Сrise grecque: Washington redoute un regain d’influence russe en Europe

 

Source :  INFOBREF – No 394 – Juillet 2015

Elisabeth Studer – 21.06.2015 – www.leblogfinance.com 

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La Maison blanche est passée à côté de l’évènement majeur de ces dernières semaines – la crise grecque. Selon le Washington Times, le contexte actuel risque de renforcer l’influence de Moscou en Europe.

Si Athènes se tourne vers Moscou suite à l’absence d’accord avec ses créanciers, la crise grecque risque de se transformer en problème de sécurité nationale pour les États-Unis, rapporte le quotidien américain Washington Times.

Washington, qui ne prend pas une part active au règlement de la situation en Grèce, oublie un détail important: si l’UE échoue à imposer son scénario à Athènes, la Russie pourrait renforcer son influence dans la région. En outre, la confiance des Européens envers l’UE et l’Otan sera écornée.

« La Maison Blanche se concentre sur la résolution de tâches moins importantes. L’administration s’occupe des problèmes de Cuba, du changement climatique. Ils font de leur mieux pour que l’accord avec l’Iran soit possible », a fait savoir Henry Nau, qui fut membre du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis sous le président Reagan.

Selon lui, Washington devrait agir de façon plus opérationnelle concernant la crise grecque, car la Russie pourrait utiliser tout atermoiement des pays occidentaux en sa faveur en renforçant ses relations avec la Grèce, État membre de l’Otan.

« En attribuant une aide financière à Athènes, Moscou pourrait obtenir un accès aux précieux ports de la Méditerranée. En outre, la Russie pourrait acquérir un nouvel allié capable de bloquer toute action antirusse entreprise par l’Otan, car les décisions de l’alliance militaire doivent être adoptées à l’unanimité », a expliqué Luke Coffey, analyste du cabinet de lobbying The Heritage Foundation.

Dimanche 5 juillet, un référendum d’ores et déjà qualifié d’historique s’est tenu en Grèce. 61% des électeurs ont dit « non » à l’ultimatum de la Troïka (UE, FMI, BCE) sur la poursuite du financement en échange de réformes. L’avenir est désormais flou, et l’on ignore quelles seront les conséquences de cet événement pour Athènes, l’UE et le monde entier.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150708/1016900266.html#ixzz3fSRTV3OV

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Crise grecque : le beau geste de la Turquie

 

30 06 2015-Alors que le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, a confirmé mardi que la Grèce ne rembourserait pas mardi soir les quelque 1,5 milliard d’euros qu’elle doit au Fonds monétaire international (FMI), la Turquie a annoncé qu’elle souhaitait offrir son aide à son voisin.

 

Ankara et Athènes sont peut-être voisins, mais les relations ont rarement été au beau fixe. C’est pourtant sur fond de crise que la Turquie a tendu la main à la Grèce.

Le Premier ministre islamo-conservateur turc de l’AKP, Ahmet Davutoglu a offert mardi l’aide de son pays à la Grèce, au bord du défaut de paiement, en s’affirmant prêt à étudier « toute proposition de coopération » avec son voisin.

« Nous voulons que la Grèce soit forte (…) nous sommes prêts à aider la Grèce à se sortir de la crise économique en coopérant dans le tourisme, l’énergie, le commerce », a déclaré le Premier ministre turc lors d’un discours devant les députés de son parti.

Il a également précisé que la Turquie va « prendre contact avec la Grèce pour organiser une réunion de coopération à haut niveau dès que possible, afin d’étudier des mesures conjointes sur la crise financière » qui affecte son voisin grec.

De son côté, le ministre de l’économie turc Nihat Zeybekci a fait savoir que cette proposition est officielle, et « qu’elle va être évaluée », selon le journal grec Ekathimerini.

 Le parti kurde HDP, soutien de Syriza

Les deux coprésidents du principal parti kurde de Turquie, le HDP, grand vainqueur des élections législatives du 7 juin, et allié du parti Syriza au pouvoir en Grèce, ont réaffirmé mardi de leur côté leur « solidarité avec le peuple grec et son gouvernement ».

« Nous pensons que, plutôt que d’imposer des politiques d’austérité aux peuples européens, il existe des solutions plus raisonnables et acceptables », ont ainsi déclaré  Figen Yüksekdag et Selahattin Demirtas, les deux chefs de file du Parti démocratique des peuples (HDP).

De nombreux observateurs qualifient le Parti démocratique des peuples de « Syriza à la turque ». Cette formation, née d’un parti kurde, a élargi ses ambitions et son discours, aspirant à séduire l’électorat kurde, mais aussi les déçus de l’AKP et des partis d’opposition traditionnels.

Chypre, le nœud gordien des relations greco-turques

Les relations entre la Turquie et la Grèce restent difficiles en raison notamment du conflit qui les oppose sur Chypre, coupée en deux depuis 41 ans. En 1974, en réponse à un coup d’Etat organisé par la Grèce en vue d’un rattachement de l’île, et à la suite d’une période de fortes tensions entre les deux communautés, la Turquie intervient militairement.

Depuis, la communauté chypriote grecque vit au sud de l’île, et  les Chypriotes turcs sont regroupés au nord, au sein de la « République turque de Chypre Nord » autoproclamée en 1983, mais qui  n’est reconnue que par la Turquie.

Malgré la reprise des discussions en 2014, les pourparlers de paix sous l’égide de l’ONU n’ont toujours pas débouché sur un règlement du conflit.

 

2 pensées sur “Сrise grecque: Washington redoute un regain d’influence russe en Europe

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    26 juillet 2015 à 8 08 47 07477
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    Syriza et les socialistes français travaillent pour les même patrons…

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    26 juillet 2015 à 21 09 45 07457
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    @ TOUS
    Je ferai remarqué que cette formulation – cette présentation de la situation entre l’État bourgeois Grec et l’État capitaliste turque est celle de la bourgeoisie mondiale. Le gauchiste écrit ci-haut « Les relations entre la Turquie et la Grèce restent difficiles en raison notamment du conflit qui les oppose sur Chypre, coupée en deux depuis 41 ans. En 1974, en réponse à un coup d’Etat organisé par la Grèce en vue d’un rattachement de l’île, et à la suite d’une période de fortes tensions entre les deux communautés, la Turquie intervient militairement. »

    Oui la bourgeoisie grecque à cette époque – loin de la crise systémique intensive actuelle cherchait à s’emparer d’un nouveau marché et OUI la bourgeoisie turque a lancer sa chair à canon ouvrière en guerre sur Chypre.

    Mais le prolétariat grecque, turque, chypriote n’a absolument rien à voir avec ces manigances terroristes et pour cette raison on ne doit pas écrire LA GRÈCE ET LA TURQUIE ET CHYPRE sans distinguer quelle classe sociale est à la manœuvre entrainant le reste de la nation dans l’aventure impérialiste désespérée.

    Robert Bibeau

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