GRAND RASSEMBLEMENT CITOYEN (!?…)

citoyen

Source: Presse-toi-à-gauche http://www.pressegauche.org/spip.php?article20935 mardi 17 février 2015, par Bernard Rioux.  

[Dans le texte ci-dessous, vous apprendrez qu’une matinée de février,  la go-gauche bourgeoise, à la remorque des hommes d’affaires syndicaux, présidents des fond de gestion spéculatifs adoubés par de grands capitalistes, affidés de PKP, et des employés d’ONG subventionnés, se sont rassemblés dans une grande salle pour s’exciter en mutualité. Après avoir bien bu, bien mangé et bien crier – ils se sont  demandé soudain comment atteindre leur fin ? Comment faire reculer leur patron du gouvernement ou du moins comment faire semblant de batailler? De fait, nous rappelons aux lecteurs que ces princes des centrales syndicales avaient un mandat de grève générale lors de la dernière prise de bec entre boss syndicaux et boss patronaux et qu’ils ne l’ont pas utilisé. La grève générale illimitée est pourtant le seul et unique moyen de faire reculer le gouvernement des capitalistes et le parlement des bourgeois ou s’accroupit Québec Solitaire leur para tonnerre (sic). Robert Bibeau].  Bonne lecture amis des 7 du Québec.

«Plus de 1000 personnes en provenance des mouvements syndical, populaire, féministe, étudiant, écologique se sont rencontrées à Québec dans un Grand rassemblement citoyen contre l’austérité. Selon l’allocution d’ouverture de Daniel Boyer, président de la FTQ et de Michèle Asselin, du CISO, la rencontre visait à prendre ensemble la vraie mesure de la situation, à se donner une impulsion commune, à échanger sur nos priorités et à planifier la mobilisation.

Ce grand rassemblement citoyen fut en effet une première. Jamais n’avait-on vu une rencontre où les divers mouvements sociaux pouvaient échanger aussi librement, jamais n’avait-on vu une telle convergence tant au niveau des analyses tirées, des témoignages apportés sur la nécessité d’une résistance commune, sur la détermination de s’attaquer aux politiques d’austérité du gouvernement Couillard et d’en finir avec de telles politiques.

Un moment d’analyse et de réflexion

Philippe Hurteau de l’IRIS nous a montré comment le gouvernement Couillard avec ses politiques d’austérité, comme l’illustre ses offres aux travailleurs et travailleuses du secteur public, joue un rôle dans la régression salariale non seulement des employéEs du secteur public, mais également des travailleurs et des travailleuses du secteur privé. Quand le gouvernement Couillard offre une augmentation de 3 % sur cinq ans, dont trois ans de gel salarial, il envoie un message très clair au patronat que ce dernier reçoit dix sur dix. L’heure est à la régression salariale. La politique gouvernementale sur les retraites des employéEs municipaux est aussi un message au patronat. Ce message, c’est le caractère tout à fait acceptable d’ouvrir les contrats et de remettre en question les conventions collectives dûment signées. [ Rappelons simplement à ce sous-fifres scribouilleur, que ce n’est pas Couillard qui donne des signaux et qui donne des ordres au patronat mais exactement l’inverse. Le gouvernement des riches applique les politiques exigées par les riches. Question Pourquoi ce plumitif fait-il semblant de l’ignorer ? NDLR]

 

Bref, par ses politiques d’austérité, le gouvernement Couillard mène une stratégie de développement des inégalités et de défense des intérêts du 1%. Les élites économiques, elles, se portent bien. Leur part des richesses sociales augmente constamment.

 

Une animation qui désigne à qui profite les politiques néolibérales.

La réalité de la concentration de la richesse dans les mains du 1% a été largement illustrée par des statistiques précises qui démontraient de façon graphique la réalité des inégalités de revenus et la responsabilité des élites économiques dont la cupidité sans frein les conduit à accaparer une partie de plus en plus importante de la richesse sociale. Le patronat sent, aujourd’hui, le besoin de lancer une vaste campagne pour se présenter comme le porteur de la prospérité de l’ensemble de la société. Cette campagne vise essentiellement à bloquer le dévoilement de son rôle de profiteur des politiques actuelles du gouvernement Couillard.  [Le thuriféraire ex-gauchiste semble ignorer qu’il y a crise économique systémique en la demeure et que les politiques d’austérité du gouvernement Libéral – comme celles du gouvernement péquiste – comme celles  éventuelles de Québec Solitaire visent à maintenir les taux de profits. La classe capitaliste n’est pas en phase d’expansion mais en phase de survie mon ami… Et l’indignité n’est pas qu’elle cumule de plus en plus de capital de pacotille – de patrimoine de fumisterie – de valeurs en bourse sans valeur – l’indignité c’est qu’elle tente de se réchapper en reportant le fardeau de la crise sur le dos des travailleurs. NDLR].

