Une foi laïque

 

OSCAR FORTIN :

Me voilà entraîné sur un sujet qui s’est présenté exactement comme l’indique le titre. De prime abord, je me suis opposé à pareille aventure, voyant dans ces deux termes leur propre contradiction. Le mot foi ne réfère-t-il pas, par essence, à tout ce qui est religieux et son objet principal n’est-il pas un Dieu qui transcende notre monde ? Par contre le mot laïc ne nous renvoie-t-il pas à notre monde dans tout ce qu’il y a de profane, de non-religieux ? Personnellement, j’y vois, de prime abord, comme une contradiction dans les termes et je suppose que je ne suis pas seul dans cette situation.

 Ceci dit, je me lance tout de même dans l’aventure de la réconciliation d’une certaine foi avec la laïcité et de la laïcité avec cette foi. Vous conviendrez que ce ne sera pas tâche facile et mieux vaut que je me prépare bien pour faire face aux commentaires qui vont suivre. Je vous demande de n’avoir aucune indulgence à mon endroit. Je n’aurai que ce que j’aurai mérité.
Ma réflexion trouve sa base dans ces grandes valeurs laïques que sont la vérité, la justice, labonté, la beauté, la solidarité et la compassion. En chacune de ces valeurs, la laïcité s’y reconnaît pleinement, bien que ses promoteurs et promotrices ne s’y accordent pas toujours pour en dégager le sens qui en rapproche toujours un peu plus l’humanité.
Parler de vérité sans la distancier de tout ce qui est manipulation, mensonge, tricherie, hypocrisie serait en parler sans l’identifier véritablement. Nous sommes d’autant plus sensibles à cette « vérité » que nous vivons une époque où elle est utilisée à toutes les sauces. On en a fait un vêtement attrayant pour couvrir les pires mensonges, les tricheries les plus inimaginables. Nous ne pouvons plus faire confiance au messager, tellement il nous a bafoués avec ses histoires et ses montages… Alors, qui croire ?
Parler de justice, un autre mot qui remplit nos cœurs d’espérance est devenu un véritable chemin de Damas. Nos gouvernements partent en guerre pour répandre la justice dans le monde, pour apporter aux peuples de la terre la liberté et le respect de tous leurs droits. Nos soldats partent avec l’élan de la mission à accomplir et nous reviennent avec le cafard, l’angoisse, le mal de vivre.
Cette semaine, des journaux disaient qu’aux États-Unis, il y a eu, en 2012, 22 suicides par jour, pratiquement un par heure, de soldats et d’anciens vétérans. Au cours de la même semaine, on pouvait lire qu’en Israël le suicide est la principale cause de la mort des soldats israéliens.
Ces statistiques ont de quoi donner des frissons. Pourquoi ces hommes et ces femmes que l’on présente comme les héros des grandes luttes pour la liberté se retrouvent-ils confrontés à l’absurdité de leur propre vie, au point d’y mettre fin ?
En général, les héros des grandes luttes humanitaires, que ce soit pour la justice, la vérité, la liberté, l’indépendance, trouvent, dans leurs combats, la flamme de la vie et la paix du devoir accompli. Dans le cas présent, c’est le noir le plus complet.
Serait-ce dû au fait d’avoir été profondément trompés sur les véritables motifs de leurs luttes ? Alors que croire ?
Parler de bonté a de quoi nous apporter paix, confiance, sécurité, générosité. Nous avons tous et toutes des exemples de personnes qui respirent la bonté et en rayonnent partout où elles vont. Ce sont là des personnes dont le témoignage se grave dans notre esprit. Pourtant, que de fois n’avons-nous pas été leurrés, frustrés, trompés par des personnes qui cachaient derrière leur bonté l’avidité et la cupidité qui les habitaient. De nombreux exemples de gens, floués par ces bonnes âmes capables de leur promettre le paradis, nous sont rapportés quotidiennement. Alors, qui croire ?
Parler de beauté c’est entrer dans un monde d’ouverture, de sensibilité, d’intériorité et de grande gratuité. Ne dit-on pas que les grands créateurs, peintres, musiciens sont morts pauvres ? Leur art, la perfection de leur art ne pouvait être inspirée par des considérations monétaires. Pourtant, aujourd’hui, que voyons-nous ? Tout est devenu commercial et la valeur des créations ne se mesure plus à leur beauté, mais à celle du marché. Le beau est comme noyé dans un univers de créations où il devient difficile de distinguer le beau du précieux, le vrai du faux. Alors que croire ?
Je pense que vous pouvez poursuivre vous-mêmes ce type de raisonnement avec la solidarité et la compassion.
Dans tous les cas, nous sommes mis en situation de croire ou ne pas croire en ces valeurs, mais aussi de croire ou ne pas croire en ceux et celles qui s’en font les porteurs et souvent les manipulateurs. C’est là qu’intervient cette « foi laïque » qui fait que nous croyons en certaines valeurs, en certaines personnes, en certaines organisations, en certains gouvernants et non en d’autres.
Si déjà nous croyons tous et toutes en ces grandes valeurs d’humanité, pour ce qu’elles sont en elles-mêmes, encore faut-il que nous puissions croire, également, en ceux et celles qui s’en font les témoins privilégiés.
En somme, parler de foi laïque c’est faire référence à ces grandes valeurs pour lesquelles nous sommes disposés à donner le meilleur de nous-mêmes. C’est également en éloigner tous les manipulateurs qui s’en revêtent pour mieux tricher et tromper.
Je m’arrête ici. Vous aurez remarqué que tout au long de cette réflexion, je n’ai fait appel à aucun Dieu, à aucune foi religieuse. Je me suis appliqué à mettre au premier rang ce que je considère comme de plus « sacré » dans l’humanité : la vérité, la justice, la beauté, la bonté, la solidarité, la compassion.
Là, nous ne pouvons pas prendre prétexte de la non-existence de ces valeurs fondamentales pour nous y soustraire. Nous les avons collées à la peau.
Le défi de tous les temps et du nôtre, tout particulièrement, est d’en découvrir toute leurs richesses et d’en démasquer leurs ennemis que sont les menteurs, les manipulateurs, les prédateurs, les voleurs, les hypocrites, et surtout, d’en témoigner dans nos propres engagements.
En résumé, la foi laïque a pour « église » l’Humanité et pour « sacrements » les œuvres de justice, de vérité, de bonté, de beauté, de solidarité et de compassion.

