Vive la monnaie libre!

gold-coins

Philippe David, publié sur le Minarchiste Québécois

Bon voilà le moment venu de discuter de monnaie. Dans mon billet «La destruction de la richesse», je vous ai montré les effets néfastes de l’inflation et comment cette inflation est responsable du cycle économique de boums et de récessions. Cette situation n’est pas inhérente au libre-marché, mais c’est plutôt l’intervention étatique dans la production de la monnaie qui est à blâmer. Nos problèmes actuels viennent en réalité de deux sources: le système bancaire avec banque centrale et réserves fractionnaires et la monnaie fiduciaire. Je me propose donc d’élaborer un peu sur le sujet.

L’argent et la richesse.

Il y a un sophisme économique persistant qui veut que plus on a d’argent, plus on est riche. C’est peut-être vrai du point de vue d’un individu en particulier (et encore!), mais c’est faux à l’échelle d’une économie. Dans une économie, la richesse provient de la quantité de biens produits et non de la quantité d’argent en circulation. Il est donc important de se souvenir que la masse monétaire ne devrait jamais être plus grande que la production de l’économie. Imprimer de l’argent ne produit pas de richesse. Si c’était si simple, il y a longtemps qu’on aurait éliminé la pauvreté.

Les banques centrales et les réserves fractionnaires.

Je ne tiens pas à me lancer dans des explications trop élaborées de notre système bancaire. Je vais donc essayer de me limiter à l’essentiel. Le principe de réserve fractionnaire veut dire que pour chaque dépôt, la banque peut prêter une partie ou la totalité de l’argent déposé sous forme de prêt. Par exemple, aux États-Unis, les banques doivent maintenir une réserve minimum de 10%, ce qui veut dire que pour un dépôt de $100, la banque peut prêter $90, tout en gardant votre dépôt original de $100 dans ses livres. Si la banque prête ces $90 à une autre banque, celle-ci peut également prêter 90% de cet argent, et ainsi de suite. Ce qui veut dire que chaque dépôt de $100 peut « créer » jusqu’à $1000 de crédit à partir de rien.

Avec la banque centrale comme chef d’orchestre, les banques forment un cartel qui détient le monopole de la création d’argent dans une zone monétaire donnée, avec le concours de l’état. Ce système permet une expansion monétaire coordonnée entre les banques.

La monnaie fiduciaire.

Depuis l’abandon de l’étalon-or par les États-Unis en 1971, toutes les monnaies sont fiduciaires. C’est à dire que leur valeur repose strictement sur la confiance envers l’émetteur de cette monnaie, en l’occurence le gouvernement. Le papier-monnaie n’a aucune valeur intrinsèque. Le problème avec ce concept, est qu’il impose très peu de limites sur la capacité d’un gouvernement à imprimer de la monnaie, alors qu’avec une contrepartie métallique, le gouvernement doit maintenir des réserves suffisantes de ce métal, ce qui a tendance à mettre un frein à la production monétaire. Le graphique ci-dessous illustre la croissance de la masse monétaire aux États-Unis depuis 1960. Notez comment l’expansion monétaire s’accentue depuis 1970 alors qu’elle était pratiquement plate avant.

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C’est juste pour démontrer l’effet limiteur de l’étalon-or sur la création de monnaie. Il y a dans l’histoire plusieurs expériences qui ont été tentées d’introduire une monnaie fiduciaire en papier, que ce soit la monnaie de carte de la Nouvelle-France ou les assignats et la monnaie de John Law en France, pour n’en nommer que quelques unes, elles se sont toutes soldées par des désastres économiques. Naturellement, ceux qui n’apprennent rien de l’histoire sont condamnés à la répéter. Alors qu’est-ce qui nous fait croire qu’on évitera le désastre ce coup-ci?

Des alternatives?

Sachant que la monnaie fiduciaire et les banques centrales sont à la racine du problème, c’est évident que nous devons revenir à une monnaie qui est plus solide, abolir les banques centrales et désétatiser la monnaie. Lorsque je mentionne ça dans des discussions, des rigolos me lancent « c’est ça! on va retourner au troc! ». Si c’était maintenant votre intention, laissez-moi vous dire que c’est une réflexion totalement ignorante et stupide. Réformer le système monétaire ne signifie pas un retour au troc! Et une monnaie qui n’est pas contrôlée par l’état n’est pas nécessairement moins fiable, car croyez-le ou non, ce n’est pas l’état qui a inventé l’utilisation de la monnaie, mais les gros méchants capitalistes et le libre-marché. L’état, y voyant un certain avantage, a tout simplement utilisé son pouvoir pour s’en attribuer le monopole, mais ce n’est pas pour votre plus grand bien, mais plutôt celui de la classe politique. Rappelez-vous aussi qu’au Canada, il n’y avait pas de banque centrale avant 1934. Que diable faisions-nous avant !?! Échanger des fourrures? Non, nous utilisions des notes émises par nos banques et convertibles en or ou en argent.

Pourquoi un système bancaire libre?

Croyez-le ou non, un des problèmes du système actuel est que les banques bénificient de trop de protection de l’état, ce qui leur permet de prendre plus de risques. Par exemple, le fait que vos dépots à la banque soient assurés par le gouvernement permet aux banque de maintenir une moins grande réserve, puisqu’elles n’ont plus à craindre de ruées. Sans cette protection, les banques devraient maintenir une réserve plus grande pour pallier une panique des déposants. Un dirigeant de banque y pense deux fois avant de se risquer à faire trop de prêts ou faire des prêts à risque si l’état n’est pas là pour le protéger de la faillite. Les banques seraient responsables des notes qu’elles émettent, elles auraient donc un intérêt à la prudence. De plus, sans banque centrale, les banques ne peuvent plus créer du crédit de façon coordonnée. Si une banque individuelle fait une expansion de crédit trop forte, elle devient vulnérable à ses compétiteurs qui peuvent démarrer une ruée sur cette banque.

