Fini le monopole américain ?

Titre original :  Canal du Nicaragua: fini le monopole américain de Panama?
Mai 2015. Agence Spoutnik News. URL : http://fr.sputniknews.com/international/20150520/1016174296.html#ixzz3ai5RWeV3

 

nicaragua

(Les bobos – les petits bourgeois de la gauche écolo et pseudo anti-impérialiste sont très fiers d’annoncer que la clan impérialiste Russo-chinois lance une offensive économique contre l’alliance concurrente – OTAN-USA – en créant le canal du Nicaragua. Le polichinelle Ortega, Président du Nicaragua, joue l’anti-impérialiste en offrant la sueur de la main d’œuvre  du Nicaragua  et les ressources du pays  à l’un des clans impérialiste contre l’autre clan impérialiste. Au bout du compte les ouvriers du Nicaragua et des pays environnants serviront de chair de labeur – puis qui sait – de chair à canon dans cette guerre économique puis diplomatique, puis militaire inter-impérialiste. Ortega espère changer sa  Jeep Cherokee luxueuse avec les bénéfices et les prébendes russo-chinoises. Les impérialistes étatsuniens en déconfiture sont harcelés jusque dans leur cour arrière… rien de réjouissant pour les prolétaires de ce monde.   Robert Bibeau)

La construction du nouveau canal reliant les océans Atlantique et Pacifique risque de priver les États-Unis du monopole dans la région en donnant la carte blanche aux pays émergents.

L’ambitieux projet sur la construction du canal du Nicaragua, sensé devenir une alternative au canal de Panama, franchit une nouvelle étape. L’étude de faisabilité du projet et un rapport d’experts relatif à son impact socio-économique et environnemental, que les investisseurs et les parties prenantes attendent depuis un moment, seront rendus publics en mai, a annoncé le représentant commercial de la Russie au Nicaragua Petr Pankratov.Cela fait des années que l’idée de construire une voie alternative reliant l’Atlatique et le Pacifique existe au Nicaragua. Mais sa réalisation est devenue possible sous la présidence de Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007, qui a réussi à attirer les investissements dans le pays. En 2012, l’Assemblée nationale du Nicaragua a adopté le projet de la construction du Grand canal inter-océanique du Nicaragua, mais ce n’est qu’en décembre 2014 que sa mise en œuvre a finalement été lancée.

Le canal aura une longueur d’environ 280 km et coûtera 50 milliards de dollars. Sa construction, confiée à l’entreprise chinoise HK Nicaragua Canal Development Investment (HKND), devrait être terminée vers 2019.

Outre la construction du canal, le projet comprend la construction de l’infrastructure nécessaire, d’un aéroport international, des ports et d’un oléoduc. Les autorités du pays y placent de grands espoirs. Selon le fils du président nicaraguayen Laureano Ortega, la réalisation du projet contribuera à redresser l’économie du pays via la création de nouveaux emplois, la mise en place d’une zone de libre-échange, le développement d’un réseau de transports et l’attrait des investissements étrangers.

« Notre objectif est d’utiliser les possibilités du canal au profit de notre pays, il ne s’agit surtout pas de transformer le Nicaragua en annexe du canal », a indiqué M.Ortega dans l’interview accordée à la chaîne de télévision russe REN-TV le 19 mai dernier.

Si le projet est réalisé, le Nicaragua deviendra un État de transit numéro un dans la région, puisque les capacités du nouveau canal dépasseront largement celles du canal de Panama. »C’est un projet d’une grande envergure, qui peut changer le commerce international et apporter les bénéfices économiques et sociaux non-négligeables au Nicaragua, à ses voisins et à l’ensemble de l’Amérique latine », a déclaré le porte-parole de HKND Ronald MacLean-Abaroa.

Les États-Unis, anciens propriétaires du canal de Panama, ont toujours une grande influence dans la région. La perte du monopole sur le commerce dans la zone leur porterait un coup géopolitique dur. En plus, la montée en puissance de la Chine, qui pourrait importer du pétrole et d’autres matières premières plus facilement via le nouveau canal, est un scénario indésirable pour Washington.

Les États-Unis cherchent à entraver la mise en œuvre du projet. L’ambassade américaine à Managua a déjà exigé que les autorités nicaraguayennes dévoilent les résultats d’un suivi écologique et des appels d’offres. Selon les États-Unis, la construction du canal pourrait provoquer une catastrophe écologique. Pourtant, en dépit des tentatives de l’Amérique du Nord de sauvegarder son hégémonie, il devient de plus en plus évident que l’époque du monde unipolaire est révolue.

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