Les universitaires majoritaires parmi les mercenaires enrôlés par Daech

Publié par Gilles Munier Le 12.10.2016.   URL : http://www.france-irak-actualite.com/2016/10/les-universitaires-majoritaires-parmi-les-musulmans-enroles-par-daech.html

(Nous l’affirmons  depuis des années, les guerres civiles fomentées au Moyen-Orient par les services secrets des puissances occidentales, avec le soutien des puissances de la région, n’ont rien à voir avec la religion qui sert de leurre aux médias bourgeois pour mystifier la populace à propos de ces conflits armés derrière lesquels se cachent leurs intérêts économiques et géopolitiques. Ainsi, les djihadistes appartiennent d’abord au milieu universitaire, celui qui souffre le plus du chômage chronique dans cette région. Le deuxième vivier social auquel s’abreuve les mercenaires des pays agresseurs sont les jeunes chômeurs citadins non diplômés. La plupart ont une connaissance rudimentaire ou quasi nul du Coran et de l’Islam.  Robert Bibeau.  Éditeur. Http://www.les7duquebec.com

  

Les universitaires majoritaires parmi les musulmans enrôlés par Daech

 

Par Gilles Munier/

Qu’ils soient originaires d’Europe, d’Afrique ou du Moyen-Orient, les musulmans ayant rejoint Daech – puis l’Etat islamique – sont loin d’être des incultes ou des analphabètes. C’était un secret de polichinelle, mais il a fallu que la Banque mondiale (BM) le « découvre » pour que plusieurs médias répercutent l’information, sans évidement trop insister.

En effet, selon une étude du bulletin de la Banque mondiale publiée le 5 octobre dernier, consacrée à la situation économique de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), plus du quart des musulmans recrutés par Daech avait un niveau universitaire, et 17% avaient effectué des études secondaires.

L’étude porte sur 331 curriculum vitae enregistrés dans une base de données ayant fuitée en mars dernier auxquels les analystes de la BM ont eu accès. La proportion de djihadistes s’y déclarant volontaires pour participer à une opération suicide était de 1 sur 10, sans que leur décision ait un lien avec leur niveau d’éducation. Au plan religieux, les chercheurs ont appris que 53% des recrues avaient des connaissances «de base» de l’islam, 20% un niveau «intermédiaire», 4% un niveau «avancé». En somme, rien que de plus normal. La plupart des arrivants était venue en Syrie ou en Irak pour contribuer à l’administration du nouvel Etat.

Islamophobie

Le rapport de la Banque Mondiale étudie ensuite le phénomène de « radicalisation » sous l’angle socio-économique, pointant du doigt le « défaut d’insertion, dans ses nombreuses dimensions » des musulmans dans notre société. Il ne faut pas s’étonner si un demandeur d’emploi humilié par le refus de très nombreuses entreprises de le recruter en raison de son nom à consonance islamique, ou de son faciès – quelles que soient ses compétences – enrage et aille faire sa vie ailleurs. A une époque où l’islamophobie fait florès, c’est un sujet glissant que les hommes politiques se gardent bien d’aborder sérieusement.

*Source : Inclusion économique et sociale pour la prévention de l’extrémisme violent (Bulletin d’information économique de la région MENA – octobre 2016)

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