L’avion de l’économie tombe

Argent-maison

L’AVION DE L’ÉCONOMIE TOMBE EN FLAMME ET LE PILOTE ERGOTE

L’ignorance de la presse bourgeoise est incommensurable et totale. Voici que l’économiste à gogo de La Presse Plus se compromet d’une prophétie. Monsieur Dupaul écrit  «les remèdes [à la crise] généralement recommandés sont bien connus : il faut augmenter les dépenses de l’État, réduire les taxes ou abaisser les taux d’intérêt».  Maître  Dupaul n’a pas noté que ces pseudo «remèdes ne sont plus disponibles» pour le motif   qu’elles ont toutes été utilisées à satiété et qu’elles n’ont pas fonctionné. Ce ne sont pas des remèdes, ce sont des poisons.  Voilà la raison pour laquelle ces «solutions» ne peuvent plus être utilisées…elles ont provoqué la cécité du patient.

Poursuivons notre «expert analyste» de pacotille dans le dernier retranchement de ses raisonnements tortueux.  Il énonce ensuite une monstruosité sur le ton de celui qui postule une évidence : «dévaluer la devise nationale pour rendre les exportations plus attrayantes». Le plumitif ne considère nullement que la dévaluation de la monnaie nationale constitue un vol pur et simple à l’encontre de tous les petits épargnants, de tous les retraités, de tous les travailleurs de ladite «nation» et aussi à l’encontre des  clients détenteurs de cette devise nationale dévaluée. Ainsi, les bobos petits-bourgeois des  gauches européennes, qui militent en faveur du retrait de leur pays de la zone euro – ce qui entraînera une telle dévaluation des monnaies nationales à venir (sauf pour l’Allemagne qui valorisera éventuellement sa monnaie nationale) n’ont aucune considération pour leurs compatriotes ouvriers paupérisés, pas davantage que notre thuriféraire Dupaul de La Presse n’en a pour les ouvriers canadiens.

Et voici que «l’économiste» nous prédit une confrontation monétaire entre le dollar et le Yuan. Nous confirmons la nouvelle que nous avions annoncée ici même il y a trois ans alors que l’affrontement se profilait déjà au firmament de la concurrence interimpérialiste mondiale – veuillez lire svp la référence ci-dessous (1). Nous pouvons même prédire que le Yuan l’emportera contre le dollar décadent. Mais les ouvriers du monde entier souffriront de cette guerre interbancaire des capitalistes internationaux (2).

Lisez plutôt le salmigondis de cet économiste étourdi.

 

VERS UNE NOUVELLE GUERRE DES MONNAIES

RICHARD  DUPAUL  LA PRESSE-Plus

Source :http://plus.lapresse.ca/screens/a185ea5b-7a97-4e89-bbe9-75516a5c7d3c%7C_0.html

 

Deux articles ont attiré notre attention cette semaine. Le premier  porte sur : Lorsque l’économie stagne ou se contracte, les remèdes généralement recommandés sont bien connus : il faut augmenter les dépenses de l’État, réduire les taxes ou abaisser les taux d’intérêt. Mais si aucune de ces solutions n’est disponible – simplement parce que le budget ne le permet pas ou que les taux sont déjà au plancher –, alors on fait quoi pour sauver le patient ?

L’un des derniers médicaments (sic) dans la pharmacopée des banques centrales est de dévaluer la devise nationale pour rendre les exportations plus attrayantes. Et quand plusieurs pays font la même chose en même temps, c’est une « guerre de devises », disent les experts.

Nouriel Roubini croit que le monde est au bord d’une grande confrontation monétaire, comme celle de 2005 entre l’euro et le dollar et comme celle que nous anticipions entre le Yuan et le dollar. L’arnaque monétaire est aussi vieille que le capitalisme lui-même. Ainsi l’Allemagne eut recours à ce subterfuge en 1933 pour se défaire de ses dettes de guerre(la première). La France eut recours à ce stratagème sous  Charles De Gaulle en …. Pour se débarrasser de ses dettes de guerre d’Indochine et d’Algérie. Les États-Unis d’Amérique auront bientôt recours à ce subterfuge monétaire pour se débarrasser de toutes ses dettes de toutes ses guerres depuis 1945.  (Monsieur Dupaul semble lire l’ensemble de notre littérature NDLR).

Dans une analyse-choc la semaine dernière, le célèbre économiste – surnommé Dr. Doom (Docteur Catastrophe) à cause de ses prédictions notoirement pessimistes – n’aime pas ce qu’il voit sur les marchés financiers. Dans un environnement marqué par l’endettement élevé des gouvernements et l’austérité budgétaire, « la politique monétaire [lire le taux de change] est devenue le seul outil disponible pour dynamiser la demande et la croissance ».

Certes, plusieurs diront qu’il faut prendre trop au sérieux les prédictions du bon docteur. Sauf que M. Roubini n’est pas seul. La Saxo Bank, première banque danoise, l’institut économique Brookings de Washington et d’autres experts partagent les mêmes craintes. De l’avis général, un événement a mené le monde au bord de la guerre : la décision récente de la Banque du Japon (BdJ) d’accroître ses injections de liquidités dans le système financier, au rythme de 60 milliards US par mois.

