Vert est aussi la couleur de l’argent (et du pouvoir)

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PHILIPPE DAVID :

Pendant que vous regardez les idiots-utiles de la religion verte se geler les couilles samedi dernier, j’aimerais vous entretenir que quelques faits que vous ignorez probablement au sujet de cette idée reçue au Québec que le réchauffement climatique est causé par l’homme et qu’il y a urgence de déconstruire toute l’industrie du carbone et de la remplacer par de l’énergie renouvelable à grands coups de subventions afin de « sauver la planète ».

97% des scientifiques sont de cet avis?

Le Président Obama lui-même a gazouillé sur Twitter que 97% des scientifiques étaient d’accord sur le fait qu’il y a un réchauffement global, qu’il est causé par l’homme et que nous courons vers la catastrophe. Si Obama le dit, ça doit être vrai, non?

En fait, non, ça ne l’est pas et même si ça l’était, ça ne ferait aucune différence parce que cette affirmation est tout simplement un sophisme d’appel à l’autorité. De dire que 97% des experts sont d’accord ne prouve rien du tout.  Dans l’histoire de l’humanité, plusieurs théories ont fait l’objet d’un consensus comme l’idée que la terre était plate, par exemple. Peu importe le nombre de gens qui y croyaient pendant des siècles, nous savons qu’ils avaient tous tort. La seule chose qui importe en science, ce sont des résultats réels et reproductibles, pas les opinions. Il suffit d’une expérience dont les résultats contredisent une hypothèse pour que celle-ci soit invalidée. Seulement une! Le consensus est l’apanage de la politique, pas de la science.

Mais encore pire que ça, le fameux chiffre de 97% vient en fait d’une étude passablement biaisée de 12000 articles écrits depuis 1991 jusqu’à 2011 basée sur une recherche par mot-clé, réalisée par un activiste australien du nom de John Cook et un groupe de collaborateurs (Cook et al, 2013) et qui a été maintes fois réfutée.

Primo, l’étude dit dans les faits que parmis ceux qui expriment une opinion sur le réchauffement anthropogénique, 97% sont d’accord pour dire que l’activité humaine en était la cause. Pourtant, des 12 000 documents examinés, seulement 65 affirment avec un degré de certitude de plus de 50% que l’activité humaine est responsable du réchauffement et 78 indiquent totalement le contraire.

Du reste, un grand nombre de ces documents n’expriment pas d’aucune façon que le réchauffement est anthropogénique, mais ne formulent que des recommandation implicites. Voici la répartition des documents selon les opinions exprimées:
Cook et al 2013 déboulonné

Comme vous voyez, cette étude est très loin d’exprimer un consensus sur l’origine anthropogénique du réchauffement climatique, encore moins de permettre de déterminer l’adoption de politiques publiques coûteuses pour mitiger les émissions de CO2 basé sur une fumisterie statistique.

Si c’est de l’autorité que vous voulez, dites-vous bien qu’en contrepartie des 12 000 scientifiques du fameux consensus de Cook, les climatosceptiques peuvent fournir une liste de 31 487 scientifiques qui sont en désaccord, mais comme je disais plus haut, la science n’a rien à voir avec combien sont d’accord ou non avec une hypothèse.

D’ailleurs, de tous les papiers évalués par Cook et al qui expriment un soutien à l’hypothèse que le réchauffement des 150 dernières années est probablement causé par les émissions humaines de CO2, pas un seul ne démontrent empiriquement que les présomptions des modèles informatiques du GIEC sur l’influence de la vapeur d’eau et des nuages sont exactes et si elles ne le sont pas, comme le suggèrent plusieurs publications, alors le réchauffement projeté par ces modèles est grossièrement exagéré. D’ailleurs, jusqu’ici, aucun de ces modèles n’a réussi à prédire quoi que ce soit conforme aux observations. Pas un seul, par exemple, n’avait prédit la pause du réchauffement qui dure depuis 1997. Alors, pourquoi continue-t-on à écrire papier par-dessus papier en soutien de cette hypothèse? Et pourquoi basons-nous des politiques publiques se chiffrant dans les milliards sur cette présomption?

« Follow the money »

Il faut suivre le fric pour vraiment comprendre les dessous de la lubie climatique. Une des accusations fréquemment lancée par les fidèles envers les climatosceptiques est qu’ils sont financés par les méchantes pétrolières et les vilains frères Koch. En fait, selon Greenpeace, ces derniers auraient contribué pour $79,048,951 à divers thinktanks climatosceptiques de 1997 à 2010. Voici, selon eux, la répartition de ce financement maléfique:

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Notons au passage que les revenus de Greenpeace International se chiffraient en 2013 à 68 830 000 Euros, soit environ $72 millions USD pour une seule année. Mais voici pour vous donner une petite idée de l’ordre de grandeur des différences en financement, tout ce que le gouvernement américain a dépensé en subventions de toute sorte pour soutenir l’hypothèse du réchauffement anthropogénique:

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Et c’est sans parler de toutes les subventions d’autres gouvernements à travers le monde pour la recherche sur cette même hypothèse, ni des $170 milliards en crédits de carbones échangés annuellement ou du quart de billion (trillion en anglais) de dollars en investissements au développement d’énergies renouvelables. On peut facilement constater que les frères Koch et Exxon ne font tout simplement pas le poids. Ça fait enormément de gens qui perdraient leur gagne-pain, si l’hypothèse du réchauffement anthropogénique venait à tomber.

