Génocide amérindien

Titre original de l’article :  Génocide au Canada ?  Aujourd’hui ?  9. 07. 2016. Source : http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2016/07/08/genocide-au-canada-8627146.html

 

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Dans notre post précédent, nous faisions suivre l’affirmation d’Adam LeBor (« Bien sûr, l’U.E. ne livre pas une guerre raciale et n’organise pas d’extermination massive ») d’une note de traducteur en forme de point d’interrogation. Car nous n’étions pas aussi sûrs que lui de l’innocence de l’Europe, les humains ne changeant pas volontiers leurs habitudes s’ils n’y sont pas forcés. Et les nazis n’ont le monopole de rien du tout.  Il s’agit ici du Canada, pas de l’Europe, mais le Canada ne fait-il pas partie du Commonwealth du Royaume Uni ?

 

Les faits évoqués se sont certainement produits dans beaucoup d’autres parties du monde aussi. Nous entendons parler de ceux-ci, comme vous, pour la première fois. C’est pourquoi nous empruntons à Résistances71 sa traduction partielle d’un rapport importantIl y est question, bien entendu de l’extermination à grande échelle de populations indigènes dans le but de s’approprier leurs terres et leurs ressources naturelles. Et c’est aujourd’hui que cela se passe, pas dans les siècles passés.


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« Blanchiment de génocide au Canada : la farce de la Commission Vérité et Réconciliation sur les pensionnats pour Indiens »

 

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Meurtre par décret

Contre-rapport opposé à la Commission Vérité & Réconciliation sur le génocide indien toujours en cours au Canada 

Résistance 7131 Mai 2016

 

Nous avons traduit de très larges extraits du contre-rapport publié en opposition à la mascarade totale que fut la « Commission Vérité et Réconciliation » du Canada, commission qui fut mise en place afin de laver plus blanc toutes traces de génocide et d’intentionnalité de crime contre l’humanité envers les peuples et nations autochtones du Canada. Cette Commission  a publié son « rapport » fin 2015. Nous voulons préciser ici que des faits génocidaires similaires tant dans leur méhodologie que dans leurs résultats, se sont produits et se produisent encore dans d’autres pays tels que les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, pays toujours aujourd’hui colonies de la « couronne » ou plus précisément de la City de Londres, mais ce contre-rapport ne concerne que les événements ayant eu lieu au Canada. À la suite de sa publication, le 1er mars 2016, une délégation de l’American Indian Movement (AIM) a exprimé le souhait qu’une telle enquête indépendante soit mise en place aux États-Unis et que ses résultats soient également publiés.

 

Meurtre par décret devrait être lu par chaque « citoyen » canadien, enseigné dans les lycées, les universités, et porté à la connaissance du plus grand nombre. Notre démarche de traduction s’inscrit dans cette optique, celle de la divulgation de la vérité, d’un processus visant à corriger les torts et à mener les responsables de crimes contre l’humanité devant la justice, non pas celle des états larbinisés et obsolètes de longue date, mais celle des peuples. De la bouche même d’un des survivants des camps de la mort que furent ces « pensionnats » : « Comment voulez-vous que je me réconcilie avec ceux qui ont détruit ma vie et celle de mon frère… »

 

Nous publions de très larges extraits de ce contre-rapport en plusieurs parties :

Préambule, critique de la CVR et chronologie des évènements

– Première partie qui comprendra une section [A] et une section [B]

Deuxième partie

Troisième partie avec conclusion et propositions

 

Le texte original en anglais est disponible ici : http://murderbydecree.com/

 

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Meurtres par décret  fait plus de 400 pages. Les 155 premières pages constituent une narration/analyse de l’affaire des pensionnats pour Indiens au Canada. Notre traduction porte essentiellement sur ces pages. Le reste du contre-rapport est constitué de documents prouvant le génocide. Nous n’avons pas traduit tous les témoignages des survivants et participants et nous avons dû opérer une sélection, certes subjective quant à ce qui a ou n’a pas été traduit, mais nous pouvons assurer avec confiance que ni la teneur ni l’esprit du contre-rapport n’ont été altérés par nos omissions volontaires. Nous encourageons bien évidemment les lecteurs à se référer dans la mesure du possible au texte original en anglais. Notre traduction n’est pas exhaustive de l’ouvrage et n’est pas une traduction complète d’un livre, destinée à être publiée ; elle se veut une aide pédagogique et informationnelle pour aider au mieux à comprendre ce qui s’est réellement passé et inciter la société dominante « canadienne » à réfléchir intensément sur son histoire et à s’unir avec les nations originellement libres de cette partie du sous-continent nord-américain pour corriger le mal fait et œuvrer ensemble à l’établissement d’une société organique égalitaire et unie. Pour ce faire, il convient de poursuivre sur le chemin de la coopération organique entre les peuples et de se familiariser avec les solutions existantes de longue date à la gestion de la terre et à la gestion des relations entre les peuples libres et indépendants que sont la Grande Loi de la Paix (Kaianerekowa) et Guswenta (Wampum Deux Rangées) sur ce que les peuples autochtones appellent « L’Île de la Grande Tortue » ou le sous-continent nord-américain.