Moi j’y crois. Evous?.
Oscar Fortin
(article février 2013)
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Oscar Fortin

Libre penseur intéressé par tout ce qui interpelle l'humain dans ses valeurs sociales, politiques, économiques et religieuses. Bien que disposant d'une formation en Science Politique (maîtrise) ainsi qu'en Théologie (maîtrise), je demeure avant tout à l'écoute des évènements et de ce qu'ils m'inspirent.

13 pensées sur “Une foi laïque

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    12 mai 2014 à 6 06 09 05095
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    « Personnellement, j’y vois, de prime abord, comme une contradiction dans les termes et je suppose que je ne suis pas seul dans cette situation. »

    Personnellement je pense que le mot « foi » se rapporte à « croire ce que l’on ne comprend pas ». Rien d’autre. Et cela peut être « religieux ou « laïc ».

    « Ma réflexion trouve sa base dans ces grandes valeurs laïques que sont la vérité, la justice, la bonté, la beauté, la solidarité et la compassion. »

    On en trouve également tous les « contraires » dans cette laïcité sans oublier que ceux qui sont religieux se réclament des mêmes qualités sans avouer les mêmes défauts, souvent.

    « C’est là qu’intervient cette « foi laïque » qui fait que nous croyons en certaines valeurs, en certaines personnes, en certaines organisations, en certains gouvernants et non en d’autres ».

    C’est exactement le même cas pour la « foi religieuse ».

    « Si déjà nous croyons tous et toutes en ces grandes valeurs d’humanité, pour ce qu’elles sont en elles-mêmes, encore faut-il que nous puissions croire, également, en ceux et celles qui s’en font les témoins privilégiés. »

    Cela ne donne pratiquement rien. L’important est d’agir en conséquence après en avoir « compris la nécessité ». La « foi » se perd facilement lorsque vient le temps d’agir.

    « C’est également en éloigner tous les manipulateurs qui s’en revêtent pour mieux tricher et tromper. »

    Sans l’action de la « foi » en question, les tricheurs sont impuissants.

    « Moi j’y crois. Et vous? »

    Moi je n’y crois pas; mais je le comprend très très bien et j’agis en fonction de ce que je comprends.

    Merci pour cet article

    Amicalement

    André Lefebvre

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      12 mai 2014 à 16 04 13 05135
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      Bonjour André, avant tout, je m’excuse d’avoir été absent et de n’avoir pu suivre les réactions à cet article. Je ne reprendrai pas chacun des points soulevés, mais je prendrai prétexte de ces derniers pour préciser certains choses.