Des témoignages percutants démontrant que l’austérité fait mal

Une série de témoignages ont démontré que les politiques d’austérité, contrairement aux affirmations des ministres du gouvernement libéral, s’attaquent aux services et détériorent les conditions de vie et de travail de la majorité populaire. Les personnes assistées sociales qui n’ont pas un revenu pour s’assurer une vie décente voient leurs maigres revenus encore coupés par le ministre de la Solidarité sociale(sic). Les étudiantEs doivent s’endetter, car les frais de scolarité continuent à monter au rythme de l’inflation et voient se multiplier les coupures qui s’attaquent aux universités et aux collèges. Des travailleuses de la santé ont expliqué que les coupures dans la santé se traduisent par un alourdissement de leurs tâches. Pour elles, l’austérité, ce sont des politiques qui les épuisent et les rendent malades. Pour les gens des régions, l’austérité, c’est la volonté du gouvernement de tout centraliser à Québec et de leur enlever le peu de pouvoir que les gens de ces régions avaient sur leur vie et sur leur économie. Quand le Conseil du patronat suggère aux personnes habitant dans les régions en difficultés de déménager dans les grands centres et d’abandonner ce qu’elles ont construit il a rajouté le mépris aux attaques. Les travailleurs et les travailleuses des municipalités étaient particulièrement outrés de l’arrogance du gouvernement qui a opéré un véritable hold-up sur leurs retraites. François Saillant a bien résumé le sens de bien des témoignages lorsqu’il a défini l’austérité comme la négation des droits : comme la violation du droit aux logements, violation du droit à un revenu décent, violation du droit à l’éducation, à la sécurité, à l’égalité.

Un retour sur les raisons de la colère et de l’indignation qui traversaient ces témoignages

Appelés à réagir à ces témoignages, les conférenciers Philippe Hurteau et Robert Laplante ont fait des rappels essentiels :

Il y a un véritable déficit au Québec, a souligné Robert Laplante, et ce n’est pas un déficit budgétaire, c’est un véritable déficit démocratique qui afflige l’ensemble de la société québécoise. Ce qu’on coupe a rappelé Robert Laplante, ce ne sont pas seulement des postes, mais des missions de l’État. Ce que favorisent les politiques du gouvernement Couillard, c’est l’inégalité des personnes et l’injustice fiscale. [La voilà notre go-gauche électoraliste. Un «déficit démocratique» (sic), qu’il faudra combler en votant pour les fils à papa de l’autre côté de la chambre de commerce – non, excusez, de l’autre côté de la chambre d’Assemblée. NDLR].

Le gouvernement Couillard, a affirmé Philippe Hurteau vise a diminué les attentes de la population envers les services publics, envers notre capacité de prendre en charge le bien commun. Le gouvernement veut couper dans tout ce qui fait qu’on se reconnaît les uns et les autres et qu’on noue des rapports de solidarité. C’est cette logique qui fait que tout ce qui relève du social est assimilé par ce gouvernement à du gaspillage. Il s’attaque à la prise en charge de notre volonté de se donner les outils pour construire une société plus juste et plus égalitaire.

Le gouvernement Couillard mène une politique de dénationalisation de l’État québécois  [Lisez attentivement ci-dessous, l’apparatchik «socialiste»  (sic) traite de la chose qui lui tient le plus à coeur sur terre – les joyaux de la couronne go-gauche héritée de Duplessis et du Président Rèné Levesque.  NDLR]

L’intervention de Robert Laplante intitulée Les véritables intentions du gouvernement Couillard devait introduire la question directement politique dans cette rencontre. La thèse centrale du directeur général de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) était de faire le lien entre les politiques d’austérité et l’oeuvre de dénationalisation de l’État québécois opérée par un gouvernement néolibéral fédéraliste.

