Désolé, je ne puis pleurer !

ROBERT BIBEAU :

Quand je me retrouvai au milieu de la Cathédrale de Johannesburg, coincé entre Georges W. Bush et Brian Mulroney, entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, je fus surpris – comme interdit – étonné d’encenser la même icône que ces hypocrites délurés. L’un d’entre nous devait obvier et quitter cet hypogée. Je laissai le prieuré pour aller m’interroger. Voici ce que j’ai trouvé :

«J’avais seulement cinq ans quand Mandela a été libéré de prison. Je viens d’un milieu pauvre, comme tous les enfants noirs d’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid et j’ai été élevé par ma grand-mère. En 1994, l’Afrique du Sud a eu ses premières élections démocratiques, tout le monde était ravi à l’idée de pouvoir voter pour Mandela et pour le gouvernement de l’ANC». Mandela, le père de la nation disait-on, a eu des «rencontres secrètes entre 1985 et 1990 avec P. W. Botha (ancien président Afrikaners) pour avoir un règlement négocié. Ceci nous a été révélé plus tard par le président de l’ANC, Oliver R. Tambo (…) qui semblait perturbé sur le fait que des hauts cadres du parti auraient pu compromettre l’ANC» (1).

En 1990, avant la sortie de prison de Mandela, ce dernier avait assuré ses partisans que la nationalisation des mines, des banques et des usines étaient son objectif premier. Cette décision avait été inscrite dans un document connu sous le nom «Freedom Charter» (La Charte de la Liberté de l’ANC).

Lorsque Mandela négociait avec le nationaliste raciste De Klerk (ancien président Afrikaners) « avec l’intention d’obtenir un compromis qui garantit le maintien du pouvoir Blanc en Afrique du Sud et le maintien des profits tirés des ouvriers noirs exploités, et qui laisse le vrai pouvoir entre les mains des capitalistes; les négociations ont eu pour but d’empêcher la victoire des travailleurs noirs opprimés. De Klerk avait tendu un piège aux Noirs et nous avons été pris dans ce piège grâce à M. Nelson Mandela» (2).

«Peu de temps après l’élection de 1994, Mandela a présenté le programme économique de l’ANC à Harry Oppenheimer (ex-Président de De Beers, première firme diamantaire au monde) pour approbation et fait plusieurs révisions clés pour répondre à ses préoccupations, ainsi qu’à celles des autres grands industriels du pays. Honte à Mandela pour la cession de minéraux et des terres aux Impérialistes. Les résultats de ces réunions étaient que Mandela pourrait conserver le pouvoir politique, mais l’or et les diamants de l’Afrique du Sud resteraient dans les mains des capitalistes Afrikaners qui  les contrôlaient auparavant» (3). Rien de fondamental n’avait changé en Afrique du Sud migrant de l’apartheid raciste à la ségrégation raciale et sociale.

Un des aspects les plus révélateurs de la transition économique (de la dictature-apartheid- Afrikaners à la dictature-raciste-Afrikaners) a été la propriété de la Banque Centrale d’Afrique du Sud. Sans aucun doute l’institution la plus puissante du pays. La Banque Centrale d’Afrique du Sud était une propriété privée appartenant aux milliardaires blancs et aujourd’hui elle est toujours une propriété privée appartenant aux milliardaires blancs qui compte quelque 650 actionnaires qui sont à 99% blancs. «Pourquoi Mandela a-t-il laissé cette Banque Centrale aux mains des mêmes Blancs impérialistes qui profitaient de l’Apartheid dans notre pays ?» (4).

La Nation arc-en-ciel imaginée par Mandela n’est qu’une duperie pour maintenir les milliardaires racistes Afrikaners au contrôle de l’économie de l’Afrique du Sud pendant que les rois nègres d’opérettes stipendiés se pavanent en limousine et entérinent les décisions des monopoles impérialistes sud-africains.»

Je compris que c’est moi qui n’avais pas à être là, dans ce prieuré à me prosterner devant cet icône mythifié et j’allai rejoindre les ouvriers et les pauvres des Bantoustans pour pleurer les estropiés de Marikana (5).