 

Les manœuvres de la BdJ, annoncées en octobre, sont surtout destinées à affaiblir le yen pour relancer les exportations japonaises et sortir l’archipel de la récession ; une tactique louable, mais qui provoque des réactions en cascades en Asie et dans d’autres régions. Craignant de perdre en compétitivité par rapport aux Japonais, les banques centrales de Chine, de Corée du Sud, de Taïwan, de Singapour et de Thaïlande ont commencé à abaisser leurs taux d’intérêt et à assouplir leur politique monétaire… ou s’apprêtent à le faire.

Il est aussi probable que la Banque centrale européenne (BCE) – qui multiplie les efforts pour affaiblir l’euro – ainsi que les banques centrales suisse, suédoise, norvégienne et d’Europe centrale en fassent autant pour empêcher leur monnaie de s’apprécier, prévient M. Roubini.

Depuis son sommet en mai, le yen a plongé de 17 % par rapport au dollar américain, tandis que l’euro a chuté de 12 %. Faute de pouvoir recourir à d’autres moyens, le Japon et la zone euro espèrent ainsi relancer leur économie désespérément faible et lutter contre la déflation.

JEU À SOMME NULLE ?

Or, les experts ne s’entendent pas sur l’impact d’une baisse des taux de change lorsque plusieurs pays le font en même temps. Certains estiment que c’est un levier efficace sur le plan économique. D’autres y voient un jeu dangereux, qui attise les tensions commerciales et qui, surtout, s’avère un jeu à somme nulle pour l’économie mondiale.

«Lorsqu’une monnaie s’affaiblit, une autre se renforce nécessairement ; et lorsque la balance commerciale d’un État s’améliore, c’est au détriment d’une autre. » (Ce qui est tout à fait exact. Mais en fait  c’est l’ensemble de l’économie impérialiste mondiale qui s’écroule. Les batailles intermonnaies – interimpérialistes ne visent qu’a déterminé celle – l’économie – qui s’en tirera le moins mal et se positionnera le mieux pour la prochaine manche POST GUERRE DES MONNAIES. NDLR).

— Nouriel Roubini, économiste

Bref, les « plus » et les « moins » s’annulent, et on revient à la case départ, tôt ou tard (Faux. La question est de savoir qui sera en pôle position lors de la prochaine case départ et c’est le seul motif de cette guerre dont tous les travailleurs font les frais. NDLR).

Selon l’économiste, une stratégie plus judicieuse pour les gouvernements serait de freiner l’austérité budgétaire – du moins à court terme – et d’investir davantage dans les infrastructures productives.  (Question, pourquoi les gouvernements ne suivent-ils pas ce conseil ??? Y répondre c’est démasqué toute cette supercherie d’analyse pseudo scientifique de la crise. NDLR).

« Les besoins en infrastructures sont considérables à la fois dans les économies avancées et émergentes [à l’exception de la Chine, qui surinvestit] (L’Économiste en herbe fait ici une remarque dont il ne mesure aucunement la portée.  Pourquoi et comment se fait-il que la Chine surinvestisse? NDLR). En plus, l’investissement public joue à la fois sur la demande et sur l’offre […], ce qui permet de dynamiser la demande globale de manière directe », affirme M. Roubini.

Une chose est certaine, cette guerre des monnaies profite au dollar américain, qui grimpe par rapport à toutes les devises. Reste à savoir si, dans une confrontation monétaire à grande échelle, la Réserve fédérale osera augmenter les taux d’intérêt aux États-Unis, en 2015, si cela accélère la hausse du billet vert et, du coup, nuit aux exportations américaines (imaginez l’ignorance de ce pseudo-expert. Qui se laisse berner par la surenchère de la devise américaine de pacotille – de l’argent de Monopoly. Monsieur, le dollar perdure, car toutes les économies du monde en sont infiltrées et malades. Elles doivent d’abord l’expurger de leur système économique avant d’ensuite refermer leur sphincter pour ne plus le laisser pénétrer. NDLR).

« La guerre ! La guerre ! Ce n’est pas une raison de se faire mal ! » clamait un petit soldat dans le film La guerre des tuques, d’André Melançon.

Nous vous recommandons la lecture de ces quelques textes. NDLR (3).

  1. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/reguler-les-banquiers-cest-reve-eveiller/
  2. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/surabondance-de-capitaux-toxiques-dans-les-pays-imperialistes/
  3. http://les7duquebec.org/7-au-front/la-bataille-de-leuro/ et http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-guerre-des-monnaies-dollar-104886

 

LE RÉSUMÉ EST DISPONIBLE  ICI : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

 

Une pensée sur “L’avion de l’économie tombe

  • avatar
    1 janvier 2015 à 14 02 09 01091
    Permalink

    @ TOUS

    Nous aimerions lire les commentaires des experts économistes venus lire notre analyse économique.

    Demain un autre article fort critique… (:-))

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