Ce qui est en jeu dans l’austérité, c’est la nature que les Québécois prêtent à leur gouvernement provincial. La majorité de la population québécoise considère leur gouvernement provincial comme le lieu où se définit d’abord et avant tout le bien commun [!!! Non mais on est où au juste dans cette assemblée militante à une rencontre du parti National=socialiste ? NDLR]. Cette vocation nationale s’est traduite sur trois grands axes : a. La volonté de traduire nos choix en politiques sociales et économiques ; b. La volonté de construire sur le territoire du Québec un espace économique qui soutient la volonté des communautés de vivre là où elles l’entendent, et c. de se donner des instruments de solidarité sociale. Ce qui est en jeu dans l’austérité, c’est d’abord et avant tout ces aspirations sociales qui sont considérées par Ottawa comme de travers dans le chemin. Depuis les quinze dernières années, c’est la réduction unilatérale des contributions fédérales qui est le principal facteur de déstabilisation des finances publiques du Québec, pas les services publics. Le gouvernement Couillard a accepté de vivre avec les moyens que le gouvernement du Canada lui laisse. Alors qu’Ottawa utilise les impôts du Québec pour des finalités que le Québec n’a pas choisies. Les politiques austéritaires du gouvernement Couillard sont dirigées contre la population québécoise car le gouvernement à Québec refuse de mener un débat de fond sur le contrôle de nos impôts qui serait nécessaire au financement de nos services.

La stratégie du parti fédéral, c’est la stratégie du choc, signale Robert Laplante. Il s’agit de frapper partout en même temps. Il n’y a pas de crise des finances publiques, il y a le projet de reconfigurer l’État du Québec et de normaliser sa conduite par rapport au reste du Canada. Les gouvernements Harper et Couillard accroissent l’emprise du grand capital sur le territoire québécois. Le paradigme de l’austérité est antinational dans la mesure où c’est Ottawa qui définit le développement et qui dit au gouvernement du Québec comment il doit utilise les 50 milliards de nos impôts pour contenir les aspirations du Québec. Le Premier ministre Couillard veut que la gouverne de la province de Québec soit l’affaire d’une élite qui est d’accord pour ne jamais faire de vagues à Ottawa. [Vous pensiez éviter la rengaine  anti-fédéraliste et pseudo-souverainiste – réellement nationaliste chauvine et réactionnaire ? Que nenni, vous boirez le calice de la go-gauche jusqu’à la lie. NDLR].

Cette analyse percutante a surpris et n’a pas été sans susciter certaines réticences. Si elle démontrait la nécessité d’identifier le rôle du gouvernement fédéral dans les orientations néolibérales du gouvernement Couillard, elle évitait d’expliquer que l’ensemble des élites économiques, y compris nationalistes, sont parties prenantes des politiques austéritaires. Les politiques du déficit zéro du gouvernement Bouchard sont encore dans bien des mémoires. Et le gouvernement Marois, n’avait-il pas, lui aussi, repris cette perspective du déficit zéro. Le choix de Robert Laplante de ne pas souligner le rôle des gouvernements péquistes a empêché certains de reconnaître la justesse de sa dénonciation des politiques du gouvernement fédéral et de l’alignement du gouvernement Couillard sur l’orientation du gouvernement Harper. Si la critique de la soumission nationale du Québec, n’est pas liée à une dénonciation de la responsabilité de toutes les élites économiques, les défis stratégiques de la majorité populaire pour construire sa résistance ne peuvent être réellement tirés au clair

Un projet de déclaration, pour unifier la volonté de résistance qui demeure peu discutée

Le projet de déclaration est centré sur la défense des services publics, le soutien aux personnes en situation de pauvreté, le soutien au développement des régions, la nécessité de création d’emplois et la protection de l’environnement… Il critique également les paradis fiscaux et pose la nécessité d’imposer davantage les grandes entreprises et les banques.

Trois exigences sont soulignées : adoption d’une véritable politique de développement durable, une révision du régime fiscal qui assure un financement adéquat des services publics et des programmes sociaux et enfin l’ouverture d’un véritable dialogue social pour définir collectivement les finalités de l’État québécois.

La plate-forme est très générale. Elle ne comprend pas de revendications très précises. Rien sur les modalités de réduction de notre dépendance au pétrole ; aucune revendication claire sur une politique de création d’emplois, même le nouveau régime fiscal n’est pas réellement esquissé, contrairement, par exemple, aux revendications de la Coalition contre la hausse.

Mais le Grand rassemblement citoyen n’était pas une assemblée délibérante. Il ne s’agissait pas de discuter réellement le contenu la plate-forme, de l’amender ou de l’adopter. Sa discussion et son adoption ont été remises à plus tard.