 

Les Canadiens n’ont plus le droit d’ignorer ce qui a été fait et ce qui continue d’être fait en leur nom. Persister aujourd’hui et demain dans l’ignorance feinte, dans le grand-silence et les farces de pseudo-réconciliation organisées par l’état colonial et ses acolytes des églises catholique, anglicane et unie, c’est être complice du crime ni plus ni moins…

 

Dans le documentaire sur le siège d’Oka en territoire Mohawk (1990), “Acts of Defiance” d’Alec McLeod, une Indienne membre du conseil des femmes mohawk dit ceci devant un public essentiellement canadien/québecois venu aux nouvelles : « … regardez bien ce qui se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous, ce sera votre tour… ». Paroles profondes et prémonitoires à méditer grandement, parce qu’en définitive, nous les peuples, sommes tous des colonisés et qu’il est plus que temps de le clamer : çà suffit !

Source : https://resistance71.wordpress.com/meurtre-par-decret-le-…


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En savoir plus sur la Commission Vérité & Réconciliation :

https://resistance71.wordpress.com/?s=commission+v%C3%A9r…

 

On peut suivre aussi l’évolution de cette affaire sur le site très informé de la blogueuse canadienne Jo Busta Lally :

https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/25/discovery-tr…

https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/07/06/autodafe-de-…

 

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Kevin Daniel ANNETT  Murder by Decree : The Crime of Genocide in Canada – A Counter Report to the “Truth and Reconciliation Commission”

CreateSpace Independent Publishing Platform (23 février 2016)

402 pages – 20 $ – En anglais. (La seule traduction – partielle – en français est celle de Résistance71).

 

 

L’auteur :

Kevin Daniel ANNETT est un Canadien né en 1956, qui a été ordonné prêtre de l’Église Unitaire du Canada en 1990. Pasteur de l’église St Andrew d’Alberni de 1992 à 1995. Excommunié (limogé) sans justification pour avoir rendu publiques la mort d’enfants aborigènes et le vol de terres par l’Église Unitaire. Il n’a pas, depuis, cessé de participer à tous les mouvements réclamant justice pour les Amérindiens. Il est aussi l’auteur de Hidden from History. The Canadian Holocaust (2001 – inédit en français). Il est co-fondateur du International Tribunal into Crimes of Church and State (ITCCS). Il est aussi l’auteur-réalisateur d’un film documentaire (Unrepentant, 2007).

 

Présentation des éditeurs :

Murder by Decree est la compilation d’archives non censurées sur l’extermination dûment planifiée des enfants autochtones du Canada dans des meurtriers « pensionnats pour Indiens ». Ce livre est un contre-rapport dénonçant la mascarade de justice rendue par l’État et l’Église sous le nom de « Commission Vérité et Réconciliation » (CVR)

Basé sur des témoignages directs (témoins oculaires ou concernés)  et sur une documentation délibérément supprimée ou ignorée par la CVR, Murder by Decree (en français : Meurtre par décret) prouve sans l’ombre d’un doute que le génocide des populations indigènes a commencé, au Canada, par une campagne d’extermination religieuse et se poursuit aujourd’hui sous forme de politique gouvernementale.

Des faits saisissants y sont révélés :

– Plus de la moitié des enfants indiens pensionnaires de ces écoles ont commencé à mourir l’année même où elles ont été ouvertes par l’Église (NdT: en fait, trois églises ont principalement géré ce « programme d’assassinats » : catholique, anglicane et unie du Canada)

– L’énorme taux de mortalité n’a pas diminué pendant plus d’un demi-siècle, suite à des pratiques délibérées relevant de la guerre bactériologique, en observance d’un « quota mensuel de décès» prescrit.

– Les preuves de ces crimes et de leur nature intentionnelle (NdT : ce qui qualifie le terme de « génocide » est l’intentionnalité de l’assassinat de masse…) ont été systématiquement et régulièrement détruites par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et par les églises catholique, anglicane et unie du Canada depuis au moins 1960.

– Le génocide est toujours en cours aujourd’hui et vise les femmes et les enfants indigènes ; il est piloté par des intérêts entrepreneuriaux qui entendent s’emparer des terres et des ressources natives.

Meurtre par décret est publié à compte d’auteurs par l’International Tribunal for the Disappeared of Canada (ITDC), une coalition internationale de juristes et de militants pour les droits de l’Homme siégeant à Bruxelles et à Toronto. Elle a été formée en Décembre 2015 pour enquêter sur les disparitions de personnes au Canada, pour poursuivre en justice les responsables quels qu’ils soient et pour faire en sorte que le Canada ne puisse effacer ni dissimuler ses crimes contre l’humanité.

Ce rapport est une réponse à ces crimes et une sommation, tant au monde qu’aux Canadiens, d’avoir à cesser de vivre volontairement sous des régimes politiques génocidaires.

Pour plus d’info : disappearedofcanada@gmail.com

 

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Nous en profitons pour rappeler que Léonard Peltier est toujours – depuis 40 ans ! – emprisonné quoiqu’innocent dans le seul but de le neutraliser, pour le seul crime d’être Indien. Au trou depuis bien plus longtemps que ne le fut Nelson Mandela (28 ans) et même que ne l’est Georges Ibrahim Abdallah (32 ans). C’est aux USA, pas au Canada, mais les oppresseurs sont indiscernables les uns des autres et les opprimés sont frères.

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Oui, c’est John Lennon. Neutralisé lui aussi. Autrement.

 

Léonard a en France un comité de soutien : http://freepeltier.free.fr/

Un autre international : http://www.whoisleonardpeltier.info/ qui demande en vain à Barack Obama d’user de son droit de grâce.

Si vous ne connaissez pas l’histoire du plus ancien prisonnier politique de la planète, la voilà : http://amerindien.e-monsite.com/pages/pourquoi-leonard-pe…

 

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