CONNAISSEZ-VOUS LES BOBOS DU PLATEAU ?

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Nous dédions cet éditorial aux Bobos de la Go-gauche, à ceux qui contribuent de manière originale et ostentatoire à la libération de la femme ouvrière du Mile-End en féminisant leurs textes et leurs discussions de salon. Puis, ils retournent ronchonnés dans les fumées du narguilé, satisfait de leur performance et de leur apparence à la Che encanaillé ! Nous dédions cet éditorial aux Bobos de la Go-gauche, ces endurcis de la lutte des classes fréquentant les bistros du quartier des spectacles et les boutiques écolos des centres commerciaux.

 

Comme chacun sait, les bobos vivent difficilement la crise économique systémique qui n’en finit plus de les paupériser, eux qui ont  longtemps cru que le capitalisme et ses bienfaits (sic) perdureraient à jamais – avec leur grosse cylindrée, leur loft dans la cité, le resto réservé, la bière brassée en petite quantité, le théâtre de proximité dans le quartier latinisé. Le/la Bobo est remplie de compassion pour le pauvre même s’il est dépenaillé. Il est farouchement militant pour la laïcité qu’il entretient vindicative et prédicative. Le/la Bobo est féministe enragée, féminisant chaque verset de ses oraisons pour bien marquer son engagement militant, libérant la femme de son aliénation à chaque péroraison. La Bobo a même soutenu les bombardements tuant en Afghanistan libérant la femme en burka (…) ça lui apprendra, proclame la «libératrice» de la rue St-Patrice.

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Esseulé et narcissique, comme il sied à ces Condés, le/la Bobo est militant de centre gauche, nationaliste émérite, et parfois, pas souvent, il est tenant de la gauche radicale (sic). Le béret du Che sur le côté, il aime l’ouvrier, ce macho aliéné (pense-t-il), à condition que ce dernier demeure éloigné de ses activités féminisées.

 

La dure réalité de la crise économique l’effraye et il a échangé le col Mao, le chignon de pain frais, la bouteille de vin français et le Perrier de chez Toqué contre la bière, le Centre St-Pierre et la Brasserie Chez Ti-Père. Il faut ce qu’il faut quand on veut mobiliser la classe ouvrière, les étudiant(e)s et les masses populaires afin que tous canalisent leur colère contre « l’austérité » tant décriée et qui frappe si durement ses émoluments de militant d’ONG compressée.

 

Une enquête récente de Radio-Can, leur « organe » préféré, que Harper opprime de son « austérité » débridée, dévoile qu’à Montréal les Bobos et les «bobottes» se concentrent sur le Plateau – débordent vers Rosemont-Petite-Patrie et font même une incursion dans le quartier Centre-Sud, les châteaux forts de Québec SoliTaire et de la Go-gauche féministe, anarchiste, populiste et démocratique.

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Radio-Can leur « organe » retient cette définition du Bobo engagé : « Bobo : nom et adj. « Personne d’un milieu aisé, jeune et cultivée, qui recherche des valeurs authentiques, la créativité. Acronyme : bourgeois bohème. » (1) Quant à nous, nous ajoutons les caractéristiques suivantes : le Bobo œuvre dans une profession/ profession libérale, il est professeur/professeuse de Cegep ou d’université. Il est souvent artiste/artiste de métier, écrivain(e),  journaliste / journaliste, chroniqueur – chroniqueuse, petit(e) cadre, col blanc/colle blanche ou petit(e) commerçant(e), travailleur/travailleuse social(e) œuvrant parfois dans une ONG ou un organisme subventionné par l’État à qui le thuriféraire Bobo ne pardonne pas ses mesquineries financières. Il peut être  professionnel(e) gouvernemental, ou bureaucrate s’activant dans l’industrie du syndicalisme d’affaires. Le/la Bobo vote souvent Vert-solitaire. Il/elle rêve de réformer le capitalisme – d’enrayer son lent glissement de l’État providence vers l’État policier ce qui n’est pas sans danger. Il est de toute les manifestation et le chaudron est son moyen d’expression.

