Taux de profit, « revenu universel » et surnuméraire

Par  Gérard Bad.  Sur  Spartacus. Le 28.01.2017.  Url : http://spartacus1918.canalblog.com/archives/2017/01/28/34861825.html

 

Revenons sur la baisse du taux de profit.

Baisse tendancielle du développement du Mode de Production Capitaliste (MPC). Le MPC depuis la création du crédit et de la Société Anonyme (SA) est devenu un capitalisme collectif. Ce qui a pour conséquence la mise en œuvre de capitaux de plus en plus considérables pour le développement du MPC et sa reproduction élargie. Il en résulte un accroissement tout aussi considérable de la masse de profit ; quant à l’accroissement du capital (sa reproduction élargie), il dépend à la fois du taux de profit et de sa masse (1).

Sous le fouet permanent de la concurrence, tout capitaliste d’État ou privé et même monopoliste est contraint d’accroître la productivité. Cet accroissement de la productivité a pour résultat la diminution de valeur du capital existant et la réduction du capital variable (nombre de salariés) par rapport au capital constant ; ce qui a pour conséquences, d’une part de faire tomber le taux du profit, d’autre part d’en ralentir la chute.

Autrement dit les capitalistes doivent faire des investissements de plus en plus importants, avec comme corollaire une diminution relative du capital variable (nombre de salariés) qui entraîne une chute du taux de plus-value. Mais cette chute sera compensée par la liquidation des concurrents la pléthore de capital qui selon Marx est dans l’impossibilité de compenser la baisse du taux de profit par sa masse (manque de crédit).

 Comment se rendre compte qu’il y a baisse du taux de profit ?

Nous pouvons nous référer aux statistiques faites par les organismes capitalistes, ce que font régulièrement les intellectuels marxistes. Mais ce qui est plus intéressant ce sont les mesures que les capitalistes sont contraints de prendre pour contrecarrer cette chute du taux de profit. Ces mesures, ou contre tendances à la baisse du taux de profit, sont énumérées au chapitre XIV du tome III du Capital. elles sont au nombre de six : 1) l’accroissement de l’exploitation du travail. 2) La réduction du salaire au-dessous de la valeur de la force de travail. 3) La dépréciation des éléments du capital constant. 4) La surpopulation relative. 5) Le commerce international. 6) L’accroissement du capital par actions.

Toutes ces contre-tendances ont été mises en action depuis le retournement monétariste de 1979 visant à «euthanasier l’État providence». Le monétarisme voulait juguler l’inflation et permettre au capital de retrouver ses marges par des purges grandioses à l’échelle du monde. Elles sont toujours efficientes, reprenons les une à une.

Il ne semble pas nécessaire de traiter ici de «l’accroissement de l’exploitation du travail et la réduction du salaire au-dessous de la valeur de la force de travail» qui est si évidente que nous pouvons écrire sur le sujet chaque jour. Je vais donc concentrer mes critiques sur « la dépréciation des éléments du capital constant et la surpopulation relative ».

La dépréciation des éléments du capital constant.

Face à la baisse du taux de profit que certains sous estiment, nous voyons poindre de nouveaux entrepreneurs qui savent habilement utiliser les TIC et pénétrer comme une bombe à retardement dans le MPC, ces nouveaux capitalistes se sont les start-ups et l’ubérisation dont tout le monde connaît les péripéties. Seulement peu de «théoriciens» sont aujourd’hui en mesure de nous indiquer ce qui se passe derrière le rideau. Des transformations s’opèrent à une grande échelle au point que certains parlent ouvertement d’en finir avec le salariat, réduisant celui-ci à l’état d’auto entrepreneur misérable. Ces nouveaux capitalistes veulent s’émanciper d’une forte mise en capital constant et variable, comme le disait K. Marx «ramener au niveau le plus bas possible la valeur du capital constant utilisé » (2). Ils vont pour cela utiliser les niches offertes par les TIC pour se faire une place d’intermédiaires indispensables dans le système. Certes, le système en lui-même n’est pas nouveau on le connaît depuis les franchisés , et plus anciennement avec le système de vente comme Amway (3) et Tupperware. Ce qui change c’est la montée en charge de ce système qui se présente comme voulant libérer les individus du salariat, illustration : « la Loi travail en France ».

Le rapport de Robert Badinter accolé à la loi travail insiste sur le fait que le salariat de la première révolution industrielle est en voie de disparition. Cela fait effectivement 40 ans que nous voyons se multiplier et démultiplier les contrats de travail en tout genre jusqu’au contrat de travail zéro heure. (4) Cette déstructuration du contrat de travail à temps plein n’est pas la fin du salariat, mais sa précarisation.

Le « cloud working ».

Chaque jour sur Internet un site offre des travaux à faire immédiatement à domicile par un «indépendant». Bien sûr, cela ne concerne que des tâches comme programmeur, rédacteur, traducteur, graphiste, etc. C’est une version des contrats déjà existants de chantier ou de projets non-salariés, c’est-à-dire sans aucune garantie sociale (en France, IBM s’est lancé en 2012 dans la pratique du cloud working sous le titre «Program Liquid» qui lui permettrait, en confiant des tâches à des sous-traitants sous statut d’autoentrepreneurs, de réduire ses effectifs mondiaux de 400 000 à 100 000 employés. Cette résurgence du travail à domicile est liée au développement de l’informatique individuelle (ce qui déplace la question du capital fixe) et a aussi des conséquences sociales.

La surpopulation relative.

Au niveau mondial, le taux d’emploi est passé de 77% en 1966 à 53,9% en 2015, malgré une hausse relative du nombre d’emplois (5).

Il faut voir à ce sujet les données de la Banque mondiale, de l’OCDE (6). La population, en surnombre relatif, est contrainte pour survivre d’entrer dans ce que l’on appelle l’économie informelle. Cette économie frôle les 19% du PIB des 27 pays de l’Union européenne, ce qui n’est pas neutre et dans les pays dits « émergents » elle est de l’ordre de 50% et plus. L’objectif fiscal des États est de lutter contre ce phénomène en « légalisant » le travail illégal avec une faible fiscalité. Le résultat le plus marquant est l’Ubérisaton.

Ubèrisation et la fin du salariat.

Vous trouverez ci-dessous un extrait d’article qui me semble résumer le fond du problème, même s’il a tendance à sous-estimer l’auto-emploi tout en déclarant que ce phénomène concerne des millions d’emplois aux États-Unis. En France, il ne fait aucun doute que c’est l’État lui-même qui favorise ce type d’emploi notamment par la «Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques», numéro 2015-990 du 6 août 2015 dite «Loi Macron» (7), mais aussi par de nouvelles mesures fiscales, comme notamment le statut fiscal de «Jeune Entreprise Innovante», créé en 2004 et enfin en 2016 la loi el Khomri.

Cette dernière dite aussi loi travail vise à stopper le mouvement de requalification des travailleurs indépendants dès lors que le lien de subordination avec le donneur d’ordre était établi (8). Cette remise en cause des requalifications du travailleur le touche dès lors qu’il :

1. Exerce une activité immatriculée au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, au registre des agents commerciaux, à un registre des entreprises de transport ou auprès des unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales ;

2. définit librement ses horaires, ainsi que la durée et sa charge de travail ;

3. n’a pas de lien d’exclusivité entre la plateforme et le travailleur.

 «Plus intéressant est le démontage par Moody de l’illusion auto-entrepreneuriale, composante à la fois réelle et imaginaire de la précarisation. Celle-ci revêt des formes multiples : embauche par une agence d’intérim, contrat très bref, travail à la demande (on call, le prolétaire attendant d’être convoqué par téléphone), travail à temps partiel accepté faute de mieux, ou statut imposé d’autoentrepreneur, aux États-Unis, l’auto-emploi concerne des millions de prolétaires dans le bâtiment, les taxis et le camionnage, dont 150.000 driver-partners chez le fameux Uber » (9).

