J’AVAIS TORT POUR LA SYRIE

Titre original :  J’avais tort: pourquoi il ne faut PAS demander une zone d’exclusion aérienne en Syrie. Par Dominique Boisvert, écologiste et pacifiste. 16.10.2016.  Source URL :  http://co22.org/dominiqueboisvert/wp/javais-tort-pourquoi-il-ne-faut-pas-demander-une-zone-dexclusion-aerienne-en-syrie/

 

(Parfois en cherchant la paix on soutien la guerre.  Cependant, il ne faut jamais bouder ses succès. Il y a deux semaines M. Dominique Boisvert écologiste et pacifiste, nous demandait de publier un appel à tous en faveur d’une pétition du groupe AVAZ exigeant l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la région d’Alep en Syrie. Nous étions évidemment défavorable à cette pétition, mais nous avons tout de même publié l’appel dans un esprit de liberté d’expression. Voici que Monsieur Boisvert prend aujourd’hui conscience de son erreur et qu’il publie son autocritique. Félicitation Monsieur Boisvert. Très peu d’auteur on cette honnêteté – ce courage – de présenter ainsi leur autocritique publique. De fait, M. Boisvert s’est rendu compte que cette pétition loin d’être « pacifiste » était présentée en soutien direct à l’un des camps impérialistes interventionnistes et fomentateur de la guerre en Syrie. La zone d’exclusion aérienne visait à empêcher le camp impérialiste Russie-Syrie-Iran de pilonner les mercenaires terroristes reclus dans ALEP afin de leur permettre d’organiser une contre offensive au nom de la coalition américaine qui les finances et les soutient depuis le début il y a cinq ans de cette guerre d’agression de l’alliance impérialiste occidentale contre un bastion de l’alliance impérialiste russo-chinoise. La classe prolétarienne et les pacifistes sincères n’ont pas à soutenir un camp contre un autre dans cette guerre. De toute manière, nous le savons tous, cette pétition n’aura aucune influence sur le terrain de guerre et ne vise qu’à préparer les consciences occidentales à davantage de malversations, et de guerre au nom de la « paix » (sic). M. Boisvert prenant le temps d’examiner ce qui s’est passé en Libye, Irak, Afghanistan comprend la stratégie pacifico-guerrière américaine.  Voici le texte de la confession de M. Dominique Boisvert.  Bonne lecture. Robert Bibeau. Éditeur  http://www.les7duquebec.com)

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Le 4 et le 11 octobre dernier, j’ai envoyé à quelques centaines de correspondants dont j’ai l’adresse dans mon carnet un courriel intitulé: «Alep, trop c’est trop! De grâce, SIGNEZ!»

Bien des gens ont peut-être ignoré cet appel. D’autres ont sans doute signé sans communiquer avec moi. D’autres encore m’ont remercié de les avoir invités à signer. Certains m’ont dit avoir signé, malgré certaines hésitations. Et quelques uns, parmi mes amis les plus engagés pour la paix, ont refusé de signer mais, surtout, m’ont interpellé en expliquant pourquoi c’était une erreur d’avoir transmis cet appel à mettre en place une «zone d’interdiction aérienne» (ou «No Fly Zone», dorénavant NFZ).

Après quelques échanges de courriels avec eux et plusieurs lectures, j’en suis venu à la conclusion que mes amis avaient raison et que j’avais eu tort de faire circuler cet appel. J’ai évidemment cessé d’envoyer mon courriel (il m’en restait plusieurs centaines encore). Et depuis ce temps, j’ai continué de recevoir et de lire des heures d’informations utiles qui confirment encore le point de vue de mes amis.

Même si l’envoi de plusieurs centaines de courriels est une tâche longue et fastidieuse (elle n’est pas automatisée :-), je dois à mes correspondants des explications sur cette erreur et sur les leçons que j’en tire pour la paix et le militantisme pour la paix.

