Endettés, 20% des adultes américains vivent chez leurs parents

Aux Etats-Unis actuellement, plus de 60 millions de personnes vivent dans des ménages multigénérationnels.

 

Ce nombre est si important qu’on a même du mal à y croire, mais la vérité est qu’un grand nombre de jeunes adultes américains ont dû retourner vivre chez leurs parents ou grands-parents au cours des dernières années du fait de la détérioration de la situation économique américaine. Des millions de jeunes américains n’arrivent plus à trouver un emploi permettant de vivre décemment. Une fois qu’ils finissent leurs études, des millions d’entre eux se retrouvent surendettés. Bien entendu, certains d’entre eux sont tout simplement paresseux, mais quelle que soit la raison, il est indéniable que ce pourcentage de ménages multigénérationnels ne fait qu’augmenter. Selon le Pew Research Center (centre de recherche américain qui fournit des statistiques et des informations sociales), le pourcentage de la population américaine vivant dans des ménages multigénérationnels est passé de 12% en 1980 à 19 % aujourd’hui. Cela signifie que près de 20% des jeunes adultes américains vivent chez leurs parents ou grands-parents dorénavant.

 

Bien entendu, l’une des principales raisons à ce problème est l’insoutenable pesanteur de la dette étudiante aux Etats-Unis.

Selon CNN, environ 70 % de l’ensemble des universitaires auront à rembourser une dette étudiante une fois qu’ils sortiront diplômés, et cette dette moyenne est d’environ 28.950 dollars.

Mais beaucoup d’entre eux ont une dette étudiante qui atteint jusqu’à 50 000 dollars voire 100 000 dollars puisqu’ils étudient dans de prestigieuses et onéreuses universités. L’Amérique encourage sa jeunesse à étudier dans les «meilleures universités» possible, et on leur explique qu’ils ne doivent pas se soucier du coût que cela aura. On les rassure en leur expliquant qu’ils seront facilement en mesure de rembourser ces dettes une fois qu’ils auront quitté l’université du fait d’emplois très bien rémunérés qu’ils obtiendront dès l’obtention du diplôme.

Malheureusement, des millions et des millions de jeunes américains ont découvert que ces emplois très bien rémunérés qu’on leur avait promis n’existent pas.

Toujours aux Etats-Unis, nous assistons également à d’autres formes d’endettement qui atteignent un niveau très inquiétant. Ce qui suit provient du New York Times

ALERTE: La dette sur les cartes de crédit aux Etats-Unis approche les 1.000 milliards de dollars

credit_card_debtGlobalement, l’utilisation des cartes de crédit par les américains est à nouveau reparti à la hausse récemment: l’endettement des ménages américains qui atteint dorénavant 12.290 milliards de dollars, a augmenté de 35 milliards de dollars, au cours du deuxième trimestre de 2016, ce qui équivaut à une augmentation de 0,3 % par rapport au trimestre précédent. Cette augmentation est attribuable principalement à l’utilisation des cartes de crédit et aux prêts automobiles , selon un rapport publié mardi par la Réserve Fédérale de New York.

 

Nous critiquons souvent le gouvernement fédéral au sujet de la dette publique américaine de plus de 19.400 milliards de dollars, et à juste titre, mais il ne faut pas oublier que les ménages américains ont contracté un endettement de 12.200 milliards de dollars.

Notre société se sent le droit de faire tout ce qu’elle veut, et nous n’avons pas peur de nous endetter pour y parvenir. Et malheureusement, nous avons transmis cette « mentalité » à la prochaine génération.

Dans un récent billet publié sur son blog, Jenna Abrams a effectué un remarquable travail en décrivant la crise à laquelle est confrontée la jeunesse américaine aujourd’hui. En voici un extrait

Aujourd’hui, j’ai demandé à mes abonnés de décrire la génération du millénaire et voici le résultat: ils sont «paresseux», «susceptibles», «pourris gâtés», «égoïstes», «indisciplinés», «égocentriques», «fragiles», «inconscients», etc… , et je ne peux être que d’accord avec cela. C’est vraiment ce qu’on a envie de dire sur cette génération. Mais il y avait une description encore plus précise. « Une génération élevée par des parents négligents, sur-compensant des manques, égoïstes et égocentriques. »

