La corporatocratie (gouvernement par les corporations)

La corporatocratie (gouvernement par les corporations)

Par Justokor, le 14.09.2015

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(Aujourd’hui nous publions le texte d’un lecteur qui s’indigne de l’avènement de la « corporatocratie », le pouvoir omnipuissant des corporations privées appuyées sur les appareils d’État à leur service.  Il en fut ainsi depuis que le mode de production capitaliste existe, mais les gens le perçoivent mieux aujourd’hui car la crise systémique de l’économie politique capitaliste exige des mesures drastiques où les riches n’ont plus le temps et le loisir de prendre des précautions pour dissimuler les mesures de rétablissement.  Ce que ce Monsieur John PERKINS dévoile est le fonctionnement normal – usuel – naturel – du mode de production capitaliste et rien dans ces allégations ne déroge à la légalité bourgeoise. Il faut absolument comprendre que la crise du capitalisme monopoliste n’est pas la conséquence de ces « malversations », mais que ces vols-tricheries-arnaques financières sont les conséquences de la crise systémique du mode de production capitaliste. Sans ces tactiques de survie désespérées le système tout entier se serait effondré. Il faut donc cesser de croire que l’on pourrait bannir ces pratiques, mettre au pas les banquiers, empêcher les corporations de s’ériger en cartels et les banquiers de s’afficher publiquement comme banksters.  La seule et unique solution est d’abattre ce mode de production pour en ériger un nouveau.  Bonne lecture. Nos commentaires sont indiqués dans le texte.  Robert Bibeau. Directeur. Les7duquebec.com).

     

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D’où vient ce mot et que renferme-t-il ? C’est  John PERKINS qui l’emploie dans son autobiographie : Confessions d’un assassin financier, livre publié en 2005.
Ce brillant jeune homme, né en 1954 dans le New Hampshire, fût très grassement payé, de 1970 à  1980, par de très puissants et très discrets organismes étasuniens, pour arriver à convaincre des dirigeants de divers pays « sous-développés » d’emprunter des sommes énormes au F.M.I. ou à la Banque Mondiale. Ceci sous le prétexte d’aider ces pays à accéder à la « modernité ». Le véritable plan était l’asservissement financier.

 

(John PERKINS et Justokor ont tort. Le véritable plan était effectivement de s’assurer que ces bourgeoisies nationales des pays sous-développés prendraient en charge la construction des infrastructures indispensables au pillage des ressources locales et à l’exploitation de la main-d’oeuvre ouvrière régionale. Par la même occasion les banquiers internationaux ramassaient leur cote (intérêts sur emprunt) assurant ainsi  par avance la cueillette de la plus-value ouvrière. Robert Bibeau).
Ainsi qu’il le révèle, John PERKINS avait été formé pour être capable de truquer très habilement des statistiques et des études économiques, de sorte que les experts des pays en question étaient persuadés de pouvoir rembourser rapidement les emprunts en question après la réalisation des réseaux de routes, voies ferrées, centrales thermiques, réseaux d’électricité généralisés.

 

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(Ici encore notre scripteur se leurre. Les experts locaux – nationaux dans les pays sous-développés sont parfaitement au courant des trucages statistiques, mais ils sont payés par le système global pour laisser croire qu’ils y croient…   Robert Bibeau).
Bien entendu, les contrats stipulaient que tous les travaux seraient réalisés par de puissantes compagnies étasuniennes reliées entre elles, sorte de cartel qui constitue un des trois éléments de la corporatocracie.
Le 2ème élément est constitué par des organismes d’État, par exemple la très connue C.I.A. mais aussi plusieurs autres dont l’existence est cachée le plus possible. Entre autres la N.S.A. qui vient d’être épinglée par la presse internationale, suite aux révélations de WikiLeaks,  pour avoir fait écouter et enregistrer les conversations téléphoniques de chefs d’État européens, par exemple la Chancelière Angela MERKEL.
Le 3ème constituant de la corporatocratie est le système bancaire. En fait, c’est le chef d’orchestre. Car d’où provenaient les millions de milliards de dollars prêtés aux pays pauvres par le F.M.I.? Ils venaient de la même source que les 68 milliards d’euros que la B.C.E. (Banque de la Communauté Européenne) vient de prêter à la Grèce pour qu’elle puisse rembourser les énormes intérêts dus sur les emprunts antérieurs. Le mécanisme d’asservissement est clair.

