Je ne suis pas Charlie !

UN  EX-JOURNALISTE DE «CHARLIE HEBDO» PARLE.

Olivier CYRAN   a travaillé de 1992 à 2001, avant de claquer la porte, échaudé par «la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel» d’un certain Philippe Val. Depuis, Olivier Cyran observe de loin, hors les murs, l’évolution de Charlie Hebdo et sa grandissante obsession pour l’islam. Il revient sur cette longue dérive à l’occasion d’une tribune récemment publiée dans Le Monde, signée  Charb et Fabrice Nicolino.

(Excellente analyse décapante de CHARLIE HEBDO et des pratiques journalistiques racistes des BOBOS de la go-gauche caviar, militants féministes, directement au service du pouvoir et de l’État des riches, dont ils se sont placés à la remorque tels des naufragés. Heureusement, tous ces «journalistes» n’ont aucune influence sur le prolétariat. Ils fricotaient avec  les petits-bourgeois de leur espèce. NDLR).

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Olivier Cyran, 5 Décembre 2013 : « Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites…

Cher Charb, cher Fabrice Nicolino.

Q :  «Et que ceux qui prétendent et prétendront demain que “Charlie” est raciste aient au moins le courage de le dire à voix haute, et sous leur nom. Nous saurons quoi leur répondre»

En lisant cette rodomontade à la fin de votre tribune dans Le Monde (1), façon «viens nous le dire en face si t’es un homme», j’ai senti monter comme une envie de rejoindre mon poste de combat dans la cour de récré. La sommation ne m’était pourtant pas destinée. Quelles bonnes âmes vous espérez convaincre, d’ailleurs, mystère. Cela fait belle lurette que quantité de gens disent à «voix haute» et «sous leur nom» ce qu’ils pensent de votre journal et du fonds de sauce qui s’en écoule, sans que personne chez vous ne se soit soucié de leur répondre ou d’agiter ses petits poings.

Ainsi donc Le Monde vous a charitablement ouvert son rayon blanchisserie, pour un repassage express de votre honneur tout chiffonné. À vous entendre, il y avait urgence: même plus moyen de sortir dans Paris sans qu’un chauffeur de taxi vous traite de racistes et vous abandonne les bras ballants sur le bord du trottoir. On comprend la vexation, mais pourquoi ce besoin d’aller vous refaire une beauté dans un autre journal que le vôtre ? Charlie Hebdo, son site internet et sa maison d’édition ne vous offrent donc pas un espace d’expression à la hauteur ? Vous invoquez le glorieux héritage du « Charlie » des années 1960 et 70, quand c’était la censure du pouvoir politique et non la hantise du discrédit qui donnait du fil à retordre au journal. Mais je doute qu’à l’époque un Cavanna ou un Choron eussent quémandé l’aide de la presse en redingote pour se façonner une respectabilité.

S’il m’est arrivé à moi aussi, par le passé, de griffonner quelques lignes fumasses en réaction à tel ou tel de vos exploits, je ne me suis jamais appesanti sur le sujet. Sans doute n’avais-je ni la patience ni le cœur assez bien accroché pour suivre semaine après semaine la navrante mutation qui s’est opérée dans votre équipe après le tournant du 11 septembre 2001.

 

Je ne faisais déjà plus partie de Charlie Hebdo quand les avions suicide ont percuté votre ligne éditoriale, mais la névrose islamophobe qui s’est peu à peu emparée de vos pages à compter de ce jour-là m’affectait personnellement, car elle salopait le souvenir des bons moments que j’avais passés dans ce journal au cours des années 1990.

 

Le rire dévastateur du « Charlie » que j’avais aimé sonnait désormais à mes oreilles comme le rire de l’imbécile heureux qui se déboutonne au comptoir du commerce, ou du cochon qui se roule dans sa merde. Pour autant je n’ai jamais qualifié votre journal de raciste. Mais puisque aujourd’hui vous proclamez haut et fort votre antiracisme inoxydable et sans reproches, le moment est peut-être venu de considérer sérieusement la question.

 

Raciste, Charlie Hebdo ne l’était assurément pas du temps où j’y ai travaillé. En tout cas, l’idée qu’un jour le canard s’exposerait à pareil soupçon ne m’a jamais effleuré. Il y a avait bien quelques franchouillardises et les éditos de Philippe Val, sujets à une fixette inquiétante et s’aggravant au fil des ans sur le «monde arabo-musulman», considéré comme un océan de barbarie menaçant de submerger à tout instant cet îlot de haute culture et de raffinement démocratique qu’était pour lui Israël.

 

Mais les délires du taulier restaient confinés à sa page 3 et ne débordaient que rarement sur le cœur du journal qui, dans ces années-là, me semblait-il, battait d’un sang plutôt bien oxygéné.

 

À peine avais-je pris mes cliques et mes claques, lassé par la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel du patron, que les tours jumelles s’effondrèrent et que Caroline Fourest débarqua dans votre rédaction. Cette double catastrophe mit en branle un processus de reformatage idéologique qui allait faire fuir vos anciens lecteurs et vous en attirer d’autres, plus propres sur eux, et plus sensibles à la «war on terror» version Rires & Chansons qu’à l’anarchie douce d’un Gébé.

 

Petit à petit, la dénonciation en vrac des « barbus », des femmes voilées et de leurs complices imaginaires s’imposa comme un axe central de votre production journalistique et satirique.

 

Des «enquêtes» se mirent à fleurir qui accréditaient les rumeurs les plus extravagantes, comme la prétendue infiltration de la Ligue des droits de l’homme (LDH) ou du Forum social européen (FSE) par une horde de salafistes assoiffés de sang (2).  Le nouveau tropisme en vigueur imposa d’abjurer le tempérament indocile qui structurait le journal jusqu’alors et de nouer des alliances avec les figures les plus corrompues de la jet-set intellectuelle, telles que Bernard-Henri Lévy ou Antoine Sfeir, cosignataires dans Charlie Hebdo d’un guignolesque « Manifeste des douze contre le nouveau totalitarisme islamique (3) ».

 

Quiconque ne se reconnaissait pas dans une lecture du monde opposant les civilisés (européens) aux obscurantistes (musulmans) se voyait illico presto renvoyé dans les cordes des «idiots utiles» ou des «islamo-gauchistes».

 

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À Charlie Hebdo, il a toujours été de bon ton de railler les «gros cons» qui aiment le foot et regardent TF1  (C’est le sport préféré des BOBOS de la go-gauche caviar et cassoulet du monde entier. NDLR).

 

Pente glissante. La conviction d’être d’une essence supérieure, habilitée à regarder de très haut le commun des mortels, constitue le plus sûr moyen de saboter ses propres défenses intellectuelles et de les laisser bailler au moindre courant d’air. Les vôtres, pourtant arrimées à une bonne éducation, à des revenus confortables et à l’entre-soi gratifiant de la «bande à Charlie», ont dégringolé à une vitesse ahurissante.

