LES BANQUES DES GÉANTS FRAGILES

 

 

Les six grandes banques canadiennes ont haussé leurs profits de 5%, à 8 milliards de dollars lors de leur quatrième trimestre (pour trois mois d’activité seulement !!!).  Quelques pseudo économistes s’inquiètent pourtant de cette performance de leurs employeurs.

La Banque de Montréal (BM) et la Banque TD ont déclaré de bons résultats suites à leurs activités aux États-Unis et la Banque Scotia déclare de bons résultats à l’internationale.

Pourtant les «investisseurs» sont nerveux et ont fait reculer la cote des actions de ces banques et de d’autres corporations financières de 3,5% durant la première semaine de décembre 2014. C’est que les banquiers sont bien conscients que ces hausses de profits alors que l’économie stagne, la production stagne, l’emploi stagne, cache une manipulation frauduleuse (économiquement parlant) des cours de la bourse et des actifs boursiers. Nous y reviendrons pour expliquer l’origine de cette fraude connue et légalisée dans tout le système financier impérialiste.

Les consommateurs canadiens sont moroses. Leur niveau d’endettement par ménage dépasse en moyenne  160 %  de leur revenu personnel disponible. Le seuil critique a été établi par les financiers à 150% du revenu annuel disponible par ménage, bien en-dessous du seuil d’endettement présent (au Canada mais dans bien d’autres pays également). De plus, le prix des ressources naturelles, la première exportation canadienne, a reculé, ce qui aurait dû ralentir la croissance des banques qui ne produisent rien et vivent de la plus-value extorquée aux ouvriers des  industriels, des minières et des forestières.

En terme clair, les producteurs de richesses capitalistes – et donc de plus-value ouvrière – sont en panne; les  réalisateurs de la plus-value – les travailleurs-consommateurs –  achètent moins et irriguent moins abondamment les circuits financiers capitalistes. Pendant ce temps les banquiers, qui ne produisent rien, et ne font que recueillir leurs parts de bénéfices chez les industriels-producteurs, chez les travailleurs, chez les commerçants et chez les travailleurs-consommateurs,  engrangent le magot.  Quelle incongruité, est-ce possible?

La réponse est évidemment non, ça ne peut tenir à long terme. Si sa vache à lait se meurt, le fermier est en pleur.  Les pseudo économistes donnent un indice de l’origine du magot   bancaire parasitaire. Ils indiquent que «Beaucoup de capital bancaire est utilisé pour être prêté et transiger (spéculer) sur les marchés boursiers» (1).

En d’autres termes, présentement,  les profits des banques proviennent de leurs placements boursiers spéculatifs – aux États-Unis et à l’étranger notamment – donc d’un jeu de péréquation entre la monnaie canadienne, la monnaie américaine et les autres monnaies étrangères, et de la spéculation sur les titres américains soufflés à l’hélium spéculatif et qui n’attend qu’un cataclysme pour s’évaporer, 2007-2008 vous vous souvenez?

Pour ceux qui nous suivent sur ce site dans notre série sur la Chine, il est conseillé de placer ces informations en parallèle avec les derniers chiffres dévoilés à propos de l’économie chinoise.  Vous devez toujours vous rappelez que l’impérialisme c’est le système économique globalisée, internationalisée, amalgamée et intégrée.

 

(1) Les banques des géants aux pieds d’argile? 24 Heures. 8.12.2014.

 

 

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