SIGNAUX DE KRACH FINANCIER EN PROVENANCE DE DAVOS.

Par Marc Rousset.   Le 27.01.2018.   Sur Bvoltaire.com

 

(Lisez bien ce texte chers lecteurs. Tout ce qui est écrit provient d’un homme d’affaire jadis prospère, nullement socialiste ni communiste. Pourtant, nous, prolétaires révolutionnaires endossons totalement ses appréhensions et ses prévisions. L’économie capitaliste prépare une autre de ses crises financières dont elle est coutumière mais celle-là sera à la mesure des énergies explosives qu’elle accumule dans son substrat bancaire.  L’envolée des profits dont s’inquiète bêtement les ONG  stipendiés (OXFAM et le reste de la go-gauche) n’est que fumée, et ne repose sur rien de tangible – que de la spéculation boursière – autant dire du vent-. Les altermondialistes demandent aux gouvernements bourgeois de redistribuer – de mieux partager – du vent immatériel – des richesses inexistantes, alors que la dette existante grève les finances des États et que les valeurs boursières ne valent rien en réalité. Ce qui sera confirmée par le prochain krach financier.  Nous ne pleurerons pas sur cet effondrement qui nous permettra de renverser ces États.  Bonne lecture.  Robert Bibeau  http://www.les7duquebec.com)

**********

L’euphorie règne en apparence sur les marchés, mais certains responsables ne sont pas victimes de l’exubérance irrationnelle. À Davos, des financiers et des économistes réunis par Bloomberg se sont demandé si la « complaisance » ne régnait pas sur les marchés. Certains s’inquiètent de la folie du « bitcoin ».

Jes Staley, le président de Barclays, a pu dire : « La situation actuelle me rappelle le forum de 2006, quand tout le monde pensait qu’on pouvait surfer sur les crises financières. » Un an plus tard éclatait la crise des « subprimes » outre-Atlantique puis, en 2008, la faillite de Lehman Brothers.

David Rubenstein, le fondateur du groupe Carlyle, lui aussi présent dans la station suisse, s’interroge sur le très haut niveau des dettes publiques : « C’est lorsque tout le monde s’estime heureux et satisfait que quelque chose survient. »

Quant à Kenneth Rogoff, professeur à Harvard, il souligne le cocktail explosif que constituent les niveaux stratosphériques de la Bourse et les très bas taux d’intérêt. Dans son ouvrage à succès Cette fois, c’est différent. Huit siècles de folie financière, il a stigmatisé l’optimisme béat, naïf et congénital des marchés financiers qui ont toujours de bonnes raisons pour justifier les bulles boursières.

 

En Europe, la BCE continue sa course folle en actionnant la planche à billets au rythme diminué de trente milliards d’euros par mois, alors que la Fed a stabilisé la sienne. C’est ainsi que, selon Holger Zschäpitz, du journal Die Welt, le bilan de la BCE atteint désormais 41,45 % du PIB de la zone euro, contre 22,78 % seulement pour la Fed dans le PIB américain, soit pratiquement le double ! Tout se passe comme si la BCE était un gigantesque « trou noir » dans la galaxie financière qui absorbe sans cesse des quantités astronomiques d’obligations européennes avec, en contrepartie, des émissions de monnaie en euros.

Les liquidités créées par la BCE ont pour effet d’aplatir la courbe des taux, de ne plus rémunérer l’épargne, de permettre à des sociétés parasites, inutiles et non compétitives de perdurer en empruntant à des taux proches de zéro. On estime le montant pourri des créances bancaires douteuses dans la zone euro à plus de 1.000 milliards d’euros, dont 350 milliards pour la seule Italie.

 

Comme déjà mentionné sur Boulevard Voltaire, les bilans totaux des quatre grandes banques américaines représentent 44,5 % du PIB des États-Unis et les totaux des bilans des quatre grandes banques françaises représentent 3 fois le PIB de la France. Quant à l’effet de levier moyen de ces banques qui caractérise le niveau et, donc, le risque d’endettement par rapport aux capitaux propres, il est de 25,53 en France et de seulement 11,63 aux États-Unis.

Aux États-Unis, c’est surtout le niveau d’endettement global démentiel du pays qui continue de s’élever avec Trump et la bulle boursière qui sont préoccupants. Quant aux produits dérivés des banques, ils sont aussi démentiels aux États-Unis qu’en Europe.

Tout se passe, en fait, comme si, partout dans le monde, de l’Europe aux États-Unis en passant par la Chine, le Japon et les pays émergents, nonobstant les risques géopolitiques, des cygnes noirs étaient partout blottis, cachés sous les roseaux. La mare aux canards est tranquille et sans rides ; en apparence, rien ne se passe, mais gare au premier cygne noir qui sortira de sa tanière aquatique, incitant et obligeant ses congénères à faire de même. Le premier cygne noir, malgré l’optimisme injustifié du banquier Macron à Davos prenant ses désirs pour des réalités, pourrait bien faire son apparition dans la zone euro, tout autant qu’à Wall Street !

avatar

Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

3 pensées sur “SIGNAUX DE KRACH FINANCIER EN PROVENANCE DE DAVOS.

  • avatar
    30 janvier 2018 à 2 02 01 01011
    Permalink

    Si cela arrive et ça arrivera certainement, c’est que cela est planifié. Hors qui planifient ces crises en planifie aussi la suite…donc servez vous des crises précédentes et de ce qui a suivi pour prévoir l’issue de celle qui se prépare, attendez-les dans le détour et frappez fort !

    Autrement, a quoi bon sonner l’alarme si il n’y a aucune issue possible et que nous soyons les victimes d’une crise planifié a l’autre ?

    Répondre
  • avatar
    30 janvier 2018 à 6 06 44 01441
    Permalink

    vous ne parlez pas de l’indice Shiller dans ce papier. cet indice va dans le sens de votre texte pourtant …

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *