GRÈCE : Tragédie ou comédie?

 

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Par  OCF   (Organisation des  Communistes de France ).  Le  12 juillet 2015. Source :  http://polpresse.blogspot.ca/2015/07/grece-tragedie-ou-comedie.html

 

Tragédie puis farce électorale

 
Dans son livre « Le 18 Brumaire » K. Marx écrit : « Hegel fait  quelque part cette remarque que tous les grands événements et  personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde  fois comme farce. » Il nous aura donc été donné de voir en ce début de juillet 2015,  et pour ceux qui connaissent un peu l’histoire du peuple grec, la  deuxième partie de l’écrasement d’un peuple. Au sortir de la deuxième guerre mondiale les monarcho-fascistes soutenus  militairement par les anglo-américains n’hésitèrent pas à  organiser une guerre sans pitié contre ce peuple qui ne demandait  qu’à vivre libre, hors de toute tutelle. La tragédie était jouée. 70 ans plus tard, la farce (électorale) sert de décor à une farce  aux conséquences incalculable pour le peuple grec (Pour le prolétariat grec, la classe expropriée  en toute priorité. Robert Bibeau) .

 

Il revient à de  jeunes lycéens grecs se réclamant de l’anarchisme d’avoir peut  être écrit, le plus clairement qu’il soit, le « choix » qui fut  proposé aux grecs en ce sinistre 5 juillet 2015. Nous leur laissons leurs  la parole :   « L’État grec est à la recherche de complices. Le référendum est la  meilleure façon de les trouver. En offrant généreusement des  illusions de libre-arbitre et en nous faisant contribuer au projet  de son renforcement, son désir le plus fou est matérialisé : Nous  serons ceux qui fermerons leur propre pierre tombale ! Le dilemme  est simple : oui ou non ? Mauvais créanciers étrangers ou bonne  gestion de l’État par la gauche ? Mémorandum lourd ou léger ?   Mesures coûtant 12 milliards ou 8 milliards ? » Ont appelé au référendum : les conservateurs de la Nouvelle  démocratie (équivalent de l’UMP-LR),- les socialistes du Pasok  (équivalent du PS de France),- les centristes du parti To Potami (équivalent  du MoDem français), – la droite souverainiste des Grecs indépendants (ANEL),  partenaire de coalition de Syriza, (équivalent du Front National ou de DLF),  et même les communistes du KKE !

 

En effet, les employés provisoire du capital en Grèce, Syriza et  Tsipras (en alliance avec la droite nationaliste !) jouent aux  petits caïds et manipulent le peuple. Mais qui nous fera croire que  Tsipras est un ingénu ?  Tspiras aujourd’hui joue le rôle qu’on lui a autorisé à jouer :  manipulateur, charmeur, pour maintenir 1 an, 6 mois  (…. ?) le  pouvoir du capital en Grèce. Jamais il n’a dit qu’il voulait  quitter l’Europe, l’Euro et l’OTAN. Il a dit l’exact contraire.  Seuls les sourds et les bobos gogoche de salon veulent y croire.

 

Donc, Mr Tsipras joue au malin. Le référendum bidon était-il  programmé de très haut ? Peu nous importe au fond.  Il fallait un exécutant. qu’il soit « local » (grec) ou d’ailleurs.  Et les grecs ont voté : 61% pour le « non » (un « non » de mendiant),  pour soi-disant renégocier avec l’Europe; Europe (capitalistes  européens) qui n’a de cesse depuis 70 ans de saigner ce peuple au  nom de sa proximité avec la Turquie (…) Mais STOP. On nous ment sur toute la ligne. 41% des  grecs ce sont  abstenus  (de voter)!  Résultats officiels en fonction des INSCRITS :

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Et Mélenchon, Hollande, certains souverainistes s’extasient :  « la démocratie a triomphé« . Et de rêver – demain peut être – à une  rustine du même style avec  Podemos  en Espagne, le Front de  « gauche » en France ….
 L’illusion mortelle de la démocratie bourgeoisie.

 

Ce référendum grec est l’illustration parfaite de ce dont le capitalisme est capable pour conserver son pouvoir. Pour le moment   la « voie pacifique » vers le capitalisme au travers des élections  triomphe en Europe . Nos jeunes amis grecs l’ont bien formulé :  » En offrant généreusement des illusions de libre-arbitre et en  nous faisant contribuer au projet de son renforcement, son désir  le plus fou est matérialisé : Nous serons ceux qui fermerons leur propre pierre tombale !…..  (C’est sans compter les 41% d’abstention qui ont rejeté le piège tendu par le référendum bourgeois et dont la conscience de classe mûrit rapidement par ces temps de chamade. Robert Bibeau).

 

Quelle merveille pour les capitalistes que d’avoir des populations  entières (moins les abstentions !) qui acceptent,  « démocratiquement », de se laisser plumer – ou pire de choisir COMMENT se faire plumer! Mais ce système fonctionne tant qu’il y a de l’argent pour payer …. les pauvres. Pour « aider » les « déshérités » à maintenir la  tête hors de l’eau. Des RSA par ci, des allocations par là, des  CMU, des Restos du cœur….   Dans cette crise profonde du système capitaliste tout cela est de  l’argent gaspillé (sic). La loi d’airain du Capital : le profit maximum,  est entravée dans son avidité. Il faudra faire payer encore plus  les pauvres (ils sont les plus nombreux !).  Les capitalistes s ‘en sont sortis en fabriquant de la monnaie de  singe en masse. Mais cette masse monétaire devient un danger pour  eux car elle ne repose pas sur des usines, sur l’industrie, sur la   création de biens matériels, elle ne repose pas  sur l’ exploitation des hommes travailleurs.

 

Mario Draghi, Vice président de Goldman Sachs Europe Directeur de la banque d’Italie.  Président de la Banque Centrale européenne.  Le grand serviteur du capital financier.  C’est le propre du Capital financier d’être la phase  autodestructrice du capital en général. L’argent ne produit  pas de l’argent. Il n’y a de richesses que par l’exploitation du travail  humain (portion salarié et portion expropriée. Robert Bibeau).

 

Marx expliquait que cela conduisait à une « paupérisation absolue »,  en d’autres termes, le capitalisme n’a pas d’autres « choix » (dans  cette phase particulière) que d’appauvrir, jusqu’à la misère, la  faim, la dépression … l’immense majorité des peuples. Ce qui est nouveau aujourd’hui c’est l’apparition – en tant que structure politique, en tant que CLASSE CONSTITUÉE, – de la  classe petite bourgeoise : cadres, fonctionnaires, employés de  niveau supérieur; les  partis politiques Syriza, Podemos, Front de gauche, M’PEP…. en  sont les émanations politiques  (les états-majors au service du grand capital – prêt à prendre la relève en cas de défaillance populiste et démagogique des vieux partis socialistes – centristes – et droitistes.  Robert Bibeau).

 

Les partis qui ont le titre de « communistes » ayant été détruits  par des années de collaboration de classe et de trahison (avec  l’aide des syndicats qu’ils dirigeaient alors), ne peuvent plus  prétendre à fédérer le fer de lance de tout changement social : la classe ouvrière (celle qui n’a pas d’illusions sur son sort et qui n’a rien d’autre à perdre que ses chaines). Le champ est donc libre pour tous les illusionnistes. Mais pourquoi tiennent il donc autant à la Grèce ?  L’enjeu grec c’est celui d’un laboratoire politique, économique et  géo politique.

 

Laboratoire Politique

 

Dans les pays arabes ou les ex-pays de l’Est nous avons assisté à des « révolutions de couleur », avec des noms de fleurs et de  parfums. C’était la phase directe de l’interventionnisme  américano-européen dans les affaires intérieures de pays  souverains (Géorgie, Yougoslavie, Tunisie, Libye, Égypte, etc. ..). Mise en place directe de pouvoirs militaires ou mafieux. La « ficelle » commençant à être usée il fallait s’adapter à la « mentalité européenne » et aux sociologies spécifiques de ces pays que l’ont dit « avancés ». Deux « ingrédients » sont à la disposition des capitalistes : l’électoralisme encore vivace et une classe petite bourgeoise  importante, structurée, qui sent qu’elle va perdre son statut privilégiée  (en cours de paupérisation et prête à tout pour conserver ses privilèges, ce qu’elle ne pourra pas de toute façon m ais elle y croit en ces derniers mois de déchéance. Robert Bibeau).