 

__________________________

 

(1)  http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/06/26/lettre-ouverte-a-mandela.html

(2)  http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/06/26/lettre-ouverte-a-mandela.html

(3)  http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/06/26/lettre-ouverte-a-mandela.html

(4)  http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/06/26/lettre-ouverte-a-mandela.html

(5)  www.lapresse.ca/international/afrique/201208/16/ 01-4565687-afrique-du-sud-34-mineurs-en-greve-ont-ete-abattus.php

 

15 pensées sur “Désolé, je ne puis pleurer !

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    7 décembre 2013 à 8 08 28 122812
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    Les messes et deuils planétaires sont la plus grande duperie, à tout le moins pour mon sens du goût. 😀

    C’est bien qu’il ait des personnes pour rappeler aussi qu’il est resté en taule 18 ans et qu’aucune puissance ne s’est bougé le c… en Occident pour intervenir et forcer à cette libération, et aujourd’hui ils sont tous au premier rang pour chialer. C’est la vieille histoire du monde.

    Pour moi, Mandela a eu toute sa vie gâchée et elle n’est pas une réussite parce que personne ne lui a jamais rendu ces 18 ans perdus à casser des cailloux, et tous ces pleurs et hagiographies n’ont pour but que de cacher la triste et irréversible vérité qui est inacceptable pour l’homme, alors il se la cache à grands tours de cérémonies et pour s’excuser par avance de ne rien faire pour les actuels prisonniers politiques embastillés par leurs copains en chialeries dans le même premier rang à la télé.

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    7 décembre 2013 à 14 02 33 123312
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    Lorsque les ténors de l’empire chantent à haute voix les mérites d’une haute personnalité et qui, plus est, aiment se faire voir en sa compagnie, je soupçonne alors qu’il y ai anguille sous roche. La capacité de récupérer le prestige et l’admiration qu’une telle personne s’est acquise est immense de la part de ces requins du pouvoir et des finances.

    Le présent article qui nous fait voir les dessous de certaines opérations et manipulations nous en donnent les raisons.

    Je voudrais, toutefois, vous référer à cette visite que Mandela réalisa à Cuba en juillet 1991, une année à peine après sa libération. Il voulait saluer Fidel, le peuple cubain ainsi que ses combattants qui ont soutenu l’Afrique dans ses lutte pour sa libération. De cela, nos médias ne parleront pas. Toujours est-il, qu’à l’occasion de se voyage, Mandela prononça un discours percutant que l’article en référence reproduit.

    http://www.legrandsoir.info/discours-historique-de-nelson-mandela-le-26-juillet-1991.html

    Bonne lecture et merci le présent article.

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    7 décembre 2013 à 17 05 40 124012
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    Moi, j’avais 35 ans quand Mandela a été libéré.

    Je boycottais tous les produits d’Afrique du Sud depuis au moins 10 ans.
    Depuis au moins dix ans je voyais toujours cette photo de Mandela prisonnier de Robben Island, une photo que je ne peux retrouver aujourd’hui.

    Mandela avec une veste de tissus épais à collet haut. Une photo en noir et blanc. Une photo, toujours la même comme si le temps depuis dix ans, depuis vingt ans, depuis vingt-cinq ans s’était arrêté. Par la photo, un Mandela qui ne vieillissait pas.

    J’avais lu la lutte de Gandhi en Afrique du Sud. Mandela la poursuivait.
    Il y avait aussi Steve Biko.

    27 années passées en prison dans un cachot qui, parait-il, n’était pas un palais.
    On y gelait l’hiver (sa photo dont je parle au début était prise en hiver) et on y crevait de chaleur l’été.

    Il avait 72 ans lorsqu’il fut libéré.
    J’en ai 58, j’ai eu une vie facile et je me sens vieux.
    Alors lui, à 72 ans, après avoir passé 27 ans emprisonné pour une cause noble, quelle énergie pouvait-il avoir ?
    Doit-on être aussi sévère envers cet homme ?

    Il était socialiste. Il voulait nationaliser. À 76 ans lorsqu’il prit le pouvoir, il prit le chemin dicté par le FMI. Il a finalement fait comme font tous nos gouvernements.
    Nous n’étions pas dans ses culottes et nous ne savons rien des pressions qu’il avait. Un prisonnier qui devient président. Pas beaucoup d’expérience pour négocier l’économie, cette jungle où les voraces bouffent les faibles.

