Manifestation de la passion religieuse !

La passion: état affectif et intellectuel, violent, puissant qui domine la raison.
La passion: une opinion irraisonnée, affective.
C’est ainsi que le dictionnaire définit la passion.

Hier (samedi le 14 sept.) il y a eu une manifestation contre la charte des valeurs québécoises.  On y a vu beaucoup de gens manifester leur désaccord souvent avec passion.  Cet événement est un événement exceptionnel.  Rarement a-t-on vu ces communautés religieuses souvent fermées et étanches aux autres courants de pensée et de croyance s’unir pour une même cause : la religion.  Hier à Montréal, cette religion qui généralement divise, unifiait !

La charte des valeurs « québécoises » soulève indéniablement des passions.  Nous pouvons tous être d’accord sur ce point.

Cette passion exubérante nous entraîne dans la confusion.  On a y rencontre trop souvent la rage et la haine.  Le débat (?), dans bien des cas, n’est pas du tout « serein ».

La charte vise à établir clairement que notre gouvernement et nos institutions publiques soient laïques, et ce, de l’apparence au fonctionnement.  On vise ainsi à offrir aux citoyens de toutes croyances des services neutres offrant une image de neutralité pour servir sur le même pied toutes les communautés.  Aucun-ne citoyen-ne ne pourrait ainsi déceler qu’elle est la croyance de l’agent ou l’agente de l’État qui le-la sert.  Ce détail important fait en sorte d’éviter toute friction ou inconfort entre les différentes confessions et les différents degrés de croyance.

À travers le monde entier, on observe que les tensions religieuses existent bel et bien.  Dans bien des cas, les communautés éclatent.  On en vient même à plusieurs endroits à des actes de violence qui font parfois boule de neige au point d’en arriver à des conflits armés.  La charte de la laïcité vise, entre autres, à s’éviter ces conflits et ces frictions en offrant une société où tous peuvent s’unir derrière des règles communes et des lois exemptes de l’influence des divers « dieux ».

Dans les années 60, les premiers jalons de la laïcité furent établis et notre religion patrimoniale fut exclue de nos institutions publiques.  Les nombreux crucifix furent retirés des salles de cours et des institutions publiques.  On oublia malheureusement de retirer celui du Salon bleu, là même où nos législateurs font des lois, ce qui porte à penser que nos lois québécoises doivent être conformes à la doctrine catholique, même si dans les faits, il n’en est rien.

M. Guy Rocher à l’émission radio «Samedi et rien d’autre» (le 14 sept.) fait un retour pédagogique sur la Révolution tranquille et sur le rapport Parent.  C’est précisément à ce moment de notre Histoire que le Québec décida de mettre en œuvre la séparation de l’église (la religion) et de l’État. Cette nouvelle approche révolutionnaire touchait bien sûr le milieu scolaire.  Dès les années 60 on réalisait que la clientèle de nos écoles publiques devenait de moins en moins religieusement homogène.  L’entrevue de M. Guy Rocher vaut vraiment le détour.  Si on veut comprendre le présent, il faut comprendre le passé.

La même émission nous offre aussi une autre entrevue très pédagogique, celle de Mme Denise Boucher.  Mme Boucher, pour ceux et celles qui seraient trop jeunes pour la connaître est l’auteure d’une des pièces les plus controversées qu’a connues le Québec: «Les fées ont soif».  Cette pièce de théâtre fut la dernière pièce que notre clergé catholique tenta de censurer.  Fort heureusement, leur tentative de la faire interdire fut vaine.

«Les fées ont soif» présentait trois femmes prisonnières d’étiquettes stéréotypées imposées, en bonne partie, par l’église catholique: une vierge, une mère et une prostituée. Ces trois femmes se révoltent et refusent ces carcans dans lesquels l’église les met réduisant ainsi leur rôle de femme et d’Être humain à part entière.  Par leur refus de ne plus jouer ce rôle limité, elles deviennent non plus des vierges, des mères ou des prostituées, mais bien des femmes tout simplement.  Elles se retrouvent toutes en une seule femme et celle-ci pose le geste important et symbolique de jeter par terre ce chapelet qui la tenait prisonnière.  En laissant tomber ce symbole religieux, cela fait un grand bruit.

