COLONISATION ET PURIFICATION ETHNICO-RELIGIEUSE (Palestine)

« Guerre des couteaux », vers une troisième intifada ?
DOSSIER du mois de décembre.  La Nouvelle République.  Alger. Par Cherif Abdedaïm.  http://www.les7duquebec.com/author/algerie/

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COLONISATION ET PURIFICATION ETHNICO-ELIGIEUSE
Dans la ville d’al-Quds, les sionistes empêchent des fidèles d’entrer dans la mosquée al-Aqsa, et notamment les femmes inscrites sur la « liste d’or » (ainsi appelée par les Maqdissis) au moment où quotidiennement, les colons investissent la mosquée et la profanent.

La municipalité de l’occupation dans al-Quds a approuvé un plan de construction de 891 unités de logement coloniales dans la colonie de Gilo, à l’entrée de Bayt Lahem.
Les autorités sionistes ont détruit 3 puits d’eau au nord de la Cisjordanie , dans le village de Tinnik, près de Jénine, pour empêcher les Palestiniens de survivre dans la région.

Ce qui se fait appeler « Bureau de l’administration civile » sioniste a approuvé un plan de « légalisation de deux colonies sauvages » dans Ramallah, et et la construction de 2200 unités de logement coloniales dans ces deux colonies.
La commission de planification régionale de l’occupation a approuvé la construction de 1400 unités locatives coloniales sur les terres de Lifta, le village palestinien vidé de sa population en 1948. La municipalité de l’occupation a refusé ce plan, considérant qu’elle veut maintenir le site comme lieu touristique et environnemental (sans retour des réfugiés palestiniens).

Chérif Abdedaïm

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                                L’ARMEE ISRAELIENNE FACE À LA PEUR

 

Depuis lʼexplosion de violences et la « guerre des couteaux », les réseaux sociaux palestiniens constituent, pour les militaires israéliens, une nouvelle priorité : «Contrairement aux Intifada de 1987 et 2000, les jeunes Palestiniens n’obéissent pas à un commandement central. Ils sont encouragés à passer à l’action par des vidéos et des messages postés sur YouTube, Facebook, Twitter», explique un officier. Selon lui, dans le passé, les commandants sur le terrain avaient reçu ordre dʼarrêter ou dʼéliminer les cadres et militants à Naplouse, Jenine ou Hébron, hauts lieux de la

contestation. «Aujourd’hui, nous faisons face à un défi plus complexe», admet-il. Les responsables du Shin Beth et de l’armée ont constaté l’énorme impact des nouveaux moyens de communication et parmi leurs missions figure l’examen des messages émis en vue de repérer les jeunes prêts à sacrifier leur vie en commettant des attentats à lʼarme blanche : plusieurs auteurs de ces agressions avaient posté des messages annonçant leur désir de devenir «chahid» (martyrs). Mais ces recherches sont devenues de plus en plus difficiles, en raison de la diffusion «exponentielle» des messages. Parmi les moyens qui sont utilisés figurent la suppression des vidéos appelant à la violence, une accélération des procédures permettant d’identifier les activistes considérés comme les plus populaires et les plus dangereux. Selon les responsables d’Aman, dont dépend l’unité d’élite 8 200, spécialisée dans le cyber-espace, les militaires de cette unité, «sans doute les meilleurs au monde», planchent sur de

nouveaux algorithmes. Mais les mêmes responsables ne se font pas d’illusion. Il serait possible d’endiguer le phénomène, mais pas de l’éliminer.

Pour la répression plus «traditionnelle», l’état-major sʼest opposé à un bouclage total de la Cisjordanie, qui empêcherait 60 000 Palestiniens de venir travailler chaque jour en Israël. «Un travailleur du bâtiment que l’on empêcherait de venir gagner sa vie dans un chantier à Tel-Aviv exprimerait ses frustrations en participant aux manifestations et aux affrontements avec nos soldats», ajoute l’officier. Le bouclage préconisé par des ministres d’extrême droite du Foyer Juif, un parti ultra-nationaliste, ne «ferait qu’alimenter le terrorisme», poursuit l’officier. Enfin, à propos de la coopération

entre services de sécurité israéliens et de l’Autorité palestinienne, les militaires estiment qu’elle se poursuit, bien que des «fissures soient apparues ces derniers temps».

«Nous constatons malgré tout que les policiers palestiniens inter viennent beaucoup moins aux principaux barrages routiers pour éloigner les émeutiers», constate un officier.

Rappelant toutefois qu’en 2000, ces mêmes policiers avaient tourné leurs armes contre les soldats

israéliens, ce qui n’a pas été le cas pour le moment. Enfin, pour ce qui concerne les extrémistes juifs se livrant à des agressions anti-Palestiniens, l’armée et le Shin Beth se déclarent résolus à faire preuve de la plus «extrême fermeté». Des attentats contre des civils palestiniens, comme celui qui a coûté la vie, en juillet, à un couple et à leur bébé, ou les saccages de lieux saints musulmans ou chrétiens constitueraient le pire des scénarios. La section du Shin Beth spécialisée dans la lutte contre les extrémistes juifs a obtenu des renforts et du matériel de surveillance.

Mais les auteurs de cet incendie criminel n’ont toujours été arrêtés, alors que le Shin Beth fait preuve de beaucoup plus de diligence contre des «terroristes» palestiniens.