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Il est contraint de se mobiliser afin de diriger la foule des manifestants vers le Parlement où il espère que le patronat capitaliste et ses sous-fifres politiques nationalistes entendront ses suppliques. Si jamais ces politiciens ne devaient jamais le comprendre, le Bobo (la Bobotte) se jure de voter encore plus à gauche lors des prochaines élections paroissiales, scolaires, municipales, provinciales, fédérales et même européennes (en compagnie de Dany le Rouge, le pédophile). Qu’on se le tienne pour dit – tous auront été avertis, le bulletin de scrutin est l’arme ultime de ce Scapin du vaudeville, de ce larbin du lutrin.

 

Le Bobo aime citer Mao, Gandhi, Naomi, Chomsky, Che, Mandela et Gramsci, parfois Marx, mais jamais Lénine, ni Rosa Luxembourg. Il/elle croit que les paroles peuvent transformer l’humanité et que le premier à métamorphoser c’est son voisin de palier. Le/la Bobo voue un culte désordonné à l’État bourgeois et à la démocratie bourgeoise dans lesquels elle reconnait l’autel des bienfaits universels. Depuis des décennies l’État « démocratique » pour les riches lui a confié la mission d’organiser et de canaliser la grogne populaire, citoyenne et prolétarienne, ce à quoi il/elle s’emploie avec un zèle de bon aloi. Son moyen d’expression et de contestation privilégié est la procession avec chaudrons, de préférence le samedi ou le dimanche après-midi pour ne pas perturber l’économie.

Radio-Can publie cette semaine une série de statistiques attestant hors de tout doute  qu’une forte concentration de ces énergumèn(e)s se rencontre dans les quartiers du Plateau – Rosemont-Petite-Patrie et Centre-Sud. Voici les Bobos montréalais en quelques versets.

 

Sur le Plateau des Bobos ils sont 28% âgés entre 25 et 34 ans, l’âge médian est de 34 ans sur le Plateau, l’arrondissement le plus jeune de l’ile. Ce sont souvent des artistes, exactement 9015  résidents dans l’arrondissement. En seconde place Petite-Patrie ne fait pas mieux que 6590 artistes et demi. Ils sont scolarisés, ont fréquenté l’université pour plus de la moitié des résidents du quartier. Ils sont cyclistes – écolos – marcheurs impénitents à 34 %. Ils vivent esseulés pour une moitié et en union libre pour un autre quartier (21%). Ils sont athées à près de 40 %. Le sondage ne dit rien à propos de leurs chats ou de leurs chiens, ni rien de leurs  politiciens préférés (Manon, Amir et Françoise), c’est bien triste (1).

La classe ouvrière doit se tenir aussi loin que possible de cette engeance petite-bourgeoise qui a trahi dans les années quatre-vingt et qui trahira encore demain… quand l’insurrection les appellera au-delà de leur quartier désigné.

 

(1)  http://ici.radio-canada.ca/regions/montreal/2014/10/29/003-stereotypes-bobos-plateau-mont-royal-montreal-donnees-statistiques.shtml

 

La petite bourgeoisie pervertie et trahie (partie 1) : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-petite-bourgeoisie-pervertie-et-trahie/

 

La petite bourgeoisie pervertie et trahie (partie 2) : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-petite-bourgeoisie-pervertie-a-trahi-2e-partie/

 

 

Une pensée sur “CONNAISSEZ-VOUS LES BOBOS DU PLATEAU ?

  • avatar
    3 novembre 2014 à 10 10 34 113411
    Permalink

    @ Tous

    Faut pas vous gênez pour critiquer ma performance ami(e)s – camarad(e)s et compars(e)s bobo(e)s et bobott(e)s, cols blanc et colles blanches (;-))

    RobertBibeau@hotmail.com

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