, les risques inhérents à l’entreprenariat n’ont rien en commun avec les blessures qu’occasionne la création de richesse, au niveau du prolétariat. Si le bourgeois fait faillite, les prolétaires suivent le pas et doivent se retrouver du travail, et tout recommencer leur plan de vie s’ils étaient stabilisés là. D’autre part, sur le plan des risques physiques, jamais la bourgeoisie ne partagera les risques du prolétariat, qui sue, se blesse et se tue au labeur, ce qui n’est pas possible, quand on ne prend pas de tels risques.

        Alors oui, c’est difficile pour l’entrepreneur, nous le concédons, mais c’est difficile aussi, pour le bûcheron, pour mécanicien lourd, pour l’électricien des hauteurs, pour le monteur de ligne, pour le bâtisseur de barrage, etc.. Cela ne change en rien le fait que le bourgeois exploite le labeur du prolétariat, via les moyens de production qu’il peut se permettre, parce qu’au préalable, il a les conditions opportunes pour s’approprier ces moyens de production, parce que ses conditionnements (des parents riches lui donnant héritage par exemple) sont également forts différents de ceux du prolétariat.

        «À preuve, un haut pourcentage de PME font faillite pendant les 5 premières années. Si c’était si facile, personne ne ferait faillite. Il y a bien des gens qui sont très contents de n’avoir à travailler que leur petit 40 heures et récolter leur paie aux deux semaines. Que feraient ces personnes s’il n’avaient pas cet option?»

        Ils feraient autre chose. Le monde ne se limite pas à votre perception. Ils se partiraient, par exemple, avec; des entrepreneurs, des comptables, des décideurs, etc.., des coopératives.

        Quand les PME font faillite, elles entraînent avec elles, le prolétariat y travaillant. Ça a l’air de rien pour les petits arrivistes comme monsieur David, mais les prolétaires aussi, ont des plans d’affaire, de carrière, et s’«austérisent» selon leurs conditions. Quand une PME fait faillite, elle entraîne, malgré elle, ses salariés, qui doivent tout recommencer ailleurs, parfois à zéro, parce qu’ils s’étaient par exemple donné un train de vie relatif à leur salaire actuel, sous le salariat de la PME.

        On l’a déjà vu, le risque est non seulement partagé, mais les plus gros sont pris par le prolétariat, qui y risque sa vie, sa santé. Et quand il tombe malade, ou se blesse, le prolétaire n’a qu’à se faire soigner chez la clinique privée du coin, qui profite finalement, de tous les maux du prolétaire, comme le reste des bourgeois.

        Dans une coopérative, entrepreneurs, travailleurs du bas de l’échelle, comptables et tout le tralala peuvent travailler de concert, pour les mêmes intérêts, ce qui n’est pas possible dans une entreprise privée, qu’elle soit PME ou de toute autre envergure.

        «Quant à l’entrepreneuriat individuel, c’est bien d’être son propre patron et de travailler les heures qu’on veut et tant que vous pouvez en tirer une subsistance, tant mieux pour vous. Mais de là à l’imposer à tout le monde, il y a une marge. Si tout le monde travaillait comme travailleur autonome, ce serait retourner au système artisanal qui précédait la révolution industrielle où 90% de la population de la terre vivait dans la pauvreté absolue et la raison que nous sommes collectivement beaucoup plus riches est que nous avons développé la division du travail.»

        Tout cela est possible, usines, etc.., sans salariat. Alors je ne vois pas cette intervention comme un argumentaire pro-capitalisme sauvage, mais comme un patinage fort divertissant. Les usines peuvent être nationalisées, au besoin. Nous ne remettons pas en question la division du travail, mais l’exploitation de celui-ci, par les bourgeois, du prolétariat.

        «J’avoue avaor de la difficulté à comprendre des gens comme vous et M. Guillemette qui croient qu’il existe seulement une solution que tout le monde devrait adopter. Pour vous, c’est le travail autonome, pour M. Guillemette, c’est les coopératives.»

