Les routiers de France roulent pour leur classe sociale

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TRANSPORTS – Les fédérations CGT et FO des transports ont appelé mercredi le secteur routier à une grève reconductible à partir du 25 septembre pour demander le retrait de la réforme du Code du travail. De son côté, la CFDT route a annoncé une action le 18 septembre. Les dépôts de carburants seront notamment visés.

« Les dépôts de carburant et raffineries bloquées, la pénurie qui guette dans les stations-essence… Va-t-on revivre le scénario des grandes grèves orchestrées par les routiers ?  La fronde contre la loi Travail risque en tout cas de se durcir avec leur entrée dans la danse : au lendemain de la première journée de mobilisation contre les ordonnances Macron sur le code du travail, et avant celle du 23 septembre, les fédérations CGT et FO des transports ont appelé mercredi le secteur routier à une grève reconductible à partir du 25 septembre pour demander le retrait d’une réforme qui va selon eux accroître le « dumping » social entre les entreprises. »

 

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À propos des manifestations du 12 septembre 2017 en France

 

A l’ appel principalement de la CGT, la manif test de la rentrée ne fut pas l’ échec annoncé, ni une grande victoire. Ce qui m’ a frappé c’ est la bonne présence de FO et même des travailleurs de la CFDT. Ceci laissant présager une reconfiguration syndicale autour de la CGT et la disparition des petits syndicats. Cela va dans le sens de la CES confédération européenne syndicale. Se souvenir de l’ opération du syndicalisme rassemblé CGT CFDT, qui a bien heureusement échoué. Seulement il est possible que ce rassemblement se fasse dans l’ action.

 

Par ailleurs il n’y avait pas de diffusion de tract à cette manif en dehors du groupe de Larouche « solidarité et progrès », maintenant il faut voir la province, Paris n’ est plus un centre de lutte, Marseille et le Havre , Toulouse et Nantes sont devenus  les pôles de lutte les plus actifs.  La jeunesse sans illusion sur les diplômes, était dans la rue alors que les cours dans les facs n’ont pas commencé. plusieurs université parisiennes, dont Paris 1, Paris 6, Paris 8 et Nanterre, les étudiants s’étaient donné rendez-vous à Bastille, non sans avoir défilé au préalable dans les rues de la capitale, ceux de Paris 1 ayant fait un crochet par Paris 7 pour arriver, ensemble, à la manif.

 

Remontés contre Macron, contre la sélection à l’Université que ce gouvernement veut instaurer, mais également contre l’ensemble des mauvais coups que le gouvernement a déjà annoncé ou prépare, de la baisse des APL en passant par la fin des contrats aidés et la Loi Travail XXL, ils se sont retrouvé à un demi-millier en cortège unitaire aux côtés des travailleurs, avec, notamment, l’Unef, le MJC, les Jeunes Socialistes, Solidaires Etudiant-e-s et le NPA suite à l’appel lancé en Interorga en début de semaine dernière et réitéré en conférence de presse, lundi.

 

Dans le cortège, des anciens des comités de mobilisation du printemps 2016, contre la Loi El Khomri, mais également des nouvelles têtes, des étudiants qui sont sur le point de faire leur rentrée et qui avaient manifesté contre la Loi Travail version Hollande, lorsqu’ils étaient lycéens.  Les étudiants ont appelé, en fin de manif, à élargir le mouvement avec encore plus de détermination, dès l’ouverture des amphis, le 18 septembre, de façon à ce que pour le second round, aux côtés des organisations du monde du travail, la jeunesse soit encore plus nombreuse.

 

Au programme, donc, de la semaine prochaine : débrayages d’amphi, AG unitaires sur les facs, construction de la mobilisation, et manif le 21 ! Un appel des jeunes à l’Intersyndicale qui convoque à la prochaine date, également, à l’unité, à radicaliser le combat et à le placer dans la perspective de la grève jusqu’au retrait des ordonnances Macron. Je ne pense pas me tromper, en te disant que le mouvement va s’ élargir, monter en puissance, le 21  nous aurons une manif  avec jonction étudiants lycéens et précaires plus les appareils syndicaux.

 

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A l’instant la très bonne nouvelle d’une grève des routiers

« Avant la mobilisation à venir des chauffeurs routiers contre la réforme du Code du travail, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner prévient qu’il n’est pas possible de « paralyser la France ».

 

Alors que les chauffeurs routiers sont appelés à la mobilisation le 18 septembre par des syndicats CFDT et CFTC transports et à une grève reconductible dès le 25 septembre par les fédérations transports de la CGT et de FO contre la réforme du Code du travail, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé ce jeudi sur franceinfo que « le principe du blocage n’est pas juste ». Le secrétaire général de la fédération CGT-Transports, Jérôme Vérité, a en effet confirmé que les dépôts de carburant seront ciblés.

« On ne peut pas paralyser la France »

« Le principe de manifestation est juste, par contre, le principe du blocage de la France ne peut pas l’être », a déclaré Christophe Castaner. « On ne peut pas imaginer que quelques dizaines, quelques centaines de personnes bloquent la circulation dans notre pays », a-t-il ajouté. Et de préciser qu’en cas de blocage des raffineries, le gouvernement n’hésitera pas à intervenir : « Ce sera nécessaire parce qu’on ne peut pas paralyser la France, empêcher les gens d’aller travailler ».

 

Gérard Bad.  Le 13.09.2017.

 

 

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