Il n’en reste pas moins que le troisième axe qui parle d’ouverture d’un véritable dialogue social pour définir collectivement les finalités de l’État québécois n’a pas été sans créer de surprise à plusieurs. Alors que toutes les analyses et discussions s’orientaient sur la volonté d’en découdre avec ce gouvernement, de s’en débarrasser, on revenait avec le dialogue social. Qu’est-ce que cela signifiait-il au juste ? Si ce n’était que la volonté de renforcer la force de résistance des 99%, pourquoi pas, mais s’il s’agissait de reprendre des exercices comme les sommets de 96 qui sont avérés néfastes pour la majorité populaire, tel n’était pas l’agenda que semblait dessiner le Grand Rassemblement. Lorsque les quatre centrales syndicales demandent unanimement au gouvernement, de tenir un “grand rendez-vous” sur la relance de l’emploi et de l’économie” comme le rapportait le journal Le Soleil du 17 février, [1] on comprend mieux les interrogations soulevées par certainEs. Proposer une démarche de concertation sociale à un gouvernement qui mène des attaques à tous les niveaux contre la majorité populaire laisse, pour le moins songeur.

Oeuvrer à se débarrasser du gouvernement Couillard et de ses politiques d’austérité étaient pourtant le souffle qui traversait ce grand rassemblement citoyen. De sérieux débats sont certainement devant nous.

Les actions à venir – au-delà du foisonnement, une dynamique vers la grève générale est-elle possible et à quelles conditions ?

Semaine d’actions perturbantes proposées par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics ; manifestation contre les compressions en éducations de la FEUQ, activités liées à la Marche mondiale des femmes, manifestation nationale de l’ASSÉ le 2 avril, manifestation des groupes environnementaux le 11 avril, contre-sommet, cocktail d’actions du 1er mai (grève sociale, activités de perturbations économiques, actions sur les lieux de travail, festival des solidarités…)

Les échanges sur les calendriers ont donné lieu à la présentation des diverses perspectives. Mais ces perspectives d’action n’ont pas été réellement l’objet de débats. Des militantEs de l’ASSÉ ont présenté leur scénario du possible développement d’une grève générale étudiante et ont invité les organisations populaires et syndicales de se joindre à leur combat. Cela a été bien reçu, mais n’a pas donné lieu à aucune remarque précise. Des militantEs de la Coalition contre la hausse et du FRAPRU ont souligné que leurs organisations étaient à la recherche de mandats pour une grève sociale le premier mai, mais il n’y a pas eu de ralliement de l’ensemble des organisations du Rassemblement citoyen à cette grève sociale. Des militantEs de groupes environnementalistes ont invité à la manifestation du 11 avril contre le tournant pétrolier du gouvernement Couillard. L’invitation a été fort bien reçue.

Mais, il y avait un éléphant invisible dans la pièce de ce Grand rassemblement citoyen. Alors que plus de 400 000 travailleurs et travailleuses secteur public sont en négociations, que les offres gouvernementales vont signifier un gel des salaires pour les cinq prochaines années, la détérioration des conditions de travail, la réduction des effectifs du secteur public, la privatisation des services, rien n’a été dit sur ces négociations, et sur l’importance stratégique de ces dernières dans la lutte actuelle contre les politiques austéritaires du gouvernement Couillard.

Des débats stratégiques restent à mener et l’unité de la résistance populaire ne pourra en faire abstraction dans les semaines qui viennent.

Ce Grand Rassemblement Citoyen a marqué un moment fort dans la construction de l’unité de la résistance populaire aux politiques d’austérité du gouvernement Couillard, mais il a également permis d’apprécier tout le chemin qui reste à parcourir pour consolider un vaste front social d’opposition à ce gouvernement néolibéral.

