Américains atteints de cancer… mission sur Fukushima

Sur le pont du USS Ronald Reagan 51 marins américains atteints de cancer après une mission de secours sur Fukushima

Sur le pont du porte-avions USS Ronald Reagan

LE YETI :

En 2011, ils naviguaient sur le porte-avions USS Ronald Reagan. Ils participèrent aux missions de secours près des côtes du Japon, après le tsunami et la catastrophe de Fukushima. Aujourd’hui, ils sont atteints de leucémie, de cancer de la thyroïde ou des testicules, de tumeurs cérébrales, de saignements rectaux ou gynécologiques. Ils portent plainte.

Non, non, ils ne firent pas trempette dans les eaux infectées par les radiations. Mais burent, cuisinèrent, utilisèrent pour leurs ablutions, comme tous leurs compagnons, celle que leur distillaient les machines de dessalement de leur vaisseau de guerre.

Avez-vous entendu parler de cette affaire ? Non, rien. Juste des bruits encore invérifiées, propagées par des médias alternatifs américains, français. Ah si, il y eut bien une vague alerte lancée en 2012 par la chaîne NBC. Du réchauffé ?

Un détail : en 2012, la NBC faisait état de 8 marins d’infortune. Une petite année après, sous la baguette de l’avocat Charles Bonner, ils sont 51 à porter plainte contre la société japonaise Tepco, propriétaire de l’usine de Fukushima. Et 20 autres sont déjà sur les rangs pour se joindre à cette “class action”. Combien en 2014 ?

Une vidéo adressée par l’avocat des 51 marins

La Marine américaine commença par nier l’évidence en invoquant les statistiques sur le développement de ce genre de maladies pour expliquer le phénomène.

En oubliant sans doute que les victimes présumées, hommes et femmes (oui, oui, les deux sexes sont hélas représentés) n’avaient que 20, 21 ou 22 ans à tout casser. Et qu’aucun d’entre eux, selon l’avocat Bonner, ne présentait d’antécédents dans sa famille.

Peu après la catastrophe, le “senior chief” Mike Sebourn, envoyé en mission d’étude (après seulement deux jours de formation !), constata des degrés de rayonnement inhabituels… et se plaignit bientôt lui aussi de douloureux symptômes, compatibles avec une exposition excessive à des radiations.

Or si les opérations de secours initiales du USS Ronald Reagan se déroulèrent à 5 ou 10 miles de Fukushima, l’intervention de Mike Sebourn eut lieu, elle, à plus de 200 miles (322 km environ). Et pourtant…

Bon, coupons là. La justice suit son cours comme on dit. Attendons ses conclusions pour tirer les nôtres. Mais je serais vous, j’éviterais les sushis de Fukushima pour les fêtes. Et pour passer le réveillon, regardez donc cette vidéo (en anglais) que nous a adressée l’avocat Charles Bonner.