L’appel d’Avaaz

Le groupe Avaaz regroupe plus de 40 millions de membres «en ligne» dans plus de 190 pays. Depuis 2007, il a lancé des milliers de pétitions sur toutes sortes de questions environnementales, sociales, de droits humains ou de pressions pour la paix. J’en ai signé un grand nombre et je contribue même financièrement au mouvement.

J’avoue humblement que le 4 octobre, devant la cruauté sans nom dont les habitants d’Alep continuaient d’être les victimes impuissantes, l’appel «Alep, trop c’est trop!» venant d’Avaaz est tombé en terrain fertile. Et que j’ai spontanément décidé de le relayer à l’ensemble de mon réseau, comme ma modeste contribution (une goutte dans l’océan) à ce besoin humanitaire incontestable. Et cela, sans prendre le temps de bien analyser le geste proposé dans la pétition.

Première leçon: on ne doit pas agir sous le coup de l’émotion. Car l’émotion est (presque) toujours mauvaise conseillère. En fait, l’émotion ne nous fait pas réfléchir, elle nous fait réagir de manière automatique (comme un «réflexe de Pavlov»). Et les émotions sont très facilement manipulables, que cela soit conscient ou non, bien intentionné ou pas. Dans les faits, presque toutes les guerres ont été déclenchées, «vendues» par les autorités politiques ou militaires et entretenues par la suite essentiellement sur l’appel aux émotions (et jamais sur l’appel à la raison).

Avaaz est, dans l’ensemble, une excellente organisation militante qui mérite d’être appuyée et suivie. Mais elle n’est pas à l’abri d’erreurs, particulièrement pour tout ce qui concerne l’appel à imposer des NFZ (il avaient aussi fait campagne pour une telle mesure dans le cas de la Lybie en 2011, et à plusieurs reprises pour la Syrie). Pour une analyse approfondie et convaincante du rôle d’Avaaz dans le cas des NFZ et dans la présente campagne, lisez «As in Libya, Avaaz Campaigns for Syria No-Fly Zone That Even Top Generals Oppose» écrit par le journaliste d’enquête John Hanrahan.

Pourquoi il ne faut PAS de NFZ

Si on veut empêcher les populations civiles d’Alep d’être bombardées, et que pour cela, on veut interdire la circulation aérienne au-dessus d’Alep, les seules forces aériennes capables de mettre en place une telle NFZ sont les armées de l’air américaine et de l’OTAN (comme dans le cas de la Lybie, supposément pour les mêmes motifs humanitaires qui faisaient aussi appel à notre émotion).

Or l’exemple de la Lybie s’est révélé, a posteriori, une TOTALE CATASTROPHE. Le peuple libyen (et la sécurité internationale aussi, d’ailleurs) était bien mieux (ou bien moins mal, selon le point de vue) sous la dictature de Khadaffi que dans le chaos absolu actuel (y compris, maintenant, la présence du groupe armé État islamique!). Comme la situation actuelle en Irak est infiniment pire (pour le peuple irakien comme pour la paix dans le monde) est infiniment pire que sous la dictature de Saddam Hussein et ses supposées «armes de destruction massive».

Mais la véritable raison pour laquelle il ne faut PAS de NFZ, ce n’est pas tant le résultat probable (comme en Lybie) mais bien le fait que cette politique va NÉCESSAIREMENT AGGRAVER LA GUERRE ET SES CONSÉQUENCES (y compris les morts de civils) au lieu de réduire ces mortalités innocentes et de favoriser une sortie du conflit et une paix éventuelle. Car il est impossible d’imposer une NFZ aux avions syriens et russes, de même qu’aux batteries anti-aériennes syriennes et russes sans entrer automatiquement en guerre officielle et ouverte contre la Syrie et la Russie, avec les risques très aggravés que cela comporte.

