PAS UNE LARME POUR RADIO-CAN

Mes amis s’étonnent de m’entendre houspiller contre Radio-Canada et tous ces plumitifs que sont Patrice Roy, Anne-Marie Dussault, Sophie Langlois, Gérald Fillion, Joyce Napier la sioniste, Céline Galipeau la sinistre, Raymond St-Pierre l’insignifiant, Jean-François Lépine (?) et consorts,  tous à la botte des riches, sous-fifres des capitalistes – hargneux envers les étudiants il y a deux ans – toujours disposés à faire le coup de plume contre la rue, contre les jeunes, contre les ouvriers, contre les chômeurs des pions poltron(e)s empressé(e)s au service du pouvoir.

 

Pourquoi s’étonner que je ne verse pas une larme pour Radio-Can, l’antenne de propagande officielle du gouvernement des milliardaires (à Ottawa comme à Québec), des banquiers et des financiers, kapos de la plume au service de ceux qui paient leurs  sévices ?

 

Normal direz-vous – le chien ne mord pas la main qui le soigne. Soit, j’en conviens, mais de grâce ne me demandez pas de pleurer quand le maitre de chenil mord la patte qui l’a servi et qu’il se départit de quelques’un des pitbulls de son sérail dont ils souhaitent délester sa fiche de paye plombée.

 

Vous voyez dans ces coupures de budget de Radio-Can l’application concrète – précise – éclatante de ce que nous expliquons depuis des années. La crise économique s’approfondit, les profits des compagnies s’amenuisent ou stagnent et le grand capital est contraint, après avoir attaqué les ouvriers, les salariés, les étudiants, les assistés sociaux, les employés de l’État, d’étendre ses coupures de dépenses à ses plus fidèles sous-fifres – ses bobos préférés – serviles, dociles à souhait, mais rien n’y fait (1).

 

L’argent du gouvernement est requis pour renflouer les caisses des possédants, même au prix de sacrifier les affidés du pouvoir – servant constant et menteurs impénitents. Tous sont à sacrifier sur le bûcher de la prospérité envolée. Alors moi que voulez-vous que je fasse face à leurs maîtres ingrats ?  Je me réjouis que le malheur les frappe eux-aussi.

 

Il circule une farce dramatique et pas très drolatique à propos de ces diminutions de budgets qui après avoir frappé les fonctionnaires s’abat désormais sur la deuxième rangée des thuriféraires impénitents – ces servants des financiers de Bay Street et de la Rue Saint-Jacques.  Paraît que Radio-Can serait menacée de perdre son «indépendance» par la faute de ces diminutions de budgets.

 

L’amuseur public qui répand cette rumeur doit être le même saltimbanque qui fait l’apologie du parti québécois «indépendantiste» (sic), ce parti qui affirmait tout récemment  souhaiter conserver le dollar canadien en cas «d’indépendance» de la Belle Province canadienne (sic).

 

Radio-Canada souffre de tous les maux de la terre, mais certainement pas  «d’indépendance» – ni hier – ni aujourd’hui – ni demain. Cette chaîne de propagande bourgeoise est au service des riches et le restera tant que le système social et la classe dirigeante n’auront pas été changés au Canada. Les riches sacrifient aujourd’hui leurs esclaves de la plume et bien tant mieux.  Le lâche de Kandahar en aura pour sa peine. Des enfants y ont laissé la vie là-bas pendant qu’il présentait ses reportages sur les risques encourus par les soldats canadiens assassins.

 

Étant donné que je suis au service des salariés et des ouvriers et de leurs alliés, je ne verserai donc pas une larme parce que Radio-Can se départit de quelques larbins du clavier et de la télé enrégimentée. 

 

Il n’y a aucune solidarité possible entre les propagateurs idéologiques de la bourgeoisie – non plus qu’avec son bras armé – séculier – policier – et la classe ouvrière exploitée et ses enfants étudiants.

 

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  1. http://www.lapresse.ca/arts/medias/201305/27/01-4654842-des-journalistes-craignent-pour-lindependance-de-radio-canada.php

      

 

3 pensées sur “PAS UNE LARME POUR RADIO-CAN

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    17 mai 2014 à 10 10 16 05165
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    Fermer complètement Radio-Canada serait vraiment très cool, un bon joint de marijuana avec ça?

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  • avatar
    17 mai 2014 à 11 11 14 05145
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    N’ait crainte Zebulon, il n’y a aucune chance que l’État ferme Radio-Canada au moment ou il a tant besoin de sa propagande lénifiante.

    L’État demande simplement à ses sous-fifres de faire leur part comme les autres et de faire plus avec moins – plus de propagande avec moins de moyens techniques et moins de salaires – l’argent étant redirigé vers les coffres des bureaux d’architectes – les constructeurs d’hôpitaux de routes et de ponts en perdition…

    Tu saisis l’allusion ?

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      17 mai 2014 à 18 06 02 05025
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      Dommage, je paie des taxes pour un service de propagandes et d’abrutissements et de plus je ne regarde jamais la télévision car je sais qu’ils mentent ces presstitués. Quel injustice!

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