On se tromperait pourtant en y voyant une forme privilégiée du travail de demain.

« Pour un prix convenu, au volant de sa voiture, A reconduit B chez elle. B se fait ensuite payer par C pour lui couper les cheveux à domicile. Sur Internet, de retour chez lui, C prend sa leçon hebdomadaire de chinois avec A qui le règle en ligne. Cette somme permet à C de payer D pour élaguer sa haie. Chacun est à son tour vendeur et acheteur, mais de quoi ? Ni la voiture, ni les ciseaux, l’ordinateur ou la tronçonneuse n’ont été fabriqués dans un grenier ou un garage (sur un banal établi, ou grâce à une imprimante tridimensionnelle) par A, B, C et D. Ces objets sont sortis d’usines. »

« On peut regretter l’évolution d’un monde où chacun achète et (se) vend, et juger lamentable que l’autostop d’antan revive comme pratique marchande. Mais le capitalisme excelle à faire commerce de tout, y compris du temps libre ou des aptitudes personnelles individuelles de vous et moi, et il est inévitable que des multinationales comme Uber en profitent pour gagner des milliards en jouant les intermédiaires (10).

 Il n’empêche, A, B, C et D n’ont fait que mettre entre eux en circulation des services monnayés, à partir d’objets préalablement manufacturés. L’ubérisation n’est pas l’avenir du monde ».

« Quant aux faits, les données réunies par Moody démentent la croyance en une progression de l’auto-emploi ou contrat entre un patron et un salarié formellement indépendant, mais obligé pour vivre de multiplier des boulots courts et mal payés. En réalité, depuis 1990, le nombre de personnes cumulant plusieurs emplois n’a guère augmenté aux États-Unis, et plus de la moitié d’entre elles ont un travail permanent en plus de l’emploi additionnel. L’emploi court et multiple concerne surtout des secteurs avec une longue tradition d’embauche saisonnière, dans des entreprises petites ou grandes, et des horaires tournant autour d’une trentaine d’heures hebdomadaires dans le commerce de détail, la santé, les loisirs… » (Extrait de Working class zero ? Sur la prétendue disparition des ouvriers étasuniens (11)).

La cocréation un nouveau concept loin d’être neutre.

Voici un extrait d’article qui résume les objectifs du concept de cocréation d’emploi. « Répondre plus rapidement à près de 1,3 million de questions de clients par an, c’est le défi de Voyages-sncf.com. Après avoir garanti la réponse d’un conseiller en moins de deux heures sur les réseaux sociaux, le site de réservation en ligne vise l’instantanéité. À cet effet, il a délégué la gestion d’une partie de son service consommateur à ses utilisateurs experts. Un pari gagnant : près de 400 clients se mobilisent volontairement et à titre gratuit pour répondre tous les jours aux voyageurs sur le chat communautaire. Cinq d’entre eux ont même intégré la « love team », une cellule de dix salariés chargés d’analyser les verbatims clients et d’améliorer l’expérience utilisateur du site. Cette initiative a valu à Valérie Darmaillacq, directrice performance et relation client de Voyages-sncf.com, le prix du directeur client de l’année 2015 ».

 « PriceMinister, PMU, MAAF, Auchan, Darty, Adidas, Nike, AXA, Decathlon, Airbnb, Lego, mais aussi Alstom dans le BtoB, nombreuses sont les entreprises qui font appel à leurs clients. Pour les unes, il s’agit de gérer leur service après-vente, pour les autres de trouver de nouvelles idées de produits et services ou de les améliorer. La cocréation enrichit le spectre des compétences et des idées, soutient Lidia Boutaghane, consultante en stratégie client et markéting collaboratif pour Client au Coeur. Tout expert dans son domaine a tendance à se couper le champ des possibles, tandis qu’une personne qui n’est pas du métier s’autocensurera moins » (12).

 Ce n’est plus le salariat qu’il faut protéger, mais la personne!

Le retour à l’idéologie « citoyenne » est récent et pas anodin, nous avons entendu parler de la place du citoyen dans l’entreprise , et ensuite par le truchement de la formation professionnelle d’un droit à la personne (le DIF) puis de la sécurité sociale professionnelle de la CGT (que Emmanuel Valls reprend à son compte) elle aussi attachée à la personne. Les coins pour faire exploser le salariat collectif étaient bien enfoncés, il s’agissait dorénavant de gérer la précarisation inévitable dans la société capitaliste.

La Loi travail tout comme le rapport Badinter liquide les droits collectifs du travail (conventions collectives) au profit de la « personne », « On caractérisera le rapport comme une tentative pour en finir avec un « code du travail » spécifique et le remplacer par un mixte avec le Code civil, où les contrats commerciaux et les statuts d’indépendants sont mis sur le même plan que l’ex contrat de travail. La «personne» » remplace le salarié. Le salarié est traité comme l’indépendant. Uber peut s’y retrouver, Attali et Macron sont passés par là » (13).

Il faut voir dans cette démarche juridique, une volonté de gérer un système où la précarité devient incontournable, la revendication d’un revenu de base attachée à la personne va dans ce sens. Ce n’est certes pas un hasard si dès son intronisation à la tête du Medef, Laurence Parisot a donné le ton de la nouvelle période qui s’ouvre ;

Le 3 septembre 2005, elle déclare sur France inter que «la précarité est une loi de la condition humaine».

Dès 1995 une réunion de chefs d’État (14) se réunissait à San Francisco, pour annoncer au monde l’arrivée de la société 20/80, c’est à dire une société dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale suffira pour soutenir l’appareil économique de la planète. Il restera alors 80% de la population qui s’avérera superflu, ou surnuméraires qu’il faudra «occuper». Z. Brezinski a proposé le « tittytainment », un mélange d’aliment physique et psychologique qui endormirait les masses et contrôlerait sa frustration et ses protestations prévisibles.

Le revenu de base, (défendu par Benoît Hamon) va dans le sens de ce « tittytainment », la gestion citoyenne de la misère à grande échelle. Ceci devant logiquement s’accompagner, d’un nouveau code, non pas du travail, mais de l’individu en situation de précarité permanente. De plus, le précariat engendre fatalement une poussée de l’économie souterraine venant concurrencer l’économie légale et engendre d’importantes pertes fiscales pour les États (à ce sujet la récente obligation demandée par l’État français d’une carte d’identité pour le secteur du bâtiment (15).

 Pour conclure.

Le capitalisme étant basé sur l’accumulation de la richesse à un pôle et la pauvreté à l’autre, il serait pure illusion de croire que ce dernier va se priver de poursuivre l’exploitation de l’homme par l’homme et financer le droit à la paresse (16).

En la circonstance le « revenu universel » ou « de base » est une arnaque qui ne vise qu’à mutualiser la précarisation ambiante, un os que l’on jette au chien pour ne pas qu’il morde.

Gérard Bad. (28 janvier 2017)

 

NOTES

 

(1) Le taux de profit est quelque peu différent du taux de plus-value, en ce que le taux de profit se rapporte au capital total ( capital constant + capital variable) alors que le taux de plus-value ne concerne que le capital variable (l’ exploitation ouvrière).Voir a ce sujet le T III du capital chap.III relation entre le taux de profit et le taux de plus-value

(2) Tome III, chap.V, p,97, ed. Moscou

(3) Amway France est une filiale d’Amway Corporation qui appartient à la holding Alticor. Près de dix mille distributeurs (appelés Entrepreneurs indépendants Amway/EIA) vendent les produits Amway en France métropolitaine et dans les DOM.

(4) zéro heure. http://spartacus1918.canalblog.com/archives/2016/02/26/33428754.html

(5) Le taux d’ emploi est passé de 77% en 1966 à 53,9% en 2015 http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SP.POP.DPND?view=chart

(6) OCDE https://data.oecd.org/fr/emp/taux-d-emploi.htm#indicator-chart

(7) Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_pour_la_croissance,_l%27activité_et_l%27égalité_des_chances_économiques

(8) De nombreux procès sont en cours, en France ou aux états-Unis visant la requalification.