        Faux, je vois les deux options comme bonnes, même nécessaires.

        «t tous les deux, vous désirez imposer votre solution par la force.»

        Encore faux. Par la démocratie d’abord, ensuite par la force, légitimée par la démocratie. Là, en attendant, c’est nous qui nous tapons VOTRE modèle, où le bourgeois détient ces divins droits d’exploiter le labeur d’autrui. Pas le contraire. Et vos amis, comme Pinochet, ont imposé VOTRE modèle par la force et les armes. Vous irez faire la morale à Éric Duhaime plutôt! On se voit à Québec en fin de semaine prochaine Philippe? Parlez-lui en si oui, il sera là, lui!

        «Les libertariens ne prétendent pas savoir quel solution est la meilleure, parce que nous sommes tous différents et nous n.avons pas les mêmes capacités, ni les mêmes intérêts. Certains sont mieux dans le salariat, certains sont mieux dans l’entrepreneuriat, certains seront très confortables dans une coopérative ou comme travailleurs autonomes, mais ce n’est certainement pas pas à nous de décider pour notre voisin comment il devrait vivre sa vie où gagner sa croûte.»

        Malheureusement pour vous, vous êtes pris sur un caillou dans l’espace. Eh bien! Vous devrez, comme tout le monde ailleurs, conjuguer avec la démocratie, même si elle ne vous plaît pas. C’est quand même mieux que la dictature d’un seul homme, comme ce qu’ont connu les Russes ou les Chinois par exemple.

        Si majoritairement, nous déclarons le salariat illégal, vous devrez faire avec.

        «Le système que nous voulons donne ce choix au monde, il ne cherche pas à faire « fitter » tout le monde dans le même moule.»

        Il ne cherche qu’à concéder aux bourgeois, leurs divins mérites, inventés pour la cause. Votre modèle n’est que la suite des choses actuelles, sans État pour retenir la bourgeoisie d’écraser le prolétariat. C’est de la merde.

        «Donc, vous voudriez qu’on retourne au Moyen âge?»

        Comme si de reconnaître des erreurs du contemporain, revenait à vouloir revenir au moyen-âge! N’importe quoi!

        Le règne du bourgeois minoritaire sur des masses majoritaires de travailleurs salariés, ça, c’est du moyen âge qui se perpétue! Une clique sectaire, impose à la majorité laborieuse son diktat, avec votre soutien inconditionnel! Faut le faire! On n’est pas très loin de la meute de singes à vrai dire! L’État, ici, fait figure de masse du chef du clan!

        Et sans État? Ça ne changera rien pour les travailleurs! Parce que les classes continueront d’exister, leurs intérêts également, et que la lutte de classe ne cessera donc pas.

        Les libertartiens minimisent les intérêts de chaque classe, et continuent de croire que le prolétariat va jouer la «game» après que l’État soit dissous. N’importe quoi.

        Allez prolétaires! À la queue leu leu! Au travail! Imaginez les conflits de travail! Je vois déjà les bourgeois revenir aux briseurs de grève, aux mercenaires, etc.., ça va être beau!

        «Tout ça est louable, mais c’est une bonne recette pour vivre dans la misère. Je ne trippe pas sur l’argent, mais j’en veux assez pour faire vivre ma famille convenablement.»

        Tout en noir, ou tout en blanc? Les artisans existent pourtant encore! Ils ne crèvent pas tous de faim!

        «Sans vouloir vous offenser, votre concept de charité consiste à déshabiller Paul pour habiller Pierre, et à long-terme, ça fait que c’est la classe moyenne qui paie pour parce que les riches vont ailleurs. C’est pour ça qu’au Québec on est riche en pauvres et pauvres en riches. La charité, lorsqu’elle est faite à la pointe du fusil, n’est pas la charité du tout.»

        Mais au Québec, on s’en est tiré mieux qu’ailleurs, durant la crise. Et toutes vos observations sont limitées par votre idéologie, qui vous aveugle.