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(L’asservissement est antérieure à la création du FMI, et de la Banque Mondiale ou de la BCE. L’asservissement n’est pas le résultat de la création de ces instances financières mondiales ou continentale. L’asservissement date du début du développement du capitalisme en Grèce et dans chacun de ces pays sous-développés où les cartels allaient jadis et encore aujourd’hui spolier les ressources naturelles et aujourd’hui la main-d’oeuvre bon marché.  Robert Bibeau).

 

John PERKINS explique très bien, dates et noms à l’appui, que lorsque ses falsifications ne marchaient pas, ou bien que les chefs des pays dont les richesses minières (pétrole surtout) étaient convoitées se révélaient incorruptibles, la corporatocratie faisait alors intervenir les « chacals », ni plus ni moins que de très habiles tueurs à gages. Plusieurs des chefs d’État incorruptibles ont été victimes de curieux accidents, notamment des crashs d’hélicoptères.
Un second livre de Perkins : L’histoire secrète de l’empire américain, paru en 2008, remonte aux sources de ce complot visant à faire des États-Unis la 1ère puissance mondiale, celle à laquelle le reste du monde sera obligé de s’inféoder.

Comment s’en étonner quant on sait que, pour les anglo-américains, le temps qui passe ne doit pas être employé à aimer, à partager, à jouer. NON, LE TEMPS C’EST DU POGNON (times is money).

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(Le temps c’est de l’argent n’est pas du tout une maxime  anglo-saxonne camarade. Cette maxime est universel – partout où le mode de production capitaliste se développe il amène cette maxime qui est à la base de l’exploitation ouvrière.  Les capitalistes allemands, japonais, chinois appliquent parfaitement cette maxime et surexploitent leurs ouvriers nationaux. Il n’y a pas de COMPLOT VISANT  à faire des États-Unis la première puissance mondiale. Les États-Unis se sont érigés en Première puissance du capitalisme mondial à l’occasion de la Première guerre mondiale qui a détruit de grandes  capacités productives chez ses concurrents en Europe pendant que les USA développaient leurs capacités productives. La Seconde guerre mondiale a confirmé le tout.  Robert Bibeau).

 

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C’est cette vision primaire, pour ne pas dire bestiale, des rapports sociaux qui commande maintenant tous nos actes (sauf les pulsions, sexuelles ou autres). Cette déshumanisation est le résultat de la volonté implacable, du travail acharné, de la très subtile malignité intellectuelle ainsi que de la  solidarité exemplaire qui cimente entre elles les sept familles de financiers qui sont parvenues au sommet de la pyramide bancaire mondiale. Suivez le lien : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/sommaire_chaos.html et regardez les pièces jointes à cet article sur les « banksters ».
 

Maurice ALLAIS : les faux-monnayeurs  « Dans son essence, la création monétaire ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique, je n’hésite pas à le dire pour bien faire comprendre ce qui est réellement en cause, à la création de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement condamnée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. » (La Crise mondiale d’aujourd’hui. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires., Maurice Allais, éd. Clément Juglar, 1999, page 110).

 

Maurice ALLAIS était le seul prix Nobel français d’Économie. Il vient de mourir à 99 ans et les français n’en ont jamais entendu parler parce qu’il à été mis au placard par tous les médias dont l’existence est tributaire de leur richissime propriétaire (Lagardère, Dassault, etc.) et qui ont besoin de la publicité des multinationales contrôlées par les mêmes banksters, les mêmes faux-monnayeurs.

 

 

5 pensées sur “La corporatocratie (gouvernement par les corporations)

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    19 septembre 2015 à 14 02 06 09069
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    Bonjour Robert,

    Juste un petit mot pour te dire que je suis réconcilié avec Marx et Engels. Il est très important de différencier le marxisme et Karl Marx. La présentation de l’expert de Marx en France, Francis Cousin, est exceptionnelle. En voici un aperçu.

    http://www.dailymotion.com/video/x2ege24_francis-cousin-pour-comprendre-l-oeuvre-de-karl-marx-meta-tv-1-4_tv

    https://www.youtube.com/watch?v=HGClV4Bf1n0

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Francis-Cousin-sionisme-et-judaisme-33738.html

    Cordialement,

    Nicolas

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    19 septembre 2015 à 16 04 58 09589
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    @ Nicolas
    Je suis heureux de l’apprendre

    Je vais aller visionner ces vidéos mais je te souligne qu’ici même sur LES7DUQUEBEC tu as chaque semaine l’occasion de lire des textes marxistes écrits par des marxistes et tu es invité à interagir – à répondre – argumenter – contredire – liberté de parole totale.

