Gaz en Syrie

 Le Belge libéré en Syrie: « Ce n’est pas le gouvernement Al-Assad

À défaut de pouvoir aller bombarder la Syrie, les prédateurs qui mènent la quasi-totalité du monde tentent de se sauver la face.

Un fameux rapport, d’une fameuse équipe, nous a été livré il y a quelques jours.  On dit comme on pouvait le prévoir avant même que les inspecteurs ne partent « enquêter », que des armes chimiques ont bien été utilisées.  Il s’agit là d’une véritable comédie loufoque si ce n’était que cette guerre faite et maintenue par des fanatiques interposés était une funeste tragédie humaine.

On peut, une fois de plus, remarquer l’absence de journalisme véritable.  L’information concernant l’équipe d’inspecteur est pratiquement absente.  Qui sont donc ces inspecteurs, leur qualité de chercheur, leur nombre sur place, leurs déplacements sur place, l’hôtel qu’ils ont occupé, les facilités octroyées par le gouvernement syrien, la sécurité offerte par le gouvernement syrien, quels ont été leur contact avec la population, avec les médecins.  Bref, tous ces détails factuels qui peuvent servir à bâtir notre jugement concernant ces démarches et ces « enquêtes ».
On a aussi omis de nous faire connaître le mandat clair des équipes d’inspection ce qui aurait clairement démontré la quasi-inutilité, voire la totale absurdité de ce grand cirque médiatique. 

Si nous étions servis par du journalisme sérieux, en plus d’avoir des journalistes suivant l’équipe d’inspection, une demande d’entrevue avec le Président Assad aurait été faite pour l’interroger lorsque les inspecteurs étaient sur place.  Il aurait été intéressant de lui demander pourquoi il laisse venir une telle équipe d’inspection, quelles sont ses attentes et quelles sont ses craintes.  Un journaliste d’expérience sérieux aurait pu lui poser plusieurs questions pertinentes et percutantes l’acculant au pied du mur de la réalité.  Mais la réalité, veut-on vraiment la faire ressortir ?

On dit que le mandat de l’équipe d’inspection était de déterminer s’il y a eu utilisation d’armes chimiques, point à la ligne.   Mais quelle aberrante inutilité !

« Le porte-parole a expliqué qu’il n’était pas du ressort du Secrétaire général d’élargir le mandat de la mission, dont l’objectif est de déterminer «de manière impartiale » si des armes chimiques ont été utilisées, et non d’établir les responsabilités. »

Qui a utilisé ces armes le 21 août ? 
« Le rapport ne se penche pas sur cette question. Les inspecteurs avaient en effet été mandatés pour signaler si des armes chimiques avaient été utilisées et non qui était responsable de cette utilisation. »

Les choses importantes à connaître c’est la provenance de telles armes.  D’où viennent-elles ?  Où ont-elles été fabriquées ? 
Aussi, bien évidemment, qui donc les a utilisées ?
Deux questions ayant une importance majeure. 

La propagande nous dit: «un rapport qui «donne le frisson» !
Il ne faut pas avoir peur du ridicule pour alimenter ainsi « l’émotivité du grand bien » !

Toutes les attaques propagandistes ne reposent que sur ces allégations non prouvées que les autorités syriennes auraient posé un tel geste d’imbéciles !  Une aberration qui, lorsqu’on y songe un peu, ne tient absolument pas la route. 

Si nous avions du journalisme sérieux, on ferait ressortir à qui a servi ce crime crapuleux.  Malgré cette absence de journalisme et cette omniprésence de propagandistes, on constate facilement et clairement à qui profite ce crime.

Si nous avions du journalisme sérieux sur ce dossier, l’entrevue d’Assad pendant que les inspecteurs étaient sur place aurait été faite.  On aurait pu lui demander: où donc en Syrie on produisait ces armes chimiques ?   Nous aurions pu analyser la réaction du Président. 