 

Je me souviens de cette pleine page de Caroline Fourest parue le 11 juin 2008. Elle y racontait son amicale rencontre avec le dessinateur néerlandais Gregorius Nekschot, qui s’était attiré quelques ennuis pour avoir représenté ses concitoyens musulmans sous un jour particulièrement drolatique. Qu’on en juge :

 

Un imam habillé en Père Noël en train d’enculer une chèvre, avec pour légende : «Il faut savoir partager les traditions». Ou un Arabe affalé sur un pouf et perdu dans ses pensées : «Le Coran ne dit pas s’il faut faire quelque chose pour avoir trente ans de chômage et d’allocs». Ou encore ce «monument à l’esclavage du contribuable autochtone blanc» : un Néerlandais, chaînes au pied, portant sur son dos un Noir, bras croisés et tétine à la bouche.

Racisme fétide ? Allons donc, liberté d’expression !

Certes, concède Fourest, l’humour un peu corsé de son ami «ne voyage pas toujours bien», mais il doit être compris «dans un contexte néerlandais ultratolérant, voire angélique, envers l’intégrisme». La faute à qui si les musulmans prêtent le flanc à des gags difficilement exportables ?

 

Aux musulmans eux-mêmes et à leurs alliés trop angéliques, ça va de soi. Comme l’enseigne Nekschot aux lecteurs de Charlie Hebdo, «les musulmans doivent comprendre que l’humour fait partie de nos traditions depuis des siècles».

Personne chez vous n’a claqué sa démission après cette page insuffisamment remarquée, qui après tout ne faisait que consacrer le processus entamé six ou sept ans plus tôt.

 

Q : Vos sortes de tolérances vous regardent. Mais quand je lis dans votre tribune du Monde : «Nous avons presque honte de rappeler que l’antiracisme et la passion de l’égalité entre tous les humains sont et resteront le pacte fondateur de Charlie Hebdo», la seule information que je retiens, c’est que votre équipe ne serait donc pas totalement inaccessible à la honte. Vraiment ?

 

Après le départ en 2009 de Val et de Fourest, appelés à de plus hautes destinées, l’un à la tête d’une radio publique, l’autre sur les podiums de l’antiracisme gouvernemental, on se demandait si vous continueriez à faire du Val sans lui et de la Fourest sans elle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous êtes restés fidèles à la ligne. Imprégnés jusqu’au trognon, faut croire.

 

Aujourd’hui, les mouches qu’un Tignous n’omet jamais de faire tourner autour de la tête de ses «barbus» se collent plus que jamais à votre imaginaire dès que vous «riez» des musulmans.

 

Dans une vidéo postée fin 2011 sur le site de Charlie Hebdo, on te voyait, Charb, imiter l’appel du muezzin sous les hoquets hilares de tes petits camarades. Tordant, le numéro de la psalmodie coranique à l’heure du bouclage, Michel Leeb n’aurait pas fait mieux.  Dans quelle marinade collective faut-il macérer pour en arriver là ?

Dans quelles crevasses psychologiques puisez-vous matière à «rire» d’un dessin représentant des femmes voilées qui exhibent leurs fesses pendant qu’elles font leur prière à la «mère Mecquerelle» ? Minable vanne même pas honteuse, embarrassante d’imbécilité avant même que d’être révélatrice d’un état d’esprit, d’une vision du monde.

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C’est ce dessin de Catherine qui me vient à l’esprit, mais je pourrais en citer tant d’autres parmi les épanchements de gaudriole islamophobe que vous autres, fabricants d’humour gonflé aux vents du temps, dégazez à longueur de semaines. Ce dessin-là accompagnait une pseudo-enquête sur les «djihadistes du sexe» en Syrie (4). Un «scoop» dont on apprenait peu de temps après – il est vrai qu’on s’en doutait un peu à la lecture – que c’était un tissu d’âneries bidonné à des fins de propagande (5). À noter que vous n’avez même pas retiré cette daube de votre site web : apparemment, certains sujets se prêtent mieux que d’autres au relâchement.

Quand on rigole avec la femme voilée, on peut bien se laisser aller, s’autoriser un peu de confusion entre info croustillante en papier mâché et poilade de salle de garde.

 

Mais je ne vous écris pas pour vous parler de bon goût, plutôt de ce pays que vous avez contribué à rendre plus insalubre.  Un pays qui désormais interdit à une femme de travailler dans une crèche au motif que le bout de tissu qu’elle porte sur la tête traumatiserait les bambins.

 

Où une élève de troisième coiffée d’un bandana jugé trop large se fait exclure de son collège avec la bénédiction d’un maire UMP, du ministre socialiste de l’Éducation nationale et de la presse écumante (6).

 

Où l’on peine à trouver un comptoir de bistrot ou une table de fins lettrés sans qu’à un moment ne se déverse le genre de blagues qui, à «Charlie», vous font péter les boyaux le jour du bouclage. Où l’on considère comme une avant-garde de la cinquième colonne toute femme qui se couvre les cheveux, au point qu’on lui interdit de participer à une sortie scolaire ou de faire du bénévolat aux Restos du cœur (7).

Q : Je sais qu’à vos yeux ces vigoureuses dispositions sont cruciales pour la survie de la république et de la laïcité. Récemment, vous avez jugé utile de publier une interview de votre avocat, Richard Malka, le valeureux défenseur de Clearstream, de DSK et de l’esprit des Lumières. «Le voile, c’est l’anéantissement, l’ensevelissement du triptyque républicain “Liberté, Égalité, Fraternité” (8) », pérorait votre bavard comme à un concours d’éloquence pour vendeurs d’aspirateurs (9). Faudrait déjà qu’il nous explique en quoi ce fameux triptyque a une existence concrète et au bénéfice de qui, mais passons. Ce qu’il enfonce dans la tête de vos lecteurs, pourtant déjà abondamment instruits en la matière, c’est que quelques centimètres carrés de coton éventuellement mêlé de polyester menacent de répandre la peste sur notre beau pays. Que ce voile est si dangereusement infecté qu’il ne serait pas sage de prêter attention à l’individu qui le porte.

Je dois préciser à ce stade que, personnellement, je n’ai aucun «problème» avec le bonnet de ma tante ou les dreadlocks de mon cousin, et que je n’en ai pas davantage avec le voile de ma voisine. Si cette dernière me confiait qu’elle le porte contre son gré, j’aurais certainement le réflexe de l’encourager à trouver les moyens de vivre comme elle l’entend. Je réagirais de même si on l’obligeait à porter des bas résille ou le kilt écossais.

En dehors d’un tel scénario, qu’une femme décide ou non de porter telle ou telle liquette ne me regarde pas. Que ce soit pour des motifs personnels, religieux, esthétiques ou autres, c’est son affaire. Étonnante, cette manie qu’ont les gens dans ce pays de projeter leurs fantasmes sur un carré d’étoffe, qui l’aliénation de la femme, qui la peur de l’invasion islamique, qui la défense du droit masculin à la drague capillaire, etc. Peu m’importent le voile, les talons hauts ou même le t-shirt Camaïeu made in Bangladesh, du moment que la personne dessous, dessus ou dedans mérite le respect. Où en sommes-nous rendus pour qu’il faille réhabiliter un principe aussi évident ? Essayez-le, vous verrez : c’est le meilleur préventif contre l’ulcère à l’estomac et la sauce blanche dans la tête.