Si avez autant d’argent à investir dans une théorie, croyez-vous que vous arriveriez à recruter un grand nombre de gens pour vous dire ce que vous voulez entendre?

Le plus ironique est que malgré tout cet argent et toute cette propagande, il n’existe toujours pas de preuve irréfutable que le réchauffement climatique est de source humaine plutôt que de causes naturelles, encore moins que ce réchauffement ait des conséquences catastrophiques.  Nous ne comprenons tout simplement pas assez les mécanismes du climat pour tirer de telles conclusions. On devrait exiger un remboursement.

Une croisade idéologique contre le capitalisme.

La photo que j’ai mis à l’en-tête de mon texte n’est pas accidentelle. Derrière la propagande catastrophiste se cache une croisade contre le capitalisme. On a depuis longtemps décidé que le fait d’attribuer le réchauffement à l’activité humaine était l’excuse parfaite pour blâmer le capitalisme et sa soi-disant exploitation et son consumérisme et promouvoir le socialisme en solution de rechange. Les gouvernements et les activistes travaillent très fort à nous convaincre que c’est notre faute, qu’il nous faut agir en réduisant notre dépendance aux hydrocarbures et en pratiquant la simplicité volontaire. Tout le discours mathusien voulant que nous allons épuiser toute nos ressources est orienté vers ce seul but.

Ils n’ont pas réussi à nous convertir au communisme et à la planification centrale entière de notre économie à travers la lutte les classes, alors les melons d’eau veulent le réaliser en nous faisant croire que nous détruisons la planète par notre propre cupidité et que la seule façon de renverser la vapeur est de nous soumettre à la planification économique d’un gouvernement omniscient. N’avons-nous pas eu suffisamment d’exemples de ce que donne ce genre de planification anti-marché pour réaliser ce que ça va donner?

Regardez ce que ça nous donne au Québec avec ses politiques sur les éoliennes, les hydroliennes, l’électrification des transports, les bixis, etc.,  et notre résistance à tout développement de ressources pétrolières et gazières  Combien de millions gaspillons-nous à chaque année alors que nous sapons notre propre économie?

Et si le réchauffement était naturel?

Nous dépensons des milliards chaque année sous la prémisse que nous sommes responsables du réchauffement. Et si nous nous trompons? Tous cet argent que nous dépensons pour limiter nos émissions de carbone (qui dans les faits n’est non seulement pas un polluant, mais apporte même des bienfaits à la croissance des plantes), ne serait-il pas un énorme gaspillage? Pouvons-nous mitiger les effets néfastes du réchauffement d’une autre manière? Si effets néfastes, il y a? Supposons que le réchauffement faisait vraiment monter le niveau des océans, ne serait-il pas moins coûteux de construire des digues pour enrayer les inondations, que de tenter vainement de controler le climat?

Voyez-vous, il peut y avoir de multiples solutions à un problème mais pour une raison étrange, nous nous obstinons à essayer de pousser la solution qui est la plus coûteuse et la moins efficace et si quelqu’un essaie d’aller à contre-courant, on l’ostracise et on va même suggérer l’emprisonnement (comme David Suzuki, par exemple). Depuis deux décennies, on essaie d’étouffer tout débat. Il est temps d’extraire la politique du débat climatique et commencer à considérer le problème sous tous ses angles et pas seulement le carbone. Après cela, peut-être arriverons nous aux bonnes solutions.

2 pensées sur “Vert est aussi la couleur de l’argent (et du pouvoir)

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    21 avril 2015 à 2 02 51 04514
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    A vous lire , vous ne valez pas mieux que ces gens qui veulent qu’une université ou un hopital soit rentable financièrement ……
    Entre nous , la digue pour contrer la montée des océans vaut son pesant de cacahuettes !

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    10 mai 2015 à 21 09 28 05285
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    Les entreprises qui prennent des dispositions pour réduire leurs émissions de GES, réduisent ainsi le gaspillage, sont plus efficientes et consomment moins d’énergie. C’est pourtant si simple à comprendre. Pour la plupart des grandes entreprises, mettre de l’avant un plan de réduction des émissions résulte en des économies sur les intrants, l’énergie consommée est moindre et ça résulte en une augmentation des profits. Pensez seulement aux compagnies de transport, au grand distributeur de produits de consommation comme Sobeys et Loblaws. Leurs bilans de développement durable sont disponibles en ligne, les conclusions sont claires, informez-vous.

    Votre raisonnement simpliste sur l’anticapitalisme et les supposés effets néfastes sur l’économie en raison des efforts pour réduire les émissions de GES s’effondre comme un château de cartes…

    J’aimerai amener un autre point de vue sur le principe de précaution. Faisons une comparaison simple à comprendre : si vous doutez qu’un produit de consommation pour votre bébé soit possiblement cancérogène, mais qu’il n’y a pas consensus scientifique sur les méfaits. Le gros bon sens dicte à n’importe quel parent soucieux du bien-être de son bébé de ne pas l’exposer, ou le moins possible, à ce produit. Il en va de même pour le GES, s’il n’y a pas de consensus et que le doute persiste, on se doit de prendre les précautions nécessaires, d’autant plus qu’elle s’avère bénéfique économiquement et environnementalement.

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