Climat: Canada et Québec déçoivent

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Alexandre Shields. Le Devoir. 6.10.2014

(Nicolas Hulot, le paumé de la candidature verte aux élections présidentielles françaises, a reçu comme prix de consolation la triste mission d’arpenter la planète avec compassion en tant que messager de mauvais augure – prophétisant l’apocalypse environnementale à tous ceux qui poursuivront comme son patron (le Président François Hollande) la chasse aux puits de pétrole en Irak, en Syrie, en Iran, dans le golfe persique et dans l’Ouest canadien. Cette mascarade de l’ambassadeur plénipotentiaire français (sic) vise à encourager l’attribution de subventions gouvernementales aux entreprises pétrolières et énergétiques milliardaires qui cherchent et prospectent (sic) de nouvelles sources d’énergie fossiles alternatives. La France ferait bien de regarder dans sa cour arrière avant de promener son ambassadeur dans l’arrière-cour de ses concurrents et alliés sur le front Irakien-Syrien d’agression. NDLR). Bonne lecture chers lecteurs.

 

L’ambassadeur français du climat, Nicolas Hulot, souhaite engager un dialogue

Au moment où il entame une visite au Canada, Nicolas Hulot, ambassadeur des questions climatiques du président français François Hollande, critique sévèrement les partisans des énergies fossiles, qui ne font selon lui qu’aggraver des bouleversements climatiques déjà bien réels. Il se montre également sceptique par rapport aux négociations internationales qui doivent déboucher sur un accord dans le but d’enrayer cette crise environnementale sans précédent.

« Je considère que les énergies fossiles, qu’elles soient conventionnelles ou non conventionnelles, ne sont en aucun cas la solution aux changements climatiques. Elles sont le problème », laisse tomber M. Hulot, dans le cadre d’une entrevue accordée au Devoir à la veille de son arrivée à Montréal.

Il s’oppose d’ailleurs à ceux qui prônent l’exploitation de nouveaux gisements de pétrole ou alors de gaz de schiste. « Dans le contexte des changements climatiques, je n’arrive pas à comprendre comment on peut, aujourd’hui, encourager ou autoriser quoi que ce soit qui puisse aggraver cette menace. » Que pensez-vous de l’exploitation des sables bitumineux, défendue par les gouvernements du Québec et du Canada ? « Avec ma sensibilité écologique, je ne vois pas cela d’un bon oeil », souligne-t-il.

« Je ne vais pas au Canada pour donner des leçons, mais plutôt pour dialoguer, ajoute le journaliste nommé en 2012 par François Hollande comme envoyé spécial pour la protection de la planète. D’ailleurs, je souhaiterais rencontrer Stephen Harper. Je crois que c’est plus utile de discuter avec les gens qui sont éloignés de votre point de vue que de prendre le thé avec des gens qui partagent votre opinion. »

Pour Nicolas Hulot, le constat est toutefois très clair : il est impératif de prendre dès maintenant des décisions économiques et énergétiques dans le but de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Il en va de l’avenir de l’humanité, rien de moins. « Les choix que nous faisons, sur un plan énergétique et économique, déterminent, pour le meilleur et pour le pire, l’avenir de nos enfants. Et je n’arrive pas à me résigner au fait qu’on puisse sacrifier l’avenir au présent. Je ne peux me résigner à ce qu’on fasse les mauvais choix. »

Quoi qu’en pensent certains climatosceptiques, les bouleversements climatiques sont selon lui une réalité indéniable. « On ne peut plus s’abriter derrière l’alibi de l’ignorance, par exemple se demander si les changements climatiques sont de responsabilité humaine, martèle Nicolas Hulot. La science a tranché. Il n’y a plus matière à discussion. Et cette menace aggrave toutes les autres difficultés de l’humanité. »

Surtout connu pour son travail à l’émission documentaire française Ushuaïa, il dit avoir constaté sur le terrain les impacts déjà visibles des bouleversements du climat provoqués par l’activité humaine. « Les changements climatiques, je ne les ai pas découverts dans les livres. J’ai vu leurs conséquences pendant 25 ans un peu partout sur la planète. Et j’ai vu leurs conséquences humaines. Donc, je n’ai aucun scrupule à me faire l’ambassadeur de cet enjeu. »

