NON et NON aux partis politiques municipaux

http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl/2013/07/04/confession-j’aime-les-partis-politiques…/

 » Je l’avoue, même si ça semble être une maladie honteuse par les temps qui courent : je suis en faveur des partis politiques sur la scène municipale… À mon avis, ils permettent d’accomplir plus de choses, plus efficacement. Ils permettent d’agir plus rapidement, avec plus de cohérence. Ils donnent un sens et une vision à l’engagement de chacun, qui travaille ainsi dans un but commun.  MAIS.…je dois reconnaître que ce n’est pas exactement ce dont Montréal a actuellement besoin…        FRANÇOIS CARDINAL

Monsieur Cardinal, merci pour ce « MAIS ».  Ce  « mais » est un grand jour pour ‘Montreal… et on ne devrait pas vous tenir rigueur des mots ce qui le précèdent.

Que faut-il a une ville – comme Montréal ?  … J’en parlais il y a 20 ans….

Montréal doit avoir un Maire et des Conseillers élus, un Secrétaire général nommé pour la durée du mandat des élus et des directeurs de services qui sont ses hauts-fonctionnaires permanents.

– Le Maire: un leader sans allégeance

Le Maire de Montréal n’a pas à être le chef d’un Parti. Il doit être le leader et le guide de toute la population. Son rôle est de comprendre les besoins et les demandes des Montréalais et de les exprimer sous la forme de projets clairs aux conseillers qui en décideront démocratiquement. Il est lExécutif, responsable de la réalisation des projets qui sont acceptés par le Conseil municipal qui doit être le Législatif, l »organe de décision.

– Le Comité exécutif: un palier inutile.

En créant le poste de Secrétaire général, la Ville de Montréal s’oriente vers une conception plus présidentielle que parlementaire de la démocratie; c’est bien celle qui convient à l’administration d’une ville. Le Secrétaire général assurant la permanence de l’autorité et la direction des fonctionnaires municipaux, un Comité exécutif ne sert plus qu’à priver les conseillers démocratiquement élus d’intervenir directement au processus de décision: il doit être aboli.

– Les Conseillers : des décideurs sans parti pris

C’est la négation de la démocratie de vouloir qu’un conseiller municipal suive aveuglément les directives d’un parti; chaque conseiller doit être présumé élu sur la base de son propre mérite et présumé voter selon sa propre conscience. Le Maire soumet tous les projets et règlements au Conseil Municipal, lequel constitue l’assemblée normative de l’administration de la Ville, sans nul besoin de partis, ni d’un comité exécutif. C’est ainsi que la ville de Montréal ne sera pas régie par une seule clique, mais par plusieurs têtes qui, on le sait, valent mieux qu’une.

– Le Secrétaire général: un administrateur efficace

Un Secrétaire général coiffant les directeurs des services municipaux, premier fonctionnaire municipal et se rapportant au Maire dont il tient son autorité, doit être  embauché sur une base contractuelle, par décision du Conseil municipal, sur proposition du Maire appuyée des recommandations d’experts indépendants spécialistes en recrutement de personnel. Le Secrétaire général peut être assisté d’une équipe d’experts et conseillers, mais ceux-ci n’ont pas à se substituer aux directeurs de services qui constituent la chaîne hiérarchique.

Voila. Simple, s’il y a corruption on saura d’où elle vient. Arretons l’infâme processus de magouillage actuel d’une structure qui semble faite pour optimiser la magouille.

Pierre JC Allard

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