À la commission Charbonneau, le dossier par excellence pour voir à quoi ressemble du journalisme professionnel sérieux et à quoi il peut servir, bien des questions sont posées.  On ne croit évidemment pas toutes les réponses, mais «on peut juger» de la réaction des gens.  «On peut juger» du moyen et des mots utilisés, soit pour mentir ou soit pour s’esquiver.  «On peut juger» du regard fuyant ou du regard absent ou du regard mal à l’aise.  Le langage corporel est parfois bien révélateur pour offrir des éléments pour se faire un jugement. 
Malheureusement, concernant la Syrie (et tous les dossiers internationaux), le journalisme n’existe pas.  Jamais le journalisme ne mènera à ce qui peut ressembler à une enquête sérieuse.  On évite de poser les bonnes questions et on évite de trop parler des faits.  La propagande nous répète simplement qu’il y a eu des dizaines de milliers de morts en sous-entendant que ce sont tous des victimes pacifiques innocentes d’un dictateur «sanguinaire» qui gaze surtout les enfants. 

Ces attaques au gaz; les prédateurs tentent de se sauver la face !

De se faire dire avec tambours et trompettes que des gaz ont été utilisés en Syrie est une vraie farce.  Il est évident que ce rapport avait pour objectif de faire cette ridicule déclaration.  Il est clair comme de l’eau de roche qu’on ne veut pas chercher des preuves pouvant dire qui a employé de telles armes et d’où elles proviennent.  Ce sont  « les deux éléments IMPORTANTS »   à nous livrer.

Les prédateurs qui contrôlent la quasi-totalité du monde pensaient pouvoir refaire le sale coup de la Libye soit l’invasion et la destruction d’un Pays florissant et d’un peuple fier.  Ce massacre libyen fut réalisé avec une facilité déconcertante et sans embuches notables, on pensait pouvoir répéter la chose comme si le monde entier pouvait être dupe une seconde fois. 

Les assassins entourant cet imposteur du Prix Nobel de la Paix aiment réduire au néant les Pays souverains qui refusent leur marche du monde.  Ces sans-humanités utilisent leurs bombes, leurs missiles et leurs drones pour parvenir à leurs fins.  Cependant, ces prédateurs «sanguinaires» n’ont pas pu réussir à allumer un feu vert pour déclencher leur massacre syrien.  Et maintenant avec cette comédie tragique du gaz, ils tentent de sauver leur face d’hypocrites tout en continuant à chercher désespérément un moyen pour parvenir à anéantir cette Syrie qui leur résiste.

À défaut de pouvoir attaquer, ils poursuivent hypocritement à alimenter la guerre en continuant de financer, d’armer et d’aider par tous les moyens leurs mercenaires fous et fanatiques qui sèment la terreur en égorgeant, tuant et décapitant.  Obama, l’honteux Prix Nobel de la Paix est un des pires hypocrites qui soit.

La Syrie mérite la PAIX.  Il faut que ces envois d’armes soient vertement dénoncés et il faut qu’ils cessent.  Il faudrait que ceux qui ont alimenté ces trois années de guerre qui ont couté des dizaines de milliers de vies soient sévèrement punis, chose qui ne sera malheureusement jamais faite.

Vivement la Vérité et la Paix pour la Syrie.

 Serge Charbonneau

10 pensées sur “Gaz en Syrie

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    17 septembre 2013 à 8 08 47 09479
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    Et quand on pense que le journalisme était le dernier rempart de protection pour la population!!! En fait le seul « pouvoir » du citoyen.

    On n’est pas sorti de l’auberge!!!

    André Lefebvre

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    17 septembre 2013 à 13 01 55 09559
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    La première ligne de protection du citoyen c’est de mettre au rebut sa télévision et de ne plus lire la pressetitué officielle.

