Au Yémen – milliers de mercenaires tchadiens déployés pour remplacer les miliciens saoudiens

Par Gilles Munier. Le 24,04.2018. Sur France-Irak Actualité.

 

Nous publions cet article sur le recrutement de mercenaires africains afin d’indiquer dans quelle direction se développeront les guerres d’agression inter-impérialistes dans les prochaines années. Il semble évident que l’axe des pays émergents (Chine-Russie-Iran-Turquie-Syrie) a gagné l’affrontement au Moyen-Orient. La Syrie se reconstruit, la Turquie s’éloigne de l’OTAN, l’Irak se stabilise sous le parapluie iranien, en Afghanistan les USA s’enlise, au Yemen leur affidé saoudien s’enlise, Au Liban le Hezbolath supervise. Divers indices nous font penser que l’Afrique sera le prochain terrain de leur affrontement sanglant et le recrutement de mercenaires africains pour remplacer les mercenaires terroristes originaires du Moyen-Orient, de soi-disant djihadistes-islamistes, dont plusieurs ont trépassé et qu’il faut remplacer.  Robert Bibeau  htttp://www.les7duquebec.com

 


 

Revue de presse : Tchad Convergence (22/4/18)*

Le journal « Al-Quds Al-Arabi Newspaper » basé à Londres a rapporté, citant des sources en Arabie Saoudite, que Riyad recrute actuellement des mercenaires du Tchad.

Selon l’information, les Saoudiens auraient conclu un accord secret avec N’Djamena qui aurait pu être conclu lors de la visite du Président Idriss Déby à Riyad à la mi-avril. Le réseau de télévision yéménite Al-Masirah a rapporté que les Émirats Arabes Unis (EAU) prévoient de faire de même. Il prévoit de recruter quelque 10 000 soldats en Ouganda.

Le royaume saoudien a signé des accords secrets avec N’Djamena, permettant l’enrôlement de milliers de mercenaires tchadiens, selon les sources saoudiennes du journal Al-Quds Al-Arabi. Ces forces auront pour mission de soutenir les militaires saoudiens dans les opérations terrestres. Sur la vidéo ci-dessous [cf sur Tchad Convergence], on observe des soldats tchadiens entrain de défiler sur une base militaire saoudienne.

Ironie du sort

Le Tchad reçoit du 16 au 23 avril une visite du Groupe de travail des Nations Unies sur l’utilisation de mercenaires. La délégation, composée de Patricia Arias et Saeed Mokbil, a été dans le pays pour évaluer les activités des mercenaires et des combattants étrangers, et leur impact sur les droits de l’homme, selon le communiqué. Le Groupe de travail va-t-il noter le mercenariat pratiqué par l’homme qui tient le Tchad d’une main de fer depuis plus de 28 ans dans ses conclusions et recommandations au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2018 ?

La coalition dirigée par l’Arabie Saoudite au Yémen depuis trois ans sans beaucoup de succès et des pertes croissantes dans les combats commence à montrer ses limites et les deux pays pourraient chercher d’autres moyens de reconstituer leurs troupes. Les deux pays sont actuellement impliqués dans la guerre au Yémen, luttant contre les rebelles chiites houthis du pays.

Les Houthis mettent en garde le général Idriss Déby contre l’envoi de ses troupes du côté des envahisseurs saoudiens et menacent de tirer leurs missiles balistiques sur la capitale tchadienne, selon une information donnée par le site tchadien Tchadactuel.

Selon le média en ligne presstv.com, les puissances occidentales avaient proposé que l’Arabie saoudite signe des accords de coopération militaire avec le Tchad afin de rapprocher Riyad des nations africaines, qui ont de bonnes relations avec Israël.

Cette coalition dirigée par l’Arabie Saoudite au Yémen a été accusée à plusieurs reprises de causer des pertes civiles à la suite de ses frappes aériennes. En décembre 2017, une porte-parole du HCDH a déclaré que 143 civils avaient été tués sur une période de six jours à la suite des raids aériens de la coalition.

*Source : TchadConvergence

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

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