D’ailleurs, les principaux responsables militaires américains ont clairement mis en garde le président Obama et les responsables politiques américains contre les dangers énormes d’une telle NFZ. Et deux ex-conseillers séniors de l’administration des États-Unis (et non pas des militants pour la paix!) expliquent en détails, dans le New York Times du 6 octobre dernier, pourquoi «il ne faut pas intervenir en Syrie».

Deuxième leçon: on n’améliore pas les chance de la paix en faisant la guerre. La guerre, même pour les meilleurs motifs (et les motifs ne sont jamais aussi nobles qu’on nous les présente pour nous vendre la guerre), est toujours une catastrophe. Même l’Église catholique, qui a défini, au fil des siècles, les principes à respecter pour une «guerre juste» (principes qui ne sont à peu près jamais respectés), a récemment entrepris une vaste réflexion sur le fait qu’il n’existe sans doute aucune guerre juste et que seule la nonviolence serait acceptable comme enseignement de l’Évangile de Jésus.

Comment s’y retrouver? À qui se fier?

Je crois avoir suivi le conflit en Syrie (et au Moyen Orient) nettement plus que l’immense majorité de mes concitoyens. Je suis (malheureusement) un véritable «drogué» des informations, je lis beaucoup, j’ai eu la chance de travailler pour les Nations Unies (en Haïti) et pour les Nations Unies (à New York), de même que dans quelques pays étrangers, etc.

Pourtant, je sais bien… que je ne sais pas grand chose, comparé à de très nombreux spécialistes de tel ou tel aspect (diplomatie, gouvernance, économie, développement, sécurité, etc.) ou de tel ou tel pays ou continent.

Et mon expérience personnelle m’a montré, un grand nombre de fois, que même l’information reçue des grands médias les plus «respectables» (Le Monde en France, The Guardian en Angleterre, The New York Times ou The Washington Post aux États-Unis, Le Devoir au Québec, The Globe and Mail ou Radio-Canada/CBC au Canada) est très partielle, souvent orientée, et pas nécessairement fiable. Seuls la multiplicité des sources et le recoupement des informations, de même que le recours à de nombreux plus petits médias spécialisés et critiques permettent de se faire une idée assez juste d’une situation donnée.

Bien sûr, presque personne d’entre nous ne peut à lui seul faire tout ce travail nécessaire. C’est pour cela qu’il faut identifier des réseaux, des groupes et des individus auxquels on fait confiance. (D’où l’importance, pour moi, de faire et de partager cet exercice d’auto-critique.) Mais il faut toujours garder son esprit critique en éveil (comme en fait foi l’analyse très nuancée, honnête et approfondie d’Avaaz que fait John Hanrahan, lui-même membre d’Avaaz).

Troisième leçon: les supposés «faits» rapportés par les médias (et encore bien plus par les médias sociaux!) doivent toujours être accueillis avec un regard critique. Avant d’agir, surtout publiquement, il vaut toujours mieux vérifier soigneusement les faits, les corroborer si possible, compléter l’information et la situer dans son contexte. Bref, dans un monde de plus en plus complexe, où les données d’information (les «inputs») sont innombrables et nous bombardent à la vitesse de tous nos gadgets électroniques, la vigilance critique de tout citoyen devient une qualité indispensable.

Devant l’insoutenable, quoi faire?

Bombarder les populations civiles est criminel. Bombarder du personnel médical et des hôpitaux est criminel. Assiéger, pendant des mois, des populations sans défense est criminel. Et un grand nombre de ces crimes sont sans doute même des «crimes de guerre», jugés encore plus sévèrement.

Mais criminel ou pas, voir souffrir autant de personnes innocentes, dont des milliers d’enfants, est proprement insoutenable, inhumain. Comment peut-on encore se regarder dans le miroir si on ne fait rien, si on reste indifférent, impuissant?

Alors quoi, si la guerre n’est pas une solution, si la force des armes ne peut pas être employée sans aggraver encore les choses, si la NFZ n’est pas une option acceptable?

