GRÈVE ÉTUDIANTE À VENIR

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Environ 30 000 étudiants québécois amorceront le 21 mars une grève qui, espèrent-ils, deviendra une véritable «grève sociale», cette fois-ci contre l’austérité et les hydrocarbures.

Source de l’information :  Lila Lévesque.  13.03.2015.  http://www.lapresse.ca/actualites/education/201503/13/01-4851909-une-greve-sociale-lancee-par-30-000-etudiants.php

Article de Robert Bibeau

 

«On appelle à une grève qui soit sociale, donc pas seulement étudiante. On veut qu’il n’y ait aucun secteur de la société qui soit laissé derrière. C’est un mouvement qui est contre toutes les mesures d’austérité et contre les hydrocarbures», a résumé une représentante, Charlotte Gilbert.»   «Selon ce qu’ils ont rapporté, 29 associations étudiantes sur six campus ont un mandat de grève reconductible, touchant 32 404 étudiants. De même, 62 associations étudiantes représentant 125 207 étudiants prévoient tenir un vote de grève prochainement.»

Cette fois la grève étudiante s’inscrit d’emblée sur le plan politique par ses revendications et par ses mots d’ordre. En 2012, la grève étudiante s’était présentée comme une lutte sur le front économique de la lutte de classe. Les étudiants ayant refusé qu’on leur rejette sur le dos le fardeau de la crise économique systémique du capitalisme. Ils avaient fait reculer l’État policier dans ses tentatives de hausser drastiquement les frais de scolarité.

Cette fois, c’est la petite-bourgeoisie en révolte contre sa paupérisation – la voie de progression économique et sociale étant bouchée par la crise économique-. C’est la petite-bourgeoisie qui dirige la marche et cela n’est pas étonnant dans les universités et dans les CEGEPS où leurs fils et leurs filles sont majoritaires.

La bataille contre les politiques gouvernementales d’austérité touchent les étudiants qui ont découvert, suite à leur succès de 2012, que l’État possédait bien des ressources pour attaquer leur segment de la population. L’État bourgeois coupe dans les subventions aux universités  forçant ces dernières  à couper dans les programmes et dans les cours et ce sont les sciences sociales, les sciences humaines, les lettres, qui écopent. Les départements de sciences et de technologies s’en tirant beaucoup mieux puisque ces facultés participent directement à la hausse de productivité dans les  entreprises et dans les usines. Ils participent aussi à la recherche de nouveaux produits industriels, à la production de marchandises «profitables». Le problème se posera pour ces facultés et pour ces  départements de sciences et de technologies le jour ou les usines fermeront faute d’un  marché où écouler leurs produits.

La revendication contre les hydrocarbures est totalement ridicule – superfétatoire  – typique des revendications de la petite bourgeoisie écologiste. Soyons sans crainte cependant cette revendication ne fera pas long feu. Elle a cependant l’avantage de permettre de poser la véritable question politique. Ce n’est pas contre les hydrocarbures qu’il faut militer mais contre la propriété privé des moyens de production et de reproduction sociale, comprenant les hydrocarbures. La petite-bourgeoisie a le don de s’enfoncer dans des culs de sacs sentimentaux. Sauver la planète, c’est d’abord sauver ses habitants et seul la classe ouvrière peut sauver la population planétaire des calamités du capitalisme. Après nous pourrons nous attaquer aux problèmes environnementaux qui nuisent à la prospérité sociale des ouvriers et des salariés.

Demain, nous présenterons 12 façons de participer à cette grève «sociale»  qui culminera par la grève du PREMIER MAI – JOURNÉE DE LA CLASSE OUVRIÈRE MONDIALISÉE.

 

5 pensées sur “GRÈVE ÉTUDIANTE À VENIR

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    20 mars 2015 à 15 03 09 03093
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    Bonjour Monsieur Robert Bibeau ,

    Moi c’est moi et ce depuis  »TOUJOURS¨ » et si cela ne va pas , je rue sur le bacu.
    Jean-Marie De Serre.

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    21 mars 2015 à 19 07 56 03563
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    « Diviser pour régner, telle est la clé du succès. Qu’ils se coupent mutuellement la gorge: les sunnites contre les chiites, un groupe ethnique ukrainien contre un autre, les Russes contre les Européens, les bourgeois contre les ouvriers. »

    Le discours politique qui oppose bourgeois-ouvriers est passé de mode ! Les gens sont plus intelligents que ça aujourd’hui ! Cela ne fonctionnera plus ! Cela ne fonctionne plus ! Tout le monde sait aujourd’hui que tous les partis ouvriers ont été plus ou moins par le passé instrumentés par ces mêmes bourgeois que vous décrier avec emphase.

    Se faire embarquer béatement dans le jeu de dualité, du bien et du mal, de luttes des classes, comme hier, ne fonctionnera plus jamais. Se faire enrégimenter c’est terminé ! Comment un homme libre peut-il se faire enrégimenter par qui que ce soit ? C’est une aberration !

    La lutte des classes c’est le fondement même et le modus operandi de la dualité, et c’est par la dualité que les banksters de ce monde et leurs valets ont tout manipulé et tout contrôlé, et que notre monde est à l’envers aujourd’hui, que c’est le bordel est partout, et que la confusion des esprits fait qu’aujourd’hui il ne fait plus bon vivre sur cette terre.

    Alors travaillé encore comme hier à entretenir la lutte des classes, et sa renaissance aujourd’hui encore est de mon point de vue une illusion ; c’est encore faire l’affaire des prédateurs de ce monde qui aiment bien les luttes en tout genre, lorsque les gens s’entretuent ; car ils vivent du chaos. Pendant que tout le monde se tape sur la gueule, eux ils vivent à nos dépends et nous siphonne comme des vampires qui s’acharnent sur leurs proies en nous laissant miroiter l’idée qu’il faut absolument lutter, s’opposer, combattre pour survivre, mais survivre n’est pas vivre.

    La seule façon de s’en sortir est d’abolir les classes.

    Il n’y a que des hommes, tous égaux, alors il faut cesser de se classifier ou de se faire classifier arbitrairement de tout bord tout côté par des concepts et des conceptions aléatoires confuses et des jeux de rôles factices que nous n’avons jamais demandé et dont nous sommes entièrement libre maintenant d’adopter ou non si ça fait notre affaire ou non ; nous sommes entièrement libre, et libre de changer de rôle à volonté.

    En réalité, il n’y a pas d’ouvriers, il n’y a pas de bourgeois, et il n’y a pas de banksters non plus. Le dit sioniste traite celui qui s’oppose à lui d’antisémitisme, le dit bourgeois traite l’ouvrier d’esclave, alors que l’ouvrier traite celui qui s’oppose à lui de bourgeois, où est la différence ; de cette manière il y aura toujours les guerres, les conflits, et la lutte des classes en fait partie.

    Se libérer, c’est d’abord cesser de se considérer comme un ouvrier, nous ne sommes pas des ouvriers, nous ne sommes pas des petits bourgeois non plus, nous sommes tous au-delà de ces jeux de rôle, des hommes et des femmes libres, et personnellement je suis écœurer de me faire gratifier de tel ou tel épithète, ou de tel ou tel étiquette, et je leur dis voulez-vous vous occuper de vos affaires, et si ça ne suffit pas je les laisse pavoiser seul dans leur coin et je claque la porte.

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      22 mars 2015 à 19 07 26 03263
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      « nous sommes tous au-delà de ces jeux de rôle, des hommes et des femmes libres »

      Je seconde fortement cette affirmation.

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