      Parler de foi peut finalement se référer à n’importe quoi et à n’importe qui. Je crois en mon ami, je crois qu’il fera beau demain, je crois au néant, je crois en dieu, je crois au diable etc.

      Dans la problématique de cet article, je prends la foi comme une référence à un être transcendant, mais aussi à ce qui dans l’être humain constitue les valeurs les plus fondamentales et universelles.

      Mon projet, dans cette réflexion, est de passer du dieu inconnu, du dieu mystère, à ces valeurs qui font partie de l’essence même de notre être: la vérité, la justice, la bonté, la beauté et l’être. Les philosophes les appelaient les transcendantaux, chacune d’eux se recoupant les uns aux autres. Ainsi la foi qui relevait du sacré est substituée par la foi qui relève de ces valeurs humaines. En d’autres termes le sacré de la foi dans une religion ou dans l’existence d’un autre monde, appelé sacrée, est ramené à la foi dans les valeurs de notre propre humanité. En ce sens je l’identifie à la foi laïc.

      En ce sens, ma foi dans un au-delà et dans une divinité se reconnait sans aucune résistance dans la foi aux grandes valeurs d’humanité.

      Moi, je crois en ces valeurs et qu’elles vont finir par s’imposer, malgré les individualismes et tous les travers qui accompagnent notre marche par en avant.

      Je ramène ainsi le débat au niveau humain et là, sans devoir se référer à quelque dieu que ce soit, nous nous retrouvons tous et toutes sur un même terrain. Nous pouvons choisir de croire ou de ne pas croire en ces valeurs comme porteuses d’humanité. Il n’y a plus de place pour prendre prétexte d’une considération religieuse ou laïque pour s’abstenir ou en justifier le choix.

      Pour tout résumer, la vie est beaucoup plus simple que tous ces raisonnements intellectuelles. Au quotidien nous agissons selon ce que nous sommes, et si nous ne nous comptons pas d’histoires, nos actions nous conduiront dans le sens de la vie.

      Avec tout mon respect et encore une fois mille excuses.

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    12 mai 2014 à 8 08 44 05445
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    La foi est le choix de l’Irrationnel. Nul pour comprendre, mais incontournable pour agir et donc le choix de vie de l’hédoniste qui ne veut pas choisir entre Dieu et le Bien. « Quia absurdum…

    PJCA

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    12 mai 2014 à 15 03 17 05175
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     »

    Bonjour Oscar.
    Vous dites : En somme, parler de foi laïque c’est faire référence à ces grandes valeurs pour lesquelles nous sommes disposés à donner le meilleur de nous-mêmes. C’est également en éloigner tous les manipulateurs qui s’en revêtent pour mieux tricher et tromper.
    Je m’arrête ici. Vous aurez remarqué que tout au long de cette réflexion, je n’ai fait appel à aucun Dieu, à aucune foi religieuse. Je me suis appliqué à mettre au premier rang ce que je considère comme de plus « sacré » dans l’humanité : la vérité, la justice, la beauté, la bonté, la solidarité, la compassion. »

    Qu’il sagisse de foi ou de laicité, ces valeurs représente un absolu vers lequel tout un chacun ne peut que tendre. Il est souhaitable que le plus de gens possible ai cette volonté, ce désir d’axer leur vie sur cette objectif fort louable mais je doute que ce soit le cas et encore plus que ce soit réalisable a notre époque, ou que ca l’ai été a toutes autre époques.

    Il y aura toujours des gens pour décevoir les plus ardents praticiens affairés a mettre en pratique l’une ou l’autre de ces valeurs. L’Histoire en est remplie d’exemples ainsi que l’histoire personnelle de chacuns.
    Pour ceux qui ont persistés même après avoir trébuché il y a : la canonisation, pour les autres, il ya ; mangons et buvons car demain nous mourrerons.

    Bonne journée

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      13 mai 2014 à 6 06 03 05035
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      Merci Carolle pour votre commentaire qui se présente comme une profonde réflexion. J’y décèle une incertitude bien réelle qui est celle de l’espérance. Comment croire et espérer qu’un jour s’imposeront aux hommes et aux femmes de l’humanité entière la transparence de la vérité, la force de la solidarité, le rayonnement de la justice et de la bonté, l’éclatement de la beauté, devenue une extase pour tous et toutes, la plénitude d’être et d’exister pour créer, aimer et être aimés (es). Ce n’est pas évident et il y a là matière à douter.