[AMEN. NDLR]

11 pensées sur “GRAND RASSEMBLEMENT CITOYEN (!?…)

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    20 février 2015 à 9 09 38 02382
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    C’est quoi, ça ? J’ai de la misère à voir où tu veux aller. Sûr que les syndicats ne sont pas le PCCML ou des Trotskystes invétérés. Les boss de syndicats ont le mandat de défendre les membres de leur syndicat respectif et de faire des représentations politiques auprès du gvt québécois. Ils ne sont pas là pour déclarer la révolution socialiste, ça ce sera à nous de le faire. Mais faut mettre le puzzle en place. Faut rassembler les gens, pas les diviser. La condition actuelle de démantèlement de la société québécoise impose que tous les esprits progressistes travaillent ensemble pour contrer les dégâts. Ton ostie de guerre contre la go-gauche, elle est digne des radios-poubelles de Québec. C’est pas le temps de se chier sur la tête les uns et les autres. C’est le temps de s’unir, même si nos envies futures peuvent être un brin divergentes.
    On verra une fois qu’on aura gagné qui aura le gros bout du bâton, pas avant.
    Le gros problème mon colon, c’est le mode de scrutin actuel. C’est là qu’il faut fesser. Il faut obtenir la proportionnelle pour pouvoir avoir un gvt de coallition qui permette aux socialistes, aux écologistes, aux droitistes, amen, d’avoir une voix.
    Pis que cette voix ait une importance. Ça se fera pas demain matin, faut un processus. Faut que toutes les énergies progressistes travaillent dans le même sens au départ.
    L’impression que me laissent tes commentaires, c’est qu’il n’y aurait que toi qui a raison pis qui sait ce qui serait bon pour le Québec ? Ça te tenterait d’être empereur à ton tour ?
    Crisse, c’est toute la société qui est attaquée. Pis oui, y a des bons innocents droitistes qui ont voté CAQ ou PLQ pis PQ dans ces gens-là. Pis y en a des go-gauchistes dont je dois faire partie selon ton jugement, qui ont voté QS ou ON, qui sont touchés aussi. Pis c’est ça, la société québécoise. Tu trouves ça décourageant ? Ça fait 45 ans au moins que je me décourage à voir que ça bouge pas vite. Mais ça bouge un peu. Pis on peut y vivre pareil, grâce surtout au filet social qu’on a élaboré, qui pourrait être mieux, mais qui y est jusqu’à date.
    Des PCCML, TL, GML, j’en ai vus à plein. J’ai toujours endossé une bonne partie de leurs discours, comme j’endosse le discours socialiste. Mais pas le dénigrement des forces popupaires, des syndicats, des groupes sociaux, des forces vives du changement.
    Prends ta place, mais dénigre pas ceux qui travaillent pour qu’au moins la population ne mange pas une trop grosse volée, pis pour que les crossages de nos politichiens et de leurs boss, -Power, multinationales, pétrolières, banques, mafia-, soient mis de l’avant et connus du public.
    Pis j’espère te voir dans les manifs à venir. Pis dis-toi bien que si tu es du genre des black block qui tirent la brique pis se sauvent pour pas recevoir la matraque en retour, je vais m’organiser pour te tenir ben serré contre moi, pour y goûter aussi de la matraque, si c’est ton style.

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      20 février 2015 à 11 11 04 02042
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      Je peux comprendre que M.Bellemare soit choqué par le propos de M.Bibeau. Mais les sacres dans un écrit, c’est laid, c’est vraiment très laid. On croirait lire une pièce de théâtre de Michel Tremblay.

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        20 février 2015 à 14 02 37 02372
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        Je me fous pas mal de la laideur de mon parler comparativement à la laideur des propos mesquins qui parsèment ce texte.
        Si c’est la seule argumentation que tu as, ça ne vaut pas cher.

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          20 février 2015 à 18 06 03 02032
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          Je ne suis pas en désaccord avec ce que dit M.Bellemare, mais celui-ci ne sait même pas faire la différence entre une simple remarque et une argumentation…

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            20 février 2015 à 19 07 39 02392
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            oh wow, intéressant !
            À part ça ? Tu en penses quelque chose ?
            Je t’invite à écouter les discours de Michel Chartrand, sur Youtube.
            Ça va te faire l’oreille au langage populaire du Québec.
            8-). Pis c’est sérieux. Chartrand, un grand homme qui a mené plein de combats.

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            20 février 2015 à 20 08 20 02202
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            Michel Chartrand utilisait des sacres dans ses discours mais pas dans ses écrits…

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    20 février 2015 à 19 07 28 02282
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    Je partage pour la plus grande partie l’analyse politique que fait Bibeau sur la question des mouvements réformistes et de la société civile donc mais, en même temps, je ne pense pas qu’il s’y prend de la bonne façon pour mobiliser. Quand il fait ça, c’est qu’il s’en prend à lui-même d’une certaine façon. En tout cas, ce n’est pas comme ça qu’il va faire adhérer les masses au discours communiste. Il aurait avantage à faire plus confiance que ça à l’analyse matérialiste dialectique et ne pas dénigrer ceux-là mêmes qu’il prétend libérer du joug de la domination capitaliste. Nous devons convaincre les masses et le prolétariat révolutionnaire d’adhérer aux idées communistes et non pas les vaincre et les abattre. C’est le capitalisme que nous devons abattre et non pas la classe ouvrière !