    Oui, les injustices règnent encore en Afrique du Sud. Il n’y a cependant plus d’autobus pourc «white only», ni de parc ni de plage «white only», ni de banc «white only».

    Je crois que Nelson Mandela est un exemple de courage et de ténacité.
    Il est aussi un exemple de pardon. Il a donné l’exemple comme en allant rendre visite Betsie Verwoerd, la veuve de Hendrik Verwoerd, un des plus grands architectes de l’apartheid à partir des années 40, il a nommé Frederik De Klerk vice-président. Je me souviens que ce geste m’avait jeté par terre. Comme s’il s’associait à un de ses anciens bourreaux !

    Mandela aurait pu faire payer cher aux blancs les injustices qu’ils avaient commises.
    Il aurait pu encourager les règlements de compte et il y en avait sûrement de nombreux.

    Je crois qu’on ne doit pas être trop sévère avec cet homme qui a littéralement consacré sa vie pour des causes justes et nobles : l’anti-racisme et une personne un vote (one man one vote).

    Mandela n’a pas nationalisé comme il aurait dû pour que les profits soient mieux répartis. Il a laissé aller son économie comme va la nôtre, mais il a instauré dans la Paix la fin de la ségrégation et il a instauré la démocratie en Afrique du Sud, une démocratie boiteuse comme les nôtres, mais où au moins tous, noirs, blancs, bruns et blêmes, tous ont maintenant le droit de vote.

    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Un texte intéressant:
    http://www.anti-rev.org/textes/Tarnero95a/politiques-3.html

    Une montée de lait personnelle:
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nelson-mandela-s-eteint-et-les-144708

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      7 décembre 2013 à 18 06 33 123312
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      Charbonneau,

      C’est ce que j’ai entendu de meilleur sur Mandela aujourd’hui.
      Soyez en remercié.

      Demy

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    7 décembre 2013 à 21 09 39 123912
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    Il aura su être assez patient pour laisser s’établir une base en démocratie que d’autres aurons la tâche de mener plus loin.

    A peu près tout était mieux que ce qu’il y avait avant et aujourd’hui, l’Afrique du sud vois ses enfants grandir avec l’espoir d’une vie meilleure et avec une dignité que leurs pères n’ont pas connus.

    Tout était mieux que la haine, la vengeance et la violence .

    Bonne journée

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    8 décembre 2013 à 0 12 23 122312
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    Aucun humain n’est parfait. On peut toujours trouver un point noir dans sa vie et lui lancer la pierre. On en a trouvé au Dalaï Lama, à Mere Teresa, à l’Abbé Pierre, et bien d’autres. Rien n’est jamais totalement blanc ou noir.

    Lorsque Mandela fut libéré en 1990, je repassais une jupe, j’ai mis de côté le fer et j’ai versé des larmes de joie. Ce n’est pas tous les jours que le coeur pleure de joie, pourtant ce sont des larmes purificatrices et pleines d’espérance.

    Comme le souligne Serge Charbonneau, il a passé 27 années en prison. En fait, il a passé dix-huit années dans les geôles du régime raciste de l’apartheid sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a contractée une sévère tuberculose qui lui a laissé des séquelles. En 1963, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité, sa vie sur l’île est dure car il est contraint à effectuer des travaux forcés dans une carrière de chaux. Quand il ne va pas à la carrière, comme d’autres, il casse des cailloux. Mendala était classé dans la plus basse des catégories, la D, il se lavait avec de l’eau de mer froide et dormait dans une toute petite cellule. Dans ses temps libres, il a appris l’histoire des Afrikaners, et leur langue, afin de comprendre leur mentalité et d’établir un dialogue avec eux.

    Bon … je ne m’étendrai pas davantage.