 

Et c’est là le sens réel de ce référendum grec du 5 juillet  dernier. L’Espagne et d’autres pays du sud suivront cette méthode.  Pour la France c’est déjà fait. Le coup d’état a réussi le jour de  l’Élection de Mr Hollande. La Loi Macron, les lois dites  « sécuritaires » ont cassé le code du travail, validé la privatisation du secteur public, autorisé la précarité…  Et de toute façon si les méthode électoralistes, parlementaires, ne suffisaient pas, – les grecs ont l’habitude – on trouverait  toujours quelque général ou colonel prêt à « sauver la patrie ».  

 

Laboratoire économique

Les instruments qu’utilisent les capitalistes pour appauvrir les  peuples doivent constamment être affinés (cela s’appelle la lutte des classes). Jusqu’à présent seules de petits pays comme  l’Irlande avaient servis de laboratoire. La Grèce (le peuple grec) est déjà extrêmement affaiblie. Les hôpitaux ferment. Selon Liani  Maili, présidente de Médecins du Monde Grèce, la régression ne  s’arrête pas là. «La mortalité infantile a augmenté de 43 %», (le plus sur indice de sous-développement chronique. Robert Bibeau)  indique-t-elle. «Ici, la situation est extrême. On assiste à la décomposition pure et simple du système de santé. Il y a des  millions de gens exclus du système. Et ceux qui en bénéficient ne peuvent y avoir accès, car il a fermé ses portes. Il y a aussi ceux, de plus en plus nombreux, qui ont un travail et un salaire,  mais qui ne peuvent payer leurs médicaments. Ceux-là aussi, on  doit s’en occuper. La situation est tragique.»

 

De fait, après six années de récession, le nombre des non-assurés  en Grèce est estimé à trois millions, soit plus d’un quart de la  population. Sans parler des 28 % de chômeurs qui souvent n’ont  plus de « droits ». Fermeture brutale de tous les centres de sécurité sociale (sous Tsipras). Alors laisser la « gauche » (Syriza) arriver au pouvoir c’est un excellent moyen de tester JUSQU’OU on peut écraser un peuple sans  qu’il se révolte. Jusqu’à quel degré d’illusion doit on pousser un  peuple pour qu’il accepte de se soumettre ? Au demeurant ce dimanche 12 juillet on pouvait entendre sur France Intox un député grec revendiquant pour la Grèce (le peuple grec ?) le droit de choisir : « SON processus d’austérité » !

Laboratoire géo-politique

 

La Grèce contrôle le débouché de la Mer Noire sur la Méditerranée.   Au Nord de la mer noire se trouvent les grandes bases militaires navales russes (l’une des puissances de l’alliance impérialiste concurrente. Robert Bibeau). Le passage libre de la flotte russe est un enjeu stratégique. Poutine ne s’y est pas trompé en proposant fin juin 2015 que l’oléoduc « south stream » passe par la Turquie et la Grèce (la Russie offre 5 milliards de dollars si cela se concrétise !).  Les U$A ont réagi immédiatement en envoyant un émissaire en Grèce et auprès des autorités européennes. La Grèce c’est aussi le grand port commercial du Pirée. En Mars Tsipras a annonce (contrairement à ses promesses!!) que l’État grec céderait ses parts majoritaires à la Chine (qui détient les autres !).  (L’autre puissance de l’alliance impérialiste concurrente. Robert Bibeau). Là aussi il s’agit d’un point stratégique pour le commerce  international. Le Pirée étant le passage obligé des marchandises  transitant par le canal de Suez. Et L’Égypte vient de doubler la  capacité de transit du canal en faisant de gigantesques travaux.

 

La Grèce enchainée

 

L’Europe ( les capitalistes ) ne peut pas se passer de la Grèce. À la fois port majeur mondial, verrou de la marine russe, on comprend bien que peu importe ce que pensent les grecs, la manière dont ils vivent. Ils DOIVENT rester des bons petits toutous  attachés à la laisse de l’UE et de l’OTAN  (de toute façon ce n’est pas de l’euroland dont le prolétariat grec doit sortir mais de « capitalismeland » dont le prolétariat grec doit s’extirper. Robert Bibeau).

 

Que la Grèce sorte ou pas de l’Europe peu importe au fond. Qu’il s’agisse d’un contrôle direct ou indirect ce pays et son peuple sont pris en otage par les capitalistes. Il est le théâtre de grandes rivalités entre russes, étasuniens, chinois, européens; et  il doit demeurer sous dépendance. Voici le fond du problème grec. Les  capitalistes étasuniens ont étranglés ce pays à travers la banque Goldman Sachs pour le mettre à genou. Aujourd’hui on voit  le résultat. Quelles perspectives pour le peuple grec ? Le KKE (parti communiste grec) l’équivalent du P »c »F qui a appelé  à l’abstention au référendum a déclaré :  » le KKE appelle le peuple à utiliser le référendum comme une occasion de renforcer  son opposition à l’UE, afin de renforcer la lutte pour la seule sortie réaliste de la barbarie capitaliste d’aujourd’hui. Le contenu de cette sortie est  : RUPTURE-DESENGAGEMENT DE L’UE;  ANNULATION UNILATÉRALE DE LA DETTE; SOCIALISATION DES MONOPOLES; POUVOIR DES TRAVAILLEURS ».
Paroles en l’air.

 

Comme d’habitude les partis révisionnistes (communistes en parole, traîtres dans les faits) se contentent de  déclaration qui ne coûtent rien : « sortie réaliste »… « désengagement de l’UE »… « Annulation de la dette »… »Socialisation des monopoles »… »Pouvoir des  travailleurs »…  Très bien Messieurs, mais COMMENT allez vous réaliser cela ? Par des élections démocratiques, en disant à vos armateurs et vos popes de faire leur valise, en réquisitionnant leurs biens avec  votre ….Armée, votre police ? Ils vont céder leur pouvoir  comme cela ? Mais qui va vous croire ? Cela fait des dizaines d’années que vous avez collaboré à ce système comme vos clones en France, en Allemagne, en Espagne, partout en Europe, et vous croyez que les gens vont aller se faire massacrer pour vous ?  Honte à vous qui avez participé à l’effondrement politique du prolétariat grec ! Vous avez désarmé politiquement et  idéologiquement le peuple grec. Nul ne croit plus à vos mots  d’ordre, nul ne vous suivra. Vous aurez simplement, comme beaucoup  d’autres, fait le lit du fascisme qui partout renaît en Europe et est au pouvoir en Ukraine.

 

Quelles leçons pour les communistes ?


Bien sûr les peuples du monde et les communistes regardent avec  attention le « cas » grec. Bien entendu nos pensées sont avec ce peuple qui va se faire – inéluctablement – écraser par les  puissances capitalistes (ce prolétariat qui fut toujours si courageux et combatif et qui le sera encore cette fois. Les prolétaires de toute l’Europe devrait se lever pour stopper la main des gouvernements capitalistes intransigeants. Pas pour sauver le gouvernement Syriza mais pour supporter le prolétariat grec exemplaire.  Robert Bibeau).

 

Beaucoup de camarades en Europe et ailleurs doivent tirer les leçons du « cas » grec. La première d’entre elles c’est que sans avant-garde, sans parti communiste, un peuple  n’est rien  (une classe prolétarienne ne peut espérer la victoire communiste dirions-nous. Robert Bibeau). Nous ne devons pas céder au pessimisme mais apprendre de l’histoire qui se déroule sous nos  yeux pour renforcer nos relations internationalistes, pour développer rapidement des organisations communistes  Il n’y a pas de fatalité. Ce sont les hommes  qui font l’histoire (ce sont les Hommes organisés en classe sociale dirions-nous. Robert Bibeau).

 

Les partis de la « gauche », c’est à dire de cette classe petite bourgeoise qui est entrain d’enterrer le peuple grec doivent être  considérés comme des Kollabos dans tous les pays. Il n’y a aucun  compromis à faire avec des Podemos, des Mélenchon, des socialos … Ce que nous avons à créer doit être en dehors de tous ces grenouillages. La tentation nationaliste exprimée par certains gauchistes (alliés parfois à des souverainistes bourgeois comme le PR »C »F en France) au nom de la révolution bourgeoise de 1789 et du vieux Conseil  National de la Résistance, est tout autant un danger pour les  communistes dans  la phase de l’impérialisme si bien décrite par  Lénine.