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    20 février 2015 à 22 10 54 02542
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    @ Michel

    1) Il y a méprise camarade. Je ne m’en prend pas à moi-même quand je dénonce les boss syndicaux et leurs marches pieds dans les ONG subventionnées et les organisations citoyennes de la go-gauche – car je ne fais pas partie de ces affidés. Qui me boycottent allègrement – et de bon droit.

    2) Je ne m’en prend nullement à la classe ouvrière qui n’était absolument pas présente à cette assemblée «citoyenne» (beurk – quelle mot de l’époque de la révolution bourgeoise française – citoyenne = 1789).

    3) La véritable question que tu poses est la suivante : Pourquoi frapper sans cesse sur les bobos – la pseudo-gauche à gogo – les organisations citoyennes – les bureaucrates syndicaux – ????

    4) Pour s’unir il faut d’abord se démarquer disait Lénine. Il faut disait-il que les ouvriers (je n’utilise jamais le mot masse ou peuple qui ne sont pas des classes sociales ni des segments de classes – tu l’auras remarqué) reconnaissent la ligne politique des communistes – des révolutionnaires parmi 1000 pamphlets de propagande diffusées par 1000 organisations opportunistes et réformistes dont certaines auront l’ingéniosité de calquer (calligraphiés aurait dit MAO (;-)) les mots révolutionnaires presque à l’identique… La ligne politique révolutionnaire en moins.

    5) C’est à ce dessein que je dépense 100% de mon temps depuis 5 ans – et j’avance peu à peu (:-))

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    20 février 2015 à 23 11 26 02262
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    @ Monsieur Bellemare

    Il y aurait tant de choses à vous écrire que je ne sais par où commencer
    Je vais tout de même essayer.

    1) Fausse unité que ces assemblées sous le haut patronage des «boss syndicaux» Je vous fait remarquer que M. Rioux admet lui-même que la chose qui fut le moins discuté lors de cette assemblée fut justement les moyens de luttes concrètes – pratiques – êtes-vous étonnez ??? Moi pas, et je vous prédis que la prochaine assemblée du genre sera pareil. Une grande messe de bouffonnerie où des petits-bourgeois viennent exposer des flagorneries (ils ne connaissent rien à l’économie je vous le dis) et aucune lutte – Ils avaient un mandat de grève générale la dernière fois et ils ont chié dans leur frock.

    2) En passant l’ancien ML- PCCML-PCO – En Lutte c’est Létoruneau de la CSN qui a mal tourné – pas moi. C’est Rioux de Presse toi à Gauche pas moi. Je n’ai depuis 25 ans au moins plus rien à voir avec quelque groupuscule de la go-gauche au Canada.

    3) Vous écrivez : ceci : «si nos envies futures peuvent être un brin divergentes.» Vous touchez la un point majeur. Mes envies futures sont IMMENSÉMENT DIVERGENTES DE CELLES DE la go-gauche réformiste – électoraliste – populistes citoyennistes JE VOUS LE JURE. Je crois sincèrement que seul un changement de mode de production et de rapports d production pourra nous sauver du désastre que vous décrivez vous-même. Nous sauver de la misère que vous craignez pour les travailleurs et les salariés. VOUS AVEZ RAISON – la misère sera grande parmi la classe ouvrière et c’est justement ce qui me fait enrager – Tous ces gens qui vont se faire berner par des saltimbanques – des prestigitateurs qui leur font croire que l’on pourra amenuiser leurs peines – rduire leur chagrin – atténuer leur souffrance en s’unissant pour brailler contre l’État policier en implorant sa clémence pour faire revenir l’État providence.

    6) Mercredi prochain je publierai une dénonciation précise de 2 travailleurs syndiqués contre les boss syndicaux – vous verrez leur colère contre ceux qui couchent avec les patrons de la Chambre de commerce.

    7) En passant – vous ne devriez pas endosser une partie du discours des PCC-ML et des autres opportunistes qui jacassent à propos «de la défense des droits de tous» RIDICULES. La classe ouvrière ne possède qu’un seul droit sous le capitalisme – celui de vendre sa force de travail ou de mourir et même que avec le chômage ce droit unique lui est refusé. Ils sont fous ces PCC-ML.