(9) Working class zero ? Sur la prétendue disparition des ouvriers étasuniens https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1260

(10) https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1260#sdfootnote2sym

(11) Working class zero ? Sur la prétendue disparition des ouvriers étasuniens https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1260

(12) Extrait de: Cocréation: quand le client fait votre travail!

(13) Gérard Filoche (2016) Analyse détaillée des 61 mesures du rapport Badinter. Url

(14) Mikhaïl Gorbatchev, George Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc..

(15) carte d’identité pour le secteur du bâtiment http://www.lemoniteur.fr/article/carte-d-identification-obligatoire-des-salaries-du-btp-c-est-parti-31444962

(16) Ici je fais référence au livre de Paul Lafargue « Le droit à la paresse » le droit à la paresse https://www.marxists.org/francais/lafargue/works/1880/00/lafargue_18800000.htm

 

Tableau 1. Parts de l’économie souterraine dans les PIB des pays de l’Union européenne en 2012 (En % du PIB)

Allemagne 13,3 Espagne 19,2 Italie 21,6 Portugal 19,4
Angleterre 10,1 Estonie 28,2 Lettonie 26,1 Rép.Tchèque 16,0
Autriche 7,6 Finlande 13,3 Lituanie 28,5 Roumanie 29,1
Belgique 16,8 France 10,8 Luxembourg 8,2 Slovénie 23,6
Bulgarie 31,9 Grèce 24,0 Malte 25,3 Slovaquie 15,5
Chypre 25,6 Hongrie 22,5 Pays-Bas 9,5 Suède 14,3
Danemark 13,4 Ireland 12,7 Pologne 24,4 UE27pays 18,4

Source : F. Schneider (2013)

avatar

Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétaire depuis 40 années.

22 pensées sur “Taux de profit, « revenu universel » et surnuméraire

  • avatar
    28 janvier 2017 à 10 10 03 01031
    Permalink

    Salut
    je pense qu’il faut dire c’est que ce revenu est dangereux
    car il peut laisser croire que il n’y a pas de travail pour tout le monde et donc ce serait un sparadra inévitable.

    il va supprimer des aides qui était ciblé pour une certaine automatisation.
    et puis et surtout tant que l’on ne s’attaquera pas aux vrais pouvoirs c’est a dire le capital, j’ai du mal a comprendre ou trouver l’argent et quel interet il aurait à céder ces avantages.
    C’est une idée qui ne cherche qu’une chose, de jeter de la poudre aux yeux, sous couvert d’originalité et d' »audace »

    Répondre
  • avatar
    28 janvier 2017 à 11 11 01 01011
    Permalink

    Merci à Gérard pour ce texte

    Répondre
  • avatar
    28 janvier 2017 à 12 12 43 01431
    Permalink

    Ce qui m’intéresse personnellement dans cette affaire de “revenu universel” ce ne sont pas du tout les modalités, les dénominations diverses, les variations de formes et les justificatifs avoués, mais bien le motif profond d’un tel programme étatique – programme étatique qui relève de deux FONCTIONS FONDAMENTALES de l’État, on pourrait dire deux MISSIONS.

    A) L’État doit assurer la reproduction de la force de travail –
    B) l’État doit assurer les conditions de la valorisation du capital (de la reproduction élargie du capital) Note : La première fonction est évidemment subordonnée è la seconde et n’existe que pour la seconde

    Question 1 : Pourquoi dans la conjoncture économique actuelle – une fraction du capital et donc de la bourgeoisie songe-t-elle à ce type de programme

    Question 2 : Quel sera l’effet économique d’un tel programme ?

    Question 3 : Pour répondre à la question deux il faut se demander si par un tel programme l’État peut assurer sa première mission. Mon sentiment est que les effets d’un tel programme risquent d’être marginaux sous cet aspect (reproduction de la force de travail).

    Question 4 : Par un tel programme, l’État peut donner l’impression de soutenir le pouvoir d’achat social – soutenir la consommation et donc la réalisation de la plus-value et donc la valorisation du capital.

    Mais ce ne sera qu’une illusion, car, en effet, l’État étant largement endetté et ses budgets courants déficitaires ne pourront financer un tel programme (bien sur en piquant dans la SECU mais il lui faudra en ajouter, car alors l’effet hausse du pouvoir d’achat ne serait pas atteint) que par de la monnaie-crédit – des emprunts – de la dette

    D’où à terme effet économique (question 2) inflation, qui viendra reprendre par la main droite la hausse du pouvoir d’achat donné par la main gauche, mais en pire, car à terme la monnaie quelle quelle soit sera dévalué déclenchant une crise financière et une dépression.

    Répondre
    • avatar
      29 janvier 2017 à 9 09 03 01031
      Permalink

      @ Gérard

      J’aimerais que tu en dises davantage -explicité un peu plus sur la mesure pour stopper – ou mesure de contre tendance à la baisse que tu indiques SURPOPULATION RELATIVE ???

      Dans la mesure ou il se développe une économie souterraine en quoi cela influe-t-il à la hausse sur le taux de profit ??

      Merci Gérard

      Répondre
  • avatar
    31 janvier 2017 à 11 11 35 01351
    Permalink

    Camarades

    Je suis d’ accord pour que l’on marque une pause sur la critique du RU. Je suis satisfait des débats que nous avons eu, et du résultat tous d’ accord pour considérer le RU comme une arnaque. Mais cela ne résout pas le problème de fond qui nous a amené à la critique du RU la montée de la précarisation, la substitution de l’homme par la machinerie et au final l’impossibilité pour le capital de se reproduire comme système.

    Les TIC internet, les objets connectés, les dernières générations de robots avec capteurs…se présentent comme une avalanche devant révolutionner de fond en comble le capitalisme. Certes il va y avoir et il y a déjà d’importants changements au sein du MPC et de l’ OST orga scient du W . Je pense poursuivre mes études à ce sujet et développer au moins sur un point du marxisme très peu abordé, celui de « la valeur transmise au produit par la machinerie » T I du Capital chap XV.

    Salutations à tous G.Bad

    Répondre
  • avatar
    31 janvier 2017 à 11 11 37 01371
    Permalink

    @ tous

    A priori, je suis assez favorable avec ton analyse qui consiste essentiellement à te poser la question du « pourquoi la bourgeoisie songe à implanter un tel programme », parce que, après tout, ce sont les capitalistes qui dirigent et dominent cette société. En un mot, on ne peut pas attribuer les politiques d’une société à une classe étrangère de celle qui la domine.

    Deuxio, je suis également assez d’accord avec ton sentiment à l’effet, qu’au final, pour ne pas reprendre une expression québécoise, c’est la classe ouvrière qui fera les frais de cette politique « sociale ».

    Tertio, je partage l’idée selon laquelle le mode de production capitaliste ne peut pas fonctionner adéquatement sans que le capital ne puisse se reproduire et donc sans qu’il ne réussisse à extraire un profit adéquat en fonction du capital investi. Par conséquent, un taux de profit toujours en baisse tendancielle est le pire ennemi du capitalisme, puisqu’il forge non seulement les conditions qui mettront fin à sa suprématie mais les hommes qui renverseront sa domination, le prolétariat.

    Répondre
  • avatar
    31 janvier 2017 à 11 11 44 01441
    Permalink

    Bonjour à tous.

    Le fait que nous soyons d’accord sur la nature du RU comme arme de la bourgeoisie pour « arnaquer » le prolétariat en pérennisant la précarité par une nouvelle « paix sociale » au rabais, c’est une chose.

    Ceci dit, c’est le constat d’un état de la lutte des classes à l’époque actuelle, et le fait d’analyser est une chose, le fait de tenter d’intervenir en tant que communiste, une autre…

    Le RU est donc devenu, pour la bourgeoisie, un excellent thème d’agit-prop médiatique pour faire avancer ses idées dans les masses, et même parmi les militants « de gauche » dont certains sont dupes en toute sincérité.