Les économistes de l’école autrichienne sont pour la plupart, en faveur d’une monnaie étalonnée avec des banque qui maintiennent une réserve à 100%. C’est à dire qu’elle ne peuvent prêter que l’argent qu’elles reçoivent sous forme de dépôt à terme. Ce ne serait pas dans l’esprit libertarien d’imposer ceci par règlementation par contre, alors on se fierait aux forces du marché. Il est évident que dans un marché libre, je ne déposerais mon argent que dans une banque à 100% de réserve. Présumément, la majorité des gens feraient de même.

48 pensées sur “Vive la monnaie libre!

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    8 avril 2010 à 6 06 46 04464
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    «Notez comment l’expansion monétaire s’accentue depuis 1970 alors qu’elle était pratiquement plate avant.»

    Il serait plus facile de conclure avec les données. Mais, à l’oeil, non, je ne vois aucune accélération. La masse monétaire semble avoir doublé entre 1960 et 1970 (la courbe n’est pas du tout plate, l’échelle est simplement plus basse), ainsi qu’entre 1970 et 1980, et de même à chaque décennie.

    C’est un des pièges avec les graphiques. Une croissance fixe donne toujours l’impression d’une accélération. Quand on veut comparer des taux, on compare des taux, pas des quantités.

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      8 avril 2010 à 7 07 22 04224
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      @ Darwin,

      Ok, alors le graphique ne prouve pas mon point, mais il n’empêche quand même qu’un gouvernement n’a pas la liberté de gonfler la masse monétaire à outrance si celle-ci est liée au stock existant d’or. Même sans données empirique, c’est logique quand même.

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    8 avril 2010 à 7 07 02 04024
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    Darwin a raison, mais il y a une solution: une échelle logarithmique. Ce n’est pas pour rien que ça existe, c’est précisément pour ce genre de situation.

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    8 avril 2010 à 7 07 08 04084
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    « Ce qui veut dire que chaque dépôt de $100 peut « créer » jusqu’à $1000 de crédit à partir de rien. »

    Oui, mais à la condition de créer 900$ de dépôts en même temps. Il y a donc 1 billet de 100$ (ou 5 billets de 20$, ou …) qui a été physiquement produit par la banque du Canada mais 1000$ de dépôts et 1000$ de prêts.

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    8 avril 2010 à 7 07 31 04314
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    @ JP

    «Darwin a raison, mais il y a une solution: une échelle logarithmique.»

    J’ai failli ajouter cette solution à mon commentaire, mais une comparaison des taux de croissance est plus facile à interpréter qu’un graphique logarithmique.

    @ Philippe

    «il n’empêche quand même qu’un gouvernement n’a pas la liberté de gonfler la masse monétaire à outrance si celle-ci est liée au stock existant d’or»

    Les données ne prouvent nullement cette affirmation. L’association de la monnaie avec un métal n’est pour moi que du fétichisme. Une réglementation plus serrée du niveau des réserves est beaucoup plus efficace. On l’a vu lors de la dernière crise où les pays qui ont une réglementation plus stricte ont beaucoup mieux résisté. Cela dit, la réglementation pourrait être plus sévère à cet égard, même au Canada.

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    8 avril 2010 à 7 07 34 04344
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    Selon vous, à qui appartient la réserve fédéral américaine?

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      8 avril 2010 à 7 07 50 04504
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      @ Iota

      La Réserve Fédérale américaine est une banque privée, mais son président est nommé par le Président des États-Unis et doit être confirmé par le Sénat comme les membres de cabinet de l’exécutif. De plus, elle détient le monopole d’émission de billets de banques aux États-Unis. Privée, oui. Mais définitivement une créature d’état.

      @ Darwin

      Une réglementation plus serrée du niveau des réserves est beaucoup plus efficace. On l’a vu lors de la dernière crise où les pays qui ont une réglementation plus stricte ont beaucoup mieux résisté. Cela dit, la réglementation pourrait être plus sévère à cet égard, même au Canada.

      Mieux encore, retirez toutes les protections étatiques dont jouissent les banques et laissez-les faire face aux conséquences de leurs actes. Les règlementations bancaires actuelles ne font que créer des hasards moraux en isolant les banques des risques de faillite.

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    8 avril 2010 à 7 07 41 04414
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    «Il est donc important de se souvenir que la masse monétaire ne devrait jamais être plus grande que la production de l’économie.»

    En fait, la meilleure comparaison pour le graphique serait de comparer dans le temps le ratio entre la masse monétaire et le PIB. Cela permettrait de bien voir si l’évolution de la masse monétaire a perdu ou non son lien avec l’évolution de la quantité de biens et services produits.

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    8 avril 2010 à 8 08 36 04364
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    @Philippe

    Tout ce qu’il y a eu après la première guerre mondiale n’est pas un système étalon-or « libre ». Que l’on parle du gold-exchange standard ou de Bretton Woods, ces systèmes « hybrides » ont permi une inflation gargantuesque (le gold-exchange standard ayant d’ailleurs mené au crash de 1929 et à la Grande Dépression).