    8) Je termine ici pour ne pas trop vous importunez – QUI t’a fait croire que JE TE CITE « Pis on peut y vivre pareil, grâce surtout au filet social qu’on a élaboré, qui pourrait être mieux…» ? Vois-tu mon travail est de détruire totalement ce type d’illusion que fait circuler la go-gauche dans ses assemblées – Faire croire que le sauvetage de l’État providence est possible – à l’ordre du jour – que l’on peut faire reculer la classe capitaliste et son austérité (chose que la go-gauche ne connait pas) avec des assemblées et des joyeux lurons. RIDICULES. Les étudiants nous ont montré la voie – ils ont bloqué leur CEGEP – leur facultés et ont empêchés les cours.
    Pourquoi croyez-vous que tous ces gauchistes dénigrent la grève étudiante ??? Parce qu’ils ont peur de devoir faire la même chose que les étudiants – bloqués la société pour faire reculer l’État policier des riches.

    Merci de votre patience Monsieur Bellemare

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    21 février 2015 à 13 01 44 02442
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    Bravo à M. Bellemare et Bibeau,
    Bel échange d’opinion.
    Même si vous n’utilisez pas la même forme d’expression, vous avez tous les deux la même volonté pour que le Québec se réveille.
    Peu importe ce que les citoyens décideront de faire tout sera mieux que l’inaction.
    Quant à l’état policier nous ne sommes pas en Égypte et avant que les policiers ou soldats acceptent le mandat de tirer sur leurs frères et sœurs parce que leur dirigeants leur auront dit, que c’est ce qu’ils doivent faire pour LES PROTÉGER, ces dirigeants prendront le risque que leurs armes se retournent contre eux. Je fais confiance à la conscience de nos policiers, ils sauront bien jusqu’où ils peuvent aller.
    C’est pourquoi il est impératif de rester uni, surtout que nos armes de combats sont différentes, ce qui est très positif et essentiel.
    Comme dans tous les sports d’équipe, JAMAIS après une victoire un athlète s’est attribué les succès de l’équipe.
    Tous sans exception se font un point d’honneur de vanter l’esprit d’équipe.
    Même Maurice Richard qui après avoir compté 5 buts a resté humble dans une victoire de 5-0 contre Toronto.
    L’important pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants est la victoire.
    M. Bellemare, ce n’est pas M. Bibeau votre ennemi, mais c’est ensemble vous deux et tous ceux qui veulent se tenir debout que nous serons en mesure de leur tenir tête car leur armes préféré sera toujours : DIVISER POUR RÈGNER
    Ne tombons pas dans leur piège, car ils vont insérer dans nos rangs des fauteurs de troubles.
    Ne soyons pas dupe et notre devoir est de les identifier le plus rapidement possible.
    Félicitation à vous deux nous sommes sur la bonne voie.

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      21 février 2015 à 17 05 30 02302
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      @Poivre de Cayenne
      @David Bellemare
      @Robert Bibeau

      À POIVRE DE CAYENNE,
      J’aime la pertinence de votre commentaire. Il démine plusieurs pensées qui sont trop radicales. Je comprends très bien moi aussi la réaction de M. Bellemare – il est vrai qu’il a employé des sacres, mais je comprends aussi qu’il se sent excédé.

      À M. BELLEMARE
      Je voudrais vous dire merci pour avoir eu le courage d’exprimer clairement votre pensée.

      À ROBERT BIBEAU
      Robert, cher Robert, moi aussi il m’arrive d’être troublée en te lisant. J’ai souvent l’impression que tu es le seul au monde à avoir raison et à connaître les intentions des autres groupes. Tout en continuant à poursuivre ta quête et à exposer le fruit de tes réflexions, ne pourrais-tu pas être moins extrémiste ? Je suis persuadée qu’il y a des gens très bien chez les bourgeois comme les dirigeants, la police, les conseillers municipaux… Je ne jetterais pas le bébé avec l’eau du bain. Pourrais-tu te souvenir que la vérité n’appartient pas à une seule personne, mais qu’elle est comme un diamant qui présente des facettes multiples ?

      Je te remercie à l’avance de ton ouverture et profite de l’occasion pour te féliciter pour ta constance à produire des articles qui suscitent de réels débats.

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