GUERRE MONÉTAIRE DOLLAR-EURO À VENIR

Par  Luc Michel    pour   EODE THINK TANK. 31.01.2017.

 

VERS UNE GUERRE MONETAIRE OUVERTE ENTRE LE DOLLAR ET L’EURO

 

L’Euro grimpe : un conseiller de Trump accuse l’Allemagne de « largement sous-évaluer » l’euro pour « exploiter » les Etats-Unis !

LA CONTRADICTION INTERNE DU BLOC AMERICANO-ATLANTISTE

Rappelons la donnée fondamentale du Bloc américano-atlantiste : Ne jamais oublier la contradiction interne fondamentale du Bloc américano-atlantiste, hégémonie  Washington et Wall-Street (les USA ont deux capitales) : le principal allié militaro-politique des USA est l’OTAN, mais son principal adversaire économico-financier est l’UE et l’Euro ! D’où une Guerre économique USA-UE depuis le début des années 80 (où le long combat entre Concorde et Airbus vs Boeing est emblématique) ;

 

D’où dès la création de l’Euro, lancé sur une parité Euro Dollar, une Guerre monétaire Euro-Dollar (où la volonté de remplacer par l’Euro dans les transactions la domination du dollar issue de Bretton Woods par certains producteurs de pétrole – Saddam Hussein, Kadhafi – a joué un rôle dans leur élimination brutale).

 

Deux voies sont ouvertes par les USA pour résoudre cette contradiction interne à leur seul profit :  – celle d’Obama, avec les traités transatlantiques (TAFTA et CETA), par « avalement » du marché ouest-européen de l’UE ;  – celle de Trump et des lobbies militaro-industriels qui l’ont amené au pouvoir, par choc frontal pour briser l’UE.

 

Le régime Trump compte sortir l’économie des USA par une application des théories keynésienne et le protectionnisme L’UE compte sur l’austérité allemande et ses exportations dans une économie mondialisée. Deux méthodes totalement différentes et opposées.

 

VERS UNE GUERRE MONETAIRE DOLLAR-EURO OUVERTE / L’EQUIPE TRUMP ATTAQUE FRONTALEMENT L’EURO ET L’UE !

 

Résumons l’analyse financière pertinente de l’AFP :

L’euro grimpait face au dollar mardi, après des commentaires d’un conseiller du président américain Donald Trump sur le niveau de la monnaie unique, dans un marché restant tout de même empreint de prudence. L’Allemagne utilise un euro « largement sous-évalué » pour « exploiter » ses principaux partenaires commerciaux, dont les Etats-Unis, a estimé ce mardi Peter Navarro, conseiller du président américain Donald Trump dans une interview au Financial Times.

 

Pour Steen Jakobsen, économiste chez Saxo Bank, « il y a un risque grandissant » de voir le président Trump mettre en place une politique active d’affaiblissement du dollar, ce qui serait logique pour son programme qui implique notamment une hausse des exportations. Pour Jakobsen, le moyen indirect de faire baisser le dollar est d’utiliser des injonctions visant à faire se renforcer la monnaie d’en face, ce que l’équipe Trump a déjà fait ces dernières semaines avec le yuan.

 

Avant la publication de ces propos, l’euro était déjà en petite hausse, tirant parti d’indicateurs encourageants en zone euro. L’inflation s’est approchée de l’objectif de 2% de la Banque centrale européenne (BCE) en janvier, atteignant 1,8% et dépassant les attentes des analystes. En outre, le chômage a poursuivi sa baisse en décembre et la croissance a accéléré au quatrième trimestre. Mais pour Craig Erlam, analyste chez Oanda, « si la pression sur la BCE pour qu’elle diminue ses rachats d’actifs s’est accrue depuis environ un mois, grâce à l’accélération de la hausse des prix en Allemagne et dans l’ensemble de la zone euro, il est important que la banque centrale s’abstienne de réagir en fonction des mouvements de prix temporaires car cela risquerait d’étrangler la reprise économique, en particulier dans les pays vulnérables de la périphérie« .

 

Les cambistes attendaient aussi avec prudence le début mardi d’une réunion de deux jours du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Comme il n’y aura pas de conférence de presse mercredi, le communiqué de la Fed annonçant sa décision monétaire sera décortiqué par les cambistes « en quête de tout élément indiquant si la Fed réfléchit à relever ses taux », a noté Kathleen Brooks, analyste chez City Index. Les derniers indicateurs américains ont dans l’ensemble été mitigés, donc « la plus grosse surprise à l’issue de cette réunion du FOMC (Comité monétaire de la Fed) serait un ton plus prudent d’une Fed tentant de calmer la nervosité causée par les récents développements politiques », a prévenu Mme Brooks. Le cas échéant, le billet vert risquerait de baisser fortement.

 

Dans l’ensemble, les cambistes sont de plus en plus nerveux concernant les intentions protectionnistes du nouveau gouvernement américain et les effets négatifs qu’elles pourraient avoir sur le commerce, la diplomatie et la santé globale de l’économie américaine. Ces inquiétudes poussaient les investisseurs à se tourner vers les actifs qu’ils jugent les plus sûrs, comme le yen, le franc suisse et l’or.

 

Luc MICHEL / EODE THINK TANK

* Lire sur LLB l’analyse complète de l’AFP (monnaies et bourses) :

http://www.lalibre.be/economie/conjoncture/l-euro-grimpe-un-conseiller-de-trump-accuse-l-allemagne-de-largement-sous-evaluer-l-euro-pour-exploiter-les-etats-unis-5890a19bcd70e747fb6f46d5

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