      Dans la foi chrétienne, qui est celle qui m’inspire, je trouve cette espérance dans le témoignage de ce Jésus et surtout dans sa résurrection qui assure cette victoire finale de ces grandes valeurs sur leurs contraires: le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la bonté sur la haine, le beau sur le désordre, l’être sur le néant. Ma foi évangélique vient renforcer ma foi humaniste.

      D’autres y arrivent par des voies différentes. Je pense à ces grands révolutionnaires qui ont lutté et continuent de lutter pour que notre monde retrouve sa véritable humanité dans la justice, la vérité, la solidarité… Ils y ont donné et sacrifié, dans bien des cas, leur vie. Ça inspire un grand respect.

      L’important n’est-il pas de regarder et d’avancer tous et toutes dans une même direction. Notre agir révèle quelque part l’inspiration qui le porte. Les vieux philosophes dont Thomas D’Aquin avait cet axiome Agere sequitur esse (L’agir suit l’être). J’y crois beaucoup.

      Avec mes meilleures salutations et bonne journée.

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      13 mai 2014 à 6 06 47 05475
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      Peephole: Merci pour votre commentaire dont la finale nous rappelle que la mort nous attend tous et toutes, que personnes n’y échappera. Une finale qui sous entend que l’on fasse le bien ou le mal, que l’on choisisse une voie ou une autre, un même destin nous attend tous et toutes. Tant mieux pour ceux qui espèrent en une canonisation. Pour d’autres ce sera mangeons et buvons pendant que nous vivons, car la mort est ce qui nous attend tous.

      Je ne sais pas si je caricature votre pensée, mais c’est l’idée qui m’en est restée.

      Il y a dans votre raisonnement cette fatalité de la mort qui vient neutraliser tous les efforts que nous pourrions déployer pour rendre notre humanité plus humaine, plus solidaire etc. La conclusion c’est de dire « aussi bien profiter de la vie pour notre plaisir que de la sacrifier pour le plaisir des autres. »

      C’est évidemment un choix et plusieurs qui en ont les moyens, ce qui n’est pas le cas des 2/3 de l’humanité, se donnent bonne conscience en assumant ce raisonnement et en profitant au maximum pour eux-mêmes des opportunités que leur donne la vie.

      Pour ma part, je pense que les lois du bonheur humain nous conduisent au-delà de la consommation et de la satisfaction de ses désirs individuels. Elles s’enracinent dans les grandes valeurs qui sont autant d’aspiration au bonheur humain.

      Même dans un monde sans issu, la vérité, la justice, la solidarité, la bonté, la beauté sont des sources incontournables de bonheur.

      Sur ce chemin de la vie, nous avons justement toute cette vie pour découvrir les voies qui conduisent au bonheur. Lorsque je rencontre une personne heureuse, je lui demande sa recette. Lorsque je rencontre une personne angoissée, triste, aigrie, qui voit dans les autres des cons, des sans génie etc. je lui demande pourquoi elle n’est pas heureuse.

      Cherchons la voie du bonheur, de celui qui nourrit et fait grandir. Sur cette voie nous serons nombreux à nous y retrouver.

      Bonne journée

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    12 mai 2014 à 17 05 05 05055
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    À vous aussi Pierre je fais mes excuses pour n’avoir pas été au poste pour partager sur votre commentaire.

    Il y a dans ce que vous dites quelque chose qui me chicote. Vous savez qu’il y a un principe dans les études exégétique concernant la bible qui dit que si l’interprétation que l’on donne à un texte biblique va à l’encontre d’une certitude scientifique, il faut alors revoir l’interprétation et non remettre en question la certitude scientifique.

    Sur la base de ce principe, je suis enclin à penser que si ma foi va l’encontre de la raison, il faudrait peut-être que je revois ma foi ou la compréhension que je me fais de la raison. S’il faut choisir, c’est moins entre la raison et la foi, mais entre l’ego et le nous ou encore entre la loi du plus fort et la solidarité humaine.

    Qu’il y ait des mystères dans la foi, c’est évident, mais il y en a tout autant dans ces projections du savoir dans l’infini.

    Personnellement je cherche l’harmonie entre les différentes composantes du savoir, des connaissances, des mille et une formes de croyances qui sont bien souvent des projections des bonheurs recherchés.

    S’il nous faut choisir, c’est d’être pleinement ce que nous sommes dans tout ce que nous sommes sans mettre dans l’ombre ce qui nous interpelle vers l’ouverture et le dépassement de nos individualité. Les évènements deviendront autant d’occasion de vivre naturellement tout cela.

    Votre trajectoire de vie est là pour en témoigner et nous en convaincre.