    Pour approfondir sur la création de monnaie, j’explique plus en détails ici:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/20/comment-les-banques-creent-de-largent-partie-2/

    Ce graphique montre peut-être mieux ce que tu essaies d’illustrer:

    http://seanwmalone.blogspot.com/2009/08/rise-fall-of-us-dollar-1800-2009.html

    Le dollar US a perdu environ 95% de son pouvoir d’achat depuis la création de la Fed. Avant la création de la Fed, son pouvoir d’achat variait au fil des guerres, mais était plutôt mean-reverting.

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      8 avril 2010 à 10 10 32 04324
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      @ Minarchiste

      Effectivement, ce graphique offre un très bel argument comment les banques centrales nous empoisonnent la vie

      Prices

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    8 avril 2010 à 9 09 02 04024
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    Même si la FED est une créature de l’état, ça demeure en soit une banque privée. Pas évident comme question, mais elle est la propriété de qui ?
    Sûrement d’un regroupement de banques privées.
    Je n’ai pas encore sondé ce point-là.

    J’ai une image équivalente. Quand je vais chez un concessionnaire automobile, je peux choisir le vendeur avec qui je veux faire affaire. Malgré mon choix, le vendeur, même s’il est à mon service, travaille essentiellement pour lui-même, autrement, il ne serait pas là. Donc dans la FED, le privé doit sûrement dégager des bénéfices de ses opérations. Ces bénéfices tombent dans d’autres poches que celles du publique. C’est un capitalisme d’état qui finit par épuiser l’état.

    En parallèle avec ça, dernièrement, 2 semaines max, Aimé avait fait remarquer que l’état du Dakota du Nord avait des finances d’état qui se tiraient beaucoup mieux d’affaire dû au fait que son système bancaire repose sur des bases publiques plutôt que privées. Il y a sûrement quelque chose à retenir de ce côté.
    Merci !

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      8 avril 2010 à 11 11 19 04194
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      @ Claudius

      Même si la FED est une créature de l’état, ça demeure en soit une banque privée. Pas évident comme question, mais elle est la propriété de qui ?
      Sûrement d’un regroupement de banques privées.
      Je n’ai pas encore sondé ce point-là.

      C’est un peu compliqué effectivement, mais ce qui est le plus important à retenir de ce système est que ceux qui en profitent sont le gouvernement, les banques et les fournisseurs du gouvernement qui reçoivent l’argent nouvellement produit par la Réserve Fédérale les premiers. Comme cet argent ne se propage pas instantanément dans toute l’économie, ceux qui le reçoivent les premiers profitent du fait que les prix ne sont pas encores ajustés à la nouvelle quantité de monnaie et donc n’ont pas encore augmenté. Ces personnes ont un plus grand pouvoir d’achat que ceux qui recevront l’argent plus tard, c’est à dire nous.

      C’est effectivement une taxe cachée qui transfère la richesse des plus pauvres vers les banques, le gouvernement et ses amis. Même si on enlève les banques de l’équation et on donne la planche à billets au gouvernement, le problème reste entier. Il n’y a qu’un moyen d’anéantir cette injustice, c’est de complètement désétatiser et décentraliser la monnaie et la meilleure monnaie pour ce type de système est une monnaie-denrée. De ce type de monnaie, l’or est le plus universellement accepté.

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    8 avril 2010 à 9 09 32 04324
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    @Claudius

    Les Federal Reserves appartiennent aux banques privées de leur juridiction.

    Cependant, les profits sont versés au Département du Trésor (donc au gouvernement fédéral).

    Le Chairman est nommé par le Président des États-Unis, mais tous les autres gouverneurs sont nommés par les banques privées.

    C’est assez compliqué comme structure…

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    8 avril 2010 à 22 10 40 04404
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    @ PD:

    Nous sommes tellement d’accord que je pense qu’on devrait se mettre à énoncer des solutions PRATIQUES. IMMEDIATES. Dites-moi quand vous serez prêt… 🙂

    @ Darwin: E.T. Call Home: pjca@iname.com

    JP: Dès que le rapport de l’abscisse à l’ordonnée est manipulé, on a seulement un procédé simpliste pour faire croire ce qu’on veut aux gens simples. Arnaque.

    Minarchiste: La valeur monétaire qui n’a pas une base réelle est simplement confisquée par les escrocs qui opèrent le système bancaire et sert en temps opportun à acquérir des biens réels, laissant un montagne de papier aux jocrisses. C’est ce qu’on est à faire depuis la « crise » planifiée de longue date qui a été mise en branle fin 2008.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/16/la-fuite-en-avant-2/

    Pierre JC Allard

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      9 avril 2010 à 12 12 21 04214
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      @ PJCA

      Nous sommes tellement d’accord que je pense qu’on devrait se mettre à énoncer des solutions PRATIQUES. IMMEDIATES. Dites-moi quand vous serez prêt… 🙂

      Vraiment? Vous avez renoncé à votre idéal de contrôle étatique de la monnaie alors? Ma position sur le rôle de l’État dans les questions monétaire reste inchangée. Je n’ai aucune confiance en l’État, pas plus qu’aux banquiers, d’avoir le contrôle de la monnaie. Je crois que personne ne devrait avoir ce pouvoir.

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      9 avril 2010 à 12 12 31 04314
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      « Cela permettrait de bien voir si l’évolution de la masse monétaire a perdu ou non son lien avec l’évolution de la quantité de biens et services produits. »

      En réalité, le rapport entre l’évolution de la masse monétaire et le PIB n’est pas vraiment pertinent, mais je remercie Darwin de pointer cette faiblesse dans mon argumentaire.