    Il convient donc, et de manière urgente, de ne pas lâcher le sujet, dans le peu d’action médiatique que nous pouvons avoir!

    Nous devons en faire un sujet de contre-attaque idéologique, en tentant précisément de détourner le débat sur le thème de la valeur-travail, et du partage du travail réparti en fonction des besoins sociaux réels, urgents, et laissés pour compte, c’est le cas de le dire, par le capitalisme.

    C’est le moyen pédagogique d’ébaucher le principe d’une alternative reposant sur une utilisation socialiste de la loi de la valeur, permettant l’équilibre entre besoins sociaux réels et valeur-travail rendue disponible par les forces productives modernes.

    En somme, nous pouvons retourner cette force de propagande déployée par le système contre lui-même, de façon dialectique.

    Ce n’est donc pas uniquement une affaire de compréhension théorique, mais de choix politique.

    Il importe que les militants qui se réclament du communisme soient clairs là dessus.

    A terme, il y a une ligne de fracture, sur ce sujet, entre révolutionnaires prolétariens et opportunistes « idéalistes » petits-bourgeois.

    On le voit bien, par exemple, avec les anars de « radio libertaire », qui avancent utilement, jusqu’à un certain point, sur la critique de Friot, mais n’en continuent pas moins de reculer, sur la question de la valeur-travail, sur des positions assez nettement influencées par la « wertkritik », semble-t-il.

    Autrement dit, il font aussi le lit des idées réactionnaires dans la classe prolétarienne, à leur manière, via l’anarcho-syndicalisme « nouvelle manière » tel qu’on l’a vu à l’œuvre (délétère), dans la lutte anti-loi El Khomri.

    C’est le côté positif de la situation actuelle: il mène à une clarification politique et idéologique, quelle qu’en soit l’issue.

    Luniterre

    Répondre
  • avatar
    31 janvier 2017 à 11 11 46 01461
    Permalink

    1) JE NE VEUX PAS FAIRE LE RABAT-JOIE COMPRENEZ-MOI, mais si je suis d’accord avec le terme “ARNAQUE” je ne suis pas d’accord du tout avec l’interprétation que cette arnaque vise À PÉRENNISER LA PRÉCARITÉ ET À ACHETER LA PAIX SOCIALE AU RABAIS… S’il est vrai qu’un tel programme ou mesure de “REVENU UNIVERSEL” aura bel et bien ces effets collatéraux – CE N’EST PAS L’OBJECTIF RECHERCHÉ – CE N’EST PAS CE QUI EXPLIQUE LA MESURE “Revenu Universel”.

    2) CE PROGRAMME EST MIS EN PLACE DANS CERTAINS PAYS À TITRE D’ESSAI (pour préparer l’opinion publique) ET DÉBATTU EN FRANCE (pour préparer l’opinion publique –Hamon ne sera pas élu rassurez-vous) – D’AUTRES MESURES ÉTATIQUES SONT AUSSI TESTÉES (comme celles de Trump aux USA) et elles visent toutes – indépendamment des modalités dans le détail – À DOPER LE POUVOIR D’ACHAT SOCIAL – À SOUTENIR LA DEMANDE AFIN DE VENIR AU SECOURS DU CAPITAL DANS CETTE PÉRIODE DE SURPRODUCTION ET DE SURCAPITALISATION, MAIS DE SOUS-CONSOMMATION CE QUI FAIT QUE LA PLUS-VALUE NE PARVIENT PLUS À SE RÉALISER VIA LA MISE EN MARCHÉ – le marché étant anémié.

    3) L’ARNAQUE N’EST PAS DANS LA MESURE “REVENU UNIVERSEL” EN ELLE-MÊME – CE N’EST QU’UN DÉPLACEMENT D’ARGENT SOCIAL, PLUS UN RAJOUT, POUR SOUTENIR LA DEMANDE.

    4) L’ARNAQUE EST DANS LE FAIT QUE : 1) L’ÉTAT EST PRÉSENTÉ COMME UN BIENFAITEUR DES PAUVRES ET DES MALANDRINS.
    2) LE PROGRAMME SERA FINANCÉ POUR PARTIE (en dehors de récupérer la sécu et d’autres programmes déjà en place) PAR L’IMPRESSION DE MONNAIE DE CRÉDIT – D’EMPRUNT – OBLIGATION D’ÉTAT- DE DETTE – DE MONNAIE DE SINGE (des synonymes) – qui ne fera au bout du compte qu’approfondir le désastre financier et la faillite qui attend le système bancaire – boursier et monétaire – capitaliste au bout de la course = ET C’EST LA DANS LA MISÈRE ET LE CHÔMAGE qui montera à 50% QUE SERA LA PEINE DES OUVRIERS notre classe sociale.

    5) Nous PROLÉTAIRES RÉVOLUTIONNAIRES pouvons-nous combattre un tel programme – pouvons-nous l’empêcher – ?????
    NON évidemment. Depuis quand 12 justes pourraient-ils stopper la main du Dieu capital ?? (Une métaphore rassurez-vous je ne suis pas djihadiste) (Sourire)

    6) ALORS QUE FAISONS-NOUS DANS CE DÉBAT SI ON SAIT DÉJÀ QUE LA BOURGEOISIE OMNIPUISSANTE PEUT LE FAIRE QUAND ELLE LE VOUDRA PAR Hamon ou par Marine Le Pen ou par Fillon (peu importe ce que ces morveux déclarent aujourd’hui – ils seront mis au pas si les riches le leur ordonnent) ???
    Que faisons-nous ici camarades ???

    Une chose toute simple = Nous reprenons en main le FLAMBEAU DU PROLÉTARIAT RÉVOLUTIONNAIRE SOUILLÉ PAR TOUTE LA GAUCHE DEPUIS UN SIÈCLE ET NOUS CRIONS TRÈS FORT QUE :

    A) TOUTES CES ARNAQUES ANTI-OUVRIÈRES MANIGANCÉES PAR L’ÉTAT DES RICHES NE RÉSOUDRONT JAMAIS LA CRISE SYSTÉMIQUE DU CAPITALISME.

    B) QUE NOUS PROLÉTAIRE RÉVOLUTIONNAIRE N’AVONS RIEN – RIEN – À VOIR AVEC CES ARNAQUES ET MANIGANCES, QUELLES que SOIENT LEURS MODALITÉS – QUE LA soi-disant “GAUCHE” N’EST DE LA MERDE EN ENTIER ET QUE NOUS NOUS EN DISSOCIONS. Rien à voir avec eux… quand le boomerang reviendra on ne sera pas la…

    C) QUE NOUS CONNAISSONS LA SOLUTION À LA CRISE – À LA BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT – À LA PAUPÉRISATION – AUX TROUBLES SOCIAUX – AU TERRORISME AU MANQUE DE SÉCURITÉ ETC. ETC. LA RÉVOLUTION – PAS LES ÉLECTIONS –, MAIS LA RÉVOLUTION POUR CONSTRUIRE UN NOUVEAU MODE DE PRODUCTION.

    Robert Bibeau Éditeur. http://www.les7duquebec.com

    Répondre
    • avatar
      31 janvier 2017 à 19 07 43 01431
      Permalink

      ) QUE NOUS CONNAISSONS LA SOLUTION À LA CRISE – À LA BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT – À LA PAUPÉRISATION – AUX TROUBLES SOCIAUX – AU TERRORISME AU MANQUE DE SÉCURITÉ ETC. ETC. LA RÉVOLUTION – PAS LES ÉLECTIONS –, MAIS LA RÉVOLUTION POUR CONSTRUIRE UN NOUVEAU MODE DE PRODUCTION.

      Tu dis n’avoir rien à voir avec les autres, mais le problème, c’est que tu n’a rien du tout à proposer et c’est sans doute cela qui te différencie le plus des autres

      Une révolution, n’est une solution que si elle porte déjà en elle la solution au système qu’elle défait, or, comme tu réfute toute solution, ta révolution est de la poudre aux yeux et n’est pas une solution. Tous ceux qui dans le passé on fait une révolution et l’ont mené à bien, savaient ce qu’ils voulaient faire à la place. On ne fait pas la révolution pour faire la révolution, c’est totalement absurde.