    J’aime ce discours de Mandela : «Toute ma vie, je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire … »

    Pour les intéressés, voir mon article «Une pensée pour Mandela, un homme d’exception» du 27 juin 2013
    http://www.les7duquebec.com/7-au-front/une-pensee-pour-mandela-un-homme-dexception/

    Carolle Anne Dessureault

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    8 décembre 2013 à 2 02 41 124112
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    Camarades ouvriers – travailleurs – qui vivez chaque jour sous la peine – au bagne et en réclusion du travail sous-payé à peiner pour ne même pas nourrir les votres vous savez que le militant – le partisan ne se mesure pas au nombre d’années passées en prison, Hitler est passé par les prisons des allemande avant d’accéder aux plus hautes fonctions…des millions de Nazi ont donnée leurs vies pour le III Reich, Gogels s’est suicidé par amour de son Furher et pourtant – La ligne politique – la classe que l’on sert – l’histoire et son devenir sont les seuls critères pour juger d’une œuvre historique.

    L’Afrique-du-Sud n’a pas été libéré, le droit de vote ne fut qu’une marotte pour faire croire à une pseudo démocratie, 20 ans après la pseudo libération d’autres massacres de Soweto sont perpétrés contre le même peuple plus il
    illettrée, plus pauvre, plus chomeur plus exploité qu’avant… Mandela n’a présidé à aucune libération – aucune de personne et pour cela tous les présidents du monde lui sont reconnaissants – il leur a livré pies et poings liés des hommes prêts à se sacrifier pour leur liberté véritable et pour cela les esclavagistes lui sont reconnaissants et ils iront s’agenouiller devant sa dépouille bien aimée à côté des Bobos qui n’ont jamais crainte d’en faire trop… encore une fois

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      8 décembre 2013 à 20 08 36 123612
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      Si Mandela n’a présidé à aucune libération, du moins aura-t-il posé certains actes en ce sens!

      Pendant des années (débutant en 1952), de concert avec Tambo – les deux premiers avocats noirs de Johannesburg – il fournira un conseil juridique gratuit aux Noirs n’ayant pas les moyens de se payer un avocat. En 1952, élu président de l’ANC (Congrès national africain) du Transvaal et v-vp national, il mène la «defiance campaign» prônant la désobéissance civile contre les lois considérées injustes. Manifestations et arrestations suivront. Instauration par le régime politique de l’apartheid du port obligatoire de laissez-passer pour les Noirs. Mandela lui-même brûlera en 1960 son passeport intérieur et fondera la branche militaire de l’ANC Umkhonto we Sizwe (action armée). En 1963, il est arrêté par la police sud-africaine sur indication de la CIA et condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. Il devient alors un symbole de la lutte pour l’égalité sociale.

      Il est vrai qu’il ne s’est pas montré radicalement contre la race blanche. Il luttait à la fois contre la domination blanche et contre la domination noire. On lui accorde tout de même la paternité du droit de vote par les Noirs en 1994. ll est vrai que le pays est toujours confronté à de graves problèmes d’inégalités économiques et sociales, MAIS que celui qui peut faire mieux se lève et montre la voie!

      Certes, en cherchant, on pourra trouver une vision et des faits à lui reprocher. Très bien. Quelles que soient ses défections, je ne le comparerai pas à Hitler.

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        8 décembre 2013 à 20 08 50 125012
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        « MAIS que celui qui peut faire mieux se lève et montre la voie! »

        J’aime!!!!

      • avatar
        8 décembre 2013 à 22 10 38 123812
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        Carolle Anne,
        Je vous critique souvent mais là, maintenant, je pense que votre commentaire est le plus juste.

        Contrairement à Hitler, Nelson Mandela s’est guérit du mal de son enfance. Il n’a plus eut besoin de déplacer sur la société ou autrui le mal qu’il avait subi.

        On pourrait même dire qu’il avait trouvé « Jésus » et pas à la G.W. Bush.

        André Lefebvre, je seconde.

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          9 décembre 2013 à 12 12 43 124312
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          J’ai trouvé ceci, ce qui me fait penser à Obama :

          Traduction Google plus bas:

          http://dissidentvoice.org/2013/12/victorious-over-apartheid-defeated-by-neoliberalism/#more-52031

          In my view, Mandela suffered a double tragedy in his post-prison years.

          First, he was reinvented as a bloodless icon, one that other leaders could appropriate to legitimise their own claims, as the figureheads of the “democratic west”, to integrity and moral superiority. After finally being allowed to join the western “club”, he could be regularly paraded as proof of the club’s democratic credentials and its ethical sensibility.