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Le pilonnage obsessionnel des musulmans auquel votre hebdomadaire se livre depuis une grosse dizaine d’années a des effets tout à fait concrets.  Il a puissamment contribué à répandre dans l’opinion « de gauche » l’idée que l’islam est un «problème» majeur de la société française.

Rabaisser les musulmans n’est plus un privilège de l’extrême droite, mais un droit à l’impertinence sanctifié par la laïcité, la république, le «vivre ensemble».

Et même, ne soyons pas pingres sur les alibis, par le droit des femmes – étant largement admis aujourd’hui que l’exclusion d’une gamine voilée relève non d’une discrimination stupide, mais d’un féminisme de bon aloi consistant à s’acharner sur celle que l’on prétend libérer.  Drapés dans ces nobles intentions qui flattent leur ignorance et les exonèrent de tout scrupule, voilà que des gens qui nous étaient proches et que l’on croyait sains d’esprit se mettent brusquement à débonder des crétineries racistes.   À chacun sa référence : La journée de la jupe, Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Pascal Bruckner, Manuel Valls, Marine Le Pen ou combien d’autres, il y en a pour tous les goûts et toutes les «sensibilités».

Mais il est rare que Charlie Hebdo ne soit pas cité à l’appui de la règle d’or qui autorise à dégueuler sur les musulmans.

Et comme vos disciples ont bien retenu la leçon, ils ne manquent jamais de se récrier quand on les chope en flag’ : mais enfin, on a bien le droit de se moquer des religions ! Pas d’amalgame entre la critique légitime de l’islam et le racisme anti-arabe !  C’est évidemment ce même sillon que vous labourez dans votre tribune du Monde.

Q : «Passe encore, vous lamentez-vous, que Charlie consacre tant de ses dessins de couverture aux papistes. Mais la religion musulmane, drapeau imposé à d’innombrables peuples de la planète, jusqu’en Indonésie, devrait, elle, être épargnée. Pourquoi diable? Quel est le rapport, autre qu’idéologique, essentialiste au fond, entre le fait d’être arabe par exemple et l’appartenance à l’islam?»

Je veux bien tâcher d’éclairer vos lanternes sur ce point, mais permettez-moi d’abord d’apprécier la vicieuse petite incise dans laquelle vous resservez en loucedé le vieux plat sur l’islam-religion-conquérante qui fait rien qu’à croquer la planète. L’islamisation de l’archipel indonésien a commencé au XIIIe siècle, quand des princes de Sumatra se sont convertis à la religion des marchands perses et indiens qui faisaient bombance dans leurs ports – non sous la contrainte, mais par désir d’intégrer un réseau commercial prospère. Plus tard, au XVIIIe siècle, ce sont les colons hollandais, chrétiens irréprochables, qui se sont arrangés pour imposer l’islam à Java, en vue de soustraire sa population à l’influence séditieuse des Balinais hindouistes. On est loin de l’imagerie du farouche bédouin réduisant à sa merci des peuples exotiques, à laquelle se résume apparemment votre connaissance du monde musulman.  Mais revenons à la question du «rapport» entre Arabes et musulmans, racisme et islamophobie. La démarcation que vous tracez avec une belle assurance entre les deux catégories est-elle vraiment si claire dans vos esprits ? À lire le début de votre tribune, il est permis d’en douter. L’édifiante anecdote du «chauffeur de taxi arabe», qui refuse de conduire à bon port un collaborateur du journal «au motif de dessins moquant la religion musulmane», révèle à cet égard une certaine confusion.

 

En quoi la qualité d’«arabe» prêtée au chauffeur – qui d’après vous ne saurait donc être simplement français – nous renseigne-t-elle sur l’affront subi par votre infortuné collègue? Croyez-vous qu’il faille être «arabe» pour froncer le nez devant vos beaufitudes de fin de banquet ? Moi qui ne suis ni arabe ni chauffeur de taxi, pas sûr que je dépannerais votre collaborateur d’un ticket de métro. J’espère néanmoins qu’il aura surmonté son choc des civilisations en se dégotant un chauffeur blanc qui l’accepte sur sa banquette arrière.

Q : Vous avez raison, arabe et musulman, ce n’est pas la même chose. Mais vous savez quoi? Musulman et musulman, ce n’est pas pareil non plus. Sachez qu’il y en a de toutes sortes, riches ou pauvres, petits ou grands, sympathiques ou revêches, généreux ou rapiats, désireux d’un monde meilleur, réactionnaires ou même, oui, intégristes.

Or, dans Charlie Hebdo, rien ne ressemble davantage à un musulman qu’un autre musulman. Toujours représenté sous les traits d’un faible d’esprit, d’un fanatique, d’un terroriste, d’un assisté. La musulmane ? Toujours une pauvre cloche réductible à son foulard, et qui n’a d’autre fonction sociale que d’émoustiller la libido de vos humoristes.

Parlant de cela, il y aurait beaucoup à dire sur la composante graveleuse de votre inspiration. L’euphorie avec laquelle Charlie Hebdo a acclamé les militantes topless des Femen suggère que le graillon islamophobe s’agrège parfaitement aux éclaboussures de testostérone.

L’ode de Bernard Maris à Amina Sboui, une Femen tunisienne qui avait posé torse nu sur Internet, offre un bon échantillon de la mayonnaise hormonale qui colle à vos pages : je cite :  «Montre tes seins, Amina, montre ton sexe à tous les crétins barbus habitués des sites pornos, à tous les cochons du désert qui prêchent la morale à domicile et se payent des escorts dans les palaces étrangers, et rêvent de te voir lapidée après t’avoir outragée… Ton corps nu est d’une pureté absolue en face des djellabas et des niqabs répugnants (10).»   Allo, docteur?

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Q : Vous avez le toupet d’accuser vos détracteurs d’«essentialisme», et sans doute les bulbes congestionnés qui vous vénèrent applaudiront-ils l’acrobatie. Mais on n’est pas au cirque.

L’essentialisme, vous vous y vautrez chaque semaine ou presque en racialisant le musulman sous les traits d’une créature constamment grotesque ou hideuse.