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    9 avril 2010 à 5 05 02 04024
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    @ Philippe qui écrit:

    « La Réserve Fédérale américaine est une banque privée, mais son président est nommé par le Président des États-Unis et doit être confirmé par le Sénat comme les membres de cabinet de l’exécutif. »

    Nommés par le président… à partir d’une liste fournie par nul autre que la FED. Mais effectivement, sans la LOI de 1913, par de cartel privé.

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    9 avril 2010 à 5 05 08 04084
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    Coïncidence ?

    C’est au début des années 70, que la Banque du Canada a complètement cessé d’inventer de l’argent à partir de rien et à 0% d’intérêt (pour le bénéfice des gvts), pour le dépenser directement dans l’économie.

    (Ce genre de système monétaire est prôné par les bérets blancs et les créditistes, et je ne trouve pas ça beaucoup mieux que le système actuel, où ce sont les banques privées qui inventent la majeure partie de la masse monétaire -à partir de rien- mais AVEC intérêts, Dans les 2 cas, les dérives possibles sont énormes.)

    Au début des années 70, environ 30% de l’argent inventé -tjrs à partir de rien- l’était directement par l’entremise de la Banque du Canada.

    Aujourd’hui, tous les gouvernements occidentaux empruntent cet argent -toujours inventé à partir de rien- aux banques privées et ce, avec intérêts.

    *

    Il y a 100 ans, 100% de la masse monétaire était appuyé sur du concret. Et l’inflation n’existait pratiquement pas (sauf pendant des crises/guerres où les gouvernements « lâchaient » l’étalon-métal).

    *

    En 1971, Nixon a décrété que le dollar US ne serait plus appuyé par de l’or (fin de la convertibilité en or). Ce fut le début de la plus longue période inflationniste de l’histoire moderne. Nous appelons ça la « crise du pétrole ».

    Faux (en grande partie):
    Étant donné que le pétrole est libellé en dollars US sur les marchés mondiaux, c’est la baisse de la valeur du dollar qui est en grande partie responsable de la « crise du pétrole ».
    L’OPEP y a joué qu’un rôle marginal.

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    9 avril 2010 à 5 05 21 04214
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    @ Philippe qui écrit:

    « Il n’y a qu’un moyen d’anéantir cette injustice, c’est de complètement désétatiser et décentraliser la monnaie et la meilleure monnaie pour ce type de système est une monnaie-denrée. De ce type de monnaie, l’or est le plus universellement accepté. »

    Je désir (mais je sais que cela n’arrivera probablement pas avant que TOUT soit centralisé au niveau mondial -par une monnaie mondiale, inventée à partir de rien- et qu’ensuite, tout s’écroule, etc), que nos étalons d’échanges soient totalement libres. Donc, argent-métal, le cuivre, la platine, les autres métaux, les pierres précieuses, etc, donc TOUT ce qui ne peut être inventé à partir de rien et ce, par qui ce soit.

    Là, PLUS personne pourra décider pour tous. Plus personne pourra avoir le contrôle sur la masse monétaire (et ce, d’aucunes façons) et donc, là et seulement là, tous nos droits sacrés seront -enfin- protégés…

    Ceux qui contrôlent la monnaie, contrôlent vraiment tout. Et -selon moi- l’histoire de l’oppression de nos civilisations humaines, peut se résumer à ceux qui contrôlent ces étalons -vs- ceux qui se voient abusés par eux.

    Si c’est 100% le peuple (ou chacun des individus) qui contrôle la monnaie, c’est 100% le peuple qui a le pouvoir. Si c’est 100% une autorité centrale qui décide, c’est cette « autorité », qui a 100% du pouvoir. Etc.

    Trop simpliste comme analyse?

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    9 avril 2010 à 7 07 14 04144
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    « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. Car, aujourd’hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d’autrui. Ce sentiment, on n’ose l’afficher, on se le dissimule à soi-même; et alors que fait-on? On imagine un intermédiaire, on s’adresse à l’État, et chaque classe tour à tour vient lui dire: ‘Vous qui pouvez prendre loyalement, honnêtement, prenez au public, et nous partagerons.’ Hélas! l’État n’a que trop de pente à suivre le diabolique conseil; car il est composé de ministres, de fonctionnaires, d’hommes enfin, qui, comme tous les hommes, portent au cœur le désir et saisissent toujours avec empressement l’occasion de voir grandir leurs richesses et leur influence. L’État comprend donc bien vite le parti qu’il peut tirer du rôle que le public lui confie. Il sera l’arbitre, le maître de toutes les destinées: il prendra beaucoup, donc il lui restera beaucoup à lui-même; il multipliera le nombre de ses agents, il élargira le cercle de ses attributions; il finira par acquérir des proportions écrasantes.  »

    – Bastiat

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    9 avril 2010 à 18 06 21 04214
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    @ Philippe

    «En réalité, le rapport entre l’évolution de la masse monétaire et le PIB n’est pas vraiment pertinent, mais je remercie Darwin de pointer cette faiblesse dans mon argumentaire.»

    Ça me fait plaisir de faire ce que je ne voulais pas faire !

    Mais, bon, si les données n’appuient pas votre argumentaire sur l’impact de l’étalon or, ni celui sur le lien entre le PIB et la masse monétaire, que reste-t-il ? Que l’État est à blâmer, parce que c’est l’État ?