      A Robert, on lui demande, « tu fais quoi ? » il répond « je fais la révolution » ah, et pour quoi faire ? « ben, pour faire la révolution prolétarienne » « Ah, mais qu’est ce qu’il y aura alors ? » « J’en sais rien, la seule chose qui importe c’est de faire la révolution prolétarienne, le reste on s’en fout » !!!

      Répondre
  • avatar
    31 janvier 2017 à 19 07 27 01271
    Permalink

    oubliez Marx, il ne vous apprendra pas comment mettre en place une économie juste, équitable, il ne le savait pas de son vivant, alors mort !

    De plus, dans son analyse, certaines choses sont fausses, mais je ne vais pas les reprendre. Notamment, le fait que la contradiction fondamentale du capitalisme n’est pas la chute tendancielle du taux de profit, celle ci n’est un problème qu’en raison de la justification du capitalisme auprès du prolétariat, et de la motivation pour ses serviteurs zélés, soit, la fameuse concurrence qui a mis fin aux monopoles via les lois anti trust. Mais tout cela n’est que de la poudre aux yeux fait uniquement pour maintenir le prolétariat en état de soumission et dans l’adoration des chefs. Trump en est le dernier avatar. La concurrence étant à l’économie ce que la guerre est au militaire, l’état d’urgence permanent nécessitant des chefs, des vrais, des durs et qui interdit la mise en place d’une société fondé sur le consensus général, qui lui, demande le temps de la concertation et permet le partage.

    La contradiction est donc dans un système expansionniste par nature pour motiver ses serviteurs zélés à ne pas se tromper de camp et son impossibilité à la mondialisation effective pour rester avec la concurrence et donc, l’état d’urgence permanent. Donc, un système qui ne peut aller plus loin que les Etats nations du XIXème siècle, mais dont la dynamique le pousse à la mondialisation. Conséquence ? arrivé au stade ultime de la mondialisation des esprits, il doit provoquer la guerre. Le hic, c’est que les armes d’aujourd’hui menace le way of life des riches eux mêmes. Le double hic, c’est que les populations commencent à préférer se vouloir solidaires et uni que divisés. Leur chance ? L’ignorance de gens comme vous qui restez sur une position réactionnaire, c’est à dire, d’avoir toujours un temps de retard sur l’ennemi.

    Notamment sur le fait qu’un objet comme l’Etat ne pense pas, ni une entreprise, c’est totalement absurde et le fait d’une manipulation profonde des esprits. L’Etat, en tant que tel, n’existe pas et n’a jamais existé que dans vos esprits conditionnés et qui semblent vouloir le rester.

    Quant aux solutions, il n’y en a qu’une, la transposition de la propriété économique en responsabilité économique et sociale. Telles que présentées dans mes articles sur agoravox !

    Répondre
  • avatar
    31 janvier 2017 à 21 09 19 01191
    Permalink

    Cher Robert,

    Et quel sont donc les modalités, la structure, les mécanismes de fonctionnement de ce nouveau mode de production ?

    Faut-il l’inventer de A à Z ? As-tu des suggestions ? Est-ce que des chercheurs ont mis sur pied une base théorique claire pour son déploiement ?

    Est-ce un nouveau mode facilement corruptible comme toutes les autres horreurs de systèmes développés depuis que l’homme s’organise en groupe ?

    Alors ? Au-delà des cris et des hurlements en rouge sang de tes emails, au-delà de lancer un appel à la révolution qui impliquera forcément une bande de malades mentaux même si dans le groupe il y aura des gens sensés, COSSÉ QU’ON FAIT CONCRÈTEMENT ?

    aa

    Répondre
  • avatar
    31 janvier 2017 à 21 09 20 01201
    Permalink

    EXCELLENTE QUESTION ALAIN. Tu écris : “Alors ? Au-delà des cris et des hurlements en rouge sang de tes courriels, au-delà de lancer un appel à la révolution qui impliquera forcément une bande de malades mentaux même si dans le groupe il y aura des gens sensés, COSSÉS QU’ON FAIT CONCRÈTEMENT ?” ….. J’AVAIS HÂTE QUE TU LA POSES.

    RÉPONSE DE ROBERT BIBEAU en 11 points : http://www.les7duquebec.com

    1) Je ne m’adresse ici qu’aux prolétaires révolutionnaires. Les petits bourgeois et les prolétaires réformistes … retirez-vous, ce n’est pas pour vous. Vous reviendrez quand la colonne sera mise à marcher.

    2) Pour les PROLÉTAIRES RÉVOLUTIONNAIRES restants, soit :

    A) vous êtes enrégimentés – embrigadés – dans une secte de gauche – sous le centralisme démocratique d’un gourou quelconque – qui prend grand soin de vous couper de toute influence extérieure afin de préserver la pureté de la pensée marxiste marxiste léniniste, etc., etc. SORTEZ DE LA SECTE et RÉCUPÉREZ VOTRE LIBERTÉ de pensée. Cessez de lire Marx et les autres bonzes du marxisme et commencer à penser par vous-même en faisant vous-même les analyses concrètes et cessez de citer Marx à tout moment. Marx ce sera à l’étape suivante.

    B) Vous êtes agent libre – sans secte d’attachement, comme moi -, CONTINUEZ AINSI – un petit comité de travail libre, une cellule sans censure où quelqu’un peut prononcer le nom de Mao Tsé-Toung ou de Trotski ou de Staline sans que personne n’attrape la rougeole, et où on dépense toute son énergie à détester les autres sectes.

    3) Pour le moment contentez-vous de vous ouvrir aux autres – de prendre le temps de lire et de comprendre – d’écouter la classe prolétarienne. Les autres classes sociales vous n’avez aucun effort à faire pour les entendre, elles sont omniprésentes, notamment LA PETITE BOURGEOISIE QUI NOYAUTE LA GO-GAUCHE depuis un siècle. Apprenez – sans lire MARX, Marx ne vivait pas quand l’économie s’est financiarisée – et est devenue IMPÉRIALISTE MODERNE.

    La loi de la valeur est toujours utile, mais quand on discute de la poutine – la preuve c’est qu’on la mange – la loi de la valeur ne permet pas de prouver LA POUTINE…

    4) ASTREIGNEZ-VOUS À ÉCRIRE UN TEXTE COURT SUR UN SUJET ÉCONOMIQUE D’ABORD OU POLITIQUE D’INTÉRÊT – TRÈS D’ACTUALITÉ. CHERCHEZ À LE DIFFUSER POUR QU’IL SOIT DÉBATTU – discuté par vos pairs révolutionnaires.

    5) Après plusieurs exercices semblables où votre ÉGO va en prendre un coup – allez jusqu’à diffuser votre analyse économique ou politique ou de grève ouvrière (bon sujet) plus largement pour rejoindre quelques prolétaires.

    6) SURTOUT, cesser de vous agiter comme la mouche du coche en pensant que vous pourriez faire une différence dans LE DÉCLANCHEMENT DE L’INSURRECTION POPULAIRE. VOUS ET LES SECTES GAUCHISTES N’Y SEREZ POUR RIEN. QUAND LE CAPITAL AURA FINI DE SACCAGER LE TRAVAIL et la vie sociale EN CHERCHANT À SAUVER SA PEAU – LES MASSES POPULAIRES HARASSÉES DE SOUFFRIR SE LÈVERONT SANS DEMANDER LA PERMISSION, mais à un moment que personne ne connait, pas même ces masses populaires – et là ça pètera spontanément. RELAXEZ VOUS N’AVEZ RIEN À FAIRE CA SE FERA TOUT SEUL SPONTANÉMENT ANARCHIQUEMENT et VIOLEMMENT… comme à la Révolution française (1789- la Terreur, etc.).

