Économie : des clignotants partout au rouge dans le monde avant la catastrophe!

Par Marc Rousset.  Le 15.09.2018. Sur Boulevard Voltaire.

 

Alors que Macron et les médias sont toujours très optimistes, les clignotants sont au rouge partout dans le monde. Ray Dalio, le fondateur milliardaire de Bridgewater, le plus gros «hedge fund» au monde, vient de déclarer qu’il estime la crise inévitable d’ici deux ans au plus tard. Ray Dalio nous paraît bien timoré en comparant la situation actuelle avec la période 1935-1940 ; il pense trop États-Unis en oubliant les bombes Europe et Japon.

 

La France continue à s’enfoncer dans les dépenses publiques, qui sont passées de 300 milliards d’euros, en 1991, à plus de 1.200 milliards d’euros aujourd’hui. Alors que la fonction publique représente 5,4 millions d’individus, Macron persiste dans l’usine à gaz inutile du prélèvement à la source et envisage la suppression de 120.000 postes en quatre ans, soit 2,2 %, ce qui correspond au simple non-renouvellement des départs à la retraite.

 

Le Financial Times reconnaît, aujourd’hui, publiquement dans un article signé par le journaliste John Authers, qu’il a menti en septembre 2008 pour défendre l’intérêt général, car la planète fut à deux doigts d’un effondrement total, en cachant le fait que les banquiers de Wall Street faisaient la queue aux guichets pour retirer leur argent personnel et qu’AIG avait reçu une aide d’urgence de 8,5 milliards de dollars pour payer les CDS («Credit Default Swap» une variété de produits boursiers dérivés toxique qui a proliféré depuis 2008  NDLR) qu’elle garantissait.

 

Madame Danièle Nouy, responsable de la supervision bancaire à la BCE, a mis en garde contre la prochaine crise en raison de la bulle immobilière provoquée par l’effondrement des taux d’intérêt. Elle a pu déclarer à l’agence de presse lettone LETA : « Nous savons avec certitude qu’il y aura une nouvelle crise. Mais nous ignorons quand et pour quelle raison. » (sic)  Les déficits américains, au-delà des discours rassurants des médias et de Trump sur la croissance, sont passés sous silence par les médias car ils explosent. Le déficit budgétaire américain devrait être de 1.000 milliards de dollars en 2019!

 

« La BCE avance en somnambule vers l’arrêt, en fin d’année, de son programme baptisé QE », a déclaré l’économiste Carsten Brzeski, de chez ING DiBa. Les rachats nets de dette sur le marché vont passer, en octobre 2018, de 30 à 15 milliards d’euros malgré les risques italien, turc, argentin et les tensions commerciales avec Washington. Les taux sont maintenus à zéro et les banques vont continuer à payer un intérêt négatif de 0,40% sur leurs dépôts excédentaires. Quant au bilan agrégé des principales banques centrales dans le monde, il est passé de 12% du PIB des pays respectifs, en l’an 2000, au chiffre monstrueux de 40%, ce qui démontre l’épidémie mondialiste généralisée du laxisme monétaire.

 

(Ce que M. Marc Rousset devrait comprendre c’est que les banques centrales n’ont pas le choix. Elles sont obligées de maintenir les monnaies à flot en émettant toujours plus de crédit (de liquidité)  sinon ce serait l’effondrement immédiat de la consommation et donc des monnaies par ricochet et de l’économie dans son ensemble, ce serait  la dépression immédiatement. Nous l’expliquons depuis longtemps, les banques et les banquiers prennent les décisions adéquates en fonction des lois de fonctionnement du système économique capitaliste. C’est le système qui ne fonctionne pas et qu’il faut changer complètement et impérativement et ainsi se débarrasser de tous les banquiers à qui on ne peut demander de réformer ce mode de production moribond. Robert Bibeau. Éditeur http://www.les7duquebec.com).