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    17 septembre 2013 à 14 02 03 09039
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    La diffusion l’information est en reconstruction. Prenons le cas de la nouvelle internationale. Nous avons d’une part l’immense majorité des gens; ils ne lisent pas les nouvelles internationales, sauf parfois un gros titre entrevu du coin de l’oeil, n’ont aucune opinion motivée sur la situation globale dans le monde et encore moins sur ses aspects spécifiques comme la crise syrienne. Ils ne y intéressent pas vraiment et répètent ce que les médias leur dit

    Vous avez d’autre part 1 % de la population, peut-être, qui s’y intéresse vivement et croit qu’elle peut y intervenir. ceux qui en sont sont sérieux dans leur volonté de connaître; mais leur opinion est faite et ne changera que si un fait nouveau indiscutable lance chez eux un train de pensée qui les fera chercher, s’interroger, lentement évoluer vers une autre vision du monde. Ce n’est pas tous les jours.

    Entre les deux, il y’a une mouvance de lecteurs, de rédacteurs et de commentateurs de blogues qui, sans se faire trop d »illusions, trouvent plus intéressants de palabrer et de spéculer sur la politique internationale que sur les arts ou les sports. Bravo, mais il faut se souvenir que, mêmes engagés, ce sont surtout des dilettantes . Ce sont ces dilettantes qui constituent la clientèles de sites comme celui-ci.

    Le paradoxe est que ces dilettantes sont des intellectuels qui, s’exprimant beaucoup et, surtout, DIFFUSANT largement tl’information qu’ils reçoivent, introduisent dans l’opinion publique des biais hors de proportion avec leur nombre. C’est, à une autre échelle, le phénomène des journalistes des médias traditionnels qui ‘font » la’ nouvelle.

    Pourquoi cette intelligentsia – (qui en fait, au départ, ne se parle qu’a elle-même en circuit fermé) – a-t-elle tant d,impact ? Parce qu’elle devient elle-même « de la nouvelle » pour les médias traditionnels, lesquels ne peuvent l’ignorer impunément… puisque cette intelligentsia constitue une part significative – et la plus active-réactive – de leur clientèle.

    Ce qui se dit sur les blogs est donc repris par les médias de masse. Ils en propagent ainsi les « analyses » sur ce qu’on pourrait appeler facétieusement le lumpen-lektorat de la société :-))

    Ces analyses d’intellectuels dilettantes sont de valeur inégale, mais surtout pratiquement ALÉATOIRES et l’effet cumulé en est donc imprévisible sur l’opinion publique qui est l’un des paramètres-clefs de la, « démocratie » … et donc de la stratégie de gouvernance des États.

    L’Etat est inconfortable avec ce biais qu’introduisent les blogueurs que leur nombre rend impossible a corrompre et leur amateurisme même inutile a contredire. Le Pouvoir est donc à organiser une riposte, joignant censure pour arrêter le plus gênant de la production internetique et trollisme programmé pour en discréditer le le reste.

    Mais la riposte n’est pas encore bien rodée. En cas d’urgence, si la population risque de basculer dans une direction fâcheuse dont il serait ensuite difficile de la détourner, il y a donc encore parfois, In extremis, un recoure à des opération massives de désinformation faisant appels aux journalistes traditionnels.

    Ces opérations sont couteuses pour le système en termes de crédibilité… qu’il s’agisse de bloquer Bergeron a la mairie de Montreal, une coalition PLQ/NPD a Ottawa … ou de justifier le bombardement de civils en Syrie. Apprivose l’Internet est un gros dossier pour le Système.

    Ce sera donc fascinant de voir comment, selon la vieille expression française, le Système pourra agencer harmonieusement – et discrètement – ses girations pelviennes , pour que son action garde le cap et ne dévie pas de ses objectifs.

    PJCA

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    17 septembre 2013 à 15 03 11 09119
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    *PJC A DIT :…le Système pourra agencer harmonieusement – et discrètement – ses girations pelviennes …* L’art giratoire vs l’art oratoire, quoi !

    L a question: A la fin…qui se tiendra debout derrière ?

    La rèponse: J’ai bien peur que ce sera encore celui qui est le plus près de la terre qui recevra la semence !