    7) Alors et seulement alors vous serez appelé. Mais l’insurrection qui ne sera PAS LA RÉVOLUTION. L’insurrection ne sera que DESTRUCTION DE L’ANCIEN POUR faire place nette… Les masses populaires sauront ce qu’elles ne veulent plus = LE CAPITALISME RÉFORMÉ OU NON RÉFORMÉ, dans toutes ses variantes même « socialiste d’État ».

    8) ALORS de partout les groupuscules-sectes de go-gauche surgiront avec leurs solutions – leurs analyses – leur bullshit qui prolongera la bullshit qu’ils auront diffusée depuis des années – et ce sera le critère d’élimination qu’utilisera le PROLÉTARIAT (IL NE DEVIENT ACTIF QU’ICI LE PROLÉTARIAT COMME CLASSE EN SOI ET POURSOI – AVANT IL SUIVAIT LA PARADE en ne sachant pas qu’il était interpelé – mais l’anarchie et la violence sociale qui se prolonge et qui ne va nulle part l’appellera au premier rang).

    9) Le PROLÉTARIAT reconnaitra grâce à sa CONSCIENCE DE CLASSE (EH OUI SOUDAINEMENT MATURÉE) ceux qui ressortent leurs vieilles recettes éculées – ceux qui crieront CRÉONS UNE CONSTITUANTE – allons en élection – REVENONS en arrière et défendons l’indépendance nationale; j’ai été le premier à dénoncer Hamon; qu’aurait fait ou dit Marx, ou Lénine, ou Staline, ou Mao dans une telle situation révolutionnaire mondiale qu’ils n’ont jamais connue? Retournons dans notre caverne et allons relire Marx – juste notre secte ne parlons surtout à personne de la gauche ils sont contaminés; et autres conneries, allez-y chacun de votre suggestion. Il sera IMPORTANT alors d’être vu le PLUS LOIN POSSIBLE DE CES FOUS DE MARX pour que les PROLÉTAIRES RÉVOLUTIONNAIRES NE SOIENT PAS ASSIMILÉS À CES timbrés ou à ces réformistes (j’adore les écrits de Marx et je le respecte soi dit en passant). Marx n’est pas responsable de ce que l’on a fait de lui le pauvre homme…

    10) Les prolétaires révolutionnaires seront appelés à transmettre leur savoir, leur savoir-faire, leur savoir-être, leurs compétences révolutionnaires accumulées tranquillement pendant des années et qui ne sera qu’une parcelle de l’immense bagage de la conscience de classe des prolétaires tous devenus révolutionnaires internationalement en même temps grâce aux soulèvements spontanés et forgeant une seule classe mondiale sans l’intervention de la pseudo « avant-garde » ( J)

    11) VOUS DEVEZ BIEN COMPRENDRE, l’INSURRECTION sera POPULAIRE sous la direction de la petite bourgeoisie paupérisée probablement = elle sera violente et destructrice – LA RÉVOLUTION SERA PROLÉTARIENNE et sera essentiellement CONSTRUCTIVE elle érigera le nouveau mode de production dont je n’ai qu’une très vague idée – comme Marx en avait une instinctivement.

    Répondre
  • avatar
    31 janvier 2017 à 21 09 24 01241
    Permalink

    Salut à tous,

    Vos analyses sont pertinentes, mais malheureusement, toutes … rabat-joie aussi !

    Vous critiquez Hamon, et vous avez peut-être raison, mais moi, j’aimerais plutôt vous voir critiquer Macron. Car c’est lui le fouteur de merde, celui qui va flinguer les élections présidentielles. Celui qui a fait parti du gouvernement socialiste, et qui en a tiré tous les bénéfices jusqu’au dernier moment, avant de s’en retirer pour aller faire campagne. Et le tout, sans jouer le jeu (périlleux) des primaires.

    Et le voilà désormais à faire SA campagne, pour SON parti, qui n’existe pas ; et donc pour LUI ! ça ne vous interpelle pas, ça ? ça ne vous fait pas flipper ? Un rassembleur « apolitique » populiste ! De mémoire, il me semble que presque tous les dictateurs du 20ème siècle, issus des urnes étaient « rassembleur « apolitique » (ou de politique floue) populiste ».

    Bien sur, loin de moi, l’idée surréaliste de voir Macron en futur président français Hitlérien, Mussolinien, ou Franquiste, mais je trouve que vous usez votre énergie à détruire Hamon, alors que le danger est ailleurs.

    Et, excusez moi d’être pour une fois optimiste, mais quel que soit votre vision ou analyse de Hamon, je trouve plutôt positif que ce soit lui qui sorte vainqueur des primaires. Parce que, pion du parti ou pas, objet électoral ou pas, les gens ont voté. Et ils ont voté pour celui qui est le plus « socialiste » dans ce qui était proposé. Et ça, ça me réjouit : ce réveil des consciences. Même si ça ne suffit pas.

    C’est le premier signe électoral « intelligent » qu’il m’est permis d’apprécier depuis que j’ai le droit de vote.

    Hamon n’est pas un sauveur, certes, mais le fait que les bobos socialos (petits bourgeois, pour plagier Robert) aient choisi le plus socialiste qu’on leur proposait me rassure : car ça faisait des années que c’était plutôt le contraire !

    Le vrai danger camarades, c’est Macron !

    Bien fraternellement à vous
    Guevara

    Répondre
    • avatar
      31 janvier 2017 à 21 09 25 01251
      Permalink

      EXCELLENTE INTERVENTION GUEVARA… Merci (voir ci-dessous)

      TU ÉCRIS : “j’aimerais plutôt vous voir critiquer Macron”
      Je te demande pourquoi critiqué Macron plutôt que Fillon, Mélenchon, Le Pen, ou Asselineau ou le PCF ou le NPA ???

      Personnellement, je dénonce les manifestations de la go-gauche américaine contre TRUMP car je ne suis pas de la go-gauche – ni des “imbéciles utiles” qui font la politique de la clique de Soros contre la clique de Trump.

      Je suis un prolétaire révolutionnaire ça signifie que j’aurais aimé les mêmes manifestations contre OBAMA il y a huit ans qu’il y a contre Trump aujourd’hui, et qu’il devrait y avoir contre le prochain Président qui prendra leur place.

      Ca signifie que nous ne sommes pas contre le PERSONNAGE TRUMP, tel que construit par les médias bourgeois, – les mêmes qui encensent OBAMA aussi criminel que Bush ou que Trump.

      Ca signifie que nous prolétaires révolutionnaires nous sommes Pour des manifs qui DÉNONCENT LA CLASSE CAPITALISTE AMÉRICAINE dans son ensemble, cette classe QUI CONSTRUIT CES MONSTRES POLITIQUES L’UN BLANC – aux cheveux blond, et l’autre NOIR aux cheveux frisés, mais qui ont tous les deux le même métier = tueur en série.

      LES manifestants anti-Trump laissent croire que celui-là est différent et que le précédent était moins méchant et donc la lutte de classe du PROLÉTARIAT RÉVOLUTIONNAIRE ne devrait pas chercher à détruire le capitalisme mais à changer de PRÉSIDENT.

      Même chose à propos de Fillon, Hamon, Macron, Mélenchon, Asselineau, Le Pen, etc. ILS SONT TOUS PAREILS – ON NE VOTE PAS ON CHIE SUR LEUR DÉMOCRATIE BIDON.

      PS : Un secret, entre toi et moi, Guevara – ILS ont déjà choisi leur homme, et c’est une femme!?…

      REGARDE LES MANOEUVRER POUR VOIR COMMENT ILS S’Y PRENNENT POUR PLACER LEUR MARIONNETTE SUR LE BOL DE TOILETTE
      PPSS : Un indice, en plaçant l’insignifiant Hamon ils se sont assuré que le PS était disqualifié…. Le revenu universel c’est pour la poubelle… CE N’ÉTAIT PAS UNE ARNAQUE, C’ÉTAIT UNE PARADE.