Je ne vais pas prétendre ici avoir la solution, ni même une solution simple ou facile. Mais oui, je vais essayer de dire ce qui est pour moi LA SEULE SOLUTION POSSIBLE: faire patiemment, inlassablement malgré tous les échecs, les rebuffades et les reculs temporaires, encore et encore, les efforts de la médiation, de l’audace, du risque et de la diplomatie multilatérale, ces efforts qui sont les seuls chemins vers la paix véritable. À la manière admirable de Staffan de Mistura, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU en Syrie.

Et ces efforts de paix, c’est avec nos ennemis (nos adversaires, en langage nonviolent) qu’il faut les faire: avec Bashar El-Assad, avec les Russes, avec les très nombreuses factions rebelles, avec le groupe armé État islamique. Ce ne sera ni rapide (malheureusement), ni facile. Mais toute autre solution ne fait qu’ajouter des armes, des intérêts et des acteurs (jeter de l’huile sur le feu) dans une situation qui est déjà extrêmement complexe, difficile et quasi inextricable.

Alors oui, comme je l’écrivais dans mon courriel sur Alep, il faut CRIER pour la paix. Même si un CRI ne fait pas la paix. Mais si on ne crie même plus, c’est que la guerre a gagné, qu’elle a eu raison de nous, même à l’usure.

Oui, il faut certainement aussi, pour les croyants, PRIER pour la paix. Même si la prière ne suffit pas pour faire la paix et qu’il faut lui donner une bouche, des mains et des jambes pour qu’elle s’incarne dans la réalité.

Mais il faut aussi bien CRIER et bien PRIER. Et c’est cela, notre responsabilité humaine. Pour Alep, et pour tant d’autres endroits de notre monde.

Quatrième leçon: c’est avec nos ennemis qu’on fait la paix, pas avec nos amis. Ce qui suppose qu’on accepte que l’Autre ne pense pas comme moi, que l’Autre a probablement (au moins de son point de vue) autant raison que moi, que l’Autre veut sans doute autant une solution (acceptable) et la paix que moi. Bref, que j’accepte que l’Autre est, justement, autre que moi, et qu’il n’y a aucune raison pour qu’il soit plus mauvais, plus mal intentionné, plus inhumain que moi. Difficile apprentissage, mais indispensable pour toute coexistence pacifique.

Je ne peux qu’espérer que cette mésaventure de l’appel à signer la pétition d’Avaaz demandant l’imposition d’un NFZ pourra vous être utile comme elle l’a été pour moi.

 

 

2 pensées sur “J’AVAIS TORT POUR LA SYRIE

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    17 octobre 2016 à 12 12 29 102910
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    Je remercie M. Bibeau d’avoir publié ET l’appel original à signer la pétition (appel avec lequel il était en désaccord), ET le texte dans lequel j’admets avoir eu tort de faire circuler cet appel et, surtout, j’explique POURQUOI et les leçons que j’en tire.

    Je reconnais pleinement son propre droit à commenter ma démarche (en introduction à mon second texte), même si je lui laisse l’entière paternité de ses formulations. Je partage une partie de son analyse géopolitique du conflit en Syrie, même si je ne me reconnais pas dans la totalité de cette analyse ou dans telle ou telle formulation.

    Merci encore pour le travail fait par Les 7 du Québec.

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    19 octobre 2016 à 15 03 54 105410
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    M. Boisvert, bravo pour votre texte. Vous avez une compréhension, à mon avis, assez bonne de la situation en Syrie, qui n’est rien d’autre qu’un prolongement de la Stratégie du Chaos Total menée par les américains depuis quelques décennies au Moyen-Orient.

    Votre conclusion est qu’il faut crier et prier. Permettez-moi de refuser catégoriquement la 2e option. Elle ne sert à rien, bien évidemment. Vos références à l’Église et à la religion n’étaient pas nécessaires dans ce texte. Cette guerre est le résultat d’hommes et Dieu, ce Dieu qui brille par son absence et qui est soit mort ou inexistant, n’a franchement rien à faire de nos problèmes. Continuer à l’implorer ne fait que nous tenir dans un état d’esprit d’un autre siècle qui ne mène à rien.

