PYRAMIDE DE PONZI À LA BOURSE DE NEW YORK

 

L’arnaque financière que nous allons décrire se reproduit régulièrement sur les parquets boursiers du monde entier. Ici c’est l’ampleur du stratagème qui interpelle. L’exemple que nous présentons se multipliant indéfiniment provoquera probablement le krach boursier appréhendé.

 

Il y a un mois, un grand quotidien financier révélait que la capitalisation boursière du groupe automobile Telsa de Californie atteignait 51,6 milliards de dollars US, davantage que la capitalisation du groupe General Motors, premier fabricant américain avec 50,2 milliards de dollars de capitalisation. Cette inflation boursière spéculative en faveur du manufacturier californien ne reflète en rien la réalité de son chiffre d’affaires puisqu’en 2016 Telsa a produit 84 000 voitures (0,2% du marché américain) pour un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars (14% de sa capitalisation), contre 10 millions de véhicules (17,3% du marché étatsunien) produits par GM et 166 milliards de dollars US de revenus (300% de sa capitalisation). L’action de GM est saine et sa valeur reflète sa situation financière globale. Si demain GM encaisse un mauvais coup, l’immobilisation de l’entreprise couvre largement le capital boursier. Les actionnaires pourront espérer récupérer.

 

 

Comment interpréter les données du Groupe Telsa ? Simples, les boursicoteurs mènent légalement une opération pyramidale de type Ponzi (cheval de Troie) sur le parquet de la bourse américaine. Les courtiers prennent les paris et chaque nouvel investisseur (banque, fiducie, hedge Funds, fonds de retraite, assurance, etc.) garantit par son placement les investissements précédents, et fait augmenter la valeur du titre pour tous les investisseurs. Il est facile de comprendre comment prendra fin cette roulette russe boursière. Quand quelques très gros investisseurs spéculateurs – justement ceux qui ont amorcé l’opération, ceux qui mènent l’arnaque et qui recrutent de nouveaux pigeons – retireront soudainement leur mise – réalisant leur gain avant la grande débandade de l’action Telsa. Le signal de l’effondrement pourra être donné lorsque les ventes de voitures électriques ralentiront, ou lorsqu’un concurrent lui damera le pion. Les investisseurs opportunistes, gestionnaires de portefeuilles à risques (pour les autres) s’empresseront alors de vendre … mais à qui ? Les derniers arrivés, ceux qui auront payé l’action à un cours très élevé, perdront davantage. Les premiers spéculateurs perdront moins. Les retraités, les assurés, les petits porteurs dont le pécule est administré par de grands fonds de placement (comme la Caisse de dépôt et placement) en seront quittes pour voir « s’évaporer » sans recours possibles les économies de toute une vie. Et les économistes moralistes se présenteront devant les médias pour expliquer la tautologie de l’économie du libre marché ainsi gangrenée. Ils vous diront qu’à ce « jeu » (sic) il y a des gagnants et il y a des perdants (toujours les mêmes, les petits épargnants).

 

Les experts réciteront des banalités implorant l’État complice d’intervenir comme en 2008 en faveur des banques et des riches et de resserrer les contrôles financiers. Futilement, car l’État des riches ne peut sévir contre ses maitres qu’il doit servir sans gémir.

 

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