Non à l’agression militaire canadienne

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Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France multiplient leurs frappes contre les populations d’Irak et de Syrie. Cette guerre initiée par le gouvernement américain n’assurera pas la paix pour les peuples d’Irak et de Syrie ni la sécurité pour ces populations. Cette guerre est un nouvel épisode de la longue guerre d’agression menée depuis plus de deux décennies par les grandes puissances pour assurer leur domination sur la région. Jusqu’ici, cette guerre impérialiste a eu pour effet de diviser les peuples, de les dresser les uns contre les autres, de semer la destruction et la désolation pour des prétextes nationalistes, ethniques, religieux, claniques.

Ces guerres d’agression et le soutien apportées par les dictatures d’Arabie Saoudite, de Jordanie, de Turquie et d’Israël qui répriment leurs peuples poussent des fractions exaspérées dans les bras d’aventuriers et de criminels armés par les États-Unis et les États du Golfe.

Le Canada de Harper complice

Le gouvernement Harper a déjà envoyé un contingent de conseillers militaires en Irak. Mais Ottawa insiste pour expédier des avions CF-18  afin de participer aux frappes meurtrières contre les populations irakiennes et syriennes. Le conseil des ministres doit décider cette semaine – début octobre – d’une position canadienne complice.

L’opposition de gauche comme de droite s’apprêtent à capituler

Le Parti libéral du Canada a appuyé l’envoi de conseillers militaires. Mais le porte-parole de l’opposition libérale en matière de défense, Marc Garneau, avait jusqu’ici fait mine de refuser de soutenir des frappes aériennes réalisées par des avions canadiens (sic). Justin Trudeau, le chef du PLC, a ouvert la porte à un tel soutien. La bourgeoisie impérialiste canadienne fait habituellement l’unanimité.

Le NPD de la gauche bourgeoise s’est contenté d’exiger que les demandes de Washington faites dans la lettre de l’administration Obama à Stephen Harper soient divulguées et que le parlement soit appelé à discuter et à voter sur l’engagement de l’impérialisme canadien dans cette guerre. Le gouvernement conservateur a déjà accepté le débat et le vote sur cette question. La pseudo gauche attend de connaître l’alignement de leur paravent (NPD) sur cette question

Nous rejetons la participation de l’impérialisme canadien aux frappes aériennes et refusons les bombardements et les tueries au Moyen-Orient. Non à la guerre d’agression impérialiste canadienne au Moyen-Orient.

2 pensées sur “Non à l’agression militaire canadienne

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    6 octobre 2014 à 14 02 16 101610
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    Un crime organisé dévaste la planète et menace toute vie. Les brutes ont bien saisi la leçon de leur triomphe : leur oligarchie sait associer partout désormais la barbarie patente et l’acharnement proportionnel de propagandes et mensonges. Entre cent exemples : le génocide contre l’Irak avec, outre le massacre général, les attentats de provocation à la haine entre chiites et sunnites par des soldats occidentaux. Qu’en dit-on ici autour ? Non seulement cela devient, dans les discours d’ambassadeurs et les journaux asservis à UNA-UE, un sacrifice chrétien pour la liberté, mais c’est l’Islam qui est accusé, avec le soutien du Vatican, de violence, interne et contre les chrétiens. Inversion mentale menée en gros et en détail : pareillement, les Folamour de Washington ou de Londres, brûlant de presser des boutons rouges d’apocalypse, ont accusé l’Irak de détenir des armes de destruction massive…
    De la négociation, les ennemis de l’humanité n’en veulent plus. Sur tous les continents, c’est la brutalité qui pour les puissants est désormais la règle : les guerres, les subversions, les corruptions, les tortures, ne laissent place qu’à des gouvernements et syndicats de fantoches, de l’atlantisme à l’Oural et bien au delà. Mais ce n’est visible que pour ceux qui s’informent — donc ailleurs que dans la fausse presse, et il faut évaluer ce qui fait le succès de celle-ci, ce qui se cache à l’intérieur des ressenties. Violence extrême donc, mais violence ciblée, et balancement finement mesuré entre crime et mensonge.

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    6 octobre 2014 à 17 05 55 105510
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    Ne rêvons pas en couleur.
    Un criminel de guerre -RÉCIDIVISTE – ne s’improvise pas assassin – il le fut depuis le plus lointain.
    «De la négociation, les ennemis de l’humanité n’en veulent plus.» Ils n’ont jamais négocié si ce n’est entre eux chacals pour savoir qui emporterait le foie – le cœur – les entrailles de la victime
    Jamais il n’y eut de parlement avec le manant à étriper.

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