Ce qui définit la vision dominante du «racialisé», « c’est qu’il est tout entier contenu dans ce qui le racialise ; sa culture, sa religion, sa couleur de peau. Il serait comme incapable de s’en sortir, incapable de voir plus loin que son taux de mélanine ou le tissu qu’il porte sur la tête, observe sur son blog Valérie CG, une féministe pas très intéressante puisqu’elle ne vous a pas montré ses seins. Musulman devient une sorte de nouvelle couleur de peau dont il est impossible de se détacher (11). »

Cette remarque judicieuse se rapportait aux élucubrations de la «pédopsychiatre» Caroline Eliacheff, qui, dans le magazine Elle, venait de justifier ainsi le licenciement d’une puéricultrice voilée par la crèche Baby-Loup : «On peut s’interroger sur les conséquences pour un nourrisson de ne voir que le visage de face, une tête amputée des oreilles, des cheveux et du cou (12). » Le voile est une arme de destruction massive, il ensevelit la république aussi sûrement qu’il ampute des organes vitaux. Inutile de préciser que Caroline Eliacheff, tout comme vous, «lutte contre le racisme», c’est en tout cas ce qu’elle déclare dans son interview. Pour professer des inepties, et justifier le renvoi brutal d’une employée reconnue comme compétente et que personne n’a vu appeler les petits chéris au djihad, on n’est jamais aussi confortablement juché qu’au plus haut sommet des vertus civilisées.

 

Mais votre trône surplombe un marécage. Toi, Charb, pour lequel j’ai jadis éprouvé de l’estime, et toi, Fabrice, dont j’appréciais la rigueur intellectuelle (13), je vous tiens, vous et vos collègues, pour coresponsables du pourrissement ambiant. Après le 11-Septembre, Charlie Hebdo a été parmi les premiers, dans la presse dite de gauche, à enfourcher le cheval du péril islamique.

Ne vous privez donc pas de ramasser votre part du crottin au moment où le nombre d’actes islamophobes bat des records :

+ 11,3 % sur les neuf premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2012, selon l’Observatoire national de l’islamophobie. Lequel s’inquiète d’un «nouveau phénomène» de violence, marqué par au moins quatorze agressions de femmes voilées depuis le début de l’année.

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Rassurez-vous, je ne dis pas que la lecture de Charlie Hebdo déclenche mécaniquement l’envie de badigeonner une mosquée avec du sang de porc ou d’arracher son voile à une cliente de supermarché, comme cela se produit ici et là.

Vous avez désigné les cibles, mais vous ne voulez pas qu’un pauvre type s’attaque à elles pour de vrai, car vous êtes contre la violence et contre le racisme. Vos lecteurs aussi, très certainement. Ils n’ont aucun préjugé contre les musulmans, c’est juste qu’ils s’esclaffent de bon cœur sur ce dessin de Charb où l’on voit un Arabe à grosse moustache en arrêt devant une prostituée, tandis qu’un prédicateur à barbe le sermonne : «Mon frère ! Tu vas pas payer 40 euros une passe alors que pour le même prix tu peux acheter une épouse !»

Dans les années trente, le même gag avec des juifs à la place des musulmans aurait fait un tabac, sauf qu’à l’époque son auteur n’aurait sans doute pas eu l’idée de venir brandir un brevet d’antiracisme.

Q : Le dessin en question illustrait un article démasquant les sombres desseins d’un petit groupe de salafistes à Bruxelles. Le sous-titre résumait bien l’idée : «Les frites seront-elles bientôt toutes halal en Belgique ? Quelques barbus s’y activent, et combattent la démocratie qui leur permet d’exister (14).»

 

Quoi ? Islamisation des frites, démocratie en danger ? Dans sa tête, le lecteur commence déjà à graisser son fusil de chasse. Dans sa tête seulement, car c’est un antiraciste. À moins qu’il n’aille se déverser au bas de quelque site internet évoquant vos faits d’armes, à la manière de «lulupipistrelle», auteur de ce commentaire sur Agoravox : «Les caricatures de leur prophète ulcèrent les musulmans ? Et alors, moi j’ai envie de baffer toutes les bonnes femmes voilées que je croise, et je ne parlent [sic] pas des barbus… mais je me domine…(15) »

 

Bien sûr que Charlie Hebdo ne se limite pas à cela, qu’on y écrit et dessine sur bien d’autres sujets. On veut bien croire que nombre de lecteurs vous achètent par attachement à la cause des animaux, ou pour Cavanna, ou pour Nicolino, ou pour les dessins drôles, ou pour congratuler Bernard Maris après sa nomination au conseil général de la Banque de France, autre repaire de joyeux drilles.

 

Mais je doute qu’il y en ait beaucoup qui ne trouvent leur petit plaisir sale dans le ressassement de vos obsessions islamophobes – sans quoi le journal leur tomberait des mains. Il en est même, vous ne pouvez l’ignorer, qui l’achètent principalement pour ça : pour voir ce que «Charlie» va encore leur mettre dans les dents cette semaine. Faut avouer, c’est une bonne affaire. Depuis l’épisode des caricatures danoises et votre héroïque montée des marches en costumes de pingouins au festival de Cannes, bras dessus bras dessous avec Philippe Val, Daniel Leconte et BHL (mais hélas sans Carla Bruni, pourtant annoncée), le « muslim bashing » ripoliné en «défense intransigeante de la liberté d’expression» est devenu votre tête de gondole, que vous prenez soin de réapprovisionner régulièrement. Vous pouvez toujours certifier que les sans-papiers sont vos amis ou critiquer Manuel Valls pour ses rafles de Roms, c’est l’islamophobie votre marronnier, votre ligne de front.

 

Vous me direz que vous n’êtes pas les seuls. Votre positionnement sur ce terrain est en effet assez largement partagé par vos confrères de la presse écrite, de L’Express à Valeurs Actuelles en passant par Le Point, Marianne, Le Nouvel Observateur ou Le Figaro, pour s’en tenir aux plus enthousiastes (Tous des médias spécialités des petits-bourgeois BOBOS de leur état.  NDLR). Et je ne parle même pas des télés et des radios. Le marché médiatique de l’islam «sans-gêne», «qui fait peur» et «qui dérange» rapporte gros, même s’il est quelque peu saturé.

 

Toutefois, au sein de cette saine et fraternelle concurrence, votre canard parvient à se distinguer par des produits qui n’ont leur équivalent nulle part ailleurs, et qui vous permettent d’occuper un segment non négligeable de l’opinion islamophobe décomplexée de gauche  (de  la go-gauche des BOBOS bourgeois caviar et cassoulet. NDLR).

 

Vous connaissant, je m’interroge cependant : c’est quoi, au juste, votre problème avec les musulmans de ce pays ? Dans votre texte du Monde, vous invoquez la salutaire remise en cause des «si grands pouvoirs des principaux clergés», mais sans préciser en quoi l’islam – qui n’a pas de clergé, mais on ne peut pas tout savoir, hein – exerce en France un «si grand pouvoir».

 

Hors de la version hardcore qu’en donnent quelques furieux, la religion musulmane ne me paraît pas revêtir chez nous des formes extraordinairement intrusives ou belliqueuses. Sur le plan politique, son influence est nulle : Six millions de musulmans dans le pays, zéro représentant à l’Assemblée nationale. Pour un parlementaire, il est plus prudent de plaider la cause des avocats d’affaires et de voter des lois d’invisibilité pour les femmes voilées que de s’inquiéter de l’explosion des violences islamophobes. Pas un seul musulman non plus chez les propriétaires de médias, les directeurs d’information, les poids lourds du patronat, les grands banquiers, les gros éditeurs, les chefferies syndicales.