 

Ce n’est qu’indépendamment de ces cliques que nous pourrons édifier l’outil strictement nécessaire pour transformer la  société, les rapports sociaux; pour éviter que le « cas grec » ne se  reproduise : Un parti communiste.
OCF. France, le 12 Juillet 2015.

 

Autre référence sur le même sujet  :  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lechec-du-capitalisme-de-gauche-en-grece-referendum-5-7-2015/

8 pensées sur “GRÈCE : Tragédie ou comédie?

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    14 juillet 2015 à 10 10 07 07077
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    @ OCF
    Merci à nos amis de l’OCF pour cet excellent papier décrivant avec précision et clarté les enjeux réels qui confrontent la classe ouvrière Grec – la seule force sociale qui nous préoccupe et nous fait chaviré nous communiste du monde entier (les autres classes sociales nous préoccupe mais en tant qu’ennemi seulement ou alors en tant que force que nous devrons neutralisée).

    J’attire particulièrement l’attention des lecteurs sur cette information cruciale que personne n’avait daigné diffusé, le seul résultat d’importance du point de vue électoraliste – pour nous communiste – 41% d’abstention – donc nous approchons de la moitié de la classe ouvrière grec qui hausse son niveau de conscience de clase jusqu’à rejeter complètement la mystification électoraliste bourgeoise. Demain ce sera l’État bourgeois que ces ouvriers rejetteront et alors les conditions de l’insurrection seront à maturité.

    La société grecque progresse camarades, malgré ce qu’en dit la bourgeoisie.

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      15 juillet 2015 à 8 08 52 07527
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      «La société grecque progresse camarades, malgré ce qu’en dit la bourgeoisie.» – Voilà un commentaire solidaire et révolutionnaire qui permet l’unité du prolétariat révolutionnaire international. Quand on se met à insulter à torts et à travers touTEs les camarades issues de l’ensemble des organisations communistes, et il y en a une quantité invraisemblable, on ne fait pas progresser le mouvement communiste international, on le divise plutôt que de l’unir pour le plus grand bonheur de la classe capitaliste qui voit son ennemi juré se tirer une balle dans le pied. Nous pensons donc, à Reconstruction communiste, que Syrisa, bien qu’il représente un parti politique bourgeois parce qu’il préconise la stratégie des réformes plutôt que de la révolution, il réussit à rassembler et unir les masses et la classe ouvrière. Il est vrai que cela constitue une menace pour les intérêts de la classe ouvrière mais, en même temps, Syrisa réussit à élever la conscience politique de la classe ouvrière au maximum qu’il est permit dans un système capitaliste. Ce parti bourgeois condamné à l’axiome réformiste gauche-droite va le plus loin que le Capital lui permet dans les intérêts de la classe ouvrière, ce dont le Capital ne permettrait pas à un parti communiste, par exemple. Il est donc de la responsabilité du parti communiste, à ce stade-ci, de prendre la direction du mouvement populaire contre les politiques d’austérité que le Capital veut imposer au Travail sous prétexte de la dette publique et lancer les mots d’ordre appropriés invitant à l’insurrection, le cas échéant.

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    14 juillet 2015 à 17 05 31 07317
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    La bourgeoisie, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le prolétariat, c’est le contraire.

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    14 juillet 2015 à 20 08 51 07517
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    LES SYNDICATS SONT DES BORDELS ET LES PARTIS LES MEILLEURS PROXÉNÈTES DES MASSES

    Et il en sera de même de tout nouveau parti ou syndicat créé !

    Il ne faut se faire AUCUNE illusion sur les 41% d’abstention. Ces 41% d’abstention sont partout présents dans toutes les élections dans tous les pays occidentaux. On ne peut y attacher aucune signification!

    Ou plutôt si, on peut lui accorder une signification, mais exactement l’inverse de ce que l’on voudrait ici : comme il n’y a pas eu plus d’abstention que d’habitude, les Grecs acceptent de se faire enculer sans réagir. C’est tout ! Et même, ils diront merci et en redemanderont !

    Et la prochaine fois, ils voteront peut-être même pour les nazis d’Aube dorée, qui eux, leur disent qu’ils sortiront la Grèce de l’Euro et de l’Europe ! Enculerie totale, je vous dis !