Mme Boucher nous raconte comment a été reçue sa pièce présentée récemment à Paris dans un quartier où se trouve une communauté musulmane très importante.  Mme Boucher nous dit qu’à sa grande surprise, sa pièce a été reçue avec un enthousiasme chaleureux et débordant.  Elle précise que pour les circonstances, le chapelet a été remplacé par le voile et que lorsque la femme jette son voile, le son de sa chute est tout aussi assourdissant que celui du chapelet des années 70.  Cette chute du voile a réjoui le public.

Ces deux entrevues nous font revisiter notre Histoire récente.  On nous rappelle nos luttes pour se soustraire du carcan religieux.  Ce poids religieux qui étouffait  surtout la femme.   Cette visite de notre Histoire nous ramène à des considérations plus rationnelles et bien plus «raisonnables» que bien des accommodements.  Il faut mettre en suspens quelques instants cette passion qui nous déraisonne et nous fait oublier notre évolution.

Dans les années 60-70, lorsque nous disions que la religion avait sa place dans les églises plutôt que dans nos institutions publiques, nous disait-on que c’était parce que nous avions peur des « immigrants » ?  Nous disait-on que c’était par mal d’identité ?   Nous accusait-on de racisme parce que nous voulions séparer la religion de l’État ?
Aujourd’hui, pourquoi en est-il autrement ?

Les croyants n’ont-ils pas à assumer leur choix ?
Devons-nous accepter que notre société soit régie en partie par des lois religieuses parce que certains croyants refusent de faire des concessions ?

Pourquoi les accommodements doivent-ils être nécessairement pour permettre à la religion de reprendre une place de décision dans notre société ?
Pourquoi est-il hors de question que certains croyants plus intransigeants refusent tous accommodements ?
Qu’est-ce qui oblige certaines femmes musulmanes à garder leur voile tandis que d’autres vivent la même religion tout en pouvant l’enlever ?

Pourquoi serait-il « raciste » de vouloir vivre dans une société laïque ?
Les immigrants sont-ils nécessairement tous religieux ?
Défendons-nous des clichés ?

Quelle est la plus grande menace; le communautarisme ou la laïcité ?

Les communautés isolées et fermées sont-elles garantes d’un Pays uni, ouvert et prospère ?

Doit-on favoriser l’isolement religieux ou favoriser des lieux de rendez-vous où tous doivent laisser chez eux leur croyance pour travailler ensemble à la construction d’un Pays uni ?

Qui donc sont les plus intolérants ?  Ceux qui demandent de laisser tomber les symboles religieux le temps du travail ou ceux qui refusent d’enlever quelques heures le symbole religieux faisant la promotion de leur foi ?

On nous fait oublier les dérives religieuses, les luttes féministes, la condition mondiale des femmes.  À bien des endroits, les droits des femmes sont littéralement bafoués.  À ce sujet, vendredi dernier (13 sept.) RDI présenta «Crimes d’amour à Kaboul».  Un documentaire saisissant à voir si vous croisez sa rediffusion.

 

Serge Charbonneau

P.S.:  Cette chronique d’actualité traitant de ce sujet brulant n’engage que l’auteur et ne représente nullement une quelconque ligne éditoriale des 7 du Québec. Vous êtes invités à visiter les articles sur ce site afin de le constater.  C’est par la diversité des opinions et par des débats francs et respectueux que nous pouvons tendre vers ce qu’on appelle maladroitement « la vérité ».

Athée, rationaliste et… solidaire de ma compatriote voilée

Dieu reconnaitrait-il les siens ?

Laïcité ouverte ou laïcité définie? Laïcité ouverte ET laïcité définie!

L’extrémisme religieux et la liberté d’expression

Laïcisme; une nouvelle religion (5)

Fondamentalisme

19 pensées sur “Manifestation de la passion religieuse !

  • avatar
    15 septembre 2013 à 9 09 24 09249
    Permalink

    Bonjour M.Charbonneau.
    L’évolution de la situation en Syrie déjoue la plupart des avis de tous les experts de la Chaire Raoul-Dandurand invité sur les panels de Radio-Canada; en particulier Charles-Philippe David qui s’est mis le doigt dans l’œil à plusieurs reprises dans l’espoir de voir Obama lancer ses missiles téléguidés dans le ciel de Damas.
    La ligne de pensée de Radio-Canada (Montréal) poursuit le même déséquilibre journalistique dans le cas de la charte des valeurs québécoises présentement jusqu’à ce qu’il se ravise, peut-être!

    Répondre
    • avatar
      15 septembre 2013 à 9 09 32 09329
      Permalink

      J’ai fait exactement le même constat.

      Salutations,

      Serge Charbonneau
      Québec

      Répondre
  • avatar
    15 septembre 2013 à 9 09 34 09349
    Permalink

    Les agitateurs gouvernementaux font les poches à Legault. Ils s’en tiennent aux symboles vestimentaires superficiels et aux signaux individuels de toc chez les fonctionnaires publics et parapublics. Il s’agit de couper l’herbe électorale sous le pieds de la CAQ (faction transfuge du P.Q. de droite et démagogue). La laïcité fondamentale (à laquelle nos gouvernementaux ne comprennent goutte. ils chapardent la notion aux français, la république en moins), ils s’en tapent passablement. Et les catholiques et les protestant sont couverts sous la notion réactionnaire mais vaque de «patrimoine». Leur système scolaire de réacs ne sera pas affecté par cette fausse laïcité ethnocentrée et c’est purement inique. C’est de l’électoralisme sur le dos des plus vulnérables, rien d’autre.

    Comme on le verra dans mon texte de la semaine prochaine, mes positions sur la laïcité sont fermes, bien plus fermes et gauchistes que celles de ce gouvernement biaiseux, instable parlementairement et fort suspect, qui ratisse amplement à droite et qui enchevêtre laïcité et « patrimoine » d’une façon qui défie toute cohérence d’inspiration « républicaine » ou autres… Vous aimez les questions dialectiques Serge. En voici une pour vous. Ils attendent quoi pour démanteler unilatéralement et sans compensation les systèmes scolaires non-publics catho et protestoto de tout le Québec? Ce serait ça, un vrai commencement de laïcité. Non, on préfère taper à la démago sur nos compatriotes les plus vulnérables. C’est pas fort fort comme maturité nationale, ça…

    Répondre
    • avatar
      16 septembre 2013 à 6 06 53 09539
      Permalink

      Paul, vous accusez sévèrement le gouvernement.
      Je crois qu’il faut aussi être conscient que cette charte de la laïcité qui est proposée avec peut-être plusieurs maladresses est une charte clairement voulue et considérée comme nécessaire par une forte partie de la population.

      On peut dire que répondre au désir de la majorité est électoraliste, voire « populiste ». C’est bien sûr paradoxal. On fait confiance aux urnes où la majorité détermine le gouvernement, mais lorsqu’on détermine que la majorité a tort, on ne devrait pas la considérer. Lorsque celle-ci désire trop majoritairement une chose, il ne faudrait pas s’en occuper ?

      On considère que le vote des citoyens lors d’élections est valable, mais le désir majoritaire de la population serait irresponsable.

      Doit-on se plier à la majorité lorsque nous considérons qu’elle est fautive ?

      Comment réagir lorsque nous sommes contre les décisions de la majorité ? Cette majorité qui a tort ?