      Robert Bibeau Éditeur http://www.es7duquebec.com

      Répondre
  • avatar
    1 février 2017 à 8 08 55 02552
    Permalink

    Oui, d’accord, il n’y a pas de candidat communiste ou ML, et après…?
    On donne des leçons du trottoir regardant passer « la caravane de l’histoire » comme disaient Fidel y le Ché?
    Critiquer Macron? Macron prends de voix à la droite. Tant de la social démocratie de droite comme de la droite traditionnelle et il n’est pas exclu qu’il s’effondre sur la ligne droite.
    Le calcul de certains de la droite, après avoir liquidé le très mauvais candidat Fillon, de monter la jument Macron, est un mauvais calcul.
    Il ressortira très clairement, le moment venu, que Macron est le candidat des « réformes », de banquiers. Ca ne donnera pas envie…
    Ou la droite change son poulain ou c’est MLP qui va l’emporter.
    Le problème est que le temps courre…Bref, un merdier pas possible mais …pas de candidat pour les travailleurs?
    Quel est donc l’intérêt des travailleurs quand il n’y a pas « une masse critique » suffisante pour constituer une option politique du prolétariat?
    1.- Affirmer son propre point de vue. Ou « penser » tout seul dans son coin (c’est à dire tomber dans les mains des intellos à la gomme) comme le propose Bibeau, ou revenir sur le trésor d’expériences réussies sous la forme de la théorie marxiste-léniniste.
    2._ Créer ou renforcer une option politique, une organisation qui participe dans la vie politique nationale pour s’adresser tant au prolétariat comme à toutes les autres classes de la population afin de faire la défense de ses idées propres et faire la propagande d’une sortie socialiste et communiste à la crise.
    3.- Dans le cas très concret des élections à venir, choisir un vote qui puisse faire avancer ses idées et son organisation. Dans le cas présente, s’il y avait eu une telle organisation ML, donner un appui critique au candidat le plus à gauche (n’importe son personnalisme, démagogie ou autre car le but de fond n’est pas de le soutenir mais de lui siphonner son appui populaire). Ce sont les éléments, l’ABC de la tactique du Front Uni proposée par Lénine et l’Internationale Communiste dans ces cas précis.
    Donc le choix, personnel et individuel se trouve entre Hamon et Mélenchon. Personnel, car il n’y a pas une telle organisation ML nécessaire.
    A mon modeste avis, Hamon va s’effondrer aussi, dynamité par l’aile droite du PS (ils y sont déjà) et par un manque de charisme et de crédibilité électoral. Son Revenu Universel, cet arnaque, va être repris à droite comme il l’est déjà, et à la fois, torpillé par son « irréalisme budgétaire »depuis la « gauche » Macron-Vals et il ne lui restera que la gauche du PS ce qui n’est pas beaucoup. C’est une candidature qui plombera Mélenchon l’autre « possibilité » (individuelle).
    En tout cas, la mobilisation pour Hamon a montré que le PS compte encore une base populaire, même prolétaire par endroits que un tas de gens lui niaient, le définissant comme un parti bourgeois. En fait il est encore un parti à composante ouvrière-bourgeoise où la direction est disputée entre le secteur pro capitaliste et un secteur social démocrate de gauche qui peut basculer très à gauche (pas jusqu’aux positions prolétariennes ML) s’il y a inversion de la dynamique de classes, ergo, si les masses passent massivement à l’action. Il ne faut pas oublier cette option.
    Résultat?
    La droite passera sous la forme MLP ou Fillon (ou son ersatz) ou Macron. Dans l’ordre.
    Si Hamon cède…cela m’étonnerais, Mélenchon peut avoir une très petite chance d’arriver au deuxième tour et là, une bataille MLP-Mélenchon provoquerait ce que l’on voit partout au monde. Une radicalisation et une polarisation des sociétés et une instabilité accrue manque du facteur politique stabilisateur qui est l’option politique prolétaire.
    Mais Hamon ne cédera pas et Mélenchon moins encore.
    Il y a des chances que même un pôle de social démocratie de gauche (ce qui est la candidature Mélenchon, n’arrive pas à se constituer suffisamment pour être un tremplin d’où il puisse s’appuyer l’essor d’une alternative prolétarienne.
    On est mal barrés.
    V.

    Répondre
    • avatar
      1 février 2017 à 8 08 58 02582
      Permalink

      BONJOUR CAMARADES. Mercredi le 1.02.2017.

      1) Je croyais que ce type d’attaque personnalisée était proscrit ICI, je cite : « Ou « penser » tout seul dans son coin (c’est à dire tomber dans les mains des intellos à la gomme) comme le propose Bibeau, ou revenir sur le trésor d’expériences réussies sous la forme de la théorie marxiste-léniniste. »

      2) Bibeau, propose au contraire de s’extirper de l’influence des intellos à la gomme replier dans leu secte et leur groupuscule ou chacun soutien son copain sur une base communaliste de petit “n’ami” comme des chiots apeurés comme il est expliqué ici: http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/taux-de-profit-revenu-universel-et-surnumeraire/#comment-177140

      3) Il n’y a pas de candidat “Communiste” ou Marxiste-Léniniste dites-vous!!! Faux. Plusieurs sectes et groupuscules communistes et ML présentent leur sous-fifre à cette mascarade électorale bourgeoise en France … Vous devez magasiner plus sérieusement camarades (Sourire)

      4) Il n’y a aucun candidat prolétarien révolutionnaire CA C’EST EXACT et tant mieux. Voyez-vous, ce que l’avant-garde ML n’a pas encore comprise = mais que le PROLÉTARIAT lui a compris sans “avant-garde” = c’est que notre classe ne doit jamais se compromettre dans la parade électorale bourgeoise – Et plus il y a de ces mascarades et moins le prolétariat se déplace pour faire le singe électoral. AUX USA AUX DERNIÈRES ÉLECTIONS – TRUMP 46 % DE L’ÉLECTORAT majoritairement des ouvriers n’a pas voté. VOILA UN FAIT CONCRET que “l’avant-garde ML” devrait PENSER en groupe, pas isoler (une tautologie) (Sourire).

      5) JE NE PENSE PAS SEULE COMME VOUS VOYEZ MAIS AVEC VOUS ET PARMI VOUS (Clignement d’œil) Mais très peu pour moi les supputations, et les élucubrations politiques pour savoir si tel larbin bourgeois POPULAIRE risque d’arracher la macaron (je n’ai pas écrit le Macron) pour devenir l’homme de service des riches.

      6) Camarades avant de tenter de faire la leçon au prolétariat (je n’écris pas à la classe POPULAIRE – ça n’existe pas la “classe populaire”, pas plus que la “classe moyenne” – ICI J’INSISTE, JE VOUS RENVOI À MARX – ICI C’EST PERTINENT DE CITER MARX SUR LES CLASSES SOCIALES), commencer par vous extirper de l’idéologie DÉMOCRATIQUE ÉLECTORALISTE BOURGEOISE. Bien en avant-garde sur vous, le prolétariat l’a déjà fait…. BRAVO AUX PROLÉTAIRES LA VÉRITABLE AVANT-GARDE.

      C’est plutôt ici que le débat de fond se poursuit (Sourire))))))) YES : http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/taux-de-profit-revenu-universel-et-surnumeraire/

      Répondre
  • avatar
    1 février 2017 à 9 09 02 02022
    Permalink

    Message reçu par courriel que je vous retransmet tel quel

    « Tu sembles oublier quelque chose : c’est le prolétariat qui a élu Trump.

    Et là, il s’apprête à se faire enculer avec un bat de baseball clouté ton si cher prolétariat auquel tu donnes tant de crédit, tant d’espoir, auquel tu imputes une intelligence innée et en constante évolution.
    Ton prolétariat, tout ce qu’il a su faire, c’est d’élire le représentant idéal de la fin de l’ère capitaliste-violente.

    Cette naïveté est magnifique. Elle est presque belle. Ces espoirs de millions de gens – qui seront satisfaits soit dit en passant, car il va leur donner des millions de jobs – ces espoirs seront bientôt anéantis par Trump et sa suite de décadents capitalistes.
    Mais ça ne changera pas que ton prolétariat adoré l’aura élu.

    C’est ce qu’il aura trouvé de mieux à faire.

    Signé : psudo

    Répondre
    • avatar
      1 février 2017 à 9 09 57 02572
      Permalink

      1) OUI, EN EFFET, PLUSIEURS PROLÉTAIRES TRUMPÉS ONT VOTÉ TRUMP. C’est même eux, dans les États industriels du centre, qui ont fait la différence et donné la victoire à Trump.

      2) J’ai décrit ce phénomène qui a entrainé une partie de l’électorat ouvrier trompé ici : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/fute-le-proletariat-americain-comment-instrumentaliser-une-potiche/

      3) Ne pas oublier cependant que 46% de l’électorat américain a méprisé la mascarade électorale américaine et n’a pas voté.

      4) TOUTEFOIS, il est exact que nombreux furent les prolétaires à s’accrocher à l’illusion que le larbin TRUMP était un champion, et qu’il pouvait changer la crise en prospérité et comme TOI vivre de l’illusion que ce gars-là allait sauver le navire en perdition – encore une fois. J’ai fait la démolition de cette illusion ici : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/america-comes-first-again-realite-ou-utopie/

      5) Tout ceci fait partie de la guerre de classe et ne peut malheureusement être évité. En effet, si le prolétariat américain avait déjà la conscience de classe à maturité, ensoi et poursoi, nous serions en RÉVOLUTION. Le prolétariat comme la bourgeoisie sous le féodalisme aristocratique – devra inventorier et tester toutes les illusions – échappatoires – mystifications – faux-fuyants – et les pires sont ceux qui viennent de la pseudo gauche – la gauche bourgeoise – et plus cette gauche semble radicale – gauchiste – extrémiste dans ses demandes de RÉFORMES – plus elle est notre ennemi de classe, car plus le caméléon se fait passer pour ce qu’il n’est pas = un prolétaire révolutionnaire.

      6) IL faudra du temps avant que le prolétariat (non-révolutionnaire au départ – il le deviendra dans et par la lutte –, mais pas la lutte électoraliste) ait fait le tour de toutes les fausses solutions et qu’il ne lui reste qu’une porte de sortie toute grande ouverte, mais inquiétante – parce qu’inconnue – l’INSURRECTION POPULAIRE – PUIS – LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE et que plus une seule “avant-garde” ne se mette en travers de sa route

      CAMARADES GARDENT NOUS DE “L’AVANT-GARDE” NOS ENNEMIS ON S’EN CHARGE !

      PRENDS LE TEMPS DE LIRE CECI AUSSI : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/front-de-gauche-populiste-au-service-de-la-droite-militariste-la-gauche-sagite-pendant-que-les-capitalistes-passent-a-droite/

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

      Répondre
  • avatar
    1 février 2017 à 12 12 50 02502
    Permalink

    Bonne continuation robert, continue à divertir tes petits camarades avec tes inepties du capital qui se reproduit et de vendre ta révolution prolétarienne tel un emballage vide.

    Je me désinscrit de ce site.

    Répondre
  • avatar
    1 février 2017 à 12 12 59 02592
    Permalink

    visiblement plusieurs lignes s’affrontent

    ceux qui croit encore que la gauche de la gauche peut se retrouver dans une aventure révolutionnaire en melanchon hamon ou n’importe quel rigolo qui s’assiera sur ces propositions une fois elu. Le degré de naiveté est souvent correlé à l’experience de la vie politique. Au dela de 50 ans , on peut plus rien faire, sauf à faire une battue en laponie pour convaincre les benets que le pere noel n’existe pas.

    ceux qui refuse de participer aux elections sous le pretexte que les dés sont pipés, et en effet ils le sont. Cette situation est certes confortable car on est sur de gagner a tous les coups car « on vous l’avait bien dit ».
    Malheureusement ce n’est pas un blog (aussi interessant soit il) qui va changer la face du monde. Un parti reste la seule possibilité pour s’organiser et pour etre present le jour J avec les militants et les armes (ideologiques ou autres).

    Donc ma position sera de voter pour donner du courage aux militants revolutionnaires (ils seront representer), et defendre les idées marxistes.

    Répondre
    • avatar
      2 février 2017 à 15 03 34 02342
      Permalink

      MERCI BEAUCOUP POUR TA PARTICIPATION MIVILA (voir ci-haut)

      JE VAIS ME PERMETTRE quatre COMMENTAIRES :

      1) Tu as TOTALEMENT raison d’écrire “Qui s’assoira sur ses proposition si jamais l’un ou l’autre était élu” Car c’est pire que ce que tu proposes MIVILA. L’un ou l’autre voudrait appliquer leur programme qu’il ne le pourrait pas – L’ÉCONOMIE POLITIQUE CAPITALISTE A SES LOIS QUI TRANSCENDENT LES volontés politiques “sociales-démocrates”.

      ENCORE PIRE… Si l’un ou l’autre appliquait son programme la France se dirigerait tout de même = simplement plus rapidement = vers la crise financière – boursière – monétaire et tous les go-gauches qui se seront compromis avec ces saltimbanques passeront sous le balais des prolétaires (Rappelez-vous ce que j’ai écrit sur 1936 – le Front Populaire puis la Guerre et 1968 – et Grenelle etc.) Chaque fois que la gauche répand des illusions à propos de la possibilité de réformer le capitalisme et de le sauver – CA LUI RETOMBE SUR LE NEZ.

      2) Je ne refuse pas de participer aux élections bourgeoises pour avoir raison. J’y participe POUR LES DÉNONCÉS – PIPÉS OU PAS PIPÉS – Il faut enseigner à notre classe à refuser de se compromettre dans les manigances de la bourgeoisie. Aucune élection bourgeoise ne pourra jamais être juste et démocratique et prolétarienne JAMAIS – ils ont des milliards de dollars – le contrôle des médias et comme tu dis le prolétariat ne possède qu’un BLOGUE – je dirais un webmagazine http://www.les7duquebec.com (Sourire) Il faut expliquer à la classe à MÉPRISER LES INSTITUTIONS BOURGEOISES ET À REFUSER DE JOUER le jeu électoraliste du capital. D’ailleurs, on ne veut pas CONQUÉRIR L’ÉTAT BOURGEOIS PAR LES URNES OU AUTREMENT – on veut le détruire. (A quoi bon se présenter aux élections pour détruire l’État et le système électoral bourgeois –ils ne vous donneront pas la permission).

      3) Je doute de votre véritable volonté RÉVOLUTIONNAIRE. Vous ne semblez pas croire que nous nous dirigeons tout droit vers une crise économique mondiale bien pire que 1929 et le projet de “revenu universel” de Hamon ou un autre, n’aura aucune importance, ni les récriminations de Larguiller = NON CAMARADE Ligue Ouvrière NE PARLE PAS COMME MOI – PUISQU’ELLE PARTICIPE À LA MASCARADE DÉMOCRATIQUE BOURGEOISE l’accrédite et se compromet – la classe les rejettera comme tous les autres.

      4) JE TERMINE SUR UNE CITATION QUE J’AI GLANÉE PARMI VOS PROPOS Quelqu’un a écrit citant Lénine “Sans parti révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire” La vraie phrase de Lénine était PIRE que ça – c’était “Sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire”

      Camarades : Le matérialisme dialectique nous enseigne que l’objet précède le sujet – la réalité devance son abstraction conceptuelle – le mouvement révolutionnaire précède la théorie révolutionnaire qui devance le Parti Révolutionnaire qui sera la CONCRÉTISATION MATÉRIELLE de la théorie générée par le mouvement révolutionnaire. Vous devez quitter l’idéalisme grecque et revenir au matérialisme moderne – scientifique.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *