L’hôtesse de l’air : « Notre avion a commencé sa descente, veuillez attacher vos ceintures »

LE YETI :

Depuis plusieurs années, l’économie mondiale était en lévitation.

Depuis plusieurs années, l’économie mondiale montait haut, très haut dans le ciel, car elle reposait sur… le kérosène fourni par les banques centrales.

Les banques centrales étaient devenues des distributeurs automatiques de kérosène.

Mais aujourd’hui, les banques centrales arrêtent de distribuer le kérosène.

Et donc notre avion va reprendre contact avec le sol.

Notre avion a commencé sa descente.

Mardi 4 février 2014 :

La Bourse de Tokyo chutait de 4,18 % à la clôture, victime d’une inquiétude généralisée pour l’économie américaine, la zone euro et les pays émergents.

Les opérateurs suivaient le mouvement de baisse poursuivi lundi à Wall Street, où le Dow Jones a perdu 2,07%, après avoir enregistré en janvier son pire mois depuis mai 2012, et son pire début d’année depuis 2009.

À Tokyo comme à New York, les investisseurs ont mal pris la publication lundi de deux indicateurs manufacturiers décevants dans les deux premières économies mondiales, aux États-Unis et en Chine. Cette mauvaise nouvelle a alourdi davantage un climat déjà anxiogène, où les craintes de déflation pour la zone euro s’ajoutent aux turbulences dans les marchés émergents.

7 pensées sur “L’hôtesse de l’air : « Notre avion a commencé sa descente, veuillez attacher vos ceintures »

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    6 février 2014 à 8 08 12 02122
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    La crise de la disjonction économie réelle/économie financiariste s’installe.

    Elle ne se vivra pas nécessairement au détriment de l’économie réelle, hein, au fait. Le souvenir de 2008 a laissé des sillons sociologiques profonds…

    C’est a suivre.

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    6 février 2014 à 9 09 31 02312
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    @ Le Yeti

    Vous avez peut-etre raison, mais mon pessimisme prend une autre forme. Plutôt qu’une « simple » correction pour radouber le vieux rafiot financier, je m’attends a ce qu’on brise toutes les amarres et qu’on n’annonce officiellement qu’on part pour un voyage sans retour prévu sur la mer de Imaginaire

    Prenons un peu de recul. En reconçant à la convertibilité-or, on a de fait brisé le liens entre la realité matérielle et sa représentation financiere. La monnaie est devenue une création discretionnaire du pouvoir. Un pouvoir global. La richesse confere le pouvoir et le pouvoir crée la richesse. Il est aujourd’hui naïf de penser que le hasard ou une « main invisible » fait varier les flux financiers,

    Nous avons les crises que le pouvoir veut, quand il le veut et pour obtenir les résultats qu’il veut; c’est son outil de gestion préféré pour l’economie… et la politique. Les « marchés financiers  » sont devenus le plus grand show du monde et rien d’autre.

    Le pouvoir a choisi de redistribuer minimalement la richesse en imprimant’ 80 milliards de dollars par mois, avec une inflation prévisible et donc gérable. Pour la prochaine étape, le FMI a lancé le ballon d’un remboursement de la dette à partir d’une confiscation d’une partie des epargnes en banque.

    Peu a peu, on va vers une répartition de la richesse qui laissera a chacun ce que e pouvoir juge opportrun pour que le Systeme fonctionne de façon optimale, selon ses critères, bien sûr.

    Si on y réfléchit, c’est la seule facon rationelle de gérer une économie planétaire de croissante complexité et de croissante interdépendance. La monnaie est l’outil le plus commode.

    L’inconvenient est que la super-omelette – appelée aussi New World Order – exige de casser et de touiller des oeux. Depuis longtemps on réussit a convaincre les cocos de sauter d’eux-mêmes dans le malaxeur, mais pub et propagande n’y suffisent plus. Il va donc falloir mettre au clou cettte vieille histoire de démocratie et passer à quelque chose de plus directif.

    La crise actuelle est pour faciliter le passage a ce « quelque chose de plus directif ». Je parierais qiu’on l’appelera « nouvelle démocratie »…

    PJCA

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      6 février 2014 à 11 11 32 02322
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      Bonjour, M. PJCA, vous dites: ‘La monnaie est l’outil le plus commode.’; oui, c’est certain, et ils nous tiennent par les 01011001. Et quand quelqu’un a écrit (qui? quand?): ‘Apocalypse 13, 17 et nul ne pourra rien acheter ni vendre s’il n’est marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom.’, on se dit que cette stratégie a été planifiée depuis un bout de temps!

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        6 février 2014 à 13 01 31 02312
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        Planifié est le mot juste, sans aucun doute. Dans ces sphères du pouvoir, on aime bien faire correspondre le moderne avec l’ancien…Histoire de donner de la crédibilité a ces texte désuets ne serais-ce que pour donner du ‘gaz’ aux Oral Roberts et cie, du futur .

        bonne journée

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    7 février 2014 à 6 06 11 02112
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    Ces temps-ci les trois piliers de la civilisation de l’avoir sont malmenés comme jamais. L’économisme, le religieux et le politique, aucun des trois n’a trouver de solutions aux périls que la civilisation vit présentement et pour ceux qu’elle vivra bientôt. La civilisation de l’avoir va s’écrouler dans une guerre mondiale et il s’en suivra une chute vertigineuse du savoir humain et de la population humaine, c’est à dire que l’ignorance va dominer en maître et le nombre d’humains sur Terre va diminuer de façon drastique. Les trois piliers de la civilisation ne pourront empêcher la débâcle et les croyants ne sauront plus à quels dieux sacrifier leurs bouc-émissaires.

    Se préparer pour l’après crise, peine perdu! Le monde va changer de façon si radicalement que tout ce que vous croyez savoir ne sera d’aucune utilité pour survivre, seul le hasard et la nécessité décidera du sort de chaque humain.

    Pour ceux qui croient encore à la science humaine toute puissante, trouvant les solutions pour tous les problèmes humains, vous allez subir toute une déprime.

    Pour résumer, que les conservateurs se le disent, l’économisme est en faillite. Faudrait trouver autre chose au plus vite mais c’est pas demain la veille qu’on trouvera.

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