Vous en êtes responsable ! Vous avez insisté à ce que vos enfants et petits-enfants puissent suivre des études supérieures au lieu de prendre un emploi d’ouvrier et d’entrer sur le marché du travail après le lycée tout comme votre génération l’avait fait. La plupart d’entre vous payez pour cela maintenant (enseignement supérieur) et souvent inutilement. Vous êtes surprotecteurs et empêchez vos enfants de prendre des risques et de faire des erreurs que vous avez eu la chance de faire et qui vous ont permis de vous construire et d’être ce que vous êtes aujourd’hui. Vous ne laissez pas votre gamin de 12 ans seul à la maison parce qu’il est trop jeune. Et qui a tort lorsque votre enfant a un conflit à l’école ? Je parie que c’est toujours la faute de l’autre, et jamais celle de votre rejeton. Et pourquoi êtes vous surpris que toute une génération se fâche lorsqu’elle commence à s’en rendre compte: Y a rien d’exceptionnel. Ca doit faire mal, non ?

 

Quel paradoxe, cette génération de jeunes adultes serait la plus «éduquée» de notre histoire, et pourtant elle semble également être l’une des moins compétentes. Il suffit de vérifier ces chiffres provenant de CBS News

 

idiot-american-student50% de la génération du millénaire aux Etats-Unis a un niveau inférieur au seuil minimum de compétences en littératie (la capacité de comprendre et de réagir de façon appropriée aux textes écrits). Seuls deux pays ont obtenu un pire résultat à ce test: l’Italie (60 %) et l’Espagne (59 %). Quant au test sur leur niveau en numératie (la capacité d’utiliser des concepts numériques et mathématiques), les résultats ont été encore pire, avec près de deux tiers de cette génération n’ayant pas le niveau minimum requis pour comprendre et résoudre un problème de mathématiques. Le constat est que cette étude place cette génération américaine du millénaire bonne dernière parmi les 22 pays développés qui constituaient cette étude.

 

A une époque, dans nos établissements d’enseignement supérieur, seul l’excellence comptait et ils exigeaient que leurs étudiants donnent le meilleur d’eux-mêmes. Mais aujourd’hui, notre système d’enseignement supérieur est une vaste blague, et beaucoup de nos meilleures universités sont plus préoccupées par le «politiquement correct» (afin d’éviter des tensions au sein de l’université du fait d’idées et d’opinions différentes…) et aux «espaces protégés» [un lieu dans lequel des personnes peuvent se réfugier pour être à l’abri de ce qui les dérange ou les rend inconfortables (des idées, des mots, des gestes…)], qu’à préparer la jeunesse américaine aux dures réalités du monde réel…

 

not_listeningA l’Université Brown – comme à Harvard, l’une des huit universités les plus prestigieuses de l’Ivy League – le New York Times a rapporté que les étudiants avaient mis en place un «espace protégé» où l’on proposait de la musique relaxante, des cookies, de la pâte à modeler Play-Doh et une vidéo de chiots s’amusant et batifolant afin d’aider les étudiants à avoir à une discussion sur la manière dont les universités devraient gérer les agressions sexuelles.

 

Un étudiant de Harvard décrit dans le journal de l’université avoir assisté à un «espace protégé» avec des «massages» qui avaient été mis en place pour aider les étudiants à pouvoir s’exprimer librement.

Nous avons élevé une génération de jeunes hyper-dorlotés, des garçons et des filles égocentriques qui n’ont jamais appris à devenir des hommes et des femmes. Ils ne comprennent pas comment les choses fonctionnent vraiment, et ils sont complètement et absolument incapables de faire face aux périodes extrêmement difficiles qui se profilent.

Et puisque notre système d’éducation est complètement et totalement dominé par les progressistes (socialistes), si bien que nos jeunes ont reçu des décennies de propagande anti-libérale, et les conséquences sont tout à fait effrayantes.

Par exemple, une enquête a découvert que 62 % des jeunes de la génération du millénaire disent qu’ils sont «libéraux», et 42 % d’entre eux disent qu’ils sont «socialistes».

Une autre enquête a découvert que plus de la moitié des adultes américains âgés de moins de 30 ans disent rejeter le capitalisme.

 

Si l’élection à venir devait se jouer avec la génération du millénaire, Hillary Clinton gagnerait avec la plus importante majorité de toute l’histoire des États-Unis. Mais dans ce cas bien sûr, elle n’aurait même pas pu être la candidate des démocrates, parce que Bernie Sanders l’aurait écrasé.

Si rien ne bouge, voilà à quoi l’avenir de l’Amérique ressemblera.

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi c’est plutôt inquiétant.

 

 

Source: theeconomiccollapseblog – Lire les précédents articles de Michael Snyder

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