        C’est le système qui concentre la richesse chez les uns, et la pauvreté chez les autres. Pas l’État comme tel, mais la loi que fait appliquer cet État. Le droit à la propriété privée des moyens de production par exemple. On verrait, d’ailleurs, sur les riches actuels, la suite d’«héritages» dont vous parliez si fièrement, comme un gain capital pour leur «famille», en étudiant la question.

        «Et règle générale, ceux qui vantent le plus le genre de solidarité que vous prônez, sont ceux qui donnent le moins aux oeuvres de charité privées. Semble-t-il que parce que l’état s’en charge, ce n’est plus leur responsabilité.»

        Préjugés. J’ai donné, moi, aux œuvres de charité! Je donne pour le cancer, je donne pour les pauvres, etc.. Cessez donc de répandre votre fiel propagandiste mensonger. Ça n’a aucune valeur en ce débat.

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    15 octobre 2010 à 12 12 15 101510
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    Terez L.

    Je vais vous répondre au meilleur de mes connaissances.

    Premièrement, nous sommes présentement tous victimes d’une guerre qui dure depuis près de cent ans et qui est dirigée contre les habitants de toute la planète.

    Cette guerre n’est pas déclarée. Elle est sournoise et silencieuse et se manifeste de diverses façons, c.-à-d. par l’entremise du système monétaire, de l’industrie pharmaceutique, de l’industrie agroalimentaire, des industries pétrolières et nucléaire, du complexe militaro industriel, du crime organisé et de la corruption de la plupart des insitutions politiques et gouvernementales qui s’y rattachent et qui pourraient en limiter les effets négatifs.

    Donc, si vous trouvez que c’est difficile de prospérer dans le système en place, ne vous en faites pas, vous n’êtes pas la seule.

    Tout le monde souffre de ce système (même ceux que vous croyez ‘riches’), mis à part certaines élites au sommet de la pyramide.

    Nous assistons présentement à l’implosion du système financier. Bientôt le dollar US ne vaudra presque rien, et il est possible (probable) que la loi martiale sera déclarée aux É-U et possiblement dans d’autres pays occidentaux également.

    C’est là que nous sommes Terez.

    Ceci étant dit, c’est à cela que vous devriez vous préparer, mentalement, physiquement, et spirituellement.

    La société de consommation et l’état providence, c’est fini, pour un bon bout de temps, et probablement pour toujours

    Nous sommes au bord du précipice, ce qui ne veut pas dire que nous ne pouvons rien faire, mais le système, tel que nous le connaisions, est sur le point de prendre fin.

    C’est pourquoi je trouve totalement futile toutes ces discussions sur les bienfaits du socialisme -vs- le capitalisme, car ce n’est pas ce qui nous attends dans un avenir rapproché.

    Ces discussions ne font que nous diviser et nous distraire de la réalité, laquelle est la destruction imminente de tout ce que nous avons connu et pris pour acquis jusqu’à maintenant.

    En conclusion, je vous dirais de chercher à devenir plus indépendante au niveau de vos besoins essentiels (eau, nourriture, logis) et de vous éloigner des grands centres urbains.

    Paix!

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      15 octobre 2010 à 13 01 57 105710
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      Mais Aime! Que peut-on répondre à cela?

      Certes que ça va aller mal bientôt! Mais n’est-ce pas précisément le temps, pour les socialistes par exemple, de saisir l’occasion et de créer ses propres réseaux sociaux, via des coopératives par exemple? Pareil pour les libertariens, non?

      Là-dessus, on est au moins d’accord que le pire arrive dans pas trop longtemps.