    Robert Bibeau
    Directeur LES7DUQUEBEC.COM

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    19 septembre 2015 à 17 05 54 09549
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    @ Niolacs

    Sous des apparences PRO-MARXISTES le docteur philosophe est anti-marxiste tout en prononçant le nom de MARX à de multiples occasions il rend pour l’essentiel la finalité de la démarche marxiste tout en travestissant l’analyse marxiste des modes de production.

    Il divise le monde en deux temps le communisme néolithique et le monde marchand-marchandise avec de grands mots ALIÉNATION RÉPÉTÉES DES DIZAINES DE FOIS.

    Il laisse entendre que l’émancipation humaine c’est de retourner au communisme primitif qu’il assimile au communalisme – sans État – sans classe – sans marchandise – sans travail – sans rien

    OUI c’est vrai que l’État et les classes sociales et l’argent devront disparaître dans le communisme nouveau genre et que nous connaitrons (pas moi mais d’autres) un jour mais pas pour revenir au communalisme primitif de l’âge de pierre CE SONT LA DES vues de Bakounine – le gars est en fait un anarchiste rouge – un anarchiste prétendu communiste.

    Le gars développe un concept étranger au marxisme et ridicule LE CONCEPT DE MODE DE RODUCTION ÉTATIQUE OU IL ÉVACUE TOTALEMENT LA LUTTE DES CLASSES QUI selon Marx explique l’évolution de la société.

    D’ailleurs, dès que l’anarchiste style Bakounine aborde des questions concrètes
    de lutte de classe comme l’immigration massive de ce moment il se met à divaguer des absurdités du genre LES IMMIGRANTS SONT AMENÉS À PARIS POUR DÉTRUIRE ET RENDRE IMPOSSIBLE LE RETOUR DE L’ESPRIT COMMUNARD (1968) PETIT-BOURGEOIS REVENDICATEUR.

    Car Mai 1968 en France ne fut pas une lutte de classe OUVRIER – CAPITALISTE… LE DOCTEUR NE VOIT RIEN DE CLA ET NE LE MENTIONNE MÊME PAS.

    Mai-1968 fut une lutte d’étudiants et de petits bourgeois et d’anarchistes pour l’ascension sociale et qui s’est terminé par les RÉFORMES DE GRENELLE.

    Le docteur parisien cite des petits bourgeois « consuptaintiels » qui disaient vouloir abolir le salariat (je suis pour l’abolition du prolétariat mais dit en Mai 68 avec De Gaulle au pouvoir c’était une revendication petite-bourgeoise hargneuse sans aucun espoir de la concrétiser.

    Le docteur anarchiste voit dans les jacqueries paysannes de l’âge féodal la racine révolutionnaire de l’abolition du salariat pour le communisme ce qui est totalement FAUX.

    Le paysan européen s’opposait au salariat non pas pour l’abolir mais pour abolir le prolétariat – la ville – qui représente le prolétariat – l’usine dans laquelle il sait qu’il ira finir – sa vie et tout cela – pour non pas abolir l’État et la propriété = ET LA MARCHANDISE ET L’ARGENT pas du tout = le paysan voulait simplement non pas devenir salarié sur la terre mais PROPRIÉTAIRE DE CHACUN SON LOPIN PAYSAN SUR LEQUEL IL SOUHAITE CULTIVER PUIS VENDRE LE PRODUIT DE SON LOPIN À LUI AU MARCHÉ – SANS TAXES DE L’éTAT POUR MAXIMISER SON PROFIT EN ARGENT

    Le professeur anarchiste confond tout et se fie sur l’ignorance de ses lecteurs – auditeurs pour travestir la lutte des classes tout en répétant sans cesse les mots LUTTES DE CLASSES

    Il dit que la classe bourgeoise a disparu en 1914 remplacé par des oligarques non propriétaires des moyens de production FAUX archi faux. Les directeurs d’usines sont payés en actions de leur entreprise dont ils deviennet propriétaire. Il y a 1900 milliardaires dans le monde qui sont bien propriétaires des entreprises ils cumulent 7 500 milliards d’actifs – actions – ils sont bien PROPRIÉTAIRES ET DIRIGEANTS DE LEURS AVOIRS-ACTIFS-MOYENS DE PRODUCTION.

    Et je pourrais ainsi continuer pendant des heures. Méfie toi des docteurs universitaires anarchistes dont les médias font la promotion. Demande-toi pourquoi la bourgeoisie a donné un poste universitaire à un subversif de la sorte et lui donne des crédits de recherche et des espaces médiatiques à lui et à son chien ?