 

L’euro est au bord du précipice puisque, selon le dispositif «Target 2», qui correspond au paiement entre banques centrales, la Bundesbank détient plus de 1.000 milliards d’euros de créances tandis que l’Italie est débitrice de plus de 460 milliards d’euros, qui ne seront probablement jamais remboursés.

 

La bombe italienne, devient de plus en plus menaçante avec l’augmentation des taux d’intérêt et le programme démagogique du Mouvement 5 étoiles (coût : 115 milliards d’euros). La plupart des banques espagnoles ont déjà perdu la moitié de leur valeur, tandis que la Grèce est en faillite malgré la «fake news» ahurissante que tout va bien. Les prêts à la Grèce ont été reportés à 2032, la Grèce ne payant que les intérêts deson immense dette, ce qui fut le cas lors de la crise des «subprimes», la crise éclatant lors du remboursement du capital et des intérêts des prêts faits aux particuliers surendettés. (Relisez une seconde fois cette phrase synthétique de M. Rousset  messieurs les charlatans économistes. La faillite de la Lehman Brothers fut la conséquence de cette incapacité des emprunteurs-consommateurs surendettés de rembourser leur dette – l’escroquerie des produits boursiers dérivés n’étant que le truc imaginé par les banquiers  pour maquiller et faire durer cette pirouette désespérée du système bancaire mondialisé. La situation présente du système financier est similaire mais en dix fois pire avec le cumul des dettes souveraines démultipliées. Mais ce qu’il faut comprendre c’est que les banquiers ne sont pas incompétents ou écervelés et ils ne souffrent pas d’alzheimer, ils ne font qu’appliquer les lois inexorables du système économique capitaliste moribond.  Robert Bibeau. Éditeur. http://www.les7duquebec.com). (1)

 

Quant à Dominique Strauss-Kahn, il vient de déclarer :«Imaginez que demain la Deutsche Bank ait des difficultés. Ce n’est pas les 8 % de capital dont elle dispose qui vont résoudre le problème.» Pendant ce temps, Goushi Kataoka, un membre inconscient du directoire de la Banque du Japon, appelle à encore plus d’assouplissement quantitatif, alors que la politique en vigueur consiste déjà en un taux à court terme de -0,1 % et un taux sur dix ans de zéro!   (M. Goushi Kataoka n’est pas du tout inconscient, au contraire, ce banquier est très réaliste et il comprend qu’il vaut mieux poursuivre sur la lancée du crédit débridé le temps qu’il sera encore possible puisque d’augmenter les taux d’intérêts ne fera que détruire immédiatement les fondements de l’édifice financier mondial bancal. De fait, la dispute entre banquiers se résume à ceci : Tout de suite ou demain la faillite des banques et l’effondrement du système?  M. Kataoka vote pour demain. Jérôme Powell, le président de la FED vote pour tout de suite et la BCE vote pour la fin décembre 2018.  Robert Bibeau. Éditeur. Http://www.les7duquebec.com).

 

Selon l’économiste suisse Egon von Greyerz : « il est trop tard ; les gouvernements sont en faillite et il n’est plus possible de réduire les dettes. Tout gouvernement qui essaie de lancer des plans d’austérité se fait immédiatement renvoyer. Les déficits et l’impression monétaire vont s’accélérer, et on sera en route vers une dépression hyperinflationniste. »

 

(L’économiste suisse von Greyerz est d’un sain réalisme vous ne devez pas en douter. Les lois du système économique capitaliste ont mené le convoi plombé à la limite de ses capacités – le capitalisme ne peut gérer – administrer – gouverner – finalement rentabiliser et faire fructifier plus de « capital » qu’il ne le fait déjà ce qui amène ce système à susciter l’apparition de malversations financières qui ne constituent que de futiles parades pour retarder l’inévitable débandade monétaire-financière-commerciale-industrielle-économique-politique et finalement idéologique et psychologique.  Robert Bibeau.  Éditeur. Http://www.les7duquebec.com)

 


 

NOTE

 

  1. https://money.cnn.com/2018/09/14/investing/lehman-brothers-2008-crisis/index.html
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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

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