Les États-Unis et Cuba

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(Lisez plutôt ce monceau d’inepties de la part du journaliste du Devoir.  Cuba n’était pas en affrontement contre les USA. Ce sont les USA qui boycottent CUBA depuis 50 ans et qui refusait de rétablir les relations diplomatiques. Ce sont les USA qui ont manigancé  20 attentats contre Fidel Castro chef de l’État cubain.  Cuba n’a jamais organisé une seule tentative de meurtre contre un Président américain.   Cuba n’a jamais tenté d’envahir les États-Unis. Les USA l’ont fait à la Baie des Cochons en 1961, dès le début du régime castriste, forçant ce régime à se réfugier auprès de l’autre grande puissance impérialiste de l’époque, l’Union Soviétique.  Enfin, il semble que les impérialistes américains aient des plans pour le Nouveau Cuba de Raoul Castro.  Les ouvriers cubains n’ont rien a gagné de ce rapprochement diplomatique NDLR).

Source Le Devoir 18.12.2014  http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/427053/relations-etats-unis-cuba-un-nouveau-chapitre-s-ouvre?utm_source=infolettre-2014-12-18&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Les États-Unis et Cuba mettent fin à plus d’un demi-siècle d’affrontement stérile : le président américain, Barack Obama, a annoncé mercredi, dans une allocution télévisée, qu’il chargeait son secrétaire d’État, John Kerry, de négocier avec les autorités cubaines la normalisation, avec échange d’ambassadeurs à la clé, des relations diplomatiques entre les deux pays, qui ont été rompues le 3 janvier 1961.

Peu après le discours du président américain, son homologue cubain, Raúl Castro, s’est adressé à ses compatriotes et aux spectateurs du monde entier pour confirmer qu’une page importante de l’Histoire était en train d’être tournée.

Les changements spectaculaires annoncés mercredi résultent de 18 mois de négociations secrètes entre Cuba et les États-Unis, pourparlers qui se sont déroulés en grande partie au Canada et qui ont été activement encouragés par le pape François, lequel a été l’hôte de la dernière séance.

Mardi, Barack Obama et Raúl Castro ont conversé au téléphone pendant trois quarts d’heure. C’était le premier entretien entre dirigeants des deux pays depuis plus de 50 ans, si l’on excepte la brève poignée de main entre les deux hommes à Johannesburg, lors des funérailles de Nelson Mandela en décembre 2013.

Blocus économique maintenu

Le changement de politique à l’égard de Cuba a été rendu possible, au moins en partie, grâce à la libération d’un ressortissant américain, Alan Gross, qui était depuis cinq ans retenu prisonnier sur l’île. L’échange impliquait aussi trois espions cubains emprisonnés aux États-Unis et un espion américain détenu à Cuba depuis près de 20 ans.

« Nous mettrons fin à une approche dépassée qui n’a rien fait pour servir nos intérêts et nous commencerons à normaliser les relations entre nos deux pays », a déclaré mercredi midi depuis la Maison-Blanche, ajoutant : « Todos somos Americanos »(« Nous sommes tous Américains. »)

En plus d’annoncer la reprise de relations diplomatiques normales avec Cuba, Barack Obama a fait savoir mercredi qu’il allait demander au Congrès de lever l’embargo en vigueur depuis octobre 1960, ce qui s’annonce difficile vu les majorités républicaines dans les deux chambres.

Le président démocrate a dit qu’entre-temps, son gouvernement allait permettre aux Américains ayant de la famille à Cuba d’y envoyer plus d’argent, et de rendre plus faciles les déplacements pour des raisons familiales, culturelles, scientifiques, religieuses et journalistiques. Mais il n’est toujours pas question d’autoriser les Américains à voyager en simples touristes dans l’île. Il devrait par ailleurs devenir possible d’utiliser des cartes de débit et de crédit américaines à Cuba.

« Nous avons réalisé des progrès dans la recherche de solution dans des domaines d’intérêt réciproque pour nos deux pays », a affirmé le chef de l’État cubain. Confirmant l’objectif d’en arriver à une reprise des relations diplomatiques, Raúl Castro a ajouté : « Cela ne signifie d’aucune façon que le coeur du problème est résolu : le blocus économique, commercial et financier, qui cause des dommages économiques et humains énormes à notre pays, doit cesser. »

M. Obama s’est défendu de renoncer à voir la démocratie s’établir à Cuba, mais il a admis que les méthodes choisies jusqu’ici ont échoué. « Nous ne pouvons pas continuer à faire la même chose et nous attendre à obtenir des résultats différents », a observé le président.

Qu’à cela ne tienne, le sénateur républicain Marco Rubio de la Floride, qui est fils d’immigrants cubains, a qualifié la nouvelle politique de Barack Obama de « concession supplémentaire à une tyrannie ». Le président a également essuyé des critiques venant de son propre parti. Il n’en reste pas moins que la plupart des Américains estiment qu’il est temps de changer de politique à l’égard de Cuba.

« La politique étrangère constitue un domaine où le président est relativement libre d’agir à sa guise, fait remarquer Graham Dodds, professeur de science politique à l’Université Concordia. Nous savons que Barack Obama éprouve de la difficulté à faire adopter des mesures au Congrès et que cela deviendra encore plus difficile en janvier. Les républicains pourront refuser de voter les fonds nécessaires pour l’ouverture d’une ambassade à Cuba, mais je ne suis pas sûr qu’ils veuillent faire cela. Il faut mettre le tout dans la perspective des élections [présidentielles et législatives] de 2016. »

À cet égard, la Floride, un État clé, compte de très nombreux citoyens d’origine cubaine. Les nombreux jeunes de cette communauté n’ont toutefois aucun souvenir de Fidel Castro et de sa révolution. Ils se montrent beaucoup plus favorables à une politique d’ouverture que leurs aînés.

Pendant la guerre froide, l’île de Cuba, située à 145 kilomètres des côtes de la Floride mais alliée à l’Union soviétique, a constitué une épine au pied du géant américain. En 1961, Washington a autorisé une opération clandestine visant à renverser le leader charismatique arrivé au pouvoir deux ans auparavant. La même année, un bras de fer a opposé Washington et Moscou parce que la Russie avait déployé des missiles nucléaires à Cuba.

La nouvelle a été accueillie très favorablement dans le monde, le pape François parlant d’une « décision historique », la diplomatie européenne y voyant « un nouveau mur [qui] commence à tomber », la France appelant à une levée prochaine de l’embargo américain.

2 pensées sur “Les États-Unis et Cuba

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    19 décembre 2014 à 8 08 50 125012
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    En effet Robert, c’est un beau montage de propagande de la part des laquais québécois de l’impérialisme américain. Ça ressemble étrangement à la propagande que l’on sert au peuple français.

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    19 décembre 2014 à 19 07 34 123412
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    Cette pseudo-ouverture des USA envers Cuba n’est qu’un leurre.
    Demain, des investisseurs américains vont aller s’installer là-bas et Cuba redeviendra la côte d’azur des ricains.
    Sauf que Guevara et Fidel ne seront plus là pour recadrer les choses …
    Les héros meurent toujours jeunes, et les sournois finissent toujours par gagner.
    Allez : je ne donne pas 5 ans avant que Cuba redevienne « une île de plaisir américaine ».

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