Publiciser le fascisme sous couvert de le dénoncer

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Il est triste qu’une bonne analyse du jeu des médias français à la solde de l’État capitaliste s’étiole de la sorte et se termine en panade et en supplications désespérantes à l’endroit des criminels que le MRAP dénonce pourtant.

L’analyse du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, présentée ci-dessous à propos de l’écrivain français Éric Zemmour est juste et percutante. L’analyse du MRAP à propos des pseudo opposants – centristes – modérés – qui servent de caution et jouent les faire valoir à ce polichinelle de la télé et des médias est aussi pleine de vérité.

L’analyse du MRAP sur le rôle du salaud de service à la télévision d’État, promoteur du fascisme et du racisme sous couvert de respecter le droit d’opinion (ce dont les militants de la gauche révolutionnaire n’ont jamais et ne pourront jamais bénéficiés, et c’est bien ainsi).  J’écris bien ici la gauche révolutionnaire. Je n’écris pas Mélenchon, PCF, NPA  et ronron petit pin-pon.

En si bonne route sur son chemin de Damas, voici que le  MRAP trébuche et dérape pour ne plus se relever.  Sa démonstration de la collusion de l’État des riches et de la télévision à la solde visant à anesthésier les pauvres et les bobos urbains se termine  par une incantation perverse – laissant entendre que l’État policier et sa télévision des affidés pourraient être appelés à trancher contre eux-mêmes pris en flagrant délit de propagande fasciste et raciste. Ce qui constitue précisément la mission de l’État capitaliste en ces temps de crise économique systémique.

Le MRAP sert ici de cache sexe et de faire valoir à l’État policier français l’appelant à sévir contre les sbires qu’il paie – alimente et commande et le MRAP laisse entendre que l’État policier pourrait vomir leur ami Zemmour et tout ce que la France comporte de cloportes fascistes. La «démocratie fasciste», la dernière option quand la «démocratie» a trop servi (1).

Le MRAP peut bien se suicider politiquement, mais il ne devrait pas attendre de la collectivité de la gauche rassemblée que nous le suivions dans la fosse aux lions de l’insignifiant Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) et par là laisser rêver les complices «modérés» à propos de pseudo-lois antifascistes et antiracistes qui ne sont que feuilles de vigne servant à dissimuler le pied crochu de Belzébuth – l’État policier – allié de la perfide Albion.

Nous n’irons pas à Canossa.  À bas  la CSA – les lois pseudo antiracistes-antifascistes et à bas l’État des riches fascistes.

Texte de l’article incriminé

«Tribune permanente pour l’extrême droite sur les chaînes de télévision, le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples va saisir le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (France).

Dans la nuit du samedi 4 octobre au dimanche 5 octobre 2014, sur France 2, dans le cadre de l’émission « on n’est pas couché », le journaliste d’extrême droite Eric Zemmour, s’est livré à de nouveaux débordements racistes, anti musulmans, négationnistes et homophobes à l’occasion d’une campagne de promotion de son dernier livre organisée par la chaîne publique.

Théorisant sur l’impossibilité du «mélange entre français et Arabes», il prophétisait la guerre civile. Il comparait l’immigration avec l’invasion allemande durant la dernière guerre mondiale et s’inscrivait dans les théories du «grand remplacement» de Renaud Camus.

Il se faisait ensuite l’avocat du régime de Vichy qui aurait, selon ses termes, sauvé «cent pour cent» des juifs de France. De fait Eric Zemmour se voit attribuer le rôle de bouffon d’extrême droite raciste et négationniste auquel les animateurs et la programmation opposent des intervenants modérés, censés défendre les thèses adverses. Ce jeu de ping-pong entre le bouffon raciste et ses contradicteurs n’a pas pour vocation d’informer le public, mais de faire monter l’audimat de la chaîne  pour ces émissions «d’information divertissement spectacle».

Au mépris des lois en vigueur, le racisme n’est alors plus un délit, mais une opinion qui s’oppose à l’opinion adverse.

Les contradicteurs républicains, malgré leur bonne foi, jouent le rôle de faire-valoir du chroniqueur d’extrême droite. Les tribulations racistes, homophobes et sexistes d’Eric Zemmour, du Figaro à France 2 en passant par RTL et I Télé, apparaissent alors comme une tribune permanente offerte à l’extrême droite radicale, sous couvert de liberté d’expression.

Ces débordements d’Eric Zemmour ne sont plus tolérables, car trop c’est trop.Le MRAP va en saisir le CSA, car il n’est pas acceptable que le racisme, l’homophobie ou le sexisme bénéficient d’une telle vitrine dans les médias télévisés.»

Source : http://www.mrap.fr/contre-le-racisme-sous-toutes-ses-formes/lutte-contre-lextreme-droite/tribune-permanente-pour-lextreme-droite-sur-les-chaines-de-television-le-mrap-va-saisir-le-cs

(1)  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-democratie-bourgeoise-cause-toujours/

 

 

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