Chine, destruction des surplus de production !

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Savez-vous ce que montre cette photo ci-haut ?
Qu’est-ce que cette photographie montre exactement ?
Une base militaire chinoise?
Un complexe industriel ?
Un cimetière ?   Oui il s’agit d’un cimetière d’automobiles neuves – des invendus – en République populaire (sic) de Chine impérialiste.
La Chine impérialiste est devenu depuis deux ans le premier producteur automobile au monde et le premier marché automobile au monde.  Ceux qui pensent encore que les USA sont la première puissance économique et industrielle au monde sont des ignares – ce qui comprend la petite vedette de Radio-Can, pseudo économiste, Gérald Fillion.
Mais voilà que l’immense puissance de production chinoise (200 millions de travailleurs industriels – plus que les USA n’en ont jamais compté dans leur existence) surproduisent. C’est ce qui nous fait dire, à nous économistes marxistes, que la crise endémique et systémique du capitalisme depuis des décennies en est une de surproduction de moyens de production – de forces productives – et de marchandises.
La preuve éclatante de cette surproduction – de cette surabondance – au milieu de la misère, de la pauvreté et de la famine dans certaines régions du monde – ce sont ces cimetières d’automobiles neuves comprenant  10% à 20% des 20 millions d’automobiles produites en Chine chaque année. Voitures que les fabriquant capitalistes chinois ne lancent pas sur le marché car les prix en seraient effondrés. La situation est identique chez les concurrents capitalistes des producteurs chinois.
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Poursuivons la citation

«Ceux qui auront répondu un cimetière ont gagné, mais un cimetière de véhicules neufs, ce genre d’endroit se multiplie actuellement sur la planète  sans que cela n’alarme réellement les médias.  La crise mondiale est un frein depuis longtemps à la vente de voitures neuves, les véhicules continuent à être produits pour ne pas avoir à arrêter les chaines de production, car si cela arrivait, le marché s’effondrerait (éclatement d’une bulle financière),  les cours des constructeurs automobiles s’effondreraient sur les marchés boursiers, et cela aurait un impact direct sur les autres valeurs. Une réaction en chaîne qui se résumerait en un mot: krach boursier. Le souci, c’est que tous ces véhicules neufs et invendus doivent être stockés quelque part, certains noms sont connus, pas tous, mais dans le lot on peut citer: Sheerness, à Swindon (Royaume-Uni), dans le Port de Baltimore (Maryland, États-Unis), dans le Port de Valence (Espagne), près de Saint-Pétersbourg (Russie), entre autres endroits puisque le problème est généralisé à l’ensemble du monde impérialiste décadent (à la Terre entière en d’autres termes).
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Pour la classe ouvrière mondiale, aucune solution à ce paradoxe du mode de production capitaliste  à l’intérieur du système capitaliste. Aucune réforme n’est possible et la seule solution qu’envisagent les riches c’est de détruire des moyens de production et des marchandises afin de reprendre le cycle de reproduction élargie et d’accumulation. En d’autres termes, aucune solution hormis la guerre mondiale.  Le prolétariat laissera-t-il faire cela ?

2 pensées sur “Chine, destruction des surplus de production !

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    7 décembre 2014 à 8 08 23 122312
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    Le prolétariat pourrait arrêter cette folie mais il n’en fera rien. Moi je te dit tout simplement Robert « mort à l’État » car ce n’est pas seulement l’État capitaliste qui est en faillite mais le concept même d’État qui est en faillite. Seul un renversement de tous les valeurs de l’État pourra faire évolué l’humanité vers des lendemains meilleurs pour tous mais l’État ne laissera pas cette révolution se produire sans défendre ses privilèges. Tout État produit une classe de privilégiés qui exploite et vole ceux qui n’en font pas partie, donc mort à l’État.

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    7 décembre 2014 à 13 01 28 122812
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    Cet exemple me rappelle ce temps où on jetait à la rivière des milliers de litres de lait pour maintenir le prix du marché. S’il fallait faire l’inventaire de tout ce qui se fait en ce sens nous aurions de quoi publier des centaines d’articles. Il est évident qu’il y a un problème de marché et que la libre concurrence n’est qu’un leurre. À partir du moment où l’offre et la demande n’ont pas la voie libre pour jouer à plein le marché, nous nous retrouvons soumis à des consortiums, à des corporations puissantes, à des États qui sont en mesure d’agir sur l’offre pour s’assurer des rendements plus élevés en fixant eux-mêmes le prix de leurs produits. Par exemple, le cas du prix de l’essence à la pompe ne répond d’aucune manière à la libre concurrence. Ce prix est fixé par ceux-là mêmes qui en ont le contrôle.

    Nous vivons dans l’illusion d’une société où le marché décide des prix à la consommation.

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