Les Français auraient-ils oublié ce qu’est la guerre ?

Communiqué de l’OCF.

 russia

 

Depuis des décennies, les pays impérialistes d’Occident sèment impunément le chaos aux quatre coins du monde dans le but de protéger leurs intérêts économiques. L’époque actuelle n’y fait pas exception, bien au contraire. Confronté à l’émergence inéluctable de l’impérialisme chinois et de ses alliés (Russie et Iran notamment), l’Occident en déclin ne se contente plus d’aller bombarder les Etats-dissidents sous le prétexte fallacieux d’exporter sa « démocratie ». Cela ne suffit plus à cet Occident au bord du gouffre, qui, allié à ses marionnettes-vassales des pétromonarchies théocratiques du Golfe Persique, va même aujourd’hui jusqu’à sponsoriser le terrorisme de groupes islamistes salafistes ‒ repaires de mercenaires-djiadistes d’un autre âge et de trafiquants de chair humaine ‒, afin de déstabiliser et de mettre à feu et à sang des pays entiers. Un « jeu » bien dangereux qui se retourne toujours contre les peuples, là-bas comme ici !

 

La France est une nouvelle Amérique du Nord. Une presse démagogique secoue des masses consuméristes éberluées entre le drame et le spectacle. Des masses qu’un esclavage, qu’une féodalité économique, couvant comme la chaleur d’un feu l’arrogance et la peur, a fait se départir de responsabilité politique. À grands coups de pathos, les monarques sans couronnes et leur cortège de constituants dispensent des mots enflés comme on le fait pour les enfants, quoique trop las pour l’emphase, ils les marmonnent presque d’un ton désabusé de son propre talent pour le mensonge.

 

Et le plus gras de tous, débordant de sous ses culottes phrygiennes, – « démocratie » –, résonne dans le tohu-bohu des places publiques où le désintérêt de se gouverner côtoie l’envie de posséder. C’est là, dans les entrailles dodues de l’Empire finissant, dans l’âcre confort de la vieille chair, que l’on craint désormais la mort comme une inconnue dans le lit d’un amant.

 

Aux bons élèves de l’ordre et de la raison, on a fait répéter « je suis Charlie » comme on leur fait répéter « je vous salue Marie » depuis des siècles. Au nom de la Défense, celle des guerriers de l’OTAN et celle, parisienne, des barbares de la finance, on a fait sortir de leurs trous plus de rats exquis que cent tabassages d’Amazigh ou cent fermetures d’usines ne le feraient. On a, pour cause, hissé la petite grande sœur de la grasse,  «Liberté», que même ce frère trois-points colmarien de Bartholdi ne reconnaîtrait plus.

Elle a la poitrine aussi généreuse qu’un pré de la fin de Mai, et qu’on promet à tous les étalons qui paissent dans son enceinte. Avec sa taille d’araignée, ses dents blanches et sa perruque blonde, elle affiche c’est vrai plus d’avantages que les spectres étourdissants d’Égalité et de Fraternité qui hantent encore du côté des Tuileries et dont on ne sait trop bien que faire.

 

Et pourtant la France est en guerre. Elle n’a, comme ces autres empires, peut-être jamais cessé de l’être. Ce qu’elle a pillé, elle pille légalement, et à grand renfort de tanks. Ce que matériellement elle a perdu dans l’effort de la guerre, elle se détermine à le gagner par l’industrie de la guerre. C’est ce que font et commandent de faire les enfants terribles de Washington : une guerre froide sans fin, une machine perpétuelle de conflits, de conflits lointains dans des contrées « sauvages » que la destruction et le mépris surplombent comme une seule épée de Damoclès. Injecté de sa propre suffisance, l’Empire écrase l’insecte – et s’étonne de la piqûre. Colons européens et têtes (coupées) « indigènes « .

 

Les métamorphoses ont commencé il y a longtemps, d’un côté celle de la société française et de l’Europe en des dystopies antidémocratiques à l’anglo-saxonne, de l’autre celle de l’agitation grandissante de tous ces peuples accablés en des représailles sanguinaires – qui en réalité ne représentent rien d’autre qu’une réponse violente à la violence. Cette spirale est aujourd’hui dans sa pleine inertie, et la tragédie consommée : il n’y aura d’issue que l’escalade meurtrière et la destruction de l’un ou l’autre camp. En ce lendemain du 11 septembre, que l’on appelle jour du souvenir aux États-Unis, voilà que se découvre cette vagabonde qui de ses plaintes faisait le quotidien des gens de l’Ouest : Amnésie.

 

Et toujours nous en revenons à la philosophie et voyons qu’au sortir de l’aliénation le réveil est immensément douloureux… mais qu’il semble que les sorciers, maîtres de l’illusion et du langage, parviennent toujours à nous faire retrouver le sommeil.

 

L’ennemi véritable, ce n’est pas l’État Islamique en Irak et au Levant. L’ennemi, c’est la société du mensonge. La société laissée aux mains de ceux qui, au nom des profits qui font les privilèges des classes régnantes, taillent dans les veines du monde. Ceux qui substituent le Spectacle et l’ignorance à la pensée critique, ceux qui s’inspirent de l’oppression fasciste qui règne de San Francisco à New York, celle qui s’installe un peu partout en Europe – à nouveau. L’ennemi de l’humanisme et des Lumières, c’est celui qui est « Charlie » et qui vend de par le monde de quoi tuer pour quinze milliards d’euros clinquants.

 

Le plus grand terrorisme c’est l’irresponsabilisme.

C.A.

Avec les attentats qui ont endeuillé Paris le 13 novembre 2015, c’est le boomerang du soutien criminel occidental aux djihadistes islamistes maquillés plusieurs années durant en « combattants de la liberté » (Syrie, Lybie, etc.), qui revient aujourd’hui brutalement dans la figure des peuples dépolitisés et infantilisés des pays impérialistes, puissances qui sèment la mort et le chaos impunément aux quatre coins du monde sous de bien fumeux prétextes « démocratiques » !!! Pour les peuples victimes des crimes de la bourgeoisie et de ses créatures incontrôlables, pas « d’Union sacrée » avec les pompiers pyromanes !

Notes

Quand un média public français « mainstream » reconnaît la responsabilité de tout ce « beau monde » dans la « guerre civile » qui fait rage depuis cinq ans en Syrie et la montée en puissance de l’État islamique :

France Inter – Daesh, autopsie d’un monstre – Secrets d’info (20/11/2015 à 19h20)

Enfin quelques bribes de vérité qui percent l’épais écran de fumée de propagande goebbelsienne !

Mais par pitié, CESSONS DE PRENDRE NOS SALAUDS-CRIMINELS POUR DES CONS !

Un jour, ils devront rendre des comptes devant le tribunal des peuples !

Mort au capitalisme, au colonialisme et au fascisme, tortionnaires des peuples !

Vive le communisme, seule alternative et unique espoir des peuples !

 

Organisation des Communistes de France (OCF), le 14/11/2015

3 pensées sur “Les Français auraient-ils oublié ce qu’est la guerre ?

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    26 novembre 2015 à 10 10 12 111211
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    @ l’OCF

    C’est le propre des bobos petits-bourgeois de geindre contre la classe ouvrière et de l’accuser d’apathie, de nombrilisme, d’atavisme, d’irresponsabilisme, – la classe ouvrière admirable qui ploie sous le fardeau des lois bourgeoises, de la propagande bourgeoise, de l’oppression et de l’exploitation bourgeoise. La classe ouvrière à qui on ne demande rien, qu’on harasse et que l’on aliène de toutes les façons possibles sans pouvoir que celui d’écouter ou de ne pas écouter et de se retirer dans sa quotidienneté souffrante – aliénante – en attendant qu’un jour les conditions objectives soient telles qu’une étincelle mettra le feu – non pas à la plaine ou trime le paysan et le buffle – mais le feu à la ville métropolitaine ou trime l’ouvrier et ses camarades prolétaires –

    Alors la clameur se lèvera comme un ouragan emportant tout sur son passage – dans une grande souffrance et une grande violence. Petit-bourgeois au cœur fragile s’abstenir.

    Non ce ne sont pas les « peuples » qui font l’histoire camarades – ce sont les classes sociales. Et c’est la mienne, la classe prolétarienne qui édifiera le communisme envers et contre toutes les autres.

    Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

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      26 novembre 2015 à 16 04 40 114011
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      Après la chute de la civilisation industrielle, si je suis encore vivant d’ici ce temps à venir, ayant terriblement faim et n’ayant rien à me mettre sous la dent que de la chair humaine, un prolétaire ou un bourgeois bien cuit fera l’affaire pour soulager ma faim.

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        28 novembre 2015 à 2 02 00 110011
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        Et ensuite , vous mangerez votre merde …C’est ce qui fait toute la différence avec nous bob ……. enfin moi déjà ….. parce que je peux vous assurer que je ne toucherai meme pas avec un baton ni l’un ni l’autre et encore moins à ce que je viendrai à chier …..

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