Chérif Abdedaïm

 

                                    QUELQUES POINTS DE VUES

A-Dans la presse arabe

Les réalisations de l’Intifada al-Quds en un mois (analyse du site alqudsnews.net) sous le titre de « Rectifier la voie et plonger l’ennemi dans la crise » : l’intifada a fait échec au plan de partage de la mosquée al-Aqsa, dans le temps et dans l’espace et mis en échec de la théorie sécuritaire de l’occupation. Elle a fait l’unité palestinienne autour de la lutte, unité géographique et unité des organisations palestiniennes. L’Intifada a remis la Palestine au centre des préoccupations dans le monde, elle a obligé Kerry à se rendre dans la région, malgré toutes les crises actuelles.
Elle a mis fin aux paris sur les processus de règlement politique, et aux négociations. Elle a placé la question de la division interne au second plan, et a mis fin à l’espoir de voir naître le « nouveau Palestinien » forgé par le général américain Dayton. Elle a approfondi la crise interne des sionistes qui ne peuvent accepter ni un Etat, ni deux Etats, ni pratiquer un transfert de population. En un mois, l’Intifada al-Quds a accompli plus que la voie des négociations a accompli en l’espace de 20 ans.

Dans son article « la fin d’Israël viendra de l’intérieur », Hammad Subh (9 novembre) écrit que depuis 1948, l’entité sioniste propage l’idée que le danger qui la menace viendrait de l’extérieur, des pays arabes, car elle a nié la présence même du peuple palestinien. Après la guerre de 1967 et l’occupation de toute la Palestine, elle fut obligée de reconnaître qu’elle fait face à un peuple, qui vit sur cette terre. Mais les dirigeants de l’entité ont continué à nier la présence palestinienne, jusqu’à la première Intifada en 1987, où des voix se sont élevées dans la société sioniste pour réclamer une discussion avec les Palestiniens. L’Intifada al-Aqsa en 2000 a prouvé aux sionistes que les Palestiniens peuvent les frapper au plus profond de leur entité. Ce qui a le plus blessé les « Israéliens », c’est la popularité de tous les mouvements de la résistance, ce que soit à Ghaza ou ailleurs en Palestine. Aujourd’hui, l’Intifada « des couteaux » a violemment obligé les « Israéliens » à voir la réalité, celle où les Palestiniens ébranlent leur front interne, au moment où l’entité sioniste vit un moment de calme, sinon d’entente, avec des pays arabes. C’est l’Intifada actuelle qui ébranle la tranquillité des « Israéliens » et qui les dirige vers les cliniques psychiatriques. Certaines voix «sages » essaient de sauver l’entité juive en réclamant la fin de l’occupation de la Cisjordanie et de Ghaza, pour éviter un « Etat bi-national » catastrophique à leurs yeux, car dans quelques décennies, les Palestiniens seront plus nombreux que les « Juifs » sur la terre palestinienne et leur Etat redeviendrait arabe. A chaque fois que l’Etat sioniste améliore ses relations avec des Etats arabes et pense avoir écarté leur danger, sa situation interne devient de plus en plus critique, pour faire face aux Palestiniens. Ce sont les vérités essentielles du conflit sur la terre de Palestine, entre sa population autochtone et entre des étrangers qui veulent imposer leurs illusions et prétentions. Les réalités profondes s’opposent aux illusions. C’est ce qui fait fuir le soldat armé d’une mitraillette face à un jeune ou enfant armé d’une pierre ou d’un couteau. « L’opprimé attend l’équité, et l’oppresseur le châtiment ». C’est toute l’équation palestino – « israélienne ».

B-Dans la presse sioniste :

Article de l’ancien ministre Moshe Arens qui considère que la résistance palestinienne actuelle en Cisjordanie et al-Quds fait partie du « Jihad mondial », en référence à ce qu’a écrit « le philosophe Bernard Henry Levy » dans une revue américaine. La preuve pour Arens est un discours prononcé par un sheikh à Ghaza, appelant à poignarder les sionistes. Pour Arens, des « concessions » possibles de la part des sionistes aux Palestiniens n’aboutiront pas à arrêter la vague « terroriste » car la cause n’est pas la politique sioniste, mais le « Jihad mondial ». Ha’aretz, 3/11

Selon Ori Sofer (Ma’ariv, 2/11), la politique de Netanyahu nous emmène vers une « guerre civile ». Les Palestiniens ont réussi à semer la panique dans la société « israélienne ». Au lieu de chercher une solution politique, la politique de Netanyahu va encourager les « Arabes Israéliens » à mener des opérations, et c’est la « guerre civile » dans un « Etat bi-national » où vivent 52% de Juifs et 48% d’Arabes. Il faut trouver une solution politique autour des « frontières de 1967 ».

Comme toujours, la gauche sioniste manifeste un racisme encore plus exacerbé envers les Palestiniens que la droite (Netanyahu ou les autres). Ya’ir Lapid a déclaré que le danger démographique (la présence des Palestiniens) est plus grave que les opérations menées par les Palestiniens contre les sionistes. Pour lui, il faut immédiatement se séparer d’eux (les Palestiniens) car « imaginez-vous si 380.000 Palestiniens vivant dans al-Quds se mettaient à voter et décidaient le moment où ils devraient prier dans la mosquée al-Aqsa »…

Chérif Abdedaïm  http://www.les7duquebec.com/author/algerie/

 

Une pensée sur “COLONISATION ET PURIFICATION ETHNICO-RELIGIEUSE (Palestine)

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    5 décembre 2015 à 1 01 17 121712
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    Pisser sur un sioniste est un acte de justice international, surtout que ces sionistes sont planifié l’extermination des juifs avec les nazis.

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