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      9 avril 2010 à 20 08 38 04384
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      @ Darwin

      Mais, bon, si les données n’appuient pas votre argumentaire sur l’impact de l’étalon or, ni celui sur le lien entre le PIB et la masse monétaire, que reste-t-il ? Que l’État est à blâmer, parce que c’est l’État ?

      Non, tout le système monétaire corporatiste qui fait que ce sont les riches et puissants qui exploitent les pauvres et les faibles. Vous devriez être au moins un peu sympathique à ça, non?

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    9 avril 2010 à 21 09 49 04494
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    @ Philippe

    «Vous devriez être au moins un peu sympathique à ça, non?»

    Si c’était la seule, ou même une des principales raisons des inégalités, bien sûr que j’y serais sympatique. Mais, non, je ne le suis pas, car la monnaie et ses modes de création ne sont que des instruments dans l’établissement et l’accroissement des inégalités, pas des causes.

    Les causes reposent sur bien d’autres facteurs : pauvreté et faible scolarité des parents (surtout de la mère, selon toutes les études), inégalités des talents, malchance, aléas de l’existence, intérêts, maladie physique et mentale, etc.

    Pour intervenir sur ces causes, il est clair qu’une bonne redistribution des revenus et l’accès à l’éducation sont les moyens les plus efficaces d’intervention, car ils agissent non seulement sur les personnes aidées, mais aussi sur la génération à venir.

    Alors, la monnaie…

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    9 avril 2010 à 22 10 20 04204
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    Ma solution est une émission de monnaie ou chaque chaque unité correspond à une valeur réelle et ou la valeur globale des biens (assets) – ceux qui appartiennent à l’État et ceux qui ne lui appartiennent pas – est tranparente.

    Une évaluation, une émission, un rapport a maintenir à jour. Simple. Le numéraire précédent est une dette de la collectivité, imputée a chacun au prorata de ses avoirs… et qui se rembourse surtout par une inflation étalée sur un temps N.

    On en arrive à une monnaie dont la valeur peut s’exprimer en pétrole, en chocolat ou en n’importe quelle denrée. En or, si vous voulez, ce qui est votre objectif, mais toute la conversion est contrôlée.

    Est-ce que vous suggérez sérieusement qu’on arrête simplement d’imprimer des billets et que toute la valeur monétaire actuelle soit mise au crédit de ceux qui ont l’or en leur possession ?

    Quelle mesure pratique immédiate proposez-vous pour qu’on sorte du piège actuel ?

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/07/05/regler-la-crise-financiere/

    Pierre JC Allard

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      13 avril 2010 à 17 05 49 04494
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      @ PJCA

      Ma solution est une émission de monnaie ou chaque chaque unité correspond à une valeur réelle et ou la valeur globale des biens (assets) – ceux qui appartiennent à l’État et ceux qui ne lui appartiennent pas – est tranparente.

      Une évaluation, une émission, un rapport a maintenir à jour. Simple. Le numéraire précédent est une dette de la collectivité, imputée a chacun au prorata de ses avoirs… et qui se rembourse surtout par une inflation étalée sur un temps N.

      Votre solution implique de donner à l’État le pouvoir d’émettre la monnaie. C’est un pouvoir qu’il est trop facile d’abuser pour remettre dans les mains de politiciens. Pour moi c’est bonnet-blanc blanc-bonnet.

      On en arrive à une monnaie dont la valeur peut s’exprimer en pétrole, en chocolat ou en n’importe quelle denrée. En or, si vous voulez, ce qui est votre objectif, mais toute la conversion est contrôlée.

      Vous avez mal compris mes propos je crois. Du temps où il existait un véritable étalon-or, les billets de banque n’ont jamais été autre chose qu’un reçu de la banque pour une certaine quantité d’or ou d’argent. Personne ne vivait sous l’illusion que les billets eux-même étaient la monnaie. Il ne s’agit pas d’une convertibilité de la monnaie en une denrée. La monnaie est la denrée. Le dollar était en réalité 1/20e d’once d’or, la livre sterling était 1/5e d’once d’or.

      Est-ce que vous suggérez sérieusement qu’on arrête simplement d’imprimer des billets et que toute la valeur monétaire actuelle soit mise au crédit de ceux qui ont l’or en leur possession ?

      Quelle mesure pratique immédiate proposez-vous pour qu’on sorte du piège actuel ?

      Bien sûr que non. De toute façon, les plus gros détenteurs d’or ne sont pas des particuliers mais des gouvernements et le FMI. La solution au problème est tout simplement d’établir un étalon. Murray Rothbard avait proposé (pour le dollar US) de calculer l’argent en circulation (il utilisait un indice qu’il appelait le TMS, ou True Money Supply) et ensuite le diviser par le nombre d’onces d’or que possède le trésor américain et la Réserve Fédérale. De nos jours, ça arriverait autour de 1/5000e d’once d’or pour un dollar US. La même méthode pourrait s’appliquer à n’importe quelle autre devise. L’étape suivante serait tout simplement d’abolir la banque centrale et de retirer toute protection de l’état pour les banques (incluant l’assurance-dépôt).

      Les notes de papier peuvent être émises par les banques dans un tel système et ne servent en réalité que comme reçus de dépôt échangeables. Personne n’aurait le monopole d’émission de monnaie et donc personne n’en aurait le contrôle.

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    10 avril 2010 à 21 09 54 04544
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    La question n’est pas facile, mais comme on vit encore dans le système actuel, mieux vaut encore parler de solutions actuelles. Quand le système sera complètement mourru, on verra à en mettre un autre sur pied, construit sur mesure pour les besoins de la population et non des banquiers privés et des politiciens qui servent d’autres intérêts particuliers comme les lobbys. Nos gouvernements ont d’autres maîtres à servir que la population… La confiance n’y est plus.