    MOI on ne propose rien de tel et on m’interdit de séjour même dans les sectes de la go-gauche. Tant que je serai proscrit ainsi, j’aurai l’assurance que j’ai la bonne ligne révolutionnaire.

    Robert Bibeau
    Directeur. LES7DUQUEBEC.COM

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    20 septembre 2015 à 9 09 38 09389
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    @ Nicolas

    Quelques mots supplémentaires à propos du matriarcat – du patriarcat – du monde idyllique du communisme primitif – le paradis sur Terre écrit le professeur universitaire anarchiste.

    Le monde du communisme primitif était un univers de misère – de mort – de violence – de chaos – d’anarchie et de terreur. Les individus avait une chance sur 5 de passer la première année s’il n’était pas mort en couche. La moyenne de vie était de 25 – ou – 35 ans. A 25 ans une femme était un vieillard. On gelait – on avait faim constamment – on vivait dans la peur constante d’être attaquée – tuée – par des congénères ou par des prédateurs. On vivait au froid et on avait peur du feu que l’on vénérait comme un dieu… Les individus croyaient que des esprits maléfiques peuplaient la forêt – la savane – la montagne et leur ignorance était aussi grande que leur crainte.

    OUI c’était le matriarcat – mais pas du tout par et our le pacifisme – ils seraient tous morts en quelques années s’ils avaient été pacifistes – ils tuaient sans cesse pour manger ou pour se défendre. Le matriarcat était basé sur le mode de production (cueillette, chasse, pêche) et de reproduction – continuation de l’espèce – la femme était au centre de cette nécessité de reproduction puisque la tactique de perpétuation de l’espèce que le mammifère humain à adopter fut la même que celle du mammifère canidé – ou le rat – se reproduire en grand nombre sachant qu’il augmentait ainsi ses chances que quelques uns survive au massacre perpétuel. Voilà pourquoi il y avait matriarcat et ce mode de dominance ne reviendra pas tant que les conditions matérielles de survivance de l’espèce animale-humaine ne reviendront pas ce qu’ils étaient en ce temps-là.

    Ce qui ne signifie pas que je sois en faveur du patriarcat. Le patriarcat se développa en remplacement du matriarcat quand les communautés humaines eurent atteint un certain niveau d’autosuffisance – produit leur propre nourriture (agriculture et sédentarisation) avec des surplus à transmettre d’une génération à une autre – du commerce à faire entre tribut etc. L’homme principal producteur et principal voleur (via les guerres de rapines inter-tributs) s’accapara le pouvoir par nécessité car planifiant les semailles et les guerres ils devaient être en contrôle de l’agenda et du reste (sic).

    Le monde d’abondance que le communisme nouveau (et non pas primitif comme le psalmodie le docteur en philosophie) permettra de dépasser et le matriarcat et le patriarcat en éliminant la rareté et en assurant dans la paix et la sécurité la reproduction de l’espèce en toute tranquillité. Car il ne faut jamais oublier que Marx nous a enseigné une chose essentielle la race humaine a élaboré différent modes de production que pour l’unique raison d’assurer sa reproduction en tant qu’espèce.

    Robert Bibeau
    Directeur LES&DUQUEBEC.COM

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      21 septembre 2015 à 15 03 19 09199
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      Salut Robert,

      Tu sembles croire au progrès spirituel de l’humanité. Il est pourtant évident que l’histoire humaine est une longue décadence. Ça parait que tu n’as pas vraiment étudié le sujet. Je t’ai donné un lien pour le faire en tous cas. Mais ce qui est le plus surprenant, c’est que tu n’es pas du tout dans la philosophie de Marx et Engels à ce sujet. Ils ne sont pas du tout d’accord avec toi concernant cela. Tu devrais lire « L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État » de Frederich Engels. Tu y verrais aussi que pour eux, l’État est clairement le fruit d’une décadence, une source de problèmes. Je me demande comment tu fais pour croire à l’État, alors que son absence peut seulement apporter du bon en éliminant un paquet de problèmes? Ainsi, ce sont des anarchistes et non des partisans de l’État comme les marxistes, qui eux renversent la pensée de Marx et Engels concernant l’État.

      C’est tellement faux ce que tu écris concernant le matriarcat, car nous connaissons des sociétés matriarcales aujourd’hui. Par exemple les Trobriandais découvert par Malinowski au début du siècle et les Mosuo de Chine. Or ce sont des sociétés pacifiques et heureuses, des sociétés de l’être avec une grande liberté, sexuelle y compris.

      Cordialement,

      Nicolas

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