      En passant, ce ton est apprécié et appréciable par tout le monde. J’en suis certain. Je tâcherai de garder le même ton, si vous en faites autant. Nous ne nous devons rien, mais bon…

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        15 octobre 2010 à 14 02 11 101110
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        Le pire, c’est qu’on voit tous la même médaille, mais on ne la regarde seulement pas du même côté…

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      15 octobre 2010 à 16 04 16 101610
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      @Aimé Laliberté

      Pouvez-vous m’épargner votre paternalisme! Nous sommes nombreux et nombreuses à poser des actions concrètes (jardins partagés, monnaies locales, requalification etc.) Mais nous nous entendons tous que nous devons sortir du capitalisme, qu’il soit individuel ou d’état. Nous nous entendons que nous allons vers une décroissance économique. Ce sur quoi nous ne nous entendons pas, c’est sur le dos de qui cette décroissance se fera t-elle? Comment sera gérée la pénurie? Par qui?

      Ma définition du capitalisme, c’est le moment où c’est le capital lui-même qui génère la richesse, et non plus le travail des humains. Alors, avec cette définition, je ne puis que m’opposer à cette idéologie.

      Le libertarianisme est un individualisme qui semble ne penser qu’à lui-même et croire qu’il pourrait survivre sans les autres.

      A ce que j’ai compris du mouvement individualiste dont j’ai inséré le lien, c’est un individualisme qui prend en compte tous les individus et qui reconnait que nous avons besoin des autres et que les autres ont besoin de nous. C’est donc un individualisme solidaire qui reconnait la nécessité d’une certaine mainmise de l’état dans certaines activités humaines.

      @waried

      Exactement. Et ça s’est fait grâce à un état (rois, monarques, président, banquiers) qui a légalisé, grâce à des lois, ces arnaques…

      Parce que nous vivons dans des ploutocraties, pas à cause de l’existence de l’état lui-même. L’état s’est fait influencer par des groupes de pression à l’époque et les citoyens n’ont rien vu ou rien voulu voir. Rien n’empêche de tenter de changer cet ordre des choses.

      L’auteur de l’article qui a engendré ce débat ne semble que vouloir perpétuer cet ordre des choses. Il semble aimer les hiérarchies et se complait à perpétuer un discours où certains hommes semblent avoir plus de droits et de souveraineté que d’autres. Il semble adhérer à cette idéologie qui lie talent et argent. Pour que ce lien redevienne vrai, il faudrait remettre le compteur à zéro, ce qui est impossible et non souhaitable.

      Respecter la propriété individuelle aujourd’hui, ça veut dire pour de nombreux êtres humains, n’y avoir jamais accès, car certains s’en accaparent une trop grande partie, s’accaparent la leur, en fait. Le statut quo n’est pas possible.

      Et vous aurez beau vous éloigner des grands centres urbains, cultiver individuellement vos tomates et vos choux, redevenir moins dépendants, il n’y a rien qui vous assure que des milices privées ou publiques ne viendront pas vous dépouiller de votre récolte pour en faire profiter leurs riches patrons.

      Comme Sylvain, je crois que le salut est dans la création de nouveaux réseaux. Le social est plus nécessaire que jamais!

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        15 octobre 2010 à 17 05 21 102110
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        @ Terez,

        Ah bon! Je ne partage pas votre opinion. Les libertés individuelles sont plus importantes que jamais. La main mise de l’état, je n’y crois pas, et je n’en veux pas. Non merci pour moi.

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          20 octobre 2010 à 9 09 02 100210
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          Et moi je ne veux plus de la dictature de la classe bourgeoise. Le libertarisme en est pourtant la suite!

          Les classes continueront d’exister sans État, ou avec un moindre État, et les intérêts de classe demeureront, si contradictoires soient-ils.

          Alors la lutte de classe continuera. Même sous votre modèle, qui finalement, ne changera rien au profit des prolétaires, mais tout au profit des bourgeois, qui n’auront plus de bâton pour les guider dans leur égoïsme crasse et leur individualisme maladif.

          Je rêve d’une humanité unie, sans exploitation, non pas d’une clique ici et là, égoïste à souhait, qui se fiche éperdument de son prochain.

          «Next» comme disent les colonisés!