 

Dans les partis politiques, de gauche comme de droite, seuls les musulmans qui savent réciter par cœur les œuvres complètes de Caroline Fourest ont une petite chance d’accéder à un strapontin.

 

Q :  Je n’ignore pas, Charb, que tu as reçu des menaces de mort et qu’il y a peut-être des dingues quelque part qui en veulent à ta peau. Cela me désole.

 

Malgré tout ce que je vous reproche, à toi et aux autres, je ne me réjouis pas de t’imaginer avec deux flics collés en permanence à tes semelles et qui coûtent un bras à votre république chérie. Je crains aussi que tes molosses ne déteignent sur toi comme Val a déteint sur toute l’équipe.

 

Mais si vraiment vous tremblez à l’idée que les musulmans de France se métamorphosent en serial killers de la guerre sainte, peut-être trouverez-vous un brin d’apaisement en voyant la manière placide dont les intéressés réagissent aux attaques réelles ou symboliques qui sont leur lot quotidien.

 

Quand une mosquée est recouverte de tags racistes, croyez-vous que ses responsables ou les fidèles du coin se répandent en cris de vengeance ou en promesses de mettre l’Élysée à feu et à sang ? Non, à chaque fois ils déclarent s’en remettre tout simplement à la «justice de leur pays».  Parmi ceux que je connais, l’écume médiatique de vos prouesses ne fait qu’ajouter une petite couche supplémentaire à leur lassitude. Pas sûr que j’aurais la même patience.

 

Bunkérisés derrière vos zygomatiques, vous revendiquez le droit sacré de «rire» pareillement des imams, des curés et des rabbins. Pourquoi pas, si encore vous appliquiez vraiment ce principe ?

 

On oublie l’épisode Siné ou il faut vous faire un dessin ?

 

Un constat avéré d’islamophobie, et c’est l’éclat de rire. Une mensongère accusation d’antisémitisme, et c’est la porte.

 

Cette affaire remonte aux années Val, mais la pleutre approbation que votre patron d’alors a recueilli auprès de «toute la bande», et plus particulièrement auprès de toi, Charb, démontre que le deux poids deux mesures en vigueur à cette époque n’était pas le fait d’un seul homme. La même règle a perduré. À ce jour, me dit-on, le numéro spécial «Charia Hebdo» ne s’est toujours pas dédoublé en un «Talmud Hebdo». Croyez bien que je ne le regrette pas.

 

Vous vous réclamez de la tradition anticléricale, mais en feignant d’ignorer en quoi elle se différencie fondamentalement de l’islamophobie :  la première s’est construite au cours d’une lutte dure, longue et acharnée contre un clergé catholique effectivement redoutable de puissance, qui avait – et a encore – ses journaux, ses députés, ses lobbies, ses salons et son immense patrimoine immobilier ;  la seconde campagne  s’attaque aux membres d’une confession minoritaire dépourvue de toute espèce d’influence sur les sphères de pouvoir.

 

Elle consiste à détourner l’attention des intérêts bien nourris qui gouvernent ce pays pour exciter la meute contre des citoyens qui déjà ne sont pas à la fête, si l’on veut bien prendre la peine de considérer que, pour la plupart d’entre eux, colonisation, immigration et discrimination ne leur ont pas assigné la place la plus reluisante dans la société française.

 

Est-ce trop demander à une équipe qui, selon vos termes, «se partage entre tenants de la gauche, de l’extrême gauche, de l’anarchie et de l’écologie», que de prendre un tantinet en compte l’histoire du pays et sa réalité sociale ? J’aime bien les bouffeurs de curés, j’ai grandi avec et ils m’ont inculqué quelques solides défenses contre les contes de fées et les abus de pouvoir. C’est en partie cet héritage-là qui me fait dresser les poils devant l’arrogante paresse intellectuelle du bouffeur de musulmans. La posture antireligieuse lui offre un moyen commode de se prélasser dans son ignorance, de faire passer pour insolents ses petits réflexes de contraction mentale. Elle donne du lustre à un manque béant d’imagination et à un conformisme corrodé par les yeux doux de l’extrême droite (16).

 

«Encoder le racisme pour le rendre imperceptible, donc socialement acceptable», c’est ainsi que Thomas Deltombe définit la fonction de l’islamophobie, décrite aussi comme une «machine à raffiner le racisme brut» (17). Les deux formules vous vont comme un gant. Ne montez donc pas sur vos grands chevaux quand vos détracteurs usent de mots durs contre vous. Ces derniers jours, vous avez hurlé au scandale parce qu’un rappeur pas très futé réclamait un «autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo» au détour d’un titre collectif inséré dans la BO du film La Marche.

Comme si votre journal n’était qu’amour et poésie, vous avez fait savoir à la terre entière que vous étiez «effarés» par tant de «violence».

Pourtant, vous ne vous êtes pas offusqués lorsque le rappeur tunisien Weld El 15 a assimilé les policiers de son pays à des «chiens bons à égorger comme des moutons». Au contraire, vous l’avez interviewé avec tous les égards dus à un «combattant de la liberté d’expression (18)». Les violences verbales de Weld El 15 trouvent grâce à vos yeux parce qu’elles visent un régime à dominante islamiste qui veut le renvoyer en prison. Mais quand la métaphore canine se retourne contre vous, ce n’est plus du tout la même chanson. Envolée, la liberté d’expression : ralliement à la rengaine néoconservatrice sur le rap comme «appel à la haine» et «chant religieux communautariste» (19).

 

La machine à raffiner le racisme brut n’est pas seulement lucrative, elle est aussi extrêmement susceptible.

 

Bien à vous, Olivier Cyran

 

___________

 

1 « Non, Charlie Hebdo n’est pas raciste ! », Le Monde, 20 novembre 2013.

2 Fiammetta Venner, « Forum social européen : un autre jihad est possible », Charlie Hebdo, 29 septembre 2004. A lire ICI.

3 Publié le 1er mars 2006 dans Charlie Hebdo en partenariat avec L’Express, RTL, RMC, Europe 1 et France Info.

4 Zineb El Rhazoui, « Sexe and the Syrie », Charlie Hebdo, 25 septembre 2013.

5 Ignace Leverrier, « Vous allez être déçus : le “djihad du sexe” en Syrie n’a jamais existé », 29 septembre 2013.

6 Pour un décorticage de cette affaire hallucinante, lire Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, Islamophobie, comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman », La Découverte, 2013.

7 « Pas de femmes voilées aux Restos du cœur », www.islamophobie.net, 6 décembre 2012.

8 Les majuscules sont fournies par la rédaction de Charlie Hebdo.

9 « Affaire Baby-Loup : la laïcité à la barre », interview de Richard Malka par Gérard Biard, Charlie Hebdo, 6 novembre 2013.

10 Bernard Maris, « Cette jeunesse irresponsable », Charlie Hebdo, 20 juin 2013. Quelqu’un peut-il expliquer à l’éditorialiste de « Charlie » que la djellaba n’est pas un attribut « musulman » mais un vêtement « arabe ? Un mois après cet article, et à la grande déception de son auteur, Amina Sboui claquait la porte des Femen en expliquant qu’elle ne souhaitait pas que son nom « soit associé à une organisation islamophobe ».

11 « L’islam, ce nouveau déterminisme selon Eliacheff et Elle », www.crepegeorgette.com, 22 novembre 2013.

12 « Le conflit sur le voile touche aussi les enfants », Elle, 13 novembre 2013.

13 – Je suis surpris que tu accrédites par ta signature la piteuse opération de ravalement de façade de tes employeurs. Je ne doute pas de la sincérité de ton ralliement, mais je vois dans celle-ci un mauvais signe.

14 Zineb El Rhazoui, « Les salafistes ont leur roi des Belges », Charlie Hebdo, 13 septembre 2013.

15 Commentaires de l’article « La dernière provocation de “Charlie Hebdo” contre les musulmans », www.agoravox.fr, 19 septembre 2012.

16 Parmi vos sympathiques soutiens : Bruno Mégret, « Désislamiser la France », discours à l’université d’été du MNR, 27 août 2005 ; Ivan Rioufol, « Pourquoi “Charlie Hebdo” sauve l’honneur », Le Figaro, 19 septembre 2012 ; Benoît Rayski, « Tombouctou-sur-Seine : et si on tranchait les mains des dessinateurs de “Charlie Hebdo” ? », atlantico.fr, 28 novembre 2013.

17 Lire Alain Gresh, « L’islamophobie, “Le Monde” et une (petite) censure, Nouvelles d’Orient, 5 novembre 2013.

18 Zineb El Rhazoui, « Tunisie : l’islamisme menacé par du rap et des tétons », Charlie Hebdo, 19 juillet 2013.

19 Lire Sébastien Fontenelle, « Un intéressant cas de foutage de gueule », Bakchich.info, 26 novembre 2013.

 

28 pensées sur “Je ne suis pas Charlie !

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    10 janvier 2015 à 6 06 21 01211
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    Bon, si on se résume à ce point-ci. Les terroristes abattus sont les «bons» parce qu’ils ont laissé trainer leur carte d’identité dans une bagnole volée (ah bon – un autre passeport du onze septembre!) et/ou ont été reconnus par un témoin à Charlie Hebdo (un témoin qui peut voir à travers les cagoules, bon!). Sitôt morts, au top-chrono, un site américain dit que ça vient du Yemen (pas de l’EI du Levant, hein, ça les ferait paraître trop fort). Les pantins morts l’ont d’ailleurs déclaré eux même en une entrevue radio limpide digne des années Mesrine. Ils sont entretemps passé en Picardie (aperçus par un employé de station service, bien ostensibles avec encore cagoule et lance roquette etc, bon), puis retour de Picardie à la banlieue de Paris avec (quoi?) les hélico du GIGN au dessus de la tête, mais sans se faire cueillir sur la route…

    Suggestion : plusieurs pantins meurtriers se sont soulevés en différents points juste après l’attaque de Charlie Hebdo pour couvrir la disparition discrète du vrai commando. On le saura jamais. Tout ceux qui pouvaient parler sont morts pour soi-disant protéger des otages qui sont morts aussi (les quatre du commerce cachère) où n’étaient pas vraiment des otages (le planqué de l’imprimerie du baroud final).

    Où vont nos taxes?

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      10 janvier 2015 à 10 10 40 01401
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      Je ne sais pas si tu te rappelle de l’assassinat d’Aldo Moro le 9 mai 1978 par la brigade rouge d’extrême gauche qui était en fait Gladio outil terroriste de l’impérialisme américain. Ma pensée va dans ce sens à propos de l’affaire Hebdo Charlie, je peux me tromper quelque peu mais avec tout ce que j’ai lu sur l’événement Charlie Hebdo, ça sent le terrorisme d’État, hypothèse pas du tout idiot selon moi.

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    10 janvier 2015 à 10 10 48 01481
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    LES MUSULMANS NE SONT PAS HEUREUX
    Ils ne sont pas heureux à Gaza…
    Ils ne sont pas heureux en Égypte…
    Ils ne sont pas heureux en Libye…
    Ils ne sont pas heureux au Maroc…
    Ils ne sont pas heureux en Iran…
    Ils ne sont pas heureux en Iraq…
    Ils ne sont pas heureux au Yémen…
    Ils ne sont pas heureux en Afghanistan…
    Ils ne sont pas heureux au Pakistan…
    Ils ne sont pas heureux en Syrie…
    Ils ne sont pas heureux au Liban…

    ALORS, OÙ SONT-ILS DONC HEUREUX ? Ils sont heureux en Australie…
    Ils sont heureux au Canada…
    Ils sont heureux en Angleterre…
    Ils sont heureux en France…
    Ils sont heureux en Belgique…
    Ils sont heureux en Allemagne…
    Ils sont heureux aux États-Unis…
    Ils sont heureux en Suède…
    Ils sont heureux en Norvège…
    Ils sont heureux en Hollande…
    Ils sont heureux au Danemark…

    EN FAIT, ILS SONT HEUREUX DANS TOUS LES PAYS QUI NE SONT PAS MUSULMANS ET MALHEUREUX DANS TOUS LES PAYS QUI LE SONT !

    ET QUI BLÂMENT-ILS POUR LEURS MALHEURS ?
    Pas l’Islam
    Pas leurs chefs spirituels
    Pas eux-mêmes

    ILS BLÂMENT TOUJOURS LES PAYS OÙ ILS SONT HEUREUX ! ET ENSUITE, ILS VEULENT CHANGER CES PAYS POUR QU’ILS DEVIENNENT COMME LES PAYS D’OÙ ILS VIENNENT ET OÙ ILS ÉTAIENT MALHEUREUX !

    Excusez-moi, mais je ne peux que me poser la question… COMMENT PEUT-ON DEVENIR AUSSI CON ?

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      10 janvier 2015 à 13 01 40 01401
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      Ceux qui blâment les immigrants pour les désastres économiques et politiques qui les affligent dans leur pays sont les plus cons. Plus con que ça t’es mort.

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      10 janvier 2015 à 18 06 46 01461
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      Il faut quitter ces guerres de théâtres ruineuses en vies et en ressources. La façon de se débarrasser de leurs guerres de commandos c’est de les débarrasser de nos guerres et bombardements d’agression dont on parle peu ici mais qui tuent leurs enfants, par milliers, dans leurs villes et leurs campagnes.
      Paix en Irak. Paix en Syrie. Je suis Charlie.

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    10 janvier 2015 à 11 11 12 01121
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    @Robert Bibeau
    Je ne nie pas que les propos de Olivier Cyran sur l’humour extrême de
    Charlie Hebdo soient l’expression de leur obsession de l’islam, bien vrai. MAIS, ce n’était pas une raison pour tuer et décharger leur haine, car il y a de la haine derrière une tuerie organisée. Nous, Occidentaux, nous croyons qu’il faut nous purifier du racisme, je signale que c’est aussi vrai pour les autres cultures envers nous. À CHACUN DE FAIRE SON CHEMIN.

    La violence terroriste est inacceptable. Je ne peux que souhaiter que nous tirerons une leçon de cet incident tragique.

    Le goût de la paix, ça commence comment ? Respecter l’espace d’autrui. Respecter sa pensée. Pas facile, n’est-ce pas !

    Je souhaite la paix dans le monde, mais je sais qu’elle n’est pas pour demain matin. Je souhaite simplement que plus de gens la trouvent dans leur coeur. Quand nous sommes en paix, nous pensons à d’autres moyens pour communiquer notre désaccord et y trouver un compromis.

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      10 janvier 2015 à 13 01 50 01501
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      Ton gouvernement Harper veut la guerre, j’espère que tu te réveillera un jours et verra la lumière.

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    10 janvier 2015 à 12 12 29 01291
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    @ Carolle

    C’est exactement à ce point que nous divergeons d’opinion toi et moi Carolle.

    Tu utilises le mot «incident» tu aurais pu utiliser assassinat – attaque mais de fait l’attaque menée par ces gens armés s’est préparée en Libye quand la France impérialiste a décidé de massacrer un peuple et de renverser son gouvernement et d’occuper le pays (ce qu’elle n’a pas réussit finalement laissant le pays aux mains des bandes armées)
    Cet attentat s’est préparé en Syrie quand la France a décidé d’armer des salafistes afin qu’ils renversent un gouvernement (méchant ou pas cela ne les regarde pas ni nous d’ailleurs). Cet attentat s’est préparé au Mali quand la Franc a décidé d’attaquer le pays, et de l’occuper après avoir bombardé et tuer des gens etc.

    L’armée terroristes française creuse le sillon des salafistes, djihadistes islamistes depuis des années dans différentes contrées de son empire néo-coloniale et un jour la mère patrie (sic) est elle même victime de la barbarie qu’elle a semée, nourrit enrichie de ses deniers

    France hors des pays néo-colonies.

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      10 janvier 2015 à 13 01 47 01471
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      Je te seconde Robert.
      Qui sème le vent récolte la tempête, la plus part des occidentaux ignorent ce proverbe comme ils ignorent tous le mal fait par les interventions militaires à l’étranger (la plus part illégitimes et illégales) que leur gouvernements prennent en leur nom.

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    10 janvier 2015 à 15 03 27 01271
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    @Robert,

    Je comprends bien que le tragique assassinat est une conséquence d’actions du passé. Chaque action engendre une réaction.

    Mon opinion diffère de la tienne, Robert, si tu laisses entendre que les victimes n’ont eu que ce qu’elles méritaient. Sans doute est-ce vrai sur le grand plan cosmique qui nous échappe – la vie se charge de départager les choses – mais sur le plan limité de notre réalité conditionnée, le geste ne peut être approuvé.

    Je comprends qu’il y a des raisons sous-jacentes. MAIS, tout le monde a des raisons sous-jacentes qui poussent à agir.

    Nous ne partageons pas la même idée, tout de même je la respecte en ceci qu’elle m’oblige à élargir mon point de vue.

    Bonne fin de journée, cher collaborateur,

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      10 janvier 2015 à 19 07 49 01491
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      Bonsoir Mme Dessureault, Beau commentaire mais s.v.p. au lieu d’invoquer le grand plan cosmique, pourrions nous resté sur terre.
      Par exemple: Sans doute est-ce vrai d’un point de vue temporel qui nous échappe…

      je m’excuse mais je trouve le mélodie plus agréable à mon oreille, respectueusement!

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        10 janvier 2015 à 21 09 32 01321
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        Hum, je reste sur terre, ne vous inquiétez pas. Considérez toutes les conditions détestables auxquelles nous faisons face de nos jours (c’était ainsi également dans le passé) et qui de l’avis de toute personne qui veut se renseigner proviennent d’actions passées qui ont suscité des réactions… Je me joins avec vous pour modifier mon terme et prendre le vôtre : « d’un point de vue temporel qui nous échappe ». Terme qui correspond parfaitement à ce que je voulais dire.

        Merci.

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    10 janvier 2015 à 20 08 11 01111
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    Carole, tu as raison : ces pauvres journalistes n’ont pas mérité d’être exécutés pour les erreurs des dirigeants de leur nation.
    Mais Robert a raison aussi, la politique extérieure française trop radicalement « colonialiste » (et confuse…) est la vraie responsable.
    Surtout quand on voit la récupération politique qu’ils font de cet acte terroriste répressif…

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      10 janvier 2015 à 21 09 29 01291
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      La vérité est souvent fractionnée en plusieurs morceaux. Les points de vue diffèrent.

      Je n’aime pas la violence, elle détruit tout.

      Pour ce qui est de la récupération politique faite de l’acte terroriste, c’est humain, très ego. Je ne suis pas surprise.

      Bonne fin de soirée,

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        10 janvier 2015 à 23 11 19 01191
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        Ti paul osera-tu dire que qui est contre l’islamophobie est antisémite?

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        11 janvier 2015 à 1 01 29 01291
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        Encore du chantage à l’antisémitisme, sans aucune argumentation logique.

        Répondre
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            11 janvier 2015 à 15 03 22 01221
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            Comme si l’antisémitisme politique, et non génocidaire (il faut savoir faire la différence), était irrationnel. Cela concerne surtout l’élite juive et pas vraiment le peuple juif. Le but n’est pas de faire du mal aux juifs, seulement de les empêcher de nuire quand ils sont nuisibles. Voici la démonstration de l’aspect très rationnel de l’antisémitisme.

            https://www.youtube.com/watch?v=mDqMjdi6KH0

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    11 janvier 2015 à 1 01 49 01491
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    Merci Robert pour cet article. À part le fait que je n’aime pas le communisme et Marx, même si j’aime leur critique du capitalisme, j’apprécie toujours tes textes qui sont très pertinents.

    Mon hypothèse concernant cette affaire est simple. Charlie Hebdo était au service du système et des politiciens en place. C’était des racistes anti-islam provocateurs, qui servaient à alimenter le choc des civilisations, les conflits ethniques en France, donc le chaos social. Malgré qu’ils étaient au service des gens au pouvoir, que ceux-ci se soient toujours servi d’eux pour leurs propres intérêts, les pouvoirs en place ont quand même décidés de faire un attentat sous faux drapeau contre eux, en en tuant plusieurs. Autrement dit, les pouvoirs en place, pour faire avancer leur agenda, ont commandité l’assassinat de plusieurs employés du journal. Après s’être servi d’eux, ils ont utilisés ce massacre pour avancer davantage vers l’état policier en déployant 88 000 policiers dans les rues.

    Comme si Charlie Hebdo était intéressé par la liberté d’expression. La direction de ce torchon était la première à poursuivre une personne afin de s’attaquer à sa liberté d’expression. D’ailleurs elle était d’accord avec la loi Gayssot, une loi liberticide, anticonstitutionnelle et anti-liberté d’expression. Donc ce journal ne défendait la liberté d’expression que pour lui-même, pas pour les autres.