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    17 septembre 2013 à 18 06 26 09269
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    Scandaleux, le reportage que je viens de regarder à RDI en provenance de Vancouver. Radio-Canada continue sont travail de sape contre la charte des valeurs se servant des enfants, comme c’est mignon, pour discréditer Québec en suggérant que nous sommes racistes et intolérants. Je met au défi Radio-Canada de faire un reportage à Montréal et de dire si les jeunes joueurs d’une équipe de soccer sont discriminés à cause de leurs religions comme le suggère ce reportage tout simplement dégueulasse.

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    17 septembre 2013 à 21 09 22 09229
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    Je suis estomaqué par le reportage de Frédéric Arnould en provenance de Vancouver qui a passé ce soir à RDI, c’était d’une malhonnêteté intellectuelle tellement désespérante et révoltante que j’ai jugé bon d’envoyer ce commentaire sur un blogue de Radio-Canada qui a récolté un très large appui d’accords parmi les lecteurs.
    « Scandaleux, le reportage que je viens de regarder à RDI en provenance de Vancouver. Radio-Canada continue sont travail de sape contre la charte des valeurs se servant des enfants, comme c’est mignon, pour discréditer Québec en suggérant que nous sommes racistes et intolérants. Je met au défi Radio-Canada de faire un reportage à Montréal et de dire si les jeunes joueurs d’une équipe de soccer sont discriminés à cause de leurs religions comme le suggère ce reportage tout simplement dégueulasse. »

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/01/18/012-Afghanistan-Arnould-accueil.shtml

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      18 septembre 2013 à 9 09 45 09459
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      Je me suis pas du tout surpris par la diffusion de tel reportages faussaires, j’en ai vu, entendu et lu des belles depuis les années soixante. Les mêmes bêtises commandées par l’oligarchie qui reviennent constamment et les mêmes réflexes qui y répondent. Les humains ont encore beaucoup de chemin à faire avant de devenir vraiment civilisés et conscients de la réalité. Dans les années soixante-dix, je croyais que les humains évolueraient, deviendraient plus conscient de la réalité et dès lors plus raisonnables dans leurs agissements, ce fût de ma part une grave erreur.

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    18 septembre 2013 à 12 12 40 09409
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    Goyette, Huet, etc

    Ou est la surprise ? Je croyais que le consensus était établi que les médias sont des agences de propagandes, contrôlées et stipendiées par le Système. On ne peut pas à la fois affirmer qu’ils sont des menteurs et s’indigner qu’ils ne disent pas la vérité..

    Je crois qu’il faut désormais diffuser fait et opinions sur le web aussi longtemps qua ce sera encore possible et faire référence aux médias traditionnels et aux communiques de presse, mais ne plus engager le débat avec eux. C’est comme vouloir hausser le ton avec quelqu’un qui contrôle le volume du micro

    PJCA

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    18 septembre 2013 à 18 06 11 09119
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    Je crois qu’il n’est pas incompatible de dénoncer ces propagandistes et de s’indigner intensément devant cette intoxication cérébrale et émotionnelle que nous savons bien évidemment existante.

    On a beau savoir qu’ils sont ainsi, on ne s’habitue pas à voir leur méfait. Surtout que leur méfait, même dénoncé, demeure efficace et fait des ravages dans le jugement populaire.

    Nous constatons bel et bien que la puissance médiatique est une arme de manipulation massive d’une efficacité redoutable. De la voir en pleine action et constater ses ravages a quelque chose de révoltant que l’on doit exprimer, même si « on le sait » !

    Serge Charbonneau
    Québec

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      19 septembre 2013 à 9 09 41 09419
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      @ Serge

      Oui, il faut s’exprimer, ça soulage, Autrement que ferions-nous ici… ! Mais n’oublions pas que se plaindre est une consolation et donc l’accessoire, un plaisir de temps libre. L’essentiel est de DETRUIRE le Système et il ne faut pas s’en laisser détourner. … Que penseriez vous dune pétition pour boycotter les annonceurs de Radio-Canada en réponse a ce reportage ?

      Pierre JC

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