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        17 octobre 2010 à 0 12 11 101110
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        « L’auteur de l’article qui a engendré ce débat ne semble que vouloir perpétuer cet ordre des choses. »

        Ce n’est vraiment pas ce que je comprend du discours de Philippe, mais bon, chacun son opinion…

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          20 octobre 2010 à 9 09 04 100410
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          C’est pourtant exactement ce que fait monsieur David dans son texte, il veut perpétuer la dictature des non-méritants, totalement inutiles en tant que cette classe, à l’évolution de l’humanité.

          Aucun humain n’a besoin de se faire exploiter. Alors pourquoi persister?

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            20 octobre 2010 à 10 10 49 104910
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            @ SylvainGuillemette,

            C’est comme un vieux disque brisé ton discours.

            Change ta terminologie. Les bourgeois, c’est un terme désuet qui n’a plus sa place, ou une id.ologie qui a peu d’importance.

            On vit à l’ère du corporatisme. La classe moyenne est en train de disparaître au profit des grandes entreprises et des états-corporation.

            Quand tu plaide la lutte des classes, c’est tellement dépassé ton discours, ça n’a aucun bon sens.

            Je ne sais pas ou tu prends tes informations, mais arrêtes de lire les communiqués de la CSN, FTQ et autres syndicats qui ont été incapables de défendre adéquatement les droits de leurs membres, et viens nous rejoindre dans le 21e siècle.

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    15 octobre 2010 à 14 02 56 105610
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    J’adore CentPapiers!

    Mais là, c’est la fin de semaine, alors à la revoyure! Je reviens lundi ou mardi sans faute.

    Très bonne fin de semaine à toutes et tous! Sans rancune! Sans bec!

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    16 octobre 2010 à 15 03 59 105910
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    Monsieur Paul Napoli , vous parlez de la propriété privé au Canada qui vous fait chier et de la connerie humaine qui n’a pas de limite.
    Je ne peux que vous dire que ce n’est rien comparé avec la propriété privé du Québec. Ça se passait en quelle année que vous avez résidé à St-Agathe des monts ?

    Vous avez encore une certaine liberté , « Vous », vous pouvez écrire sur le Web l’endroit habité antérieurement. Moi je ne le peut plus , mais s’il y a encore un 30 septembre en 2011 , je vais à nouveau l’écrire que j’abite à….. et que la connerie humaine n’a pas de limite. En plus je ne parle pas de celles et ceux qui comme moi n’ont pas eu le droit d’aller à l’école au couvent. Tsé , j’étais gros comme un ti-poulet dans le temps , ça fait qu’à l’école des gars , je me faisais toujours planter . N’allez pas croire n’importe quoi.

    Le 16 0ctobre 2010 , je me rends compte que même si j’aurais été au couvent qui était juste à côté , je me serais fait planter quand même.

    Monsieur Allard ou Monsieur Napoli , si ce petit bout ne va pas , enlevez-le simplement.

    Je peux vous assûrer que si voila 48 ans cela aurait été mixte les écoles , que soeur Grégory en plus de la musique , elle aurait pu dire au Pape de l’heure : que le jus de chandelles en aucun temps , ça fait la job comme de  » L’HUILE DE PÉNIS ». Il y en avait des femmes dans le temps qui aimait nous apprendre comment elles aimait qu’on leur brasse le bouton.
    Jean-Marie De Serre.

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    16 octobre 2010 à 20 08 12 101210
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    En tous cas la propriété privée au Canada me fait littéralement chier quand elle m’empêche d’accéder a un lac ou une plage pour me baigner
    Réaction typique du citadin qui ne comprend pas qu’on puisse être proprio d’un bord de lac et qu’on n’a pas envie de voir un connard débouler sur notre terrain parce que « la nature, ça appartient à tout le monde » …. réaction typique et xénophobe d’un expat qui semble oublier à quoi ressemble les plages en France, ou en Espagne ou au Portugal ou en Grece.. bref, comme d’hab, commentaire nul …

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