    La dette du pays est odieuse, parce que le système des banquiers est aussi odieux. Les dettes odieuses n’ont pas de légitimité, et on ne peut rembourser plus que ce que l’on a reçu au départ, si oui, c’est la fin, Game Over ! Voilà un problème de réglé. Quelqu’un peut valider mon point de vue ?

    Voici un article publié aujourd’hui dans un site que j’aime bien; Fortune, par-delà la crise.
    Titre d’aujourd’hui: L’effondrement des états.
    http://fortune.fdesouche.com/15977-leffondrement-des-etats

    Merci !

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    10 avril 2010 à 22 10 43 04434
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    Validé.

    À propos de la dette odieuse:

    Dette odieuse

    En loi internationale, une dette odieuse est une théorie juridique qui soutient que la dette nationale encourue par un régime pour des buts qui ne servent pas les meilleurs intérêts de la nation, tels que des guerres d’agression, ne devrait pas être appliquée. Ce type de dette est ainsi considéré par cette doctrine comme étant une dette personnelle du régime qui l’a encouru et non celle de l’État. D’une certaine façon, le concept est similaire à l’invalidité de contrats sous coercition. (Source)

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    11 avril 2010 à 9 09 28 04284
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    Lisez le Livre Bleu no 1 et vous comprendrez ce qu’est le système monétaire: une belle arnaque oui!

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    11 avril 2010 à 9 09 29 04294
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    Oh et en passant, 75% (et même plus) de l’Or qui existe sur Terre se trouve dans des coffres à New York, entre les mains des illuminati, alors pas la peine de chercher trop loin…

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    11 avril 2010 à 11 11 18 04184
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    @ Simon

    Ce qui est troublant, c’est l’histoire des lingots d’or de 400 onces fourrés au tungstène. Est-ce que ça entre aussi dans le principe de « Créer de la richesse » ?

    Très bons articles reproduit à plusieurs endroits en Novembre 2009, dont ici sur le site Fortune:
    http://fortune.fdesouche.com/9331-combien-dor-reste-t-il-vraiment-a-fort-knox

    http://fortune.fdesouche.com/6330-16-000-tonnes-de-faux-lingots-d%e2%80%99or-au-tungstene

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    12 avril 2010 à 2 02 39 04394
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    L’idée simpliste de ne pas rembourser la dette publique, veut dire que ne seront plus payés vos REER , que vos dépôts en banque ne vaudront plus plus rien, que vos assureurs deviennent insolvables… vous êtes surs que vous ne préfèreriez pas qu’on le fasse autrement ? Comme en étalant la dette sur tous au prorata de leur richesse ?

    Pierre JC Allard

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    12 avril 2010 à 3 03 21 04214
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    Pierre,

    La question n’est pas de savoir si on va rembourser la dette ou pas – bien que je me demande pourquoi on rembourserait des montants fictifs – mais bien de savoir QUI doit les rembourser. Dans le concept de la dette odieuse, si les dettes encourues par un régime quelconque n’étaient pas dans l’intérêt du peuple, ou pis, contre ses intérêts, le peuple n’est pas tenu de rembourser ces dettes, seul l’est le régime, les tyrans, les connards qui nous tient de « leaders ».

    Je n’ai pas à rembourser les dettes encourues pour la guerre en Afghanistan ($20 milliards+) et encore moins l’argent des plans de sauvetages des banques à charte canadienne ($200 milliards).

    D’étaler leur dette sur mon dos, au prorata, serait un acte qui commande un soulèvement populaire immédiat et le renversement de ce gouvernement, en plus de les trainer en Cour pour fraude et crime financier, en plus de crimes de guerre, etc.

    En gonflant la masse monétaire avec ces dollars-dette, il créent une inflation qui réduit à néant la valeur de nos dépôts à la banque et les REER qui ne vaudront plus rien de toute façon.

    Et si je dois renoncer à mes épargnes pour faire cesser l’endettement inutile finançant la mort de millions de personne au Moyen-Orient et de riches banquiers privés, et bien soi.

    À bas la dette créé par trahison, à bas les guerres criminelles, à bas les banquiers privés!

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    12 avril 2010 à 7 07 00 04004
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    La dette nationale du pays comme de la province n’est pas encore invivable. Tant qu’il y a de l’huile dans le moteur, ça va. Les biens et services s’échangent encore très bien. Mais tranquilement, le gouvernement creuse notre tombe collectivement avant de nous pousser dedans. La fosse commune est prête… En marchant avec les banquies privés les gouvernements nous montent une dette odieuse qui ressemble plus à un acte de mort signée d’avance. Le point de rupture viendra le jour où il faudra tout rembourser, rubis sur l’ongle… Mais comment ??? Comme une hypothèque de maison, même si on étalait la dette sur 1000 ans, sans emprunter un seul sous de plus, on la paierait combien de fois, cette dette initiale avant intérêt ??? Pas plus remboursable même étalée sur l’éternité, vous comprenez ? Les dés sont pipés au départ C’EST TRÈS CLAIR !

    Le pays a le droit d’émettre de l’argent neuf, libre d’engagement privé, et autant qu’il le juge nécessaire. Nos gouvernements refusent cette approche !!! On parlait de la monnaie-troc l’autre jour, une transfusion de $-troc pour combler l’hémorragie de $-actuels, mais de toute façon, même avec une 2′ devise en circulation, on ne ferait que nourrir la bête qui en redemanderait davantage. Il faudra un jour couper le cercle vicieux pour régler le problème.