          Second, and even more tragically, this very status as icon became a trap in which he was required to act the “responsible” elder statesman, careful in what he said and which causes he was seen to espouse. He was forced to become a kind of Princess Diana, someone we could be allowed to love because he rarely said anything too threatening to the interests of the corporate elite who run the planet.

          It is an indication of what Mandela was up against that the man who fought so hard and long against a brutal apartheid regime was so completely defeated when he took power in South Africa. That was because he was no longer struggling against a rogue regime but against the existing order, a global corporate system of power that he had no hope of challenging alone.

          It is for that reason, rather simply to be contrarian, that I raise these failings. Or rather, they were not Mandela’s failings, but ours. Because, as I suspect Mandela realised only too well, one cannot lead a revolution when there are no followers.

          translate.google.com

          À mon avis , Mandela a subi une double tragédie dans ses années post- pénitentiaire .

          Tout d’abord, il a été réinventé comme une icône sans effusion de sang , celui que d’autres dirigeants pourraient s’approprier pour légitimer leurs propres revendications , comme les figures de proue de l’ « Occident démocratique » , à l’intégrité et de la supériorité morale . Après l’avoir laissé enfin rejoindre le «club» de l’Ouest , il pourrait être régulièrement promené comme preuve des pouvoirs démocratiques du club et sa sensibilité éthique .

          Deuxièmement, et encore plus tragique , ce statut d’icône est devenu un piège dans lequel il était tenu d’agir en doyen  » responsable  » , attention à ce qu’il dit et ce qui provoque il a été vu à épouser . Il a été forcé de devenir une sorte de princesse Diana , quelqu’un que nous pourrions être autorisé à aimer car il a rarement dit quelque chose de trop menaçant pour les intérêts de l’élite des sociétés qui dirigent la planète .

          C’est une indication de ce que Mandela était contre de l’homme qui a tellement lutté et longuement contre un régime d’apartheid brutal était si complètement battu quand il a pris le pouvoir en Afrique du Sud . C’est parce qu’il n’était plus en difficulté contre un régime voyou , mais contre l’ordre existant , un système d’entreprise mondial du pouvoir qu’il n’avait aucun espoir de contester seul .

          C’est pour cette raison , plutôt que simplement d’être à contre-courant , que je soulève ces défauts . Ou plutôt, ils ne sont pas les défauts de Mandela , mais les nôtres . Parce que, comme je le soupçonne Mandela réalisait que trop bien , on ne peut pas mener une révolution quand il n’y a pas de « suiveurs ».

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    8 décembre 2013 à 8 08 22 122212
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    Lorsque vous mentionnez DÉMOCRATIE je me demande à quoi faites-vous allusion?
    Est-ce qu’il suffit d’avoir un droit de vote entre deux ou trois partis qui obéissent aux mêmes patrons , soient ceux qui n’ont jamais à être élus mais qui gouvernent?
    Si le droit de vote est si important pour quoi seulement 40% s’en prévale?
    40% que l’on a convaincu que s’il vote pour nous ils auront soit : une jobine, un contrat, ou plus de mesure social. Plus le peuple est éduqué moins il y croit nous sommes maintenant 60%.
    Tout ce que l’homme invente est pour son service et la DÉMOCRATIE est une invention humaine.
    Ce n’est qu’une opinion

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    8 décembre 2013 à 8 08 33 123312
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    La question est : pourquoi refuse-t-on au Dalai Lama un visa pour assister aux obsèques de Nelson Mandela ?

    C’est un indice que quelque chose cloche quand même aux pays des on-est-tous-des-frères-et-soeurs.

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    8 décembre 2013 à 20 08 10 121012
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    @Demian West

    Une grosse chicane de famille! Ce n’est pas la première fois que la Chine refuse au 14e Dalaï Lama un visa pour entrer en Afrique du Sud. Cinquante-trois chefs d’État se rendront à Johannesburg pour les funérailles de Mandela ainsi que bien d’autres anciens chefs, tel Bush.

    Étrange toute cette histoire d’autant plus qu’il est reconnu que le Dalaï Lama
    reçoit un soutien de Bush et un peu aussi de Barak Obama.

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