    Ce qu’il faut construire, c’est pas un parti, c’est pas un syndicat, ce qu’il faut construire, c’est la grève générale sauvage totale et illimitée !

    Et une telle grève ne peut gagner que si elle est auto-dirigée, c’est-à-dire si elle s’auto-organise en coordination (autrefois on ne disait pas « coordination », mais « soviet ») :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article1081

    « Tout le pouvoir aux soviets ! » hurlaient les marins de Cronstadt en train de se faire exterminer par Le Parti Communiste Russe, C’est-à-dire par Trotski, par Lénine et par Staline !

    Une nouveau parti communiste ? C’est tout autant des foutaises que Syriza, Podemos ou Mélenchions !

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    14 juillet 2015 à 23 11 09 07097
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    @ DO

    1) Je suis d’accord qu’une grève générale sauvage et illimitée est une excellente tactique de lutte prolétarienne. Comme première étape vers ensuite la révolution prolétarienne sinon cette grève serait inutile.

    2) Je suis en total désaccord avec ta thèse petite-bourgeoise à l’effet que le désintéressement total – je dis bien le désintérêt et le mépris – pour l’électoralisme bourgeois sont des formes de soumissions – d’abandon de la lutte – arguments préférés des révisionnistes des vieux partis sociaux-démocrates et communistes dégénérés – électoralistes.

    3) Nous devons expliquer au prolétariat qu’il n’y a rien à attendre de l’État bourgeois et que pour cette raison nous sommes contre les nationalisations bourgeoises, contre les élections, contre le quémandage de lois spéciales anti-scabs – contre toute intervention de l’État bourgeois que nous tolérons faute de pouvoir le renverser pour le moment

    Tu erres totalement – sur ces points mais tu as raison sur ta dénonciation sans appel des syndicats devenus des appendices de l’État bourgeois tout comme les partis communistes électoralistes… même quand il milite en faveur de l’abstention temporaire pour marquer leur désaccord façon d’accréditer le processus électoral bourgeois.

    Robert Bibeau

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      15 juillet 2015 à 8 08 38 07387
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      Le KKE (parti « communiste » grec) n’a pas demandé à s’abstenir, mais à voter nul en mettant dans l’urne un bulletin qui disait « Non au plan d’austérité de l’Europe, et NON au plan d’austérité de Tsipras ».

      Sinon, la « petite-bourgeoisie », comme tu dis, est loin de mépriser les élections. Bien au contraire, s’illusionnant totalement sur la démocratie bourgeoise, elle y participe de tout son coeur !

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    15 juillet 2015 à 6 06 50 07507
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    Voter en démocratie c’est s’illusionner sur la démocratie.

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    16 juillet 2015 à 9 09 13 07137
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    Merci DO de cette information. sur le KKE.

    Je suis d’accord avec toi inviter à votre blanc, ou rose, ou nul c’est inviter à participer à cette vaste mascarade pseudo « démocratique » bourgeoise – et ca accrédite l’idée que les urnes sont une voie pour le prolétariat aussi minime qu’elle soit. Au contraire il faut provoquer le plus grand mépris du prolétariat contre le dispositif électoral bourgeois sous toutes ses formes.

    Susciter également le rejet du prolétariat vis-à-vis l’État bourgeois quelqu’il soit – pseudo socialiste – Syriziste – ou fasciste ils sont tous pareils.

    Je ne suis pas du tout d’accord avec le camarade Karl Martel quand il propose que Syriza – Podemos et les autres partis de la bourgeoisie marquent une avancée pour le prolétariat mondial. FAUX.

    La tâche des communistes révolutionnaires est de dénoncer ces fumisteries petite-bourgeoise et la tâche des communistes révolutionnaires n’est surtout pas de prendre la direction du mouvement insurrectionnel montant.

    La classe ouvrière n’a pas besoin des communistes pour se révolter et tout casser dans une lutte sur le front économique de la lutte de classe

    Le prolétariat aura besoin des communistes révolutionnaires quand il sera question de transformer l’insurrection sauvage et spontanée en une révolution consciente et organisée pour la conquête du pouvoir total – le renversement de la classe bourgeoise y compris dans sa forme Syriza – Podemos et Front de gauche et Québec Solidaire et NPD etc.

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