Les banques en faillite pourront saisir votre argent !

Source :  INFOBREF, no  425. Mars 2016.  Gérard Bad. Paris.

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Publié le 22/12/2015 – Seuls les comptes ayant plus de 100.000 euros de dépôts sont concernés, selon une directive européenne transposée en France qui s’appliquera au 1er janvier 2016. Les déposants ne seront toutefois sollicités qu’en troisième recours.

 

L’information est passée en toute discrétion. À partir du 1er janvier 2016, les comptes clients dotés de plus de 100.000 euros de dépôts pourront être prélevés pour contribuer au sauvetage de leur banque, selon une directive européenne transposée en France cet été. Que dit réellement cette directive? Que doivent faire les déposants? Le Figaro fait le point.

 

  • Qu’est-ce que cette directive?

La directive relative au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances (BRRD) a été transposée par ordonnance à la France le 21 août dernier. Elle met en place une procédure de «bail-in», ou «renflouement interne», en opposition au «bail-out», ou «renflouement externe», par l’Etat. «Elle a notamment pour objet de régir, en application des textes européens, les problèmes de liquidation judiciaire des banques», explique Pierre Descheemaeker, avocat en droit bancaire du cabinet August&Debouzy. La BRRD est une pièce maîtresse de l’union bancaire. «L’objectif est de pouvoir restructurer les banques au bord de la faillite sans que le contribuable doive mettre la main à la poche pour préserver la stabilité financière», expliquait dans un communiqué la Commission européenne.

 

  • Qu’implique-t-elle?

Jusqu’ici, les établissements bancaires en faillite se tournaient vers les actionnaires puis les créanciers. Désormais, ils auront une troisième possibilité: les déposants, sollicités en troisième recours. «On va utiliser les ressources internes d’abord, précise Pierre Descheemaeker. Le capital et les obligations de la banque peuvent être immédiatement utilisés pour couvrir le déficit de la banque. Et en dernier lieu, les dépôts bancaires de plus de 100.000 euros.»

 

  • Les déposants doivent-ils s’inquiéter?

«Il n’y a pas trop de craintes à avoir, estime Pierre Descheemaeker. On essaie de mettre en place un système qui va permettre à la banque de survivre, dans l’intérêt de ses clients, explique-t-il. Les banques sont plus solides, le système de garantie des dépôts plus opérationnel, et il vaut mieux, en cas de faillite, perdre 10-15% de ses dépôts que la totalité, comme avant.»

 

Par ailleurs, les dépôts bancaires jusqu’à 100.000 euros par déposant et par établissement sont garantis. Reste à savoir si les déposants seraient prêts à ouvrir plusieurs comptes, dans différents établissements, pour ne jamais dépasser ce montant de dépôt de 100.000 euros. «Cela est parfaitement possible, note l’avocat. Mais en pratique, cela reste très difficile. Dès que vous êtes un déposant avec une somme importante, il serait compliqué d’ouvrir une dizaine de comptes.»

 

  • Y a-t-il eu des précédents?

En 2013, la Banque centrale de Chypre crée un précédent. Dans le cadre d’un plan de sauvetage européen du secteur financier de l’île, elle accepte des ponctions de 47,5% sur les dépôts de plus de 100.000 euros à la Banque of Cyprus, première banque de l’île. Une décision qui avait provoqué la colère des chypriotes, nombreux à se précipiter pour retirer leur argent aux distributeurs automatiques de leurs banques.

 

 

Les Bourses mondiales dans la tourmente RFI – 09 fev 2016 http://www.rfi.fr/economie/2min/20160209-bourses-mondiales-inquietudes-croissance-chine-etats-unis

 

Scénario désormais récurrent depuis le début de l’année, les places boursières sont secouées (- 12,3 % pour la Bourse de Paris depuis le début de l’année). Il est vrai que les raisons de s’inquiéter ne manquent pas pour les investisseurs, qui ne prennent plus de risques et se détournent des marchés des actions. Des investisseurs qui ne s’inquiètent plus seulement pour la croissance chinoise ou la baisse des cours du pétrole, mais s’interrogent aussi sur les risques de récession aux Etats-Unis, où les créations d’emplois ont ralenti beaucoup plus que prévu en janvier 2016.

Le risque d’embrasement au Moyen-Orient et entre la Corée du Nord et ses voisins asiatiques est tout aussi anxiogène. Mais c’est surtout le risque bancaire qui alimente les peurs. Après la chute des banques italiennes la semaine dernière, les valeurs des banques grecques ont dégringolé lundi de plus de 28 %. La Bourse d’Athènes chute de près de 8 %. La Grèce n’a pas fini de devoir rassurer ses créanciers sur ses projets de réformes, condition sine qua non pour débloquer de nouvelles liquidités, renégocier la dette et relancer la machine économique. Pour Christopher Dembik, responsable de la macroéconomie de Saxo Banque: « Le secteur bancaire italien est en très grande difficulté avec une hausse des créances douteuses, notamment des créances qui ne vont pas être remboursées. Cela montre toute la fragilité des pays du sud de l’Europe. Et ces inquiétudes se sont propagées…  »

 

Le Japon menacé d’une nouvelle recession par Frédéric Charles (RFI)

TOKYO – La décision de la banque du Japon d’adopter des taux négatifs est rejetée ce mardi par les marchés. C’est une taxe sur le système financier japonais qui prive les banques de toute marge bénéficiaire. D’autant plus que pour la première fois depuis la fin de la guerre, le rendement sur les obligations de l’Etat japonais devient négatif. Vous perdez votre argent en achetant de la dette publique japonaise. Le Japon pourrait connaître une nouvelle récession. Sa croissance pour le dernier trimestre 2015 risque d’être négative. Les Japonais sont déboussolés, leurs salaires réels ont encore reculé de 0,1 % en décembre dernier. La Bourse de Tokyo sonne enfin le glas des Abenomics. (…)

 

Deutsche Bank tente de rassurer sur sa solvabilité AWP/AFP, Romandie news – 09 fev 2016 http://www.romandie.com/news/Deutsche-Bank-tente-de-rassurer-sur-sa-solvabilite_RP/674901.rom

FRANCFORT – Deutsche Bank, 1ère banque allemande laminée en Bourse, s’est démenée mardi pour tenter de rassurer les investisseurs sur sa solidité financière et sa capacité à payer ses dettes, le patron lui-même montant au front, sans vraiment convaincre.  « Deutsche Bank reste solide comme un roc, au vu de notre situation de capital et de risque », a martelé John Cryan, le Britannique aux commandes depuis l’été dernier, dans une lettre adressée aux employés, rendue publique par la banque. Des mots forts mais impuissants à enrayer la dégringolade du titre, qui perdait 2,32 % à 13,50 € à 15H10 GMT à la Bourse de Francfort, amenant à près de 12 % son repli en moins de 2 jours, et à plus de 40 % depuis début janvier.

 

Pourtant, dans un exercice de communication plutôt inhabituel, la banque avait déjà tenté d’apaiser les investisseurs lundi soir, en « (profitant) de cette force pour rassurer le marché sur notre capacité et notre engagement à payer des obligations aux investisseurs », a rappelé M. Cryan. Dans un bref communiqué boursier, la banque a indiqué que sa « capacité de remboursement » sur un certain type de dette était « d’environ un milliard d’euros » cette année. Soit amplement de quoi couvrir un remboursement d’obligations de 350 millions d’euros à échéance du 30 avril prochain. Sur le marché, des inquiétudes avaient été relayées sur le remboursement de cette sorte de dette appelée AT1, émise par Deutsche Bank et d’autres pour gonfler leurs réserves de liquidités mais à des taux d’intérêts relativement élevés. Les craintes autour des titres AT1 avaient fait plonger l’action Deutsche Bank lundi.

 

Selon ses prévisions, en 2017 Deutsche Bank sera même en mesure de rembourser 4,3 milliards d’euros d’AT1, aidée par des gains de cession et des réserves, « à même de compenser de potentielles pertes pouvant survenir à l’avenir ». Ces assurances ont temporairement tiré l’action vers le haut dans la matinée mardi, mais le répit a été de courte durée. La défiance est maximale à l’égard de l’établissement, autrefois étendard du secteur financier allemand, devenu en quelques années son mouton noir, embourbée dans pas moins de 6.000 litiges juridiques et qui vient de publier une perte de près de 7 milliards d’euros pour 2015. « Le marché s’inquiète de savoir si nos provisions pour risques juridiques suffisent », a reconnu M. Cryan mardi, « mais pas moi ». « Nous allons certainement devoir passer d’autres provisions mais nos prévisions financières en tiennent compte ».

 

Sous la houlette du Britannique, arrivé aux manettes l’an dernier, Deutsche Bank, qui emploie plus de 100.000 personnes dans le monde, veut repartir de l’avant, avec un changement profond d’organisation et de culture. Mais les investisseurs s’inquiètent d’une rentabilité qui laisse à désirer, et surtout d’une assise en capital jugée trop faible, à l’époque où les régulateurs forcent les banques à amasser de plus en plus de capital pour couvrir leurs risques. Du coup Deutsche Bank est coincée entre la peste et le choléra, analyse James Chapell, de Berenberg. Soit alléger son bilan, une tâche titanesque dans un environnement de panique sur les marchés financiers, soit augmenter son capital, véritable repoussoir pour les investisseurs. Et ce alors que « l’activité est en déclin structurel », rappelle l’analyste.

 

  1. Cryan a beau jurer que la banque n’a pas besoin de faire appel aux marchés pour renflouer ses coffres, « les investisseurs devraient rester soucieux d’une possible augmentation de capital, que nous n’attendons pas mais qui ne peut pas être exclue non plus », jugeait Philipp Hässler de la banque Equinet. Deutsche Bank a dorénavant une capitalisation boursière inférieure à celle de Beiersdorf, le fabricant de la crème Nivea qui fait 5 fois moins de chiffre d’affaires. Et la faiblesse du cours commence même à alimenter dans la presse allemande de premières spéculations de rachats.

Ce matin la bourse de Tokyo a perdu encore 5,4 %. A l’heure où je poste, le coup de vent continue se sévir. A 2 heures de la clôture le CAC est descendu sous la barre symbolique des 4.000 points, au niveau de décembre 2014. En Europe, on rajoute aujourd’hui environ 1,5 % de perte après les – 3 % hier. Je rapporte les chiffres spectaculaires d’hier. J’actualiserai ce soir si je vois passer une dépêche de synthèse.

 

 

Les Bourses européennes dégringolent minées par les incertitudes autour de la croissance mondiale AWP/AFP, Romandie news – 08 fev 2016 http://www.romandie.com/news/Les-Bourses-europeennes-degringolent-minees-par-les-incertitudes-autour-de-la_RP/674568.rom

PARIS – Les Bourses européennes ont dégringolé lundi, minées par les incertitudes autour de la croissance mondiale, la baisse des cours du pétrole et la déroute des valeurs financières. Les investisseurs expriment leurs inquiètudes quant à la vigueur de la croissance mondiale, tout en s’interrogeant sur la politique monétaire de la Fed, après un rapport sur l’emploi américain vendredi qui entretient l’incertitude. « C’est clairement l’aboutissement d’une spirale baissière », car « il n’y a pas d’éléments nouveaux aujourd’hui », observe Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu. (…)

 

L’Eurostoxx 50 a chuté de 3,27 %. – La Bourse de Paris a terminé la séance en forte baisse (- 3,20 %), dans le sillage des principales places européennes. L’indice CAC 40 a perdu 134,36 points à 4.066,31 pts, dans un volume d’échanges très nourri de 5 milliards d’euros Toutes les valeurs du CAC 40 ont terminé dans le rouge. – A Londres, l’indice FTSE-100 des principales valeurs a chuté de 158,7 pts ou 2,71 % par rapport à la clôture de vendredi, pour terminer à 5.689,36 pts. – L’indice vedette Dax a chuté de 3,30 %, à 8.979,36 pts, se repliant sous la barre symbolique des 9.000 pts pour la première fois depuis octobre 2014. – L’indice AEX des principales valeurs de la Bourse d’Amsterdam a clôturé en baisse de 3,22 % à 400,61 pts, toutes les valeurs clôturant la séance dans le rouge. – La Bourse suisse a fortement chuté. L’indice SMI de la Bourse suisse a clôturé à 7.759,21 pts, en chute de 2,52 %, son plus bas niveau depuis octobre 2013. A Bruxelles, l’indice Bel-20 des valeurs vedettes a clôturé sur un recul de 3,45 % à 3.191,55 pts. – En Bourse de Milan, l’indice phare FTSE Mib a cédé 4,69 %, à 16.441 pts, son plus bas niveau depuis l’été 2013. – La Bourse de Lisbonne a clôturé en baisse de 2,80 %. Le PSI 20, principal indice de la place portugaise, a terminé à 4.771,34 pts, avec l’ensemble de ses 17 titres dans le rouge. – La Bourse de Madrid a clôturé en baisse de 4,44 % à 8.122 pts. Toutes les valeurs de l’indice Ibex-35 ont terminé dans le rouge. – Les Bourses nordiques ont terminé en forte baisse suivant le mouvement général en Europe. Copenhague a chuté de 5,4 %, Oslo a clôturé en baisse de 4,39 %, Stockholm a reculé de 4,3 % et Helsinki a terminé en baisse de 3,57 %.

 

La Bourse d’Athènes clôture en baisse de 7,87 %, plombée par les banques AFP, Romandie news – 08 fev 2016 http://www.romandie.com/news/La-Bourse-dAthenes-cloture-en-baisse-de-787-plombee-par-les-banques/674510.rom

 

ATHENES – La Bourse d’Athènes a clôturé lundi sur une chute de 7,87 %, plombée par les valeurs bancaires, sur fond de turbulences pour le gouvernement de gauche et d’inquiétude sur les places européennes déprimées par les perspectives de croissance mondiale. A la clôture de cette séance, durant laquelle l’indice a cédé jusqu’à 8,59 %, l’indice général s’établissait à 464,23 points, au plus bas depuis un quart de siècle [1991], selon les médias financiers grecs. L’indice bancaire a perdu 24,25 %.

 

Fraichement recapitalisées en décembre, grâce à 5,7 milliards d’euros de fonds européens, les quatre banques systémiques du pays ont dévissé: – 17,65 % pour Alpha Bank, – 27,21 % pour la Banque du Pirée, – 29,06 % pour la Banque nationale et – 29,20 % pour Eurobank. Les valeurs bancaires avaient déjà perdu 55 % depuis le 1er janvier, selon les sites financiers, avec notamment les contreperformances de la semaine dernière, où la Bourse a perdu 8,89 % et l’indice bancaire chuté de 24,3 %. Cette dégringolade intervient sur fond de relance des spéculations sur la stabilité du gouvernement d’Alexis Tsipras, qui peine actuellement à la fois à boucler les négociations avec l’UE et le FMI pour obtenir le déblocage de nouvelles liquidités au pays et à faire passer les mesures que ces derniers réclament auprès de son opinion publique.

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