    Je me permets de vous référer à mon dernier texte sur mon blog espagnol. Il ne traite pas particulièrement de ce sujet, mais je pense que vous allez apprécier.

    http://blogs.periodistadigital.com/humanismo-de-jesus.php/2014/05/12/carta-al-papa-francisco-para-que-se-cuid

    Bonne fin de journée.

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    12 mai 2014 à 20 08 22 05225
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    @Oscar Fortin

    J’ai aimé votre article, Oscar, surtout lorsque vous dites que si votre foi va à l’encontre de la raison, il faut la revoir ou la remettre en question. Je pense ainsi.

    J’aime la notion de foi laïque parce qu’elle abat les cloisons des dogmes rigides en s’appuyant davantage sur des qualités fondamentales à développer, enfouies dans le plus profond de soi, qu’une « appartenance » à défendre. Une telle foi ne peut que faire progresser l’humanité puisqu’on y retrouve humanité, solidarité, éthique élevée, compassion, responsabilité. L’humain et le divin s’y mêlent.

    Cela dit, je respecte toutes les appartenances religieuses en ajoutant que je les considère comme un moyen et non une fin. Un moyen de rayonner ce qu’il y a de meilleur en soi.

    Merci pour votre article qui, comme toujours, nous plonge au coeur de l’essentiel.

    Carolle Anne Dessureault

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    13 mai 2014 à 9 09 08 05085
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    Bonjour Oscar

    Tu n’as pas à offrir d’excuses. Je pense que ce n’est que dans le Japon des shoguns que l’hôte devait attendre ses invités sur le seuil de sa porte … 🙂

    Concernant mon lien la Foi et l’Irrationnel. » il ne faut pas l’interpréter dans le sens que tout ce qui se réclame de la foi doit saopposer à la raison, mais dans celui que ce n’est que lorsque la science et la raison ne peuvent pas soutenir une assertion qu’il faudrait faire intervenir la foi, car quand celles-la le peuvent, celle-ci n’a pas à intervenir

    Amicalement

    Pierre JC

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      13 mai 2014 à 14 02 04 05045
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      Pierre, je suis bien d’accord avec vous. La foi véritable nous ouvre des voies qui transcende la science et la raison sans pour autant les contredire, C’est le cas par exemple de la résurrection au sujet de laquelle la science et la raison telles que nous en savons n’arrivent pas à comprendre ou à expliquer….. Cette résurrection ne va contre la nature ou la raison, mais l’élève à un état supérieur qui l’ennoblit.

      Bonne fin de journée

      Oscar

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    13 mai 2014 à 14 02 06 05065
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    @Oscar Fortin,

    Merci Oscar pour votre réponse que j’ai retrouvée dans votre commentaire adressé à Peephole. Les premiers mots « Merci Carolle » m’ont permis de ocmprendre que vous vous adressiez à moi.

    Oui, il y a espérance, c’est vrai. Cette espérance je la porte en moi, ainsi qu’une foi dans l’existence de l’Être, l’essence de ce que je suis, ma partie immatérielle et invisible.

    Je comprends la religion dans le sens de relier.

    Je suis attirée par toutes les religions dans ce qu’elles ont de plus élevé.

    En religion comme en politique, c’est le pouvoir de l’habit, l’institution humaine et les règlements qui me chagrinent dépendant du niveau de conscience projeté.

    Je me sens choyée parce que je connais beaucoup de personnes que je respecte, et dont je perçois le rayonnement.

    Comme vous, Oscar, vous avez ce rayonnement. Je ne vous en estime que plus.

    Carolle Anne Dessureault

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    13 mai 2014 à 16 04 39 05395
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    M. Fortin
    Vous avez réellement tout résumé dans ce paragraphe
    (Pour tout résumer, la vie est beaucoup plus simple que tous ces raisonnements intellectuels. Au quotidien nous agissons selon ce que nous sommes, et si nous ne nous comptons pas d’histoires, nos actions nous conduiront dans le sens de la vie.)
    Aussi quand vous dites : (Pour ma part, je pense que les lois du bonheur humain nous conduisent au-delà de la consommation et de la satisfaction de ses désirs individuels. Elles s’enracinent dans les grandes valeurs qui sont autant d’aspiration au bonheur humain.)

    Le bonheur n’est certainement pas réservé qu’aux riches.
    Sinon, j’aimerais savoir COMBIEN ÇA COÛTE LE BONHEUR?

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    13 mai 2014 à 20 08 27 05275
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    Merci poivre de cayenne pour avoir saisi l’essentiel de mon intervention.

    Bonne fin de journée

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