    Au-delà du cri et de la prière, vous parlez aussi de médiation. C’est votre réponse devant l’horreur. En effet, que proposer d’autre dès lors où l’on réalise la barbarie qui nous entour et que même des lobbys aussi puissants qu’Avaaz font fausse route ? L’angoisse de voir ces enfants mourir jour après jour après mois après années est insoutenable. Je partage votre détresse et je hurle avec vous à chaque instant. Les survivants ne s’en remettront jamais. Les parents seront détruits à vie. Les orphelins aussi. Certains deviendront des monstres, d’autres se suicideront, d’autres n’auront d’autre choix que de se laisser périr dans une vrille sans fin de déprime. Revenons à votre solution : la médiation. Je travaille depuis un an à la promotion du film « À la Poursuite de la Paix » de Garry Beitel sur les médias sociaux. Le film propose la même avenue de médiation. Il existe aussi des chercheurs universitaires et des conférences annuelles mondiales sur le sujet. C’est de plus en plus considéré comme piste de solution dans les zones de conflits armés.

    Cela dit, à mon avis, dans certaines situations, c’est totalement utopique à partir du moment où il y a écart massif de forces. Deux exemples : la Palestine, où une population est opprimée, tuée, violentée, emprisonnée, n’a aucune arme pour se défendre devant une puissance militaire qui vient de signer un accord d’armement de 38 milliards avec les États-Unis. Et puis la Syrie. J’aurais pu dire l’Irak aussi.

    Que se passe-t-il en Syrie ? La vraie source du conflit, dont aucun journaliste occidental ne parle, est la bourse pétrolière mise sur pied il y a quelques années par la Syrie, la Russie, l’Iran et la Chine. Cette bourse a pour but de ne plus utiliser les pétro-dollars américains pour les échanges commerciaux de pétrole. Ce serait la fin totale et absolue des États-Unis. Le fait que tous les pays utilisent leur monnaie permet à leur économie de ne pas s’écrouler. Vérifier auprès d’économistes, ils vous expliqueront l’importance cruciale de ce mécanisme. Hussein avait déclaré qu’il ferait la même chose. Quelques mois plus tard, ils ont anéanti son pays au stade pré-cambrien. Il ne se relèvera jamais. C’est exactement ce qui se passe en Syrie. De plus, à chaque conflit, Bush et Clinton et Rumsfeld et tous ces faucons assassins font des milliards de dollars en ventes d’armes (à tous les fous qui veulent bien se battre entre eux) et en ventes de « packages » de sécurité par l’entremise de firmes privés qu’ils détiennent : soldats mercenaires, armement, robots, radars, formation, etc.

    Le résultat est une situation où quelques privilégiés ont trouvé le moyen de détourner les pays dont ils sont les dirigeants pour générer des milliards dans leurs comptes personnels, à l’abri de l’impôt bien évidemment (une double attaque contre le pays, puisque sans les impôts le gouvernement est encore plus affaibli ce qui permet la corruption de ces gens). Dans ces contextes précis, oubliez la solution de la médiation. Malheureusement, ces contextes sont ceux où les pires guerres éclatent et où ceux qui les ont initiées sont incapable de les contenir – c’est le moindre de leurs souci en fait (les USA ont dépensé un milliard de dollars en Syrie plusieurs années avant la guerre pour déstabiliser le régime d’Assad et provoquer le conflit actuel).

    Dans ces situations, ce à quoi il faut s’atteler c’est un changement systémique sur le plan de l’économie mondiale (Robert Bibeau serait d’accord je crois). Il faut aussi rendre impossible les paradis fiscaux, ce qui rendra plus difficile la corruption d’individus comme Bush et Clinton. Sur ce dernier point, Robert Bibeau serait en désaccord, selon lui je crois que c’est de l’utopie. Il a sans doute raison.

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