    Il y a un autre aspect qui n’a pas encore été abordé. Vous savez, si je décide d’aller vivre au Nouveau-Brunswick, je ne suis plus lié à la dette du Québec, parce que je ne serais plus alors ‘Québécois’ comme résident. La dette est associé à ceux qui vivent sur son territoire SEULEMENT. Ou plus drôle encore, alons tous vivre au Yukon ou au Nunavut, ou plus près, sur une réserve indienne… Les autochtones, sont-ils libres d’impôt ? Ou accordons aux autochtones la pleine juridiction de toute la province… Ils revendiquent beaucoup de territoire, alors accordons leur toute la province… On sera donc libéré de l’impôt ! Quelle est la juridiction canadienne la moins endettée au Canada ? Au pire aller, déménageons de pays vers celui qui n’a pas de dette tout court. Les gouvernements n’ont aucune prise sur les individus pour régler la ‘facture’. Ils n’ont de prise que sur la citoyenneté de l’individu. Il ne resterait qu’un canadien vivant au Canada, il devrait à lui seul l’ensemble de la dette du Canada ! Si on évacue le pays à cause de la dette, il deviendra la propriété des banquiers, comme on dit, c’est écrit dans le ciel. C’est pour ça que le transfert de la dette sur le dos des individus comme une dette personnelle, ça ne tient pas la route. On s’en libère simplement en allant vivre ailleurs. On devient alors des réfugiés économiques, comme les haïtiens… Mais eux, n’ont plus de dette ! Si vous avez le sens de l’humour, demandons à Haïti que le Canada dans son ensemble devienne une province haïtienne, ainsi on remettra le compteur à zéro ! Bonne réflexion !

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    12 avril 2010 à 7 07 45 04454
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    @ Claudius qui écrit:

    « La question n’est pas facile, mais comme on vit encore dans le système actuel, mieux vaut encore parler de solutions actuelles. Quand le système sera complètement mourru, on verra à en mettre un autre sur pied »

    Au contraire, la solution est facile. C’est de se décrocher le plus possible de ce système, TOUT de suite, AVANT qu’il ‘mourru’. 😉

    Lorsqu’on bateau coule, c’est le temps d’embarquer dans de petites chaloupes. Ou mieux encore, ce serait même mieux de ne pas prendre ce « titanic ».

    Pour les faux métaux, il existe des moyens technologiques ou même non-technologiques, pour vérifier leur vraie nature…

    @ Tous:

    Comme j’écrivais dans mon petit commentaire ici:
    http://les7duquebec.wordpress.com/2009/03/31/le-nouvel-ordre-mondial-saffiche-publiquement/comment-page-4/#comment-14088

    Le but ultime de ceux qui se pensent en contrôle de ‘tout’ (ils sont victimes de leurs propres illusions selon moi, mais passons pour l’instant), c’est d’amener une masse d’individus politisés à se révolter violemment contre les banquiers, contre l’establishment, contre certains « puissants », etc, que les médias de masse ou les soi-disant médias alternatifs ciblent… pour établir les derniers maillons de contrôle. C’est classique comme méthode. Il faut -selon ces personnes que nous voyons jamais nul part- détruire tous les gouvernements, toutes les banques, toutes les religions, etc et ceux qui pensent « gagner » en attaquent de façon frontale en reversant ces « pouvoirs » et structures actuelles, ne sont que des outils au service des personnes une « nous ne voyons pas ». La solution, si je ne me trompe pas dans mes analyses? Ne jamais recourir à la violence. Trouver des façon de réveiller le plus de personnes à ces réalités. Trouver des façon de bâtir nos propres moyens de subsistances, etc.

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    12 avril 2010 à 7 07 48 04484
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    2 erreurs flagrantes:

    « Lorsque LE bateau coule »

    « ne sont que des outils au service des personnes QUE « nous ne voyons pas »

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    12 avril 2010 à 8 08 59 04594
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    @ Sébas

    Tant qu’il y a des échanges libres de biens et services, ça va. Mais le jour où ce principe ne fonctionne plus, et il n’est pas loin, là, ça sera le temps de faire autrement. Entre temps, je crois qu’on a encore besoin de l’argent canadienne pour acheter du gaz pour faire rouler la voiture, n’est-ce pas ? Chaque chose viendra en son temps. Ce qui est pourri va tomber. Là-dessus, je suis optimiste. Mais en attendant il faut savoir composer avec le système tel qu’il est. C’est plate à dire j’en conviens. À mon travail, je ne me fait pas encore payer avec des patates. Je voudrais bien, mais c’est pas possible. 😉

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    12 avril 2010 à 22 10 18 04184
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    Dans un article publié aujourd’hui, je voudrais citer ici un lecteur du site ‘Fortune, Par-delà la crise’. Il se nomme Alcide. Voir son commentaire à la suite de l’article suivant.

    http://fortune.fdesouche.com/16308-irlande-cherche-reprise-desesperement

    Il résume très bien lui aussi l’histoire de la dette et l’attitude juste à avoir à ce sujet. J’aurais pu faire un copier-coller, mais allez voir vous-même, ça vaut le détour ! Il n’a pas la langue de bois !!!

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    13 avril 2010 à 11 11 50 04504
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    Hugo Chavez et le Venezuela ont compris ce qu’il fallait faire: dire ADIEU à la Banque Mondiale et au FMI.