Manque d’ambition

C’est avec la conscience de cette épée de Damoclès que des États riches comme le Canada devraient aborder les négociations climatiques en vue de la signature à Paris en 2015 d’un accord regroupant 190 États. Or, contrairement à plusieurs observateurs, Nicolas Hulot estime que le récent sommet de l’ONU sur le climat tenu à New York n’a pas été pris suffisamment au sérieux.

« New York n’a pas été à la hauteur des ambitions et des engagements qui devront être pris en vue de la conférence de Paris l’an prochain. Ce sommet n’a pas été à la hauteur de la gravité de la situation actuelle. Le sentiment que j’éprouve, c’est une impression de recyclage de discours et de formules convenues que j’entends malheureusement depuis de très nombreuses années. »

Il est vrai qu’au-delà des discours invitant tout un chacun à s’engager en vue de Paris, rien de très concret n’est ressorti de la rencontre en sol américain. Nicolas Hulot aurait souhaité « une véritable compétition d’audace ». Mais il faudra attendre le début de 2015 pour connaître les engagements des grands pays émetteurs de gaz à effet de serre et pour voir le chemin qui reste à faire.

M. Hulot se dit particulièrement déçu du très faible engagement envers le Fonds vert pour le climat. (Le voilà le Fonds vert – pactole – que recherche les entreprises multinationales de l’énergie et que Hulot a mis tellement de temps à sortir de son sac à profits. NDLR).  Cette enveloppe devrait normalement permettre d’amasser 100 milliards de dollars par année d’ici 2020. Cet argent est destiné aux pays en développement, afin de les aider à lutter contre les changements climatiques, mais aussi de s’y adapter (de fait cet argent n’est pas destiné aux PAYS (sic) mais aux entreprises multinationales pillant les pays en voie de développement, afin de les encourager à moins polluer dans ces pays dépendant – asservis pendant leur processus d’exploitation des ressources. NDLR). Au sortir de New York, et cinq ans après sa mise en place, le Fonds atteint à peine deux milliards.

« C’est très décevant et c’est très inquiétant, affirme-t-il. Pour le moment, tout ce que je vois n’est pas à la hauteur des enjeux. » Difficile, dans ce contexte, de « rétablir » un lien de confiance entre les pays en développement et les pays développés, qui ont pourtant une responsabilité historique par rapport aux bouleversements du climat.

Nicolas Hulot juge néanmoins qu’il reste suffisamment de temps d’ici au sommet de Paris pour faire entendre raison aux décideurs politiques. Et cela passe, selon lui, par la démonstration qu’il est possible de développer un modèle économique qui permette de répondre aux impératifs environnementaux. (Voilà la mystification que l’ambassadeur du bon vent doit vendre à la populace afin qu’elle appuie l’État capitaliste dans ses activités de transfert des taxes à destination des entreprises énergétiques. NDLR)

« Il faut que tout le monde comprenne que ce n’est pas une contrainte, mais bien un investissement pour l’avenir. Et nous ne pouvons faire aucune concession ni spéculer sur l’avenir de nos enfants. » (Qu’ils ont  bon dos mes enfants. NDLR).

Source :  http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/420318/nicolas-hulot-critique-les-partisans-des-energies-fossiles?utm_source=infolettre-2014-10-06&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

Une pensée sur “Climat: Canada et Québec déçoivent

  • avatar
    10 octobre 2014 à 8 08 09 100910
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    J’ajouterais pour vous chers lecteurs que l’industrie automobile française s’engraisse lourdement des milliards d’euros de subventions gouvernementales afin de produire avec force pollution des automobiles «électriques» dont l’électricité et produite au nucléaire et dont on ne sait ce dont on fera des déchets radioactifs sans compter les batteries des autos électriques recyclées.

    Décidément pas facile de faire du vert avec de l’acier rouiller.

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