    Les victimes sont des pions sacrifiés par leurs anciens alliés afin de servir une dernière fois leur cause. Ils auront été inconscient jusqu’au bout, jusqu’à leur propre perte.

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    11 janvier 2015 à 9 09 47 01471
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    Et surtout, faudrait pas pousser le trip d’Union Sacrée larmoyante à rallonge trop loin non plus. Gardons tout de même le sens des proportions internationales…

    Congo-silence

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      11 janvier 2015 à 15 03 12 01121
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      Bravo Paul, je suis d’accord avec toi.

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    11 janvier 2015 à 16 04 30 01301
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    Deuxième envoi

    Appelez moi Après la tuerie de ces caricaturistes, je trouve particulièrement déplacé, un tel article.

    On peut être d’accord ou pas avec ce type d’humour «irrévérencieux» que véhiculaient ces gens à Charlie Hebdo, mais ces gens ne méritaient pas le sort qu’ils ont eu.

    L’islam…
    On peut respecter la foi et les gens, mais je ne crois pas que l’on puisse respecter les tueries et les égorgements.
    On peut respecter la foi, mais je crois que l’on doit avant le respect de la foi avoir du respect pour les gens.
    Tuer en beuglant «allah wakbar», cela se fait depuis la Libye. On a fait des rivières de sang en Libye puis ensuite en Syrie en beuglant «allah wakbar».

    Il faut reconnaître que ces malades mentaux qui égorgent et commettent les pires attentats terroristes qui soient ont bien peu de la personne croyante et beaucoup du fou à lier.
    Ce sont des psychopathes qui sont utilisés par des manipulateurs.
    Il n’en demeure pas moins que leur folie semble bien évidemment prendre racine dans la religion et une religion bien précise.

    L’humour… Le respect… La liberté d’expression…
    On peut être d’accord ou pas avec le type d’humour que ces gens faisaient, il est indéniable que ces provocateurs excellaient dans leur domaine.
    Méritaient-ils la mort parce qu’ils provoquaient ce grand prophète que personnellement j’encule comme toutes les divinités qui nous menacent de l’enfer?

    Dans notre monde, je crois que de plus en plus on doit respecter les pires niaiseries religieuses sous peine d’être traité comme un paria et mis au ban de la société.
    Personnellement, je ne respecterai jamais le créationnisme ou les égorgements et les tueries des «allah wakbar» ni aucune de ces religions qui rendent la femme inférieure à l’homme suprême fait à l’image de dieu (la femme quant à elle, selon la religion, n’étant qu’un résidu, un amusement pour l’homme ou une sorte d’animal de compagnie à trimbaler en cage de tissu).

    Je respecte la foi, mais pas la niaiserie. Et je trouve inadmissible que la niaiserie s’ingère de plus en plus dans nos lois et nos modes de vie ( http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/le-regime-canadien-desire-proteger-160838 ).

    Je préfère l’humour irrévérencieux que l’intolérance et les menaces des religieux.
    Je préfère la libre expression totale, même celle de mauvais goût plutôt que le respect de la niaiserie qui menace les «irrévérencieux» de fatwa.

    On peut être pour ou contre le type d’humour que faisaient Charb, Tignous, Cabu ou Wolinski, mais delà, au lendemain de leur ignoble assassinat, insinuer qu’ils méritaient, ce sort, je trouve ce discours franchement déplacé.

    Il y a quelques jours, un farouche partisan de la laïcité me faisait parvenir cet article d’Olivier Cyran, paru le 5 décembre et repris par les 7 suite au décès des caricaturistes :
    «« Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites…»
    http://www.article11.info/?Charlie-Hebdo-pas-raciste-Si-vous

    Pour lui exposer un autre son de cloche, je lui ai répondu par cet article:
    « Si Charlie Hebdo est raciste, alors je le suis » :
    réponse de Zineb El Rhazoui à Olivier Cyran »
    http://www.cercledesvolontaires.fr/2013/12/22/si-charlie-hebdo-est-raciste-alors-je-le-suis-reponse-de-zineb-el-rhazoui-a-olivier-cyran/

    Salutations

    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Merci à la direction des 7 de publier ma revue de l’année 2014 et ce pronostique 2015. Cet article, 2014/2015, a été envoyé pour publication au site Agoravox exactement au moment où, sans que je le sache, se déroulait la tuerie immonde au Charlie Hebdo.
    Mon titre disait: 2015, vivrons-nous le pire pour le mieux ?

    Suite à cet odieux attentat je crains que les citoyens du Yémen vivent maintenant le pire.
    Je crains que ce 11 septembre français entraîne un nouvel Afghanistan au Yémen.

    Nous n’avons pas encore vécu le pire. L’hypocrisie mène toujours le bal. Nous sommes encore bien loin du mieux qui je l’espère viendra un jour. (Le mieux: la compréhension et le respect entre les individus et entre les Nations.)
    Charlie

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      12 janvier 2015 à 10 10 47 01471
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      Nous n’avons pas encore vécu le pire. L’hypocrisie mène toujours le bal. Nous sommes encore bien loin du mieux qui je l’espère viendra un jour. (Le mieux: la compréhension et le respect entre les individus et entre les Nations.)

      Notre spiritualité est le pouvoir législatif, les abus des rois découlent de sa spiritualité, d’un égo démesurée, l’abus des religions dépendent non pas de l’institution mais bien de l’égo de certain dirigeant, qui est parti intégrante de nous même, tout comme ils sont parti intégrante d’une société. Nul besoin de dieu, d’homme dieu ou de guide spirituel pour portée l’odieux des massacres à répétitions, des manipulations de grande masse si le commun des mortels consent à leur accordé des vertus. C’est ce que conclus les humanistes de l’époque des lumières, tout en sachant très bien que la société n’était pas prête à faire le grand saut, à cause de la vertu portée par le peuple à l’égard de l’idéologie des commerçants. La seule des trois références politique, qui perdurent en vérité absolu depuis la nuit des temps. La royauté et la religion ayant perdu cette notion dans le cœur des hommes, le jour ou Colomb découvris l’Amérique, anéantissant la vérité absolue de l’époque, semant le doute dans le cœur des libres penseurs sur la légitimité autoritaire des rois et l’église. Ainsi que le bien fondé des atrocités qu’ils firent subir à l’humanité.

      Tant de sang versé, de souffrance, d’injustice tout au long de l’histoire au nom de cette soi disante vérité absolue. Ce qui laissas un profond goût amer dans le cœur des libres penseurs, qui conduisis à la laïcité du pouvoir et non de l’état comme nous laisse croire entre autre un certain sociologue. Fière diplômé de l’université ‘boite de cracker jack’ dans un quelconque rapport, à grand frais dans mes poches. La laïcité de l’état n’étant rien de plus que la vision commerciale de la laïcité du pouvoir espéré.

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        12 janvier 2015 à 11 11 37 01371
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        Une grande vérité dans ce que tu as écrit Carl et je te seconde.

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