      Il faut la convaincre par la réflexion et les arguments.
      De mon côté, vos arguments ne me convainquent malheureusement pas, Paul.
      J’ai l’impression qu’il baigne, excusez-moi, dans la confusion. Vos reproches très fermes sur la démarche du gouvernement Marois reposent, à mon sens, sur plus d’émotivité que de pragmatisme.

      Je continuerai à bien vous lire pour tenter de mieux comprendre la situation que vous nous décrivez.

      Salutations,

      Serge Charbonneau
      Québec

      Répondre
      • avatar
        16 septembre 2013 à 7 07 01 09019
        Permalink

        Imputer constamment l’ « émotivité » à l’autre devient une ritournelle argumentative qui s’use vite. Il ne faudrait pas en abuser. Je suis non « pragmatiste » par contre. Là vous voyez juste. En ce sens que la facilité politicienne, c’est pas mon truc.

        Le terme de populisme qui vous introduisez ici est fort adéquat. Les gouvernementaux confondent ouvertement populisme et « démocratie ». C’est chez eu la confusion.

        Comme ils confondent aussi laïcité et ethnocentrisme, ils ajoutent encore plus de confusion. Moi mon analyse de la laïcité. est limpide. La leur est superficielle, embrouillée et toc.

        Quant au « patrimoine » et aux « valeurs » en voici, merci, des notions confuses… et pas trop progressistes au demeurant.

        Répondre
  • avatar
    15 septembre 2013 à 10 10 04 09049
    Permalink

    En appuie à mon dernier commentaire
    Hier dans le JdQ
    Bandes de racistes !
     » Malgré les efforts héroïques de la Presse et de Radio-Canada qui n’ont pas hésité à flusher la notion d’équilibre journalistique dans les toilettes pour remettre le pôvre peuple dans le droit chemin et le sortir du crétinisme crasse où il se complait, les québécois n’ont pas réussi à voir la lumière. »
    Richard Martineau

    Charte des valeurs: respirons par le nez
    13 sept. 2013- par Daniel Baril L’actualité

    Information à sens unique, parti pris, désinformation, propagande mensongère, couverture indigeste et biaisée, démagogie, voilà quelques un des qualificatifs qui circulent dans les milieux de la militance laïque pour qualifier la couverture médiatique, qui dure maintenant depuis trois semaines, du projet de législation sur la laïcité.
    À la Première chaîne de Radio-Canada, le temps consacré à démolir ce projet et à faire parler ses opposants se compte par dizaines d’heures alors que le temps accordé aux défenseurs de la laïcité se compte en dizaines de minutes. On a même réussi à dénicher le seul professeur juif portant une kippa dans un cégep pour en faire le représentant de la communauté juive.
    http://www.lactualite.com/opinions/charte-des-valeurs-respirons-par-le-nez/

    Répondre
  • avatar
    15 septembre 2013 à 10 10 37 09379
    Permalink

    @ Paul Laurendeau

    La question des écoles privées est intimement liée a celle des Commissions scolaires, lesquelles sont un d’apprentissage de la politicaillerie, de la magouille, du népotisme, de la corruption et du trafic d’influence. C’est a ce niveau que font leur classes ceux qui veulent apprendre les rudiments de la manipulation et de la persuasion démocratique de leurs voisins et que le futur Premier Ministre en herbe prouve qu’il a l’étoffe d’un politicien.

    Tous les gouvernements qui ont tenté de supprimer les Commissions scolaires se sont heurlés a la vindicte active des corps religieux catholiques, protestants ou juifs qui sont solidement investis dans les commissions scolaires ET forment le rempart des écoles privées

    Quand la Commission Charbonneau en aura fini avec la corruption dans le secteur de la construction, on pourrait aller voir ce qui se trame dans toute cette histoire d’éducation … mais c’est cette perversion de TOUS les rouages de la démocratie jusqu’au ras des pâquerettes quii suscite un total découragement.

