DU JAMAIS VU DANS L’ÉCONOMIE AMÉRICAINE!

2015

Le cantique des cantiques

La bourgeoisie et les plumitifs à sa solde (journalistes et analystes, pseudo économistes et larbins politiciens), unanimement, chantent le «Gloria» incantatoire à la gloire du capitalisme étatsunien qui aurait connu un trimestre d’enfer…du déjà vu, juste avant 1929, et les mois précédant 1974 et 2008.

Donnons une petite leçon d’économie politique à l’occasion de cette cantate des «ténors» de La Presse Canadienne (consulter leur texte dithyrambique ci-dessous). L’augmentation du PIB américain – de juillet à septembre – n’est pas la conséquence d’une augmentation de la production industrielle, mais il est dû à l’augmentation de la consommation des ménages… à crédit (!)  Ceci signifie qu’encore une fois, les ménages américains auront dépensé à ce trimestre (2014) l’argent qu’ils ne gagneront probablement pas au premier trimestre de 2015… ni aux trimestres suivants. La fosse abyssale de la dette des ménages se sera approfondie au cours de 2014 comme jamais auparavant, entraînant le train de la récession encore plus loin dans le canyon de la Dépression.

Ces barytons n’ont-ils aucune mémoire ?!…  

Juste avant le crash de 1929  de telles billevesées étaient publiées dans  la grosse Presse et dans  Le Devoir à Bourassa (!)  Juste avant  le crash de 1974-1975 encore une fois, puis à la veille de l’effondrement boursier de 2007-2008, de telles inepties ont été diffusées dans la grosse Presse à Desmarais.  Aujourd’hui, la Presse Plus – électronique – radote ce refrain  éculé de la «prospérité retrouvée» pour nous préparer à la 3e guerre mondiale qui se profile  à Fergusson – à Los Angeles – à Chicago et à New York. Pendant ce temps, les représentants  suprêmes de cette oligarchie décadente se rassemblent aux MTV Awards autour de Byoncé, les jambes écartées afin d’afficher le précipice de sa vacuité –  l’hospice illusionniste des magnats du «show-business». Nous prolétaires qu’avons-nous à faire dans ces affaires de gros sous ? La clameur raisonne aux portes de Rome enflammée et Néron chantonne.

Un «black», vaniteux rappeur, a eu la candeur de réclamer une minute de silence pour ses frères noirs massacrés un coin de rue plus loin. Assassinats dissimulés au regard des vedettes  effrayées – déjantées –  protégées par leurs gardes armés qui le jour venu ne feront pas le poids devant la rue enragée. Les cotes de la bourse bancale dissimulent mal leur frayeur abyssale.

Le sort de l’humanité se joue à Fergusson Missouri, à Los Angeles Californie, à Chicago Indiana,  à New York et dans toutes ces villes américaines ou les travailleurs pauvres, les forçats du labeur salarié, les employés de la restauration mal payés, les souffres douleurs des sweatshops de la mort triment et «boss» dans un silence infernal. Ils écriront l’éternité ces esclaves salariés de l’humanité souffrante et ascendante. À n’en pas douter, en 2015 ou plus tard, le vent ouvrier soulèvera cette humanité ostracisée.

C’est notre vœu le plus cher pour cette année à faire.

Robert Bibeau

Producteur, Les 7 du Québec.

 

PC / WASHINGTON — La croissance de l’économie des États-Unis a bondi au troisième trimestre au plus haut depuis 11 ans, dopée par la consommation, selon la 3e estimation du département du Commerce publiée mardi.

Source : http://plus.lapresse.ca/screens/240ac2af-931b-4705-8bbe-d54879134e98%7C_0.html

Le produit intérieur brut (PIB) américain a augmenté de 5 % en rythme annualisé de juillet à septembre, ce qui représente une révision en hausse de 1,1 point de pourcentage par rapport à la 2e estimation (3,9 %). C’est le rythme d’expansion le plus fort depuis le 3e trimestre 2003.

Les analystes ont été surpris par ce chiffre alors qu’ils s’attendaient à une révision en hausse à 4,3 %. Au 3e trimestre, l’activité de la première économie mondiale (ce qui est faux, l’économie chinoise l’ayant devancée NDLR) s’est donc accélérée, faisant encore mieux qu’au trimestre précédent. D’avril à juin, l’économie avait rebondi après l’hiver rigoureux, affichant une expansion de 4,6 % au 2e trimestre. Cela était considéré en grande partie comme un rebond technique après les difficiles conditions hivernales du 1er trimestre qui avaient conduit à une contraction de 2,1 %.

La forte révision en hausse au 3e trimestre traduit des dépenses de consommation encore plus fortes, notamment du côté des services. Les dépenses de consommation ont grimpé de 3,2 %, le plus fort niveau depuis fin 2013. Elles apportent ainsi à elles seules 2,2 points à la croissance. La consommation de biens est en progression de 4,7 %, au plus haut depuis deux ans et demi, tandis que celle des services a grimpé de 2,5 %, un sommet en quatre ans.

Le gouvernement publiera le 30 janvier sa première estimation pour le dernier trimestre de l’année.

Selon la banque centrale américaine (Fed), l’économie américaine devrait afficher pour l’ensemble de 2014 une croissance de 2,3 à 2,4 %. La Fed a ainsi récemment révisé en nette hausse sa projection qui ne tablait en septembre que sur une expansion de 2 %. Outre la consommation, dopée par une baisse des prix de l’essence qui a commencé à se faire sentir en juin, les investissements des entreprises se sont également bien comportés (+ 8,9 %).

Du côté du commerce extérieur, le boom de la production pétrolière américaine et l’appréciation du dollar ont permis un recul de 0,9 % des importations. La somme des produits importés a un impact négatif sur le PIB et une diminution de ces importations représente donc un bonus.

Un retour des dépenses du gouvernement a également contribué à l’expansion. En hausse de 4,4 %, les dépenses publiques affichent la meilleure progression depuis début 2009. Les dépenses de l’État fédéral ont grimpé de 9,9 %, dont une hausse de 16 % pour le secteur de la défense.

LE CANADA FAIT MIEUX QUE PRÉVU

Le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,3 % en octobre, après avoir crû de 0,4 % en septembre, a révélé hier Statistique Canada. La production de biens s’est accrue de 0,4 % en octobre. Des hausses notables ont été enregistrées dans l’extraction minière et l’extraction de pétrole et de gaz, de même que dans la fabrication. La construction a aussi progressé en octobre. Par contre, les services publics ainsi que l’agriculture et la foresterie ont connu des baisses. La production des industries de services a augmenté de 0,3 % en octobre, du fait principalement de la croissance dans le secteur public (enseignement, santé et administrations publiques combinés). Le secteur de la finance et des assurances et celui des services professionnels ont aussi progressé. Le commerce de gros a affiché un recul en octobre, tandis que le commerce de détail était inchangé.

— La Presse Canadienne

Pour un complément d’analyse économique : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

2 pensées sur “DU JAMAIS VU DANS L’ÉCONOMIE AMÉRICAINE!

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