    Il faudrait adopter une politique semblable au Québec, mais pour ce faire, encore faudrait-il un politicien avec le coeur à bonne place comme Chavez, ce qui ne risque pas d’arriver ici…

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    13 avril 2010 à 12 12 29 04294
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    @ François

    « La question n’est pas de savoir si on va rembourser la dette ou pas – bien que je me demande pourquoi on rembourserait des montants fictifs – mais bien de savoir QUI doit les rembourser. »

    Tout le monde va la rembourser. On va la rembourser par l’émission et le distribution d’une nouvelle monnaie. Pourquoi ? Parce que cette dette est due à des pauvres totalement innocents et qu’il faut bien qu’ils mangent. Comme il faut bien colmater le trou dans bateau, même si on n’en est pas responsable.

    Cela fait, alors, on doit se demander que faire des responsables. Saisir tous leurs biens réels et les exécuter serait justice. Si un État autoritaire ne le fait pas, on peut penser que l’entreprise privée et l’initiative individuelle s’en chargeront

    Ne pas perdre une minute, cependant, a récupérer et distribuer une monnaie sans valeur sauf pour consommation immédiate; ce n’est qu’une autre façon de retarder le règlement des vrais comptes,

    PJCA

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    13 avril 2010 à 14 02 57 04574
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    Rembourser l’impossible en donnant l’impossible ?
    Puisque tous les pays du monde seront en faillite, n’est-ce pas là, la clef de voûte du NWO ??? On échangerait les dettes nationales contre les souveraineté nationales ??? C’est le but recherché depuis le début. Quelques années encore, et ce sera fait ! On perçoit la situation différemment si on se trouve d’un côté de la clôture, ou de l’autre…

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    20 mars 2011 à 16 04 07 03073
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    @Philippe David
    Vous dites « Il n’y a qu’un moyen d’anéantir cette injustice, c’est de complètement désétatiser et décentraliser la monnaie ». Je suis d’accord avec la désétatisation de la monnaie. Il faut que l’Etat abroge les interdictions de créer de la monnaie, et les interdictions d’utilisation des autres monnaies.

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    9 avril 2011 à 16 04 27 04274
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    @Philippe David
    Vous écrivez « Les économistes de l’école autrichienne sont pour la plupart, en faveur d’une monnaie étalonnée avec des banque qui maintiennent une réserve à 100% ». Ce n’est pas tout à fait exact. Seul Rothbard le soutient. Mises soutenait une « réserve 100% or » uniquement dans le cadre d’une monnaie étatique. Mises avait bien compris que la réserve fractionnaire était possible.

    Un billet de banque du 19e siècle était une promesse de verser de l’or, et non pas exactement un certificat de dépôt de l’or. C’est une différence juridique essentielle. Une banque ne commet donc aucune fraude à émettre plus de billets que l’or qu’elle possède. En effet, si un porteur de billet exige de l’or, la banque vendra qq actifs liquides pour honorer sa promesse. La banque versera, à ce porteur de billet, un intérêt de retard. Il sera ainsi dédommagé d’un éventuel délai d’attente.

    Ce moindre stock d’or permettra à la banque à réserve fractionnaire de réduire le coût de l’immobilisation d’un capital en or. Donc la banque aura des charges moindres. Elle proposera des taux d’intérêts plus bas. C’est comme le surbooking des sièges d’avion. Les passagers acceptent volontiers que parfois, ils attendront l’avion suivant pour partir. Pour celui qui accepte le risque du surbooking, les places d’avion sont moins chères.

    Si la banque à réserve fractionnaire possède suffisamment d’actifs liquides, les porteurs de billets n’ont pas plus de risque qu’avec une banque à « réserves 100% or ». Par exemple, si la banque gère dix fois plus d’actifs de « biens physiques » que la monnaie émise, son risque de manquer d’or est si faible qu’il est pratiquement égal à zéro.

    Le risque d’un cambriolage de la banque à « réserve 100% or » est faible, mais il existe. Ce risque doit être comparé avec le risque que les actifs de la banque baissent de 90% de leur valeur initiale. Je crois qu’un un cambriolage est plus probable. Il en résulterait qu’une telle banque à réserve fractionnaires serait plus fiable qu’une banque à « réserve 100% or ».

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    31 juillet 2011 à 21 09 57 07577
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    Les gens dans leur vie quotidienne et la production, le besoin de diverses formes de richesse. Par exemple: Il a besoin de vêtements, la nourriture, le logement, les véhicules et autres richesses. Couvert le corps avec des vêtements, des anti-froid capacité à impériale, la nourriture est de fournir de la chaleur et de supprimer la capacité de la faim; l’espace de logement avec le monde extérieur dans un certain degré d’isolement, avec le reste du séjour, la capacité de fournir des lieux, les besoins de la production des lumières, le charbon , les moteurs de la richesse, la lumière, la chaleur et la lumière pour le charbon a la capacité d’émettre un grand nombre de la chaleur de combustion de charbon, faire fondre le minerai de fer a fourni la possibilité de faire tourner le moteur avec des capacités de la machine. Peut être vu, la capacité de ceux qui ont une certaine forme de matériel, tous les appelés de la richesse. C’est une compréhension de haut niveau pour les gens de la richesse.

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    8 février 2012 à 20 08 26 02262
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    La vitroice revient en effet a Estelle, mon maitre, je m’incline… :-)Je sais maintenant a quoi ressemble le mamey !Merciiiii.

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