    On ne voit plus comment renouer avec un quelconque système de valeur. Démanteler unilatéralement et sans compensation les systèmes scolaires non-publics catho et protesto de tout le Québec? Oui,… mais le système public est de connivence… et souffre des memes vices. Tout est a reprendre en éducation… et ceux qui profitent du marasme sont les plus forts.

    PJCA

    Répondre
    • avatar
      15 septembre 2013 à 10 10 50 09509
      Permalink

      Voilà, exactement.

      Et en attendant de faire ce qui serait le vrai boulot de fond laïc, on passe de la femme voilée dans le tordeur. C’est plus sensationnaliste et ça pogne bien plus chez l’obtus et l’obtuse contemporain. Fripe de toc, tout de suite, vraie laïcité scolaire et juridique, un jour éventuellement… et pendant ce temps, eh ben, c’est la déréliction qui trinque, parce qu’au quart de tour, ces gens vont s’ériger en martyrs. Et tout va s’exacerber. Un beau gâchis sciemment provoqué.

      Répondre
      • avatar
        16 septembre 2013 à 7 07 09 09099
        Permalink

        Je vous répondrai, Paul, en tant qu’obtus.

        Je crois que vous avez bien raison de pointer du doigt ce problème du secteur scolaire. Cependant, je crois qu’on doit prendre un point à la fois et pour que notre marche ne soit pas boiteuse nous devons nous concentrer sur le pas que nous voulons (ou ne voulons pas) faire présentement. Le débat actuel concerne le port des signes religieux visibles et remarquables (ostentatoire) pour les employés-es de l’État pendant les heures qu’ils rendent des services à leurs concitoyens.
        Il ne s’agit pas uniquement du voile, mais de tous les signes religieux.

        Quant à moi, bien que je sois d’accord avec vous et que je considère que le point du secteur scolaire est à sérieusement revoir, je crois que le point important à ajouter à la charte serait de proposer le retrait de notre crucifix du Salon bleu, patrimonial depuis Duplessis. Il est, à mon sens, illogique et contraire au principe même de cette charte de maintenir en place en haut des législateurs ce symbole religieux.

        Serge Charbonneau
        Québec

        Répondre
        • avatar
          16 septembre 2013 à 7 07 22 09229
          Permalink

          En un mot, occupons nous du toc, du démago et du spectaculaire et reportons les vrais questions de laïcité aux calendes. Une chance qu’il ont pas procédé comme ça pendant la Révolution Tranquille…

          Répondre
  • avatar
    15 septembre 2013 à 13 01 45 09459
    Permalink

    Maria Mourani est la nouvelle coqueluche des fédéralistes multi-culturels comme l’a été Françoise David pour Martine Biron, journaliste à la botte des libéraux à Radio-Canada.
    Ce débat m’indiffère quelque peu, je ne suis pas montréalais. Par-contre la couverture médiatique faite par Radio-Canada, son parti pris devrais-je dire me laisse pantoite (Line Beauchand).
    Après avoir fait la promotion de la manifestation contre la charte des valeurs québécoises, Radio-Canada titre : Des milliers de voix contre la charte des valeurs alors que Le Devoir parle de plus d’un millier de manifestants.
    Et ça continue.
    Manifeste pour un Québec inclusif : le cap des 10 000 signataires franchi.
    http://www.radio-canada.ca/nouvelle

    En février 2011, 250,000 signataires dans une pétition pour la démission de Jean Charest.
    Est-ce que Radio-Canada s’est énervé avec ça vous croyez ?
    Jean Charest, non plus.

    Répondre
    • avatar
      15 septembre 2013 à 14 02 07 09079
      Permalink

      Ce n’était pas un excès verbal M. l’éditeur adjoint mais une blague que j’ai entendu hier-soir en visionnant le film:
      Mesrine- L’ennemi public No 1.
      S’il n’y a plus moyen de rire maintenant, dans quel monde vivons-nous?
      M.G.

      Répondre
    • avatar
      16 septembre 2013 à 7 07 18 09189
      Permalink

      Excès verbaux !!!
      Ici, on se dirige vers la censure de certains mots !

      Excès verbaux ???

      Que pensez-vous de
      « l’obtus et l’obtuse contemporain » ?
      C’est bien dit, mais n’est-ce pas en fait un petit «excès» peut-être pas verbal, mais de respect pour ceux qui diffèrent d’opinion, Paul?

      Le rôle d’Éditeur-adjoint confère des pouvoirs qui peuvent vous mettre en situation de conflit d’intérêts.

      Je suis résolument et catégoriquement contre toute censure.
      Je préfère nettement tous les excès verbaux à la censure.

      Voyez les messages sous mon premier article «À la table des 7».

      Je répète que je suis totalement contre toute censure et je considère que tous nous devrions signer avec courage tous les mots que l’on emploie pour exprimer notre pensée. Je considère aussi que tous ont le droit d’exprimer leur pensée, même les plus maladroits et les plus obtus.

      Serge Charbonneau
      Québec

      Répondre
      • avatar
        16 septembre 2013 à 7 07 43 09439
        Permalink

        Vous n’êtes pas seul Serge.

        Pour revenir sur le sujet, si je compare aujourd’hui aux années 60, je me demande à quel point la différence n’est pas au niveau du combat, contre une certaine « perte de contrôle », que notre clergé n’a pas manifesté à l’époque.

        J’évite évidemment, la facilité d’impliquer les intérêts politiques évidents pour certains partis; mais depuis plusieurs années déjà, tout « débat public », au Québec, n’est plus l’expression réfléchie d’une majorité. C’est devenu, à chaque fois, une manifestations de plusieurs « tactiques » d’orateurs qui disent ce qui est nécessaire pour atteindre leur but visé.

        L’absence de tout niveau de confiance est palpable; me semble-t-il.

        André Lefebvre

        Répondre
  • avatar
    16 septembre 2013 à 7 07 51 09519
    Permalink

    J’ai émis dans mon article de ce jour – « La charge des valeurs.Parlons en. » – quelques considérations qui ne sont pas étrangères au présent débat… mais les commentaires sur ledit article se sont fermés.. Je répète donc ici, plus succinctement, qu’il ne me semble pas innocent d’avoir dissimulé un débat sur la rémanence de l’identité québécoise ( et, si on va au fond des choses, sur la maintien de toute identité au dans strict ! ) – sous la jupe d’un débat sur la laïcité. Comme si souvent en politique, on moule la question à la réponse qu’on veut obtenir, puis on prétend avoir réglé un problème qu’on a seulement feint d’aborder.

    PJCA

    Répondre
    • avatar
      16 septembre 2013 à 8 08 02 09029
      Permalink

      J’ai rouvert tes commentaires. Si tu fais d’autres corrections dans ton textes ils vont se fermer mécaniquement. On cherche toujours la cause de cela.

      Répondre
  • avatar
    16 septembre 2013 à 8 08 24 09249
    Permalink

    La rhétorique sophistique est devenue le seul discours officiel, sous de multiples narrations faussaires, tant dans la classe populaire que la petite bourgeoisie. Ce que Socrate avait dénoncé il y a environ 2 500 ans est encore la norme aujourd’hui. Je croyais, quand j’étais un jeune homme, que la rationalité et la conscience de la réalité étaient pour gagner le cœur des humains, je me suis trompé. L’oligarchie se frotte les mains, mission accomplie, les dominés sont confus, divisés et en guerre entre eux. Le crime parfait contre l’intelligence a encore cette fois réussi.

    J’ai lu la déclaration des droits de l’être humain de monsieur Vaneigem
    et je dois avouer qu’elle m’a séduite et je